• Sherbrooke, ville étudiante

    29 août 2007 | 7 commentaire(s) | 6 affichage(s)

    La session d’automne est à peine débutée à l’Université de Sherbrooke et déjà, les habitants du quartier ouest de la ville se plaignent de la présence des étudiants. En fait, c’est surtout la tenue de célébrations au bar L’Entre-Pot de la rue Galt Ouest qui alimente le mécontentement des citoyens du secteur universitaire.

    Il faut dire, d’entrée de jeu, que la première semaine de la session d’automne en est une mouvementée, étant donné la tenue d’initiations dans les divers programmes d’étude. Il est donc fréquent, voire habituel, de pouvoir observer des troupes d’étudiants qui déambulent dans les rues, déguisées et fredonnant des chansons dont les paroles ne laissent personne indifférent.

    Le problème, tel qu’énoncé par les habitants du quartier, c’est qu’une fois le soir venu, les universitaires se donnent rendez-vous au bar L’Entre-pot, où paraît-il, le bruit est trop fort. Il reste encore à savoir si le bruit en question vient directement des locaux du bar étudiant, ou s’il émane simplement des fêtards qui attendent, parfois pendant une heure, afin de pouvoir y entrer.

    Toutefois, en observant la disposition des immeubles sur cette partie de la rue Galt Ouest, tout porte à penser que les plaintes du voisinage de L’Entre-Pot sont nettement exagérées. En effet, le bar universitaire est situé dans une section majoritairement commerciale. D’un côté, on retrouve un supermarché, tandis que de l’autre, on peut observer un immeuble abritant des résidences étudiantes et une station-service. Puis, de l’autre côté de la rue, on distingue plusieurs restaurants et bistros, sans compter la présence d’un dépanneur, d’un cabinet de dentiste et d’un salon de coiffure. Ainsi, à l’heure où les fêtards se réunissent, ces commerces sont pour la plupart fermés.

    Il ne reste plus que les habitants des rues adjacentes pour se plaindre du bruit provoqué par les activités du bar L’Entre-Pot. Ainsi, considérant que ces rues sont en grande partie occupées par des immeubles à appartements habités par les étudiants de l’Université de Sherbrooke, on en vient à se questionner sur la nature même des plaignants.

    Sherbrooke est une ville de service, mais également une ville fortement étudiante, avec ses 3 campus universitaires et ses deux cégeps. L’Université de Sherbrooke existe depuis plus de cinquante ans et le quartier ouest de la ville est reconnu pour sa forte population estudiantine. Prenant conscience de cela, peut-on encore s’étonner d’y voir des universitaires qui fêtent la rentrée des classes ? Ne devrait-on pas, en décidant de s’établir dans un secteur universitaire, tenir compte des désagréments qui s’imposent, de la même façon que lorsque l’on décide de vivre dans un quartier industriel ?

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  • 7 commentaires

    • Folliculaire

    Dites-leur de ma part, qu’ils ont juste à déménager autour de l’Université Bishop :) Là, ils auront de vrais raisons de se plaindre lors de party étudiants !

    Si l’Université de Sherbrooke aurait maintenu un bar sur le campus, les citoyens de la rue Galt ne chialeraient pas du bruit. À quand le retour d’un bar universitaire sur le campus ?

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    • Dave

    Je reste exactement dans le même secteur que le bar l’Entre-Pot. Je suis environ entre 30 sec à 1min. de marche de là et je ne vois pas pourquoi les gens le plaigne autant. Je n’entend aucun bruit venant du bar. Il arrive que des gens s’y rendant soient un peu bruyant, mais cela ne concerne en rien l’Entre-Pot.

    De plus, la rentrée est synonyme d’initiation et de fêtes étudiantes. Après une ou deux semaines, cela devrait ce calmer.

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    • Dominic Duval

    Je vais abonder dans le même sens que Folliculaire. Je suis natif de Lennoxville, berceau de l’Université Bishop’s, et pour avoir passé quatre années à l’Université de Sherbrooke, je peux affirmer sans me tromper qu’il n’y a aucune commune mesure entre les deux endroits. Les histoires de Bishop’s font très souvent le tour de la province, alors que celles de l’U de S débordent rarement des frontières du campus.

    Les citoyens de Lennoxville, contrairement aux Sherbrookois, ont par contre compris une chose : l’avenir économique (et même culturel) de leur localité passe par leur université.

     Vote: Add rating 0  Subtract rating 0   21:20, le Mercredi 29 août 2007
    • Marie-Anne

    C’est ce qu’on appelle la déresponsabilisation. Et en découle un grand manque de civisme. Je suis découragée de lire autant d’aberrations en si peu de lignes.
    Je suis étudiante à l’Université de Sherbrooke, et j’habite à quelques rues de l’Entre-Pot. J’ai toujours toléré les bruits et désagréments liés à la présence de ce bar dans le secteur, mais des réactions comme celles-ci me donnent de l’urticaire.

    Quand on observe les environs de l’Entre-Pot, il est vrai que l’endroit est entouré de commerces. Mais il ne faudrait pas faire abstraction de la géographie particulière de Sherbrooke, grâce à laquelle le son voyage facilement, et ce sur de longues distances. Le restaurant de deux étages ne coupe pas le son deux rues plus haut.
    C’est aussi complètement ridicule que de dire que “ce ne sont pas ceux qui sont dans l’Entre-Pot qui sont bruyants, mais ceux qui attendent dehors”. Pardon ? Expliquez-moi la nuance quelqu’un. Voisins, retirez vos plaintes, ce ne sont pas ceux qui sont en-dedans que vous entendez, ce sont ceux qui attendent dehors. Zéro pour cet argument qui entre dans la catégorie “mon père est plus fort que le tien”.
    Sur cette même lancée, on peut aussi oublpasser outre ceux qui sortent du bar aux petites heures du matin, complètement ivres, gueulant à tue-tête dans les rues résidentielles adjacentes. Tout comme ceux qui rincent leur moteur pour épater la galerie. Mais non, Sherbrookois, ces étudiants ne peuvent être bruyants, ils ne sont plus “dans” l’Entre-Pot…
    Voilà un autre argument chauvin que de d’affirmer que les étudiants étant plus nombreux dans le secteur (ce qui est inexact), les autres doivent accepter leurs désagréments. Voilà qui mérite une place à la commission Bouchard-Taylor.
    Si les résidants se butent à de tels arguments quand vient le temps de débattre de la légitimité de ce bar dans un secteur densément peuplé, je les comprend de ne pas avoir foi en la jeunesse. Pour débattre de tels sujets, quand on occupe la chaise du “méchant”, il faut avancer des arguments plus solides. Parce que de telles élucubrations de l’esprit risquent d’attiser la colère des voisins.

    De mon côté, je continuerai de fermer les fenêtres la nuit pour ne pas être dérangée. Mais dorénavant, quand j’entendrai quand même les cris, je me dirai qu’ils émanent peut-être d’un étudiant qui a sciemment choisi de se foutre de la quiétude des autres. Qui a choisi de laisser son sens du civisme et des responsabilités à la maison, avant même la première bière. Et j’aurai honte de faire partie de la jeunesse estudiantine.

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    • Catherine-Aimée Roy

    Bonjour,

    Voici ce que j’ai exactement écris :

    « Il reste encore à savoir si le bruit en question vient directement des locaux du bar étudiant, ou s’il émane simplement des fêtards qui attendent, parfois pendant une heure, afin de pouvoir y entrer »

    Ainsi, par ces mots, je voulais faire la distinction entre les sons produits par la musique trop forte émanant du bar lui-même et le bruit des gens qui attendent en ligne à l’extérieur du bar. Donc, je ne vois pas en quoi le questionnement que j’amène, entre « dans la cathégorie ’’mon père est plus fort que le tien’’ », puisque justement il ne s’agit pas d’un argument, mais bien d’un questionnement. Je crois qu’en se posant la question à savoir pourquoi les gens du quartier se plaignent exactement, il est sans doute possible de régler une partie du problème. Par exemple, si en effet, les citoyens se plaignent des gens qui attendent pour entrer dans le bar, les gestionnaires de celui-ci devraient s’affairer à accélérer le processus pour que les gens y entrent plus rapidement.

    De plus, si vous avez bien lu le texte, vous n’auriez pas à vous insurger de la sorte en prétendant que je défend les étudiants qui manquent de civisme et qui se croient rois et maîtres dans le quartier. Les actes commis par des épais sont tout à faire déplorables et ils devraient être punis. Toutefois, soyons réaliste ! Ce ne sont qu’une infime proportion des étudiants qui agissent de cette façon et la grande majorité des autres se comporte de manière responsable.

    Ce que j’ai simplement voulu, à l’aide de ce texte, c’est faire réaliser aux gens que l’on est en ville ici, et que chaque quartier comporte son lot de désagréments. Il y a des gens qui ne vivent que pour chialer et « mémèrer » parce que quelqu’un trouble leur petit monde. Il ne faudrait pas oublier que l’on vit en société ici. Cela dit, ça vaut aussi pour les deux partis.

     Vote: Add rating 0  Subtract rating 0   7:01, le Vendredi 7 septembre 2007
    • Marie-Anne

    Merci d’avoir nuancé votre propos, je le comprends plus clairement maintenant.

    Il est bien de préciser que l’interrogation concernant le lieu où se situent les étudiants ne remet pas en cause leur légitimité à être bruyants, mais cherche plutôt à cerner le problème, ce qui ne m’était pas apparu clair.

    Je persiste toutefois à croire que le statut d’étudiant ne légitimise pas l’autorisation d’être bruyant la nuit. Fêter, soit. Mais il m’apparaît important de se responsabiliser, de se civiliser, et d’accepter de baisser le ton quand la soirée est finie. Les résidants du secteur ne s’insurgeraient pas autant s’il n’y avait pas de débordements. Ceux qui vivent aux abords des quartiers industriels, pour reprendre votre exemple, ne se plaignent pas du bruit, sauf s’il y a exagération. Et à ce moment, la ville sévit. Ferti-Val est un bon exemple, à cause des désagréments exagérés portés par les odeurs nauséabondes qui émanaient du site. Il y a une distinction à faire entre désagrément usuel et désagrément excessif.

    Pour bien vivre en collectivité, il faudrait se rappeler que “la liberté d’un individu prend fin là ou celle de l’autre commence”.

     Vote: Add rating 0  Subtract rating 0   9:27, le Vendredi 7 septembre 2007
    • Raymond Viger

    Dans l’exemple présenté, on parle d’étudiants de l’Université de Sherbrooke, ce qui amène Marie-Anne à dire : “le statut d’étudiant ne légitimise pas l’autorisation d’être bruyant la nuit.”

    Je travaille avec des décrocheurs. Ils organisent des party qui sont parfois très bruyants. Certains de ces partys se sont retrouvés en première page du Journal de Montréal pour le vacarme créé ! Au lieu de parler d’étudiants, on pourrait donc parler des jeunes en général.

    Les party de Guy Laliberté du Cirque du Soleil ont aussi fait jaser énormément pour le nombre de décibels atteints. Est-ce que de faire du bruit et d’être incommodants pour les voisins ne sont le seul panacé que des jeunes ?

     Vote: Add rating 0  Subtract rating 0   18:19, le Mercredi 7 novembre 2007

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