2 mars 2008 |
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Après les preuves objectives de l’hécatombe possible dans laquelle l’utilisation du français au Québec se dirige, que certains pourront travestir en subjectivité selon leurs valeurs et le point de vue de leurs analyses, il reste qu’au niveau intellectuel il y a une nouvelle preuve que, bizarrement, j’avais pressenti en composant la finale d’un de mes textes sur l’incessante crise linguistique :
Sinon, aussi bien passer à un autre niveau et accélérer l’assimilation en intégrant la totalité des nouveaux immigrants par l’anglais et en offrant des cours d’anglais gratuits pour la population francophone.
Ainsi, Le Devoir a fait paraître un texte d’opinion (trouvé via le blogue d’Olivier Niquet) qui va encore plus loin : Roberto Campeón et Emanuel Dion-Goudreau, deux citoyens de Montréal, exposent, face au débat entre la radicalisation de la Charte de la langue française et le bilinguisme totalitaire, « une troisième voie, celle d’une anglicisation portée par un réseau scolaire anglophone unique accueillant tous les jeunes Québécois. »
La logique de ce texte donne vraiment froid dans le dos, l’argumentaire est coupé au couteau, il est vraiment rare de lire quelque chose d’aussi pragmatique. Cela a au moins le mérite de ne pas être complaisant, dans ce monde du statu quo.
En gros, il y est dit qu’il faut reconnaître la défaite du projet souverainiste, que le Québec régional est coupé de Montréal, et qu’un changement linguistique vers l’anglais pourrait nous donner un nouveau grand projet collectif, absolument positif, ce que nous n’arrivons plus à avoir depuis belle lurette.
Il serait très facile de prendre cette idée au premier degré et de se la monter en neige pour en faire la meringue d’une tarte à entartiste. Je vais laisser cela à d’autres. Pour ma part, j’examine la question et elle me plaît au point où je suis tenté de la proposer franchement comme choix ultime. Fonçons tête baissée !
Nous sommes en démocratie et j’accepterais que cette proposition passe la rampe si le peuple en décidait ainsi. Je serais encore capable de discuter et de vivre un minimum en français jusqu’à la fin de ma vie, au moins, il n’y aurait plus d’angoisse sur le point de nos descendants. Est-ce que les amants de la clarté référendaire seraient contre une question de la sorte ?
En fait, il n’est pas fortuit que Le Devoir ait publié ce texte. C’est dans l’intérêt des indépendantistes que des idées aussi claires surgissent. C’est une question que tous devront se poser. Certains semblent penser que c’est de l’ironie, mais c’est au-delà de l’ironie à mon sens. Entre la lente agonie et ce couperet, je choisis ce dernier, mais ce ne sera pas moi qui vais voter pour !
FJP - ce texte ne s’adresse pas directement aux questions soulevées par M. L’éveillé mais il y a relation de cause à effet. Ces jeunes ayant honte d’appartenir à une collectivité aussi démunie d’élites à couilles - il est tout a fait normal qu’ils cherchent à appartenir à la nation plus forte - afin de se valoriser.
Le 4 mars 2007.
QUO VADIS M. Sauvé avec ce “En voilà un (Larose ? - sic !) qui a compris” !?
Se réfère au texte “Si on s’y mettait”, de Gérald Larose, paru dans Le Devoir le 1 mars 2008, auquel JRM Sauvé tente de répondre avec “Une stratégie qui se traduit en l’Acte”, du 2 mars. Tous deux les textes proposée dans Vigile, avec l’enfilade intitulée “Stratégie pragmatique - gouvernance nationale”.
M. Sauvé, je m’étais promis d’observer une trêve avec le mouvement (pseudo) indépendantiste, mais c’est peine perdue. Alors que je me réfère à votre courriel du 16 février dernier, dans lequel vous me suggériez “d’accepter les imperfections … dans le travail ardu qu’est la promotion de l’indépendantisme”, me cautionnant de ne pas “chercher de solutions magiques” à cette quasi indépendance mal fagotée du Québec par des pseudo souverainistes, et “de laisser au temps d’instruire le Parti Indépendantiste (PI), dans son rôle” … de parti politique québécois re-confédéraliste !
Gérald Larose et Bernard Landry sont deux de ces pseudo souverainistes, alors que Mme Marois n’est qu’une commensale re-confédéraliste, avec son bilinguisme larvé pour le Québec. Tous trois sont des pluralistes canadiAns de convenance, battant pavillon multiculturel. J’affirme que Larose et Landry sont les pires traîtres que la nation québécoise ait connus. Les pires, parce que contrairement à la Marois qui n’a été que simple sous-fifre comme ministre dans divers ministères des gouvernements anti-nationalistes du PQ-péculat - Landry et Larose ont été respectivement (a) Premier ministre du Québec, et chef d’État avec pouvoir de légiférer la sécurisation de la langue française au Québec, (b) alors que le second a présidé les États généraux sur l’avenir de la langue française en l’an 2000, tel que mandaté par un gouvernement péquiste majoritaire avec tous les pouvoirs étatiques plénipotentiaires à sa disposition.
Deux vendus de la pire espèce, parce que tous deux détenaient les amples pouvoirs législatifs et administratifs requis pour extirper la langue française des griffes de la “bilinguisation” du Québec par l’État canadiAn. Ainsi, que de combattre son multiculturalisme faisant de la nation québécoise une ethnie-comme-toutes-les-autres : et ces deux vils personnages ont dit NON à leur nation !! PIRE, comme valets canadiAns qu’ils sont, Landry et Larose se sont employés à affaiblir la Loi 101, à ’canadianiser’ la mémoire identitaire des Québécois, et à promouvoir la “bilinguisation” du Québec. Il vient de vomir de dépit, quand l’apatride Landry admet à son biographe M. Vastel, d’avoir été incapable de se sentir Québécois ! Alors que le gauchiste antinationaliste Larose, demande maintenant aux Québécois “de s’y mettre” ! Se mettre à quoi sinon à plus de tergiversations, maintenant que la nation française du Québec est gouvernée par des pantins canadiAns-français ouvertement ’fédérastes’ ?!
(I) Landry, aussitôt qu’il a ravi le pouvoir politique des mains du capitulard Lucien Bouchard en 2001, a personnellement démantibulé (par un acte législatif !), la création réussie “d’Une île une ville” française de Montréal, que l’aile nationaliste de son propre parti avait orchestré avec succès à l’Assemblée nationale. Laquelle action assurait pourtant la pérennité de la langue française à Montréal. Huit des 13 Municipalities du West Island redevenaient françaises du fait même, puisqu’elles n’avaient pas le 50 % +1 de vrais wasps dans leur population respective, pour demeurer officiellement bilingues selon même la Constitution canadiAn. Landry a dit NON à sa propre nation, dans un acte d’une impitoyable traîtrise !
(II) Idem pour le traître à la nation Larose, alors que la principale conclusion de SA Commission (composée de fellow-CanadiAns entre anglos-québécois et allophones internationalistes), avait été qu’il fallait bilinguiser les Cégeps ! Je me souviens d’une délégation de francophones de la région du Pontiac venus à la Maison du citoyen à Hull, pour implorer M. Larose de mettre fin à l’unilinguisme anglais qui sévit dans leur région. Larose avait alors plaidé l’ignorance des faits, tonitruant que “dorénavant ça ne se passerait plus comme çà” ! Puis perfide, il a tout fait pour mettre en place et promouvoir les futurs accommodements déraisonnables favorisant les altérités canadiAns. Je me souviens - rappelons nous !
(III) Maintenant, récidive avec le nouveau Parti indépendantiste (le PI), qui dans son insistance à garder une Déclaration unilatérale d’indépendance (UDI) dans ses statuts, entretient sournoisement l’ambiguïté entre (A) l’aussi peu que 34 % des voix, qu’il faut pour gouverner démocratiquement l’État en faveur de sa nation de souche française pendant un mandat électoral de 4 et 5 ans, et (B) le nécessaire 50 % + 1 qu’il faut, pour sevrer le Québec de son joug canadiAn à la fin (et non au début !) de ce mandat électoral. Dans le bordel constitutionnel savamment entretenu par les instances du néo parti, il ressort que le PI tente simplement de se substituer au PQ-péculat, comme premier parti re-confédéraliste du Québec !
Au Québec, on a démérité d’élites médiocres pitoyables, dont nous a affublé leur Quebec Act de 1774 (leur acte d’achat et de vente). Comme quoi il n’y a pas, et il n’y a jamais eu de parti séparatiste au Québec. Même pas le RIN de Bourgault, ce dernier étant un pusillanime coléreux, un vaniteux et piètre stratège politique. Puis il y a eu l’ivrogne bien intentionné qu’était René Lévesque, devenu craintif et gâteux dans l’aggravation de sa maladie. Puis le non assimilable renégat canadiAn, Pierre-Marc Johnson. Et le châtelain ’élitard’ cosmopolite Parizeau, suivi de l’apatride acadien Landry. ET tout le menu fretin péquiste gravitant autour du PQ-péculat, tels les diverses nullités Brassard, Chevrette, Facal, Louise Beaudoin, Boulerice, la Marois, Legault, Boisclair - et j’en passe. Qui sont et étaient tous des re-confédéralistes soumis et collabos. Sans compter à Ottawa, le Bloc-cul de Duceppe ! Une bande de proxénètes, de “pimps”, d’entredeux avec les CanadiAns - disant à leur pauvre nation française du Québec qu’ils prostituent - “on va faire semblant de te protéger ma belle, MAIS ça va te coûter CHER” !
16:44, le Lundi 3 mars 2008Vous devez être connecté pour publier un commentaire.




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