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Le Québec est passé du nationalisme des ceintures fléchées et de Lionel Groulx à celui d’André Boisclair, de la « Laurentie » au Québec multiethnique, et le nationalisme étriqué de l’ADQ paraît bien rétrograde !
Je me suis refusée jusqu’à maintenant à parler de souveraineté, d’indépendance, de sécession, de séparatisme, etc. Parfois j’ai l’impression que les Québécois n’ont rien d’autre à faire que de jouer avec leur (petit) bobo, alors qu’il se passe des choses bien plus graves ailleurs : hausse des prix des aliments présageant un risque de famines, fonte des glaciers, réchauffement climatique, guerres, génocides, répression… Je trouve ça un peu débile qu’on s’arrache les cheveux sur la dénatalité ici alors qu’ailleurs, les gens meurent de faim ! Deux enfants par famille, ça devrait être en masse. Et ceux qui pensent que zéro, c’est mieux, je les comprends.
Ce que je vais écrire va déplaire à bien des gens (petit échantillon des couteaux qui volent bas quand on aborde le sujet). Tant pis, je l’assume. Et oh ! – à propos, je suis traductrice, alors je suis forcément au moins bilingue ! Même que je bredouille l’espagnol.
Pierre Trudeau n’aimait pas les nationalistes. Il disait que le nationalisme conduit aux pires dérives. Il disait aussi que le nationalisme (notamment québécois) était une idéologie d’un autre temps.
J’ai détesté Pierre Trudeau à m’en confesser, et je le déteste encore d’ailleurs, tout comme son fils (mais je trouve vraiment stupide qu’on vandalise sa tombe). J’ai toujours refusé le nationalisme xénophobe, anti-« Anglais », nataliste, refusant d’apprendre une autre langue, etc. Quand j’étais membre du PQ, je me suis disputée maintes fois avec des nationaleux, leur rappelant que tant René Lévesque que Jacques Parizeau étaient bilingues et que Parizeau a même étudié à la London School of Economics. À propos, j’ai été membre en règle ou sympathisante du PQ, y compris par mon vote, pendant plus de 30 ans (1972-2003) ; J’ai même rencontré René Lévesque une fois. Je n’ai jamais voté libéral, ni au fédéral ni au provincial — à cause de la Crise d’octobre — et ce n’est pas avec les commandites que je vais commencer ! Ni avec Dion-Koutouzov-La Clarté !!!
Alors, je trouve vraiment dé-plo-ra-ble l’appel que fait constamment l’ADQ aux plus bas instincts des gens. Il n’y a qu’à voir les pancartes que ce parti a posées dans Pointe-aux-Trembles !
Moi qui suis une « maniaque » des droits de la personne, de la tolérance, etc., quand je vois des affiches de même, le poil me hérisse sur les bras ! Pointe-aux-Trembles est mon ancien comté (avant ça s’appelait Lafontaine mais le comté a été redécoupé). Il y a beaucoup de péquistes dans le coin (c’est pour ça que Boisclair s’y était présenté). C’est là qu’on va savoir quelle sorte de nationalistes ils sont. J’ai dompé le PQ parce que j’étais tannée du nationalisme frileux et xénophobe, de l’animosité exagérée envers ceux qu’ils s’obstinent à appeler « les Anglais » (revenez-en câline !), les chicanes de virgules, les couteaux dans le dos… et une certaine propension à la microgestion de poils de mouche.
En ce moment, mon député au fédéral c’est Maka Kotto (plus pour longtemps, je déménage « chez les Anglais », à Lachine, le 3 mai 2008). Je suis fière que les gens du coin aient eu l’esprit assez ouvert pour l’élire (quoique ça devrait aller de soi si le candidat est compétent). Je comprends que ça semble exagéré quand il parle de lepénisme pour décrire les affiches de l’ADQ — qui le visent peut-être, puisqu’il se présente justement dans Pointe-aux-Trembles Bourget aux partielles. M. Kotto est un immigrant devenu Québécois. J’imagine que certains bornés lui ont fait manger de la m* à la pelle et je comprends pourquoi il réagit comme ça. Je ne trouve pas sa réaction exagérée.
Dumont, lui, est tellement démagogue que c’en est inquiétant. Il est très « pute » aussi : n’importe quoi s’il pense que ça va lui amener des votes ! Moi je pousse un soupir de soulagement parce que son parti décline. Je ne veux donc pas revenir à la Grande Noirceur !
À propos, j’imagine que vous savez pourquoi les Italiens et les Grecs arrivés ici avant la loi 101 sont allés à l’école anglaise ? Notre bon clergé ne voulait pas d’eux dans nos écoles !
J’aime le Québec, j’y suis très attachée et, pour moi, il passe avant le Canada, qui est « moins » mon pays dans mon cœur, entre autres parce que le ROC ne nous fait des mamours que quand il a peur que nous partions.
Il y a aussi une autre chose qui est très claire pour moi : le multiculturalisme à la « chacun sa troupe de danse » de Trudeau a créé une multitude de ghettos. En tant que critique du multiculturalisme, le livre de Neil Bissoondath Le marché aux illusions. La méprise du multiculturalisme (essai, Boréal, 1995) est bien intéressant, parce que l’auteur est loin d’être un indépendantiste enragé et qu’en plus il est né ailleurs qu’ici. Ses critiques sont d’autant plus convaincantes.
Je ne peux accepter que les Canadiens francophones soient mis sur le même pied que, mettons, les Ukrainiens. Je n’ai absolument rien contre les Ukrainiens. Ils sont nombreux en Saskatchewan. Même qu’on a déjà parlé de faire de l’ukrainien la deuxième langue officielle de cette province. Ce qu’ils font dans cette province qui a été fondée en 1905, ça les regarde (et ça regarde les Premières Nations, si souvent et commodément oubliées). Mais il n’y a qu’à regarder une carte de l’Amérique du Nord pour voir à quel point l’influence française a été importante ici. Il y a des noms français partout sur la carte. Qu’on ne vienne pas me dire que les francophones ne sont pas un peuple fondateur !
Pour ce qui est de faire l’indépendance, eh bien, voici ce que j’en pense. Quand j’étais ado, j’ai lu le livre de Marcel Chaput, Pourquoi je suis séparatiste. Dans les années soixante, la situation des « Canadiens-français » était bien différente de ce qu’elle est aujourd’hui. Les « Canadiens-français » se classaient onzièmes sur 12 pour les revenus parmi les 12 principaux groupes ethniques au Canada, ne devançant que les Amérindiens. On se souvient aussi de la déclaration choc de Walter Gordon, président du CN. Je cite Dorval Brunelle :
« Le 20 novembre 1962 se produit un événement qui relèverait de la petite histoire si ce n’était des conséquences qu’il a eues sur les destinées du Parti libéral. Ce jour-là, en effet, « harcelé de questions par le député créditiste Gilles Grégoire, le président et directeur général des Chemins de fer nationaux (CN), Donald Gordon, déclare à la Commission des chemins de fer des Communes qu’il n’y a, dans le personnel du CN, aucun Canadien français qualifié pour occuper l’un des vingt-huit postes de cadre de cet organisme. Cette déclaration, rapportée par les journaux, produit l’effet d’une bombe dans les milieux québécois. Dans certaines villes, dont Trois-Rivières, Québec et Montréal, Donald Gordon est brûlé en effigie par des étudiants et des partisans de l’indépendance ».
La réaction ne se fait pas attendre au Parlement non plus puisque « les députés québécois de toutes allégeances siégeant à Ottawa [...] s’allient au-delà de la politique de parti dans un geste de solidarité » et adoptent la résolution suivante :
« Tous les députés présents réclament et exigent une plus juste participation et représentation immédiate des Canadiens de langue française à la direction de la compagnie des chemins de fer nationaux, ainsi qu’à tous les échelons de cette organisation ».
Entre-temps, une enquête du journaliste Réal Pelletier du Devoir révélait « que 12,6 pour cent seulement des postes à la haute direction des soixante-dix huit organismes fédéraux sont occupés par des Canadiens français alors que la population canadienne totale compte 30,4 pour cent de francophones ».
Prenant conscience de cette minorisation, voire même de cette discrimination exercée à l’endroit des francophones, la Fédération des sociétés Saint-Jean-Baptiste du Québec et la Corporation des instituteurs et institutrices catholiques du Québec réclament une enquête publique [5].
C’était en début d’année, onze mois plus tôt, que la suggestion avait été faite une première fois à Diefenbaker de mettre sur pied une Commission royale d’enquête sur le bilinguisme. André Laurendeau, rédacteur en chef du Devoir, avait lancé l’idée dans un éditorial publié le 20 janvier ; il y définissait les objectifs de l’enquête :
1. Savoir ce que les Canadiens, d’un océan à l’autre, pensent de la question…
2. Étudier à l’extérieur et de près - en des pays comme la Belgique et la Suisse - la façon dont les sociétés aux prises avec les mêmes questions, les ont résolues.
3. Connaître, toujours de très près, la situation qui est faite aux deux langues dans tous les services fédéraux. »
Quelques jours plus tard, le 25 janvier 1962, Gérard Pelletier emboîtait le pas et consacrait un éditorial à fustiger le « no ! » que Diefenbaker avait opposé à la suggestion de son confrère.
Alors que les événements confirment la pertinence de la revendication des deux éditorialistes, André Laurendeau revient à la charge en décembre et même le « Montreal Star se déclare favorable à une telle enquête, dans un éditorial du 15 décembre ».
« Le 16 décembre, Gilles Grégoire coupe l’herbe sous le pied des Libéraux en réclamant aux Communes une commission royale d’enquête sur le bilinguisme et la participation des Canadiens français au service civil [sic] à tous les niveaux. Et quelques instant plus tard, le chef de l’opposition libérale, Lester B. Pearson, la réclame à son tour [9]. »
Au début de l’année 1963, Gilles Grégoire « s’acharne à vaincre l’opposition du leader conservateur ». Ainsi déclare-t-il le 22 janvier :
« Je tiens toujours à l’enquête et je suis de l’avis de ceux qui affirment, comme André Laurendeau, que plusieurs des importantes données qui sont nécessaires pour comprendre la question et la nécessité du bilinguisme et du biculturalisme nous font actuellement défaut. Par exemple, comment l’égalité des deux races fondatrices de la Confédération est-elle respectée dans les provinces anglophones du pays ? Quelles sont les revendications des minorités canadiennes-françaises ? Sont-elles satisfaites de leur sort ? Voudraient-elles des améliorations ? Quels sont les changements qu’elles proposent, par exemple, au sujet des droits à l’éducation, etc. ? [10] »
Et André Laurendeau de l’appuyer :
« Les députés créditistes ont marché à fond et tout de suite ; M. Gilles Grégoire, qui avait suscité l’affaire Gordon, en fait un cheval de bataille. Je ne suis pas Créditiste, mais je serais malhonnête de ne pas le reconnaître : ce sont les Créditistes qui, au Parlement, ont servi de moteur au projet d’une commission royale d’enquête [11]. »
De crainte d’être de nouveau dépassé, Pearson emprunte l’idée, lui aussi, et il en fera un des éléments majeurs de la campagne électorale libérale du printemps 1963.
[Fin de la citation. Voir les renvois et références sur mon billet original.]
(Voir aussi les commentaires dans le billet La kalité d’la lang du blogue de Joseph Facal.) Marcel Chaput fonde le RIN avec André d’Allemagne (que j’ai eu comme prof de sciences politiques au cégep Maisonneuve).
Aujourd’hui, en 2008, il ne reste plus que 11,5% d’anglophones au Québec. Nous contrôlons le gouvernement. Nous contrôlons notre économie. La loi 101 est appliquée. Les immigrants s’intègrent. Les Québécois ne sont plus en queue de peloton au point de vue du niveau de vie. On n’est plus à l’époque décrite par Yvon Deschamps dans ses premiers monologues.
Et les Québécois ont rejeté lors de deux référendums (celui de 1995 a été très serré, et il y a eu de la triche)de se séparer du Canada. L’opinion publique est contre.
Je ne suis plus sûre que la séparation soit nécessaire.
Je sais très bien qu’il reste encore des rednecks anglophones, tant au Québec que dans le ROC (merci de l’avoir souligné, Internationaliste ; je manquais un peu d’essence à la fin de mon billet, alors je suis revenue ajouter des choses dimanche). Mon conjoint anglophone dit que la plupart d’entre eux ont quitté le Québec à partir de 1976. Il dit que des gens comme Howard Galvanov lui faisaient honte. On a aussi des gens comme The Suburban, Diane Francis, Jan Wong (je n’ai pas digéré son papier sur Dawson !). Mais faut-il juger tout un groupe d’après quelques têtes chaudes ?
Le simple fait que je sois bilingue, que j’aie choisi l’emploi que j’exerce depuis 10 ans et plus et que j’aie un conjoint anglophone (parfaitement bilingue et qui accepte volontiers que je corrige ses fautes de français occasionnelles) fait de moi automatiquement une traîtresse aux yeux de certains. Tant pis. je ne suis pas capable d’avoir l’esprit fermé, de vivre en vase clos. Les autres cultures m’intéressent. Internet est en grande partie en anglais. Et Amour est vraiment l’homme de ma vie, par la multitude de points communs que nous avons. Je vois un peu les deux côtés de la médaille. Et je trouve ça bien correct d’être une modérée. C’est l’âge ? Peut-être, et puis après ! Égoïsme de boomer ? Quelle accusation facile.
On oublie parfois commodément certaines choses chez les nationaleux. Il y avait bien des Patriotes au Haut-Canada aussi, pour la même raison que nous : on les taxait mais ils n’avaient pas le droit de vote. Il y avait un monument à leur gloire à Sault Ste. Marie (mais les rednecks piétineurs de drapeau québécois, qui ont fait adopter un règlement municipal pour que els réunions soient en anglais seulement) l’ont fait démolir). Il y avait des Irlandais comme le docteur Wolfred Nelson dans nos Patriotes à nous. Soit dit en passant, c’est du nettoyage ethnique avant la lettre et une répression très dure que les Anglais ont fait subir aux Irlandais, qui leur ont résisté bien plus longtemps et de manière bien plus sanglante que nous. (Allez lire sur le soulèvement de Pâques 1916 !) La famine de 1847 a fait plus d’un million de morts ; c,est plus que les pertes des Patriotes, ça. Les Irlandais ont immigré au Canada et aux USA en masse à cette époque. J’ai du sang anglais et irlandais, à propos… comme bien des Québécois. C’est d’Irlande que viennent nos violoneux et nos sets carrés.
Il y a eu de la discrimination contre les Canadiens-Français mais je crois qu’elle est en régression. Même la région de Niagara Falls, il n’y a pas si longtemps un coin orangiste (le pendant de l’Ordre de Jacques-Cartier) et anti-francophone, a découvert que ses francophones sont une richesse ! Et que les touristes québécois vont venir si on les accueille en français.
Ça m’horripile quand on déblatère contre les « Anglais ». C’est un refus de voir que la dynamique a changé. Crime, on n’est plus en 1759, ni à l’époque de Walter Gordon du CN ! Les Québécois anglophones ont bien changé depuis 1976, beaucoup sont parfaitement bilingues. Les pires rednecks sont partis (ils faisaient suer même les autres anglophones, à propos). Beaucoup de jeunes anglophones instruits s’expatrient, c’est une perte pour le Québec.
Les anglophones ne sont pas toujours indépendantistes (et oui, il y a des anglophones souverainistes ! Vous avez oublié David Payne ? Robin Philpot ? Oui, je sais que M. Philpot joue sur les mots et ça me met mal à l’aise, mais n’empêche qu’il est souverainiste) mais au moins on peut parler calmement avec eux, dans le respect. Ça me suffit.
Je suis fermement convaincue que les Québécois d’expression anglaise sont des Québécois et ce n’est pas en ayant des préjugés envers un autre groupe linguistique que nous allons promouvoir les rapports harmonieux ! Les termes qu’on emploie pour désigner les gens ne sont pas anodins et appeler les Québécois d’expression anglaise « les Anglais » indique à mon avis qu’on les rejette — et qu’on vit dans le passé.
Et si mon nationalisme ressemble plus à celui d’André Boisclair qu’à celui de Raymond Villeneuve, eh ben, tough luck ! Je ne m’excuse pas du tout. Et s’il y a une chose que je déteste, ce sont les racistes et les gens bornés — ou homophobes.
/BOUCLE_video>Excellent billet Aline ! Je ressens la même chose : je trouve ça extrêmement difficile d’aborder cette question sur mon blogue. Je te laisse un commentaire un peu plus étoffé sur ton site.
C’est pour ça que Hubert Aquin s’est suicidé !
Bravo, il est des plus rafraîchissant de lire l’opinion d’une femme sur Cent Papiers qui à ce jour ne pèche pas d’ultra matriarcat en tout cas ;)
Résumé : Nous assistons à un simple cas de diviser pour régner savamment planté et engraisser par big media qui, on le sait désormais, n’est pas des plus transparent dans le dossier des aspirations québécoise à se donner un pays ou conserver les acquis de la révolution tranquille.
Le psychodrame autour du clivage entre Montréal et les régions est aussi en grande partie une pelure de banane destinée à diviser pour régner. Qu’il y ait des différences entre les deux mouvances est aussi évident que souhaitable mais de nous monter les uns contre les autres n’est qu’une manœuvre machiavélique de plus qui sert uniquement à fragmenter le vote franco. Un aliéné politique ou économique est une victime, qu’elle soit dans la métropole ou en province.
Le clivage est définitivement plus entre la droite néo-con/libérale et quelque prétention à une conscience sociale-démocrate.
Un excellent article du fantastique Chris Hedges décrit le processus en cours en s’inspirant des limbes qu’habite Ralph Nader aux US of A.
Le parallèle entre les actions de Nader aux states et la sociale-démocratie péquiste et libérale pré-néo-con au Québec est troublant. The Corporation utilise les même ruses là-bas, qu’ici, pour favoriser le ras-le-bol qui engendre les Ducon et Sbires Inc. Mon clip HIGHEST BIDDER enfonce le clou !
La radio poubelle remplace le fondamentalisme "born-again" comme outil d’aliénation mais les rouages sont identiques.
Le nationalisme de Dumont n’est certainement pas le même que celui de Parizeau. L’un est le leader d’une bande "d’analphabêtes" fonctionnels et l’autre LE Québécois qui a le plus accompli pour libérer (économiquement en tout cas) la nation. S’il faut s’excuser d’en être une ou avoir honte d’aspirer à être officiellement reconnu comme une “réelle” nation… Nos maîtres ronronnent ou se bidonnet selon leur niveau de cynisme !
Nos maîtres semblent d’ailleurs totalement en contrôle de toute façon car Parizeau passera à l’histoire des gnochons incultes comme un saoulon raciste et Dumont demeure toujours un future leader des plus respectable… Merci Mindfuck Inc. !
"Un peuple ignorant est plus facile à gouverner" - Duplessis
Qu’un petit démagogue arriviste devienne un politicien crédible en s’appuyant sur un populisme crasse n’est pas nouveau… Jean Chrétien en fut la preuve aussi irréfutable que tragi-comique !
"Les mensonges et la crédulité s’accouplent et engendrent l’opinion."- Paul Valéry
Gardez la recette en mémoire, elle servira à nouveau pour les élections fédérales qui se pointent !
Prenez un bon vieux fond catho, bien dressé à l’obéissance aveugle, ajoutez un décervelage télé/radiophonique à haute teneur démagogique, liez la sauce en incorporant LA corde sensible des québécois qu’est la nostalgie ; spécifiquement celle de l’inconscience débilitante de la pré révolution tranquille, ajoutez les épices du syndrome de Stockholm et un brin de complexe d’infériorité et BINGO !
Un tiers des québécois, qui se donnent encore la peine de voter, rejoint les rangs du pire mouvement obscurantiste et criminel de mémoire nord-américaine. Belle gibelotte !
Vous avez raison Aline le débat en cours sort largement de celui de l’indépendance du Québec. Par exemple : Si les Québécois se donnent un pays uniquement pour se foutre dans les bras de la banque mondiale, du FMI ou de la junte militaro-industrielle amerloque… c’est sans intérêt !
Mais revenons à nos moutons ;)
Cet alignement avec Harpeur et Bush confirme l’omnipotence de Mindfuck Inc. sur la psyché québécoise. Que la nation se perçoive encore comme pacifiste sans que personne ne rechigne est explicite. La corporation "at large" y trouve justement son compte via un décervelage débilitant qui transforme le citoyen en simple consommateur et pion militant du changement pour le changement.
Cette notion est fondamentale car on change désormais d’allégeance politique comme on change de petite culotte.
Et du changement, il y en avait déjà bien avant le début de la campagne 2007. La droite occupe tout l’échiquier politique québécois. La victoire du néo-con-libéralisme est totale. Il n’y a plus que les solitaires-solidaires pour se font traîter de rêveurs déconnectés de la nouvelle réalité post 9/11 !
La "corporation" , dans ce qu’elle a de pire, s’y donne à cœur joie et continue sa course aveugle au profit ; agrandissant irrémédiablement l’écart entre les riches et les pauvres et accélérant la disparition de la classe moyenne sacrifiée à l’autel de la mondialisation.
Nous en sommes réduits au Québec à nous débattre entre 3 factions de droite, alors que l’Amérique du Sud bolivarienne nous donne des leçons d’économie et, l’Écosse indépendantiste, un "master class" en politique.
« Le traitement journalistique fait mine de constater ce qu’il contribue largement à mettre en scène. » - A.Rindel
Renaissant de ses cendres, Dumont vient se réincarner en fils spirituel de Réal Caouette, Camille Samson et autres guignols issus du bassin de gnochons ignares laissés pour contre par notre système d’éducation et savamment engraissés par le dirigisme retord de nos médias corporatifs et leurs complices de l’ordre marchand...
La pensée rationnelle et la rigueur intellectuelle doivent supplanter la religion, l’autorité, la tradition et maintenant les médias corporatifs, avant de s’imposer.
Le décervelage au Star Système et à la propagande commanditée porte ses fruits. "Éducation ou catastrophe" disait H.G. Wells…
L’élection du seul député indépendant au pays (André Arthur) avait déjà concrétisé l’hégémonie médiatique sur la psyché québécoise. Cet hurluberlu n’avait que son aura d’ex-animateur de radio à présenter comme programme. Pas d’organisation, pas de bureau de compté, sa simple réputation de grande gueule poursuivie, plusieurs fois en justice, pour ses dérapages démagogiques, a été nécessaire pour se farcir l’approbation d’une majorité d’électeurs.
Si un ti-mon-oncle est capable de tirer son propre lapin du chapeau électoral, imaginez ce qu’une coalition médiatique peut accomplir !La synergie corpo-médiatique, alliée à l’angélisme politique d’une importante tranche de la population, malheureusement unilingue, donc culturellement isolée et marginalisée par l’omnipotence de leurs médias locaux, semble avoir admirablement bien accompli sa basse-œuvre.
"Le démagogue prêche des doctrines qu’il sait fausse à des gens dont il sait qu’ils sont idiots !" - H. L. Mencken
La domestication du Québec va bon train...
Je suggère une nouvelle devise pour les années à venir : "Je me souviens de rien pantoute car je suis un Québécois à peur entière !"
“Quand on a réussi à faire croire à l’esclave que ses chaînes sont disparues, il ne croit plus à la liberté.” – Doris Lussier
“L’indépendance, c’est le saut que doit faire le Québec hors de la "survivance" pour entrer dans l’existence normale…Sinon, ce qui nous attend, c’est l’extinction graduelle, avec tous les soubresauts de violence anarchique qui accompagnent l’agonie insensée d’un organisme bâti pour vivre.” –René Lévesque
Les forces en présence...

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