28 mai 2006 |
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Si le syndicat des employés d’entretien de la Société de transport de Montréal (STM) a tout à fait raison d’estimer, dernièrement, que l’état actuel de la flotte d’autobus est en piteux état, moi, j’ai des griefs d’un autre ordre.
Ce qui m’énerve au plus haut point avec les bus montréalais, ce sont les coups de freins intempestifs. C’est une coutume presque quotidienne. Il n’est pas rare que le bus roule tranquillement et, tout d’un coup, on est terriblement et brutalement secoué, si on n’est pas bousculé par d’autres passagers. Plusieurs fois, j’ai vu des personnes âgées et même des jeunes et des enfants se faire projeter devant et même tomber jusqu’à rouler par terre. Heureusement, jusqu’à ce jour, je n’en ai vu aucun se faire blesser ou avoir une fracture. Mais c’est juste une question de temps, si rien n’est fait.
À chacun de vos trajets, il faut donc être de très bonne condition physique et surtout avoir une présence d’esprit constante. Je ne vous conseille nullement de rêvasser ou de partir ailleurs. Car le bus n’est pas le lieu idéal. Si vous êtes debout, il suffit de manquer d’attention, fût-ce un moment, pour que vous vous preniez sur le visage l’une des barres de sécurité plantées en plein milieu du bus, et même que vous tombiez sur les chaises. Et là les risques peuvent être autrement plus dangereux.
Et ce qui est bizarre, c’est que les chauffeurs n’en ont vraiment cure. Dans la majorité des cas, et cela m’a vraiment étonné, ils restent de marbre sans que cela leur fasse ni chaud ni froid. Peut-être qu’on leur a dit d’avoir une telle attitude insensible. Mais à y réfléchir de près, on se dit que ce n’est nullement normal. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans cette histoire. La moindre des choses, et c’est humain avant que ce soit professionnel, c’est de s’enquérir de la situation. En fait, on pourra toujours attendre.
Il n’y a pas que cela qui m’a surpris. On est souvent accueilli par des chauffeurs irascibles avec des mines patibulaires. On dirait qu’ils sont obligés de faire un tel travail. Il faut donc vite montrer sa carte et s’engouffrer dans le bus en rasant le mur, on ne sait jamais. Pire, chez certains l’impolitesse est de rigueur. Plusieurs fois, et j’en ai fait malheureusement l’expérience. En leur disant « bonjour » ou « au revoir », je n’ai eu droit en guise de réponse qu’un silence de tombe. De « guerre lasse », personnellement, je n’ose plus dire quoi que ce soit.
Pire, si vous leur demandez un quelconque renseignement, là aussi, si vous ne tombez pas sur quelqu’un qui a eu pitié de vous, il ne faut pas trop se bercer d’illusions. Car à tous les coups vous risquez d’avoir en guise de réponse un, « j’ sais pô » sec et net. Alors qu’ils sont censés connaître la ville où ils travaillent, ou du moins avoir une carte pour aider tous ceux qui cherchent à avoir tel ou tel renseignement.
On se demande presque sur quels critères la STM embauche ses chauffeurs. Il faut reconnaître qu’il y a là un malaise. Dans tous les pays du monde, il faut un certain nombre de conditions : la disponibilité, un sang froid à toute épreuve, beaucoup de patience… Car lorsqu’on est constamment en contact avec le public, j’avoue que ce n’est pas toujours évident. Mais une chose est sure, ces qualités font horriblement défaut chez une bonne partie des chauffeurs de la STM.
Heureusement qu’il y en a certains ou plutôt certaines- c’est souvent des femmes- qui sauvent l’honneur. Sinon, j’aurais personellement préféré marcher que de prendre des bus où j’aurais certainement un mal de crâne- à force d’être balloté- en plus de ne pas y être spécialement le bievenu.
Les autobus de la RTL (Longueuil) sont mieux, sauf parfois on tombe sur un cas de chauffeur un peu fou qui ne comprends pas le principe de freiner d’avance… toute ma concentration est nécessaire parfois pour garder un peu d’équilibre, même en position de poids balancé.
Je dois vous avouer que je ne partage pas cette idée sur les chauffeurs de la STM. Évidemment, il y en a quelqu’uns qui n’ont pas retenus les leçons de conduites de base mais il demeure tout de même que la plupart sont civilisés et bons conducteurs.
Si je peux toutefois me plaindre de la tenue de quelques-uns, je suis, dans l’ensemble, assez satisfait de la majorité des conducteurs d’autobus de la STM.
Je crois qu’il ne faut pas généraliser.
A la piètre qualité du service, il ne faudrait pas oublier d’ajouter la tenue débraillée de certains chauffeurs : cheveux aux épaules, barbe de trois jours ou plus, pantalons sales (eh oui !), sans compter ceux qui nous “obligent” à être des “auditeurs non consentants” de leur station radiophonique favorite ! Quels sont les critères de sélection en vigueur à la S.T.M. ? Quelle formation reçoivent-ils ?
Risquez-vous simplement à leur poser la question, vous m’en donnerez des nouvelles !!!
Bonjour M. Oulhadj,
Certains autobus sont munis de ralentisseurs automatiques qui font freiner l’autobus d’elle-même aussitôt qu’on lâche l’accélérateur. Comme on se fait couper souvent par les voitures, les freinages brusquent sont inévitables. Les clients voient pas toujours ce qui se passent en avant. C’est pas toujours facile de garder le sourire quand on se fait cracher dessus parce qu’on a simplement vérifier la carte d’un client. Ça m’est arrivé encore samedi le 2 décembre. Et que dire de ce monsieur âgé que j’avais patiemment attendu parce qu’il marchait lentement avec sa canne : il m’a traité d’hostie de chien sal parce que je l’ai fait descendre 3 pieds plus loin (et il n’avait pas sonné la cloche)Avec les années , certains chauffeurs se forment une carapace . Mais je souris et dit bonjour à tous ceux qui sont réceptifs. Il y a des clients aussi qui ont l’air bête.
Merci de m’avoir lû.
Un chauffeur de la STM qui aime son travail
Bonjour, je suis un nouveau chauffeur à la STM et je vous assure que nous sommes des êtres humains… Par contre il est vrai qu’une carapace se forme après un certain temps sinon on lâcherait… Un exemple : chacun de mes clients a droit à un bonjour de ma part pourtant plusieurs ne me répondent pas.
Pour la conduite, promenez- vous à MTL pendant une journée avec un horaire souvent serré en changeant de véhicule pendant la journée et en sachant que si vous faites correctement votre travail (perception ) vous prenez des risques…
Bonjour,
Je suis chauffeure à la STM. Effectivement, certain de nos autobus sont munis de ralentisseur et malgré tous nos efforts pour freiner en douceur, lorsque nous relâchons l’accelérateur, l’autobus freine automatiquement et cela donne des coups.
Nous sommes aussi souvent obliger de freiner brusquement malgré nous et pour cela, vous pouvez remercier nous amis taxis, automobiliste, cycliste et même piétons. Les automobilistes nous coupe le trajet aux intersections à la dernière minutes (sans clignotants) pour tourner à droite. Les cyclistes tente de nous dépasser par la gauche et les piétons arrives en courant de partout et se jètent littérallement devant l’autobus pour nous arrêter.
Pour ce qui est de connaître la ville. Je travaille dans l’est de la ville et je peux vous diriger assez bien de l’est jusqu’au centre-ville. Par contre, si vous me demander de vous rendre à Pointe-Claire, je dois vous avouer que je n’ai aucune idée comment vous envoyer là bas. Pour ce qui est de sortir une carte… Nous avons un horaire tellement serré et sommes tellement souvent en retard que si nous sortons une carte à chaque fois qu’un client nous demande comment se rendre à un endroit donné, nous aurons un sérieux problème. Je vous encourage donc à utiliser les merveilleux outils que la STM met à la disposition de sa clientèle. Vous pouvez utiliser le site Internet qui vous donnera plusieurs trajet différent et même votre heure d’arrivé à destination. Nous avons aussi les Planibus et également le numéro de téléphone AUT-OBUS. Le changeur dans le métro vous aidera également puisque lui, a les cartes pour vous guider. Génial, n’est-ce pas ?
Maintenant, pour notre attitude. J’aimerais vraiment que nous puissiez passez simplement une journée avec nous et voir comment la clientèle se comporte avec nous. Personnellement, pendant quelques années, j’ai dit bonjour et au revoir à chacun de mes clients et j’ai commencée à vivre une certaine frustration. Je peux vous certifier qu’environs 3 clients sur 5 ne répondent pas, parlent au téléphone, ne nous entendent pas (musique de leur baladeur trop forte) ou encore pire, ne nous regardent même pas. Maintenant, j’attend que le client me salut et à ce moment, je me fait un plaisir de lui répondre.
J’aimerais aussi que vous compreniez que notre travail ne ressemble en rien à un travail conventionnel. Lorsque vous êtes en pause ou en heure de repas, vous pouvez vous retirez à votre bureau, fermer votre téléphone, vous éloigner de votre poste de travail, allez à la cafétéria ou au restaurant, manger seul ou entre amis. Nous, nous sommes assis derrière notre volant avec souvent que 5 ou 10 minutes pour manger notre lunch (si nous sommes chanceux) et nous avons vos regard de frustration qui nous fixe au travers la vitre comme si nous faisions quelques chose de mal. Vous avez même parfois le culot de venir cogner à notre porte pour nous demander à quel heure nous partons alors que nous avons la sandwich dans la main et la bouche pleine… Et içi, je ne parle même pas des pauses pipi que nous avons lorsque c’est possible et non pas quand nous en avons besoin.
Alors SVP, essayez d’être un peu patient envers votre chauffeur comme lui essai d’être patient envers tout le stress quotidien qu’il vie à tout les jours.
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