• Stephen Harper a laissé tomber les « sans abri »

    17 septembre 2008 | 0 commentaire(s) | 35 affichage(s)

    Le premier ministre Harper qui demande en ce moment aux Canadien de lui accorder un nouveau mandat, vient d’annoncer un programme visant à aider les acheteurs d’un premier logement. Est-ce pour mieux faire oublier qu’il a décidé de couper dans des programmes destinés aux Canadiens mal-logés ou carrément sans logements, dont deux étaient destinés aux sans-abri ?

    C’est le président de l’Association canadienne d’habitation et de rénovation urbaine (ACHRU), David Eddy qui s’étonne que rien ne soit fait pour aider les quatre millions de Canadiens qui n’ont pas de logement abordable. Cette petite initiative fait « plus de bruit que de besogne », affirme-t-il dans un communiqué de presse de l’ACHRU.

    Dans une société aussi riche que la société canadienne, chacun devrait avoir droit à « un logement sécuritaire, sain sans faire de sacrifices sur d’autres nécessités telles que les aliments et les vêtements ». Qui peut être en désaccord avec un tel objectif ?

    Bruce Pearce, du Comité consultatif communautaire sur l’itinérance de St. John’s, renchérit en affirmant que le renouvellement des programmes destinés aux sans-abri devrait être la priorité. Les programmes coupés sont L’Initiative fédérale des partenariats de lutte contre l’itinérance et le Programme d’aide à la remise en état des logements qui viennent à échéance en mars prochain.

    La fin des programmes de logements sociaux « mettra en péril la capacité de milliers de personnes à très faible revenu de maintenir des normes fondamentales de santé et de sécurité dans leurs demeures, de passer de la rue à un refuge, ou de déménager d’un refuge à une habitation permanente », selon Pearce.

    L’Association canadienne d’habitation et de rénovation urbaine demande aux partis politiques de s’engager à renouveler les programmes venant à échéance.

    L’ACHRU estime à 30 000 par année le besoin en nouvelles habitations abordables nécessaires et réclame un financement à long terme qui se situerait dans le cadre d’une approche générale visant à la fois à répondre aux besoins en logement abordable et à mettre fin à l’itinérance.

    Les nouvelles habitations devraient être écoénergétiques, précise l’ACHRU, l’augmentation actuelle des coûts de l’énergie imposant un lourd fardeau supplémentaire aux ménages à faible revenu.

    L’annonce de Harper au sujet du logement rate la cible

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