31 mai 2006 |
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Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, relance le débat sur l’implantation de service de train à grande vitesse au Québec en proposant l’implantation du ligne entre la métropole et Trois-Rivières. La firme Canarail a été mandatée pour examiner “les courbes du réseau actuel de même que les passages à niveau afin de vérifier si un train à haute vitesse, roulant à 200 km/h, pourrait circuler sur les rails du réseau ferroviaire de Trois-Rivières”. L’idée d’instaurer une ligne de TGV au Québec refait périodiquement surface, et toujours, le débat sur le corridor à emprunter enflamme les discussions. Après que Jean Drapeau eut lancé l’idée d’un TGV Montréal-New York, de nombreux projets ont été proposés :
1985 : On juge le projet trop coûteux et risqué sur la ligne Montréal-NY.
1989 : On propose un TGV sur la ligne Montréal-Toronto et des études de préfaisabilité sont réalisées par les principaux joueurs intéressés au contrat… Bombardier et Alstom (qui s’appelait GEC Alsthom à l’époque)
1990 : Le parti civique relance l’idée du TGV Montréal-NY.
1991 : Jean Garon déclare qu’un Québec souverain aurait intérêt à établir un lien avec “la plus grande force industrielle au monde” en établissant une ligne de TGV Montréal-NY.
1996 : Lucien Bouchard abonde dans le même sens que la CSN et la FTQ pour vanter le projet d’un TGV vers Toronto : “Si j’étais premier ministre fédéraliste du Canada - c’est imaginaire - je me dirais que je lancerais le TGV. Je voudrais prouver à tout le monde que le fédéralisme, c’est bon. Et je voudrais recréer les conditions originales de la création du fédéralisme : les grandes lignes de chemin de fer qui ont uni le Canada d’un bout à l’autre. C’est toute une mythologie qui est rattachée à ça”.
1996 : Des experts évaluent qu’un TGV Montréal-Québec ne pourrait pas être rentable.
2001 : Pierre Bourque relance l’idée d’un train rapide entre Montréal et New-York et Sylvain Vaugeois déclare que l’avenir de l’économie du Québec passe par un TGV Montréal-New York. Des experts doutent toutefois que le projet n’aboutisse avant 20 ans.
2003 : Le débat se développe entre tenants d’une ligne Montréal-NY et ceux d’une ligne Québec-Windsor, ce dernier projet ayant refait surface.
Selon Luc-Normand Tellier, directeur du département d’études urbaines de l’UQAM, “à l’échelle du continent, l’axe Québec-Montréal-Toronto-Windsor est marginal depuis déjà longtemps”. Il faut plutôt penser rapidement à connecter Montréal à la conurbation formée par Washington, New York, Philadelphie et Baltimore. Il s’agirait donc de relier Montréal au bassin de 31 millions d’habitants formé par ces mégapoles.
D’autres, comme Yvan-M. Roy, Avocat et conseiller en matière de tourisme ferroviaire, croient que ce type de projet ne peut être mis de l’avant sans subsides gouvernementaux, ce qui rend la ligne Québec-Windsor beaucoup plus crédible : “Il est à prévoir que la participation du financement fédéral canadien sera difficile dans le cas du TGV Montréal-Washington. La justification sera plus facile à établir dans le cas du TGV Québec-Windsor”.
À la lumière de cet historique des projets de TGV passant par Montréal, on peut dire que le débat se fait autour des retombées économiques, de la rentabilité et du financement des diverses options. On pourrait ajouter que, par exemple, une ligne Québec-Montréal aurait peut-être des effets bénéfiques sur la relation tendue entre les deux villes.
En définitive, on peut se demander comment un train rapide entre Montréal et Trois-Rivière peut se justifier. À vue de nez, la ligne serait difficilement rentable et contribuerait marginalement à l’économie. Il faudrait cesser de penser à raccorder des bouts de chemins de fer disparates et résolument planifier globalement pour faire de Montréal le noeud d’un réseau ferroviaire qui se respecte. En attendant, au Japon, on installe des trains à sustention magnétique…
Cela fait apparemment des dizaines d’années que l’on débatte de ça ici ! C’est incroyable ! :-)
Comment peut-on ne pas regarder le bond en avant du train tgv en Europe ? Tout le monde en veut un.
Avant le tgv, le train était en forte perte de vitesse, la voiture, les autoroutes (même payantes) avaient détrôné ce moyen de transport.
Aujourd’hui, l’arrivée du tgv fait faire des bonds économiques aux régions touchées, on fait 350km en 1h30 (donc on ferait facilement Québec-Montréal en 1h environ), et ici, comme si de rien n’était, on se demande encore si c’est possible, rentable, si ça marche !
Non non ça ne marche pas, pareil pour finir les ceintures autoroutières (la 30 à Montréal), pas la peine, pas rentable, finir les routes, pas rentable, les lignes de transport en commun, pas la peine, y a personne dedans (du moins pas ceux qui décident), il ne faut rien faire, on a juste 20 ou 30 ans de retard sur le reste du monde (pardon, pas sur l’Afrique je pense…) !!!
Mois je prendrais le tgv à chaque fois que j’irais à Montréal, de Québec, avec une allure pareille.
On est deux souvent : en train, ça coûte deux fois plus cher que le bus (que j’ai pris quand j’étais seul), bus qui coûte deux fois plus cher que ma voiture (à deux donc), et qui met sensiblement le même temps.
Soit 2h30 - 3h.
Alors que je pourrais aller à Montréal et rentrer le soir, comme beaucoup le font (pas forcément tous les jours, mais souvent) en Europe. Je connais même quelqu’un qui le fait chaque semaine entre Paris et Rennes en France.
Alors ?
7:53, le Jeudi 1 juin 2006Après le saccage des voies ferrovières au Québec durant les dernières décennies, l’idée d’étendre le réseau actuel à une service reliant les principales villes du Québec et, pourquoi pas, le Québec aux pays voisins me semble prometeuse.
Les politiciens et dirigeants de toutes provenances semblent se plaindre ces jours ci de l’immobilisme ambiant et de l’opposition systématique à de nouveaux projets au Québec. Or, un lien TGV semble être un projet particulièrement mobilisateur, presque consensuel. Où sont les décideurs lorsqu’il s’agit d’aller de l’avant avec une idée qui ne déplait à personne ?
15:24, le Vendredi 2 juin 2006Mettons les choses dans leur juste perspectives ; ne comparons pas des poires à des oranges.
En France, la LGV-PSE (Ligne à Grande-Vitesse Paris-Sud-Est), entre Paris et Lyon relie deux villes dont les tailles respectives et la distance sont sensiblement les mêmes que Toronto (5 millions ha.) et Montréal (2 millions ha.), pour 500 kilomètres.
La LGV-PSE a été construite entre 1975 et 1983, le service à grande vitesse a été inauguré en 1981. La construction n’a bénéficié d’absolument aucune subvention ni prêt ni garantie de l’État ; l’ensemble des capitaux engagés est de provenance privée. 8 ans plus tard, en 1989, non seulement les coûts d’expropriation et de construction de la LGV-PSE étaient intégralement remboursés, mais également les 30 années de recherche qui ont permis de mettre au point l’ensemble du système TGV.
C’est pour dire que depuis 1989 (soit plus de 17 ans), le TGV ne fait que générer des profits pour la SNCF.
Il est donc clair qu’un TGV entre Montréal et Toronto serait rentable ; seule une combinaison d’intérêts puissants peuvent expliquer l’absence de développements dans ce dossier, ainsi qu’une inévitable collusion avec le gouvernement. N’oublions pas que 90% des employés du ministère des transports fédéral proviennent de l’industrie aérienne. Et que le gouvernement a une longue histoire de dénigrement du chemin-de-fer.
Une telle ligne pourrait aisément être implantée dans le terre-plein de l’autoroute 401, ce qui diminuerait les coûts de construction car, non seulement le terrain est déjà convenablement nivelé et exproprié, mais les viaducs routiers nécéssaires sont déjà existants !
De là à étendre le réseau jusqu’à Québec, il n’y a qu’un pas à franchir ; reste seulement la douloureuse et délicate question de choisir entre Drummondville et Trois-Rivières…
23:49, le Mardi 6 juin 2006Ce petit mot est pour vous dire que j’aimerais avoir un TGV entre Montréal et Trois-Rivières et encore mieux, Trois-Rivieres Toronto.
Ceci serait grandement apprécié car je possède une compagnie de traduction et cela faciliterait ma recherche de nouveaux clients. De plus, j’ai plusieurs amis qui demeurent à Montréal et à Toronto.
Dernière chose, je constate que les déplacements Trois-Rivieres/Toronto sont très compliqués à effectuer par train, car les cédules ne coincident pas et en arrivant a Montréal par autobus, je dois prendre le métro pour enfin arriver au train via Toronto.
Comme on dit, c’est l’enfer et c’est un très long voyage qui requiert environ 16 heures.
Alors, si au moins il y aurait un train Trois-Rivieres Montréal, je pourrais arriver directement au Train direction Toronto, et ce, en très peu de temps.
J’espère de tout coeur que ce projet se réalisera sous peu.
Signée :
Une native de Trois-Rivieres
demeureant présentement à Ste-Genevieve de Batiscan.
9:20, le Jeudi 7 septembre 2006Vous devez être connecté pour publier un commentaire.




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