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    • Renart L'éveillé
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    Opinion : Sex and the City du haut des airs

    le 30 mai 2008 | 746 visites | 3.88 / 5 | 1 commentaire(s)

    La version originale de cet article a été publiée à cet endroit.

    Sex and the City du haut des airs
    photo : moriza (Flickr)

    Depuis l’annonce de la sortie du film « Sex and the City » et de la surexcitation (surtout) féminine qui en découle, votre hôte se la fermait ici, mais n’en pensait pas moins... Comme vous le verrez, j’ai bien l’intention de faire sortir le méchant.

    Je jonglais entre m’accuser de trop jouer du préjugé et celle d’atteindre enfin (hé hé !), du moins en partie, l’honorable statut du vieux con réactionnaire. À ce propos, je suis en train de lire, à temps perdu, un essai pamphlétaire de Noël Laflamme qui se bien nomme «  J’accuse tout ce monde-là d’en être (Ah ! bêtise quand tu nous tiens !) ». En fait, c’est ça qui m’a allumé ! Je pourrais même écrire qu’il est réactionnaire, réactionnel comme de l’essence — d’aplomb ! —, mais à mon avis dans le bon sens du terme.

    L’auteur, qui ne doit pas être très jeune avec un prénom de la sorte (et une écriture aussi « vieux français », consacre un chapitre sur la question des chaussures effilées et ornées de talons hauts, aiguilles ou plates-formes, grand symbole de la féminité. Je ne le citerai pas, puisqu’il manque trop de concision pour les besoins de l’instantanéité du web (je qualifierais son style d’écriture de rococo), et ses informations sont tirées d’un essai écrit par un dénommé Christophe François. Allons donc au plus court.

    60% du corps devrait être supporté par les talons. Les talons hauts font porter 70% du poids sur l’avant des pieds. Cela peut causer des maux de tête, des courbures latérales de la colonne, des cambrures excessives et le phénomène du dos rond. Aussi, on parle de lombalgie, de hernie discale, d’arthrose interdiscale, sans compter les petits désagréments comme les douleurs aux épaules et/ou aux avant-bras, les cors et les kératoses qui se forment aux orteils. Aurais-je besoin d’ajouter l’accentuation des risques d’arthroses ?

    Je pense ici que l’auto-accusation de préjuger prend le bord ! Pour celle au sujet d’être un vieux con réac, j’espère, si je m’y rends, que cela se fera le plus lentement possible. Il reste quand même que cet élément supposément séduisant de l’attirail féminin tue la vie sexuelle : à court terme, pour celles qui se hissent seulement à l’occasion sur ces échasses, parce qu’elles ne peuvent pas penser à autre chose qu’à tenir debout !, et à long terme, pour toutes les raisons désignées plus haut, en comptant pour certaines la complète obsession de tout ce qui a un lien avec l’apparence.

    Le rapport avec « Sex and the City » ? Cette série et ce film me semblent, en partie, une grosse pub pour justifier l’aliénation des femmes dans un rôle d’oeuvre d’art ambulante, le soulier étant le socle ! Je ne crois pas non plus que ce phénomène soit complètement néfaste, puisqu’il met de l’avant l’amitié, la solidarité féminine, ce qui est une bonne chose en soi. Mais, pour viser seulement les contrecoups, qui ne sera pas d’accord avec moi pour dire que la normalité s’entretient à coups d’habitudes et de ses démonstrations ?

    Je n’y échappe pas, j’aime voir la démarche d’une femme en talon haut, le mollet gonflé, la fesse rebondie, le torse à l’avenant (tant que ça ne tombe pas dans le caricatural...). Néanmoins, je sais que j’aime ça en grande partie parce que j’ai fait un lien depuis tout petit entre cela et la sexualité, et que ce lien est hautement culturel. La solution : haussons-nous sur de vraies échasses pour voir le portrait global et attaquons-nous à la culture ! Pourquoi toujours subir quand nous pouvons agir ? Juste de réserver la « poupounerie » intense aux occasions vraiment spéciales serait un bon début...

    Comme la hauteur des talons, ce qui me peine le plus c’est que la culture de la poupée-princesse-maman-qui-danse-en-souriant-autour-d’un-poteau semble à la hausse...

    (A posteriori, je me rends compte que, question concision, j’ai carrément manqué mon coup !)

    Publie.ca!
    Mots-clés : Cinéma et New York

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  • 1 COMMENTAIRE(S) | Répondre à cet article

    Renard,

    La concision était bonne et votre "poupée-princesse-maman-qui-danse-en-souriant-autour-d’un-poteau" était sublime !!! À se taper sur les genoux !

    Je suis d’u même avis que vous, alors nous seront deux sur la pente du vieux con réactionnaire. J’ai vu plusieurs épisodes de la série ; et bien qu’au début je les trouvais amusants, peu à peu j’ai perdu mon intérêt parce que les valeurs prédominantes qui se dégagent de la série se trouvent à être franchement artificielles et hors de ligne des vraies valeurs et du sens de la vie. Le tout est mêlé à de comiques et parfois touchantes situations humaines, ce qui m’avait attiré au début.

    Ils sont assez humaines pour que certains finissent par s’y identifier, mais la question de la perception de la réalité devient alors importante. Ma copine qui est asiatique me demandait si les nord-américains étaient réellement axés que sur le sexe et les apparences et si superficiel dans nos relations que ce qui est dépeint dans la série.

    Un homme dans la vie de ces femmes de de New York semble hautement accessoires, comme les souliers qu’elles chausseront pour la journée, de même que leur relation de couple. Comme si on allait en centre d’achat se trouver un partenaire. Il y a un grand vide au sein de ces individus et il m’apparaît clairement que c’est la source de leur insatisfaction et tristesse dans la vie. Tout cela m’apparaît comme une bonne représentation du mal de notre temps : des gens bien confus quant aux vraies valeurs et du sens de la vie, à moitié déconnectés de la réalité, errants comme des morts vivants : encore vivant de corps, mais mort dans l’âme.

    La force de l’amour et le lien sincère d’âme sont très faibles.

    31 mai 2008 | répondre | permalien

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