
Après avoir écris pas moins de quatre commentaires suite à la critique faite par Olivier au sujet du l’album EP de Sunset Rubdown, je me suis dit qu’il serait peut-être bien d’en faire également une pour le véritable album de ce fabuleux groupe, soit l’album Shut Up I Am Dreaming. (en vérité, c’est Olivier qui me l’a suggéré...)
Étant un fan incontesté du groupe montréalais Wolf Parade et de son chanteur/claviériste Spencer Krug (que j’ai vu l’hiver dernier suer à grosse gouttes sur son clavier), j’avais déjà un préjugé passablement favorable avant même la première écoute de l’album. J’avais cependant vu juste. J’avais à faire à du matériel de grande qualité, à du grand Spencer.
Dès la première pièce, Stadiums and Shrines II, on reconnaît tout de suite l’intensité propre à Wolf Parade. Un clavier joué avec vigueur, une voix puissante et déchirante, des riffs de guitare saccadés. Pas de surprise, c’est en plein ce à quoi je m’attendais et c’est tant mieux.
Puis, on entre dans un univers relativement différent. Les instruments sont joués aussi durement, mais on a l’impression d’être amenés ailleurs. On semble même reconnaître des petits airs de famille avec les cousins montréalais d’Arcade Fire. Les xylophones sans doute.
C’est vraiment à partir de la troisième chanson que nous entrons dans le véritable univers de Spencer Krug. En faisant exception de la superbe pièce Snakes Got a Leg III, qui vous fera inévitablement « shaker » de la jambe ou hocher de la tête, les pièces s’allongent, le rythme ralentit, les mélodies sont plus inspirantes. C’est vraiment estomaquant. La voix stridente du chanteur n’a plus du tout le même effet. On a plus vraiment envie de taper du pied. On ne peut que se laisser pénétrer par son intensité.
I’m Sorry I Sang on Your Hands That Have Been in the Grave, The Men Are Called Horsemen There (qui vous fera fredonner « de dem dem de de de de dem » et Shut Up I Am Dreaming of Places Where Lovers Have Wings sont sans aucun doute trois pièces que vous savourerez avec une grande jouissance.
Un album à découvrir pour les fans de Wolf Parade qui ne peuvent pas attendre le festival Osheaga en septembre, mais également pour les autres, ne serais-ce que pour découvrir le talent à l’état pur cet ex-moustachu à la voix unique.
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