• Site d’injection supervisé, le ministre de la Santé du Québec Yves Bolduc et Harper

    22 août 2008 | 1 commentaire(s) | 10 affichage(s)

    Scandalisé, choqué et outré. Voilà un bref résumé des émotions qui m’ont envahi en écoutant les nouvelles d’aujourd’hui. Le ministre de la Santé du Québec Yves Bolduc vient d’annoncer qu’il dit non aux centres d’injections supervisées.

    J’ai visité le 5 juillet dernier le seul site d’injection supervisé en Amérique du Nord, l’Insite de Vancouver. J’ai écrit un billet en attendant que mon reportage soit publié dans une dizaine de jours dans le magazine d’information et de sensibilisation, Reflet de Société.

    Je ne peux attendre plus longtemps avant de faire un court résumé de mon reportage qui est amplement en faveur de la création du site d’injection supervisé. Les personnes toxicomanes y trouvent leur compte. Sur place nous y retrouvons des soins infirmiers, soins psychologiques, hébergement d’urgence, centre de thérapie… La population aussi en ayant moins de seringues qui traînent dans le quartier, moins de frais d’hospitalisation pour le traitement aux personnes toxicomanes, moins d’automobiles qui frappent des personnes toxicomanes qui ont perdu le nord parce qu’ils vivent leur high dans le centre d’injection supervisé…

    Quand le ministre de la Santé fédérale a été devant la justice pour tenter de faire fermer l’Insite de Vancouver, la justice a été formelle. Pas question de fermer le centre d’injection supervisé, c’est un service essentiel. Même si les organismes communautaires, la police municipale, la municipalité et le gouvernement de la Colombie-Britannique ont fait front commun pour défendre le dossier, seul le gouvernement conservateur de Stephen Harper et la GRC était contre la continuité du site d’injection supervisé.

    Pour une fois que le communautaire, la police, le municipal et le provincial font concensus dans une intervention sociale, de quoi se mêle le gouvernement fédéral ?

    Et pour revenir au ministre de la Santé du Québec Yves Bolduc, je ne peux pas comprendre pourquoi il a besoin de retarder un tel dossier !

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  • Un commentaire

    • Patricia Turcotte

    Monsieur Raymond Viger,

    Tout comme vous, je suis très fortement déçue de constater le refus du Ministère de la santé au Québec, de s’impliquer pour venir en aide aux personnes toxicomanes.

    Espérons que le vent va virer de bord à ce sujet !

    Patricia Turcotte

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