Le président du groupe sud-coréen Samsung, Lee Kun-Hee, a été inculpé hier pour abus de confiance et évasion fiscale dans le cadre d’une affaire de corruption et de fonds secrets présumés. « Les actes criminels liés à l’inculpation d’aujourd’hui constituent des crimes graves car le montant de l’évasion fiscale et des profits engrangés indûment représentent des chiffres astronomiques », a souligné le procureur dans ses conclusions. Samsung aurait créé un fonds secret de 197 millions de dollars pour obtenir des faveurs de membres du gouvernement et d’hommes politiques.
M. Lee, 66 ans, restera en liberté jusqu’à la tenue du procès, de même que neuf coinculpés. M. Lee est soupçonné, par la justice, d’un transfert de pouvoir illégal à son fils et héritier, Lee Jae-Yong, également dirigeant au sein de Samsung, à partir de comptes ouverts sous des noms d’emprunt. Le procureur a dit avoir mis au jour une organisation au sein du groupe destinée à dissimuler plusieurs milliards de dollars d’actifs et à transférer aux enfants de Lee une partie des caisses du groupe. Les procureurs spéciaux ont établi que 1.199 comptes sous nom d’emprunt ont été utilisés pour réaliser des profits à partir de ventes de titres dans Samsung Electronics et autres filiales.
Une commission d’enquête indépendante a été constituée en janvier après un vote du parlement à la suite d’informations données par l’ancien responsable juridique du groupe selon lesquelles Samsung aurait créé un fonds secret de 197 millions de dollars pour faciliter la complaisance de membres du gouvernement et d’hommes politiques. Ces dernières accusations n’ont pas été étayées par les magistrats.
Lee Kun-Hee avait reconnu « certains points » mais pas 100% des accusations. Il pourrait être condamné à une peine de prison pouvant aller jusqu’à la perpétuité mais, pour les analystes, il devrait échapper à une incarcération longue car la justice sud-coréenne a régulièrement fait preuve d’indulgence envers des dirigeants d’entreprise accusés de malversations.
Les actifs de Samsung, un groupe né en 1938 qui bénéficie d’une influence considérable en Corée du Sud, sont estimés à 280,8 milliards de dollars et ses ventes à l’étranger ont représenté 66,3 milliards de dollars l’an dernier, soit plus de 20% des exportations de la Corée du Sud.
Sources : AFP-Google, Nouvel Observateur
/BOUCLE_video>Bonjour,
Question : qui a importé ou a exporté la corruption dans le monde ? Voilà bien un "produit" de fabrication mondialisé. On parle ici de Corée du Sud. Pas du Nord. Le Japon a eu ses corruptions. On n’entend jamais d’affaire de corruption en Chine. Serait-ce inclu dans le prix des démocratie ou cela fait partie du silence de "fabrication" ? Ne cherche pas trop, j’ai la réponse !!!

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