14 novembre 2007 |
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En proclamant le 25 novembre « Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes », l’Organisation des nations unies (ONU) invitait les gouvernements et les organisations non gouvernementales à organiser, en ce jour, des activités destinées à sensibiliser l’opinion publique à ce problème. Konrad Lorenz écrivait, à propos de la violence : « En dépit des atrocités qu’ils commettent, des hommes peuvent alors éprouver le sentiment d’être absolument dans leur droit. La pensée conceptuelle et la responsabilité morale atteignent leur niveau le plus bas ».
« Violence » vient du latin « vis », qui signifie « violence », mais aussi « force », « vigueur », « puissance » ; « vis » désigne plus précisément « l’emploi de la force », les « voies de fait », ainsi que la « force des âmes » (R. Dadoun, La violence, Coll. Optiques de Hatier, page 6).
La violence est vue comme l’atteinte à l’intégrité physique, morale et psychique de l’autre ou des autres. La violence se produit dans un continuum : elle débute par des comportements souvent excusés ou ignorés qui, faute d’une intervention efficace, peuvent s’amplifier et pendre des formes plus graves. Les études établissent un lien entre les agressions subies en milieu scolaire au cours des jeunes années et le harcèlement sexuel, la violence familiale et les actes criminels qui surviennent à l’âge adulte (Craig et Pepler, 1997 ; Olweus, 1993). La violence est souvent visible.
Ce qui l’est moins, par contre, est le harcèlement. Forme de violence perverse, qui se retrouve dans les familles, le couple et les entreprises, le harcèlement est une perversion morale répétitive de longue durée, processus de destruction inconscient, qui déstabilise et rabaisse l’autre au mépris de ses droits et de son équilibre psychologique. C’est un processus de destruction insidieux, souterrain, redoutable et dont les victimes n’osent pas se plaindre en général. Comme le montreront les résultats d’un sondage, la victime ne se l’avoue pas et rejette même l’idée qu’il y a violence ou agression. Que nous soyons dans le domaine de la violence ou du harcèlement moral, il en demeure pas moins que ces comportements supposent une tentative, consciente ou inconsciente, de dominer autrui.
Un moyen fréquemment utilisé pour manipuler un enfant, par exemple, est le chantage à la souffrance. L’agression peut aussi se déverser sur les enfants par la victime si celle-ci n’a pas pu s’exprimer auprès de son agresseur. Le seul recours pour l’enfant est alors de s’isoler ce qui entraîne chez lui la perte de toutes pensées propres. C’est un processus qui atteint l’individualité et l’identité de la personne et lui fait perdre toute estime de soi.
Le harcèlement en milieu scolaire ou le harcèlement en milieu de travail prend des comportements polymorphes. Les formes de violence, en milieu scolaire, par exemple, sont multiples. « Une étude québécoise parue en 2003 révèle que 80 % des événements étudiés étaient de nature psychologique, 15% de nature physique et 6% à caractère sexuel. Un élève était l’agresseur dans 89% des situations de violence physique. Un collègue était l’agresseur dans 25% des cas de violence psychologique ». Le harcèlement, quel que soit son aspect, est odieux. C’est une violence faite délibérément dans un motif de nuisance. Une violence est d’abord et avant tout une atteinte directe au droit de l’individu « au respect de sa personnalité ». Voyez, par exemple, ce cas de harcèlement en crescendo.
La Croix Rouge a lancé tout récemment une campagne : Debout, face à l’intimidation. Un jeune Canadien sur cinq dit être régulièrement victime d’intimidation. Pour ces personnes, les conséquences peuvent comprendre des dommages émotifs à long terme. Il peut aussi y avoir des dommages physiques, causés par des attaques ou par des épisodes d’automutilation. Pour ce qui est du jeune agresseur, des recherches indiquent que des actes d’intimidation, lorsqu’ils ne sont pas traités, peuvent entraîner des activités criminelles en vieillissant. Des recherches indiquent que plus de 85 % des incidents d’intimidation surviennent devant des pairs.
La campagne, « Au-delà de la souffrance », définit clairement ce que sont l’intimidation et le harcèlement et examine les conséquences de ces comportements. « La majorité des jeunes ne sont ni des intimidateurs, ni des victimes, mais des spectateurs passifs ou actifs qui ont un rôle important à jouer dans la prévention », explique Lisa Evanoff, coordonnatrice nationale, Formation, EduRespect, de la Croix Rouge. « Les pairs peuvent applaudir un agresseur ou ils peuvent décourager le harcèlement en refusant d’accepter ou d’applaudir ses actions ». Les recherches indiquent que les interventions des spectateurs pour mettre un terme au harcèlement et à l’intimidation portent fruit (Craig et Pepler, 1997).
Cette campagne me rappelle la lecture, il y a des années, d’un livre bouleversant : les Désarrois de l’élève Törless, de Robert Musil. C’était en 1957. Törless devient pensionnaire dans un collège pour fils de la noblesse. C’est un jeune homme sensible et réservé. Il apprendra que, dans le monde clos du collège, les passions et les instincts se déchaînent. Il deviendra le témoin des théories étranges des élèves Beineberg et Reiting sur la race des maîtres et la race des esclaves. La nuit, dans un lieu secret, Törless assiste à des séances lugubres, sans agir ni intervenir, au cours desquelles un jeune Juif, Basini, coupable d’un larcin, sert de tête de Turc et accepte toutes les humiliations et tous les sévices corporels. Écœuré et lui-même victime d’un chantage, Törless résoudra ses problèmes de conscience dans la fuite avant d’être récupéré - à tous les sens du mot - par sa famille.
En milieu de travail, le mobbing (attaquer, houspiller, malmener, assiéger, assaillir) est souvent pointé du doigt. Heinz LEYMANN, chercheur allemand en psychologie, l’a qualifié de « psycho-terreur ». Au Québec, pour le législateur, le harcèlement psychologique, au travail, signifie une : « conduite vexatoire se manifestant soit par des comportements, des paroles, des actes ou des gestes répétés, qui sont hostiles ou non désirés, laquelle porte atteinte à la dignité ou à l’intégrité psychologique ou physique du salarié et qui entraîne pour celui-ci un milieu de travail néfaste ».
Le mobbing est en quelque sorte une forme de terrorisme psychologique, une guerre des nerfs, une guerre d’usure qui n’ont rien à voir avec les petites misères et les conflits de la vie professionnelle. Ce qu’il faut déplorer ici est que des femmes et des hommes consentent à participer à ce climat, malgré les souffrances et les injustices qui en résultent. N’importe qui peut devenir un agresseur si un déclencheur se présente : un sentiment de frustration, une perception erronée, l’influence des pairs, le pouvoir sur autrui ou une occasion de regagner un pouvoir considéré comme perdu (Neufeld, 1999 ; Artz, 1998 ; Berkowitz, 1993 ; Craig et Pepler, 1997). L’une des caractéristiques du mobbing est le fait que la lutte ne se fait pas à armes égales puisque la victime met souvent très longtemps à se rendre compte qu’il s’agit d’une guerre. Le pervers narcissique refusant la culpabilité, sa victime n’aura de propension naturelle qu’à l’accepter ; elle aura besoin de donner et son agresseur de prendre ; c’est le jeu idéal pour le pervers narcissique.
Les psychiatres et psychothérapeutes suisses, Maurice Hurni et Giovanna Stoll, ont longuement traité de la relation perverse et du mobbing. Pour ces médecins, il ne faut pas banaliser la violence. Il faut au contraire percevoir à quel point elle peut être intense. Elle est une sorte de terrorisme, pour reprendre le sens que lui donnait le psychologue suédois Heinz Leymann, qui s’attaque à l’essence de la personne. En saisissant cette réalité, on comprend mieux, dès lors, la facilité avec laquelle ces pervers arrivent à avoir, souvent, des positions dominantes dans la société, parce qu’ils terrorisent beaucoup de gens dans leur famille, autour d’eux et au travail. Selon les médecins, il ne faut pas toujours voir, dans le harcèlement, un terrorisme violent, manifeste et démonstratif mais plutôt un terrorisme qui passe par des attitudes, des positions non verbales, des accords non verbaux et qui arrive à paralyser beaucoup de personnes.
Maurice Hurni et Giovanna Stoll poursuivent ainsi leur démonstration : cette violence est aléatoire. Elle n’a pas une raison très claire. Depuis la naissance, il y a des conflits partout, on doit se battre. Le pervers n’a pas les moyens d’assumer ses conflits, qui sont nobles, qui sont constitutifs de l’être humain. Sa particularité est d’injecter le conflit chez les autres ou entre les autres. Il met le conflit dans le psychisme des autres. Le pervers, sous des dehors souriants et une apparence aimante, arrive à détruire une personne. Il use de paroles d’humiliation tout sourire, de mots qui tuent sans colère, d’ambiguïté qui, à la longue, mettent en péril la santé physique et psychique de la victime. Le pervers aime les conflits. Les personnes normales n’aiment pas se disputer. Le pervers a besoin des conflits pour vivre. Il ne peut pas s’en passer. Cela a été une grande découverte. Il faut comprendre cela pour essayer de résoudre le conflit de manière efficace.
Comme le montrent bien les médecins suisses, en attaquant le narcissisme de l’autre, c’est-à-dire son estime de soi, sa valeur, le pervers fait de l’autre un objet. Ces objets sont interchangeables entre eux et tous sont dépendants du pervers. La dimension symbolique des rapports humains est une dimension que l’on ne réalise pas toujours mais qui est évidente pour tout le monde, qui est très importante. Tous nos actes, toutes nos personnes sont imbibés de cette dimension symbolique. Tous nos échanges sont des échanges symboliques. Le pervers n’a pas accès à cette dimension symbolique et va s’employer à rabaisser tous ces échanges, ou toutes ces identités à un niveau concret.
Il y a beaucoup de façons de paralyser la pensée des gens, selon les psychiatres suisses. Il y a toutes sortes de stratégies, notamment par l’exploitation des émotions : on peut envahir une personne, soit avec des flatteries, soit avec des menaces, soit les deux, en alternant le chaud et le froid. Il y a une autre manœuvre possible, qui est le paradoxe. C’est deux injonctions contradictoires simultanées. « Tu réussis bien ta vie professionnelle mais ta vie conjugale est une catastrophe », pourrait s’entendre dire la victime. Qu’elle soit à l’école ou en entreprise, une victime subit, avec les mêmes pressions, les mêmes violences et le même acharnement sur elle.
Contrairement à une opinion répandue, les victimes ne sont pas forcément des personnes fragiles. Selon Marie-France Hirigoyen, en milieu de travail : « les harcelés sont généralement des « grandes gueules » ou pour le moins des fortes personnalités… La victime, c’est en fait bien souvent celui qui résiste, notamment à ses collègues… mais aussi à son supérieur hiérarchique, ou encore à la pression de ses subordonnés ». Homme ou femme, jeune embauché, cadre nouvellement promu ou ancien approchant de la retraite, personne n’est à l’abri d’un harcèlement dans son entreprise. Non plus que dans son milieu de vie.
Aussi loin que 1961, cette question de la violence à l’égard des personnes a toujours fait débat. Avec plus ou moins de résultats. C’est ainsi que la Charte sociale européenne du 18 octobre 1961, entrée en vigueur le 26 février 1965, visait, à l’article 26, à assurer l’exercice effectif du droit de tous les travailleurs à la protection de leur dignité au travail. Pour cela, les Parties s’engageaient, en consultation avec les organisations d’employeurs et de travailleurs, à promouvoir la sensibilisation, l’information et la prévention en matière de harcèlement sexuel sur le lieu de travail ou en relation avec le travail, et à prendre toute mesure appropriée pour protéger les travailleurs contre de tels comportements ; à promouvoir la sensibilisation, l’information et la prévention en matière d’actes condamnables ou explicitement hostiles et offensifs dirigés de façon répétée contre tout salarié sur le lieu de travail ou en relation avec le travail, et à prendre toute mesure appropriée pour protéger les travailleurs contre de tels comportements.
Comme l’indiquait une brochure suisse, dans le mobbing (harcèlement psychologique), ce qui entre en ligne de compte est lié aux conflits non résolus et aux abus de pouvoir dans le milieu professionnel. Dans le harcèlement sexuel, il faut ajouter à ces éléments ceux relatifs à la sexualité, qui reflètent les rapports de domination existant entre hommes et femmes. Le harcèlement sexuel résulte de la combinaison des deux types de rapports.
En Belgique, certaines études ont montré que 8% des sportifs disent avoir été victimes d’abus sexuels. Et là encore, les victimes ont tendance à se taire, ce qui rend malaisée la lutte contre ces pratiques. Les vestiaires, les véhicules, les stages, les voyages ou les réceptions où on boit de l’alcool sont propices aux abus sexuels. Ceux-ci sont souvent commis par une personne ayant autorité sur le sportif. Plusieurs sportives françaises sont sorties du silence et ont dénoncé, dans des livres, les abus dont elles ont été victimes, de la part de leur entraîneur ou d’athlètes masculins.
En Égypte, le Centre égyptien pour les droits de la femme (EWCR) rapporte que le harcèlement des femmes est devenu endémique dans les rues d’Égypte, au point d’être qualifié par des observateurs de fléau social pouvant entraver le développement du pays. Regards libidineux, remarques obscènes, attouchements, exhibitionnisme… tout est dans le menu pour satisfaire les pervers. Les femmes voilées, la grande majorité, et non voilées en sont victimes. Selon l’EWCR, plusieurs facteurs se conjuguent pour expliquer le harcèlement : chômage, mariage tardif et difficile car cher, relations sexuelles hors mariage taboues. L’an dernier, des blogueurs avaient rapporté que le jour de l’Aïd al-Fitr, une horde d’hommes avait pourchassé des femmes dans le centre du Caire, les palpant et les violentant. Le tout sous les yeux des forces de sécurité.
Le harcèlement peut être exercé à petite échelle ou auprès de populations totalement impuissances à le prévenir. Des organisations non gouvernementales (ONG) dénoncent fréquemment les violences faites aux populations démunies : ces problèmes les plus graves sont, entre autres, le harcèlement, l’intimidation, les bombes posées au bord des routes, les mines terrestres, les postes de contrôle où il faut s’acquitter d’un péage pour pouvoir passer, etc.
Le 19 octobre 1999, à la 54e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, les représentants de la République dominicaine et 74 États membres présentent un projet de résolution visant à faire du 25 novembre la « Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes ». Dans son texte qui définit la violence à l’égard des femmes comme tout acte portant un préjudice physique, sexuel ou psychologique, dans la sphère privée comme dans la sphère publique, l’Assemblée générale des Nations Unies exprime sa crainte que la violence à l’égard des femmes ne soit un frein à leur lutte pour l’égalité des chances dans les domaines juridique, social, politique et économique. Elle propose que cette journée soit consacrée à des activités destinées à sensibiliser l’opinion publique sur la question de la violence à l’égard des femmes.
Le harcèlement ou la violence n’a pas de frontière. Dans les plus grandes métropoles du monde ou dans les plus petits bleds, nul n’est à l’abri du harcèlement et de la violence. L’Observatoire national de la délinquance (OND) vient de publier une vaste enquête sur le harcèlement et la violence.
11.200 personnes ont été sondées en porte à porte. La grande particularité de cette enquête est sa méthodologie : les enquêteurs ont tout fait pour que les personnes interrogées ne cachent pas leur vécu par peur : les questions étaient ainsi posées via un casque posé sur les oreilles de l’interviewé, qui répondait uniquement par oui ou non, pour un maximum de confidentialité. Les résultats sont tristes mais éloquents. Je précise que ces résultats ne sont pas propres à la France.
Quelques chiffres éloquents : près de la moitié des violences physiques sont commises au sein des familles. 9 victimes de violences sexuelles sur 10 ne portent pas plainte. Cela montre l’ampleur du tabou, qui est encore plus fort quand on la violence sexuelle se passe dans la famille. De plus, 1 victime sur 5 est un homme. Cela brise un cliché. Les conséquences des violences sont plus lourdes pour les femmes : quand elles sont frappées, elles reçoivent plusieurs coups par an, ce qui n’est pas le cas pour les hommes, apparemment. Bref, 5,6% des personnes interrogées, 2 millions de victimes ces 2 dernières années, avouent avoir subi des violences de tout type, physique ou sexuelle au cours des années 2005-2006.
820 000 personnes ont été victimes d’une personne qui vit avec elles, au cours des deux dernières années. Les victimes sont surtout des épouses mais pas seulement. 330 000 femmes ont déclaré vivre avec un compagnon qui a porté la main sur elles au cours des deux dernières années. Plus de 200 000 femmes ont déclaré avoir subi un viol ou une tentative en 2005 et 2006. Ce chiffre sur la famille relativise paradoxalement les violences qui ont lieu dans la rue, hors de chez soi. Et les séquelles : près de 53% des femmes victimes de violences dans le ménage ont déclaré, aux enquêteurs de l’OND, avoir subi des dommages psychologiques plutôt importants voire importants. « Les femmes sont plus souvent blessées, les conséquences psychologiques sont plus importantes et leur vie quotidienne en est durablement perturbée », précise Cyril Rizk, responsable des statistiques à l’OND. Pour les violences hors ménage, les hommes sont en majorité (58,8%) victimes d’un inconnu alors que l’auteur est connu personnellement pour 55% des femmes victimes.
Cet article est tout à fait juste, complet et pertinent.
Je serais intéressée de savoir si vous avez connaissance des effets sur la santé des personnes ayant été harcelées et des prévalences.
Merci de votre réponse, cordialement.
8:31, le Mercredi 14 novembre 2007Bonjour madame
Vous trouverez sur le site français Doctissimo, en faisant une recherche sur le harcèlement, quelques
résultats intéressants. Le lien vous y mènera directement. Je vous invite également à
consulter cet
autre lien.
La Fédération des travailleurs et
des travailleuses du Québec (FTQ) a publié, sur son site, quelques
documents pertinents mais qui s’appliquent au Québec. Toutefois, je crois
qu’en consultant ces documents, ils pourront vous inspirer dans votre
recherche.
Le Réseau
canadien de la santé a consacré plusieurs pages à cette question. Je vous
en recommande chaudement la lecture. Ce site est émaillé de plusieurs liens qui
devraient vous guider dans votre démarche.
Je vous souhaite madame bonne
continuation dans votre quête et mes vœux vous accompagnent.
Pierre R.
9:29, le Mercredi 14 novembre 2007Je suis du Québec et j’ai subis de l’harcèlement psychologique en milieu de travail, je peux vous confirmer que la loi au Québec contre le hp au travail, ne vaut absolument RIEN. Ayant subis tout le processus, le calvaire d’une victime et les séquelles permanentes a vie, le système défend à 100% les pervers narcissiques.
Je fais partis d’un groupe fondé par Mme Marie-Josée Cordeau, victime elle aussi de hp, et les victimes du groupe pourraient vous confirmer ce que je viens de mentionner.
La loi au Québec NE VAUT RIEN DU TOUT.
Le système oublie les victimes, aucune écoute, aucune place pour s’exprimer. Les victimes sont laissé seule à eux et elles-mêmes. Avec toutes les séquelles, et Dieu sait qu’il y en a. Le hp est un crime contre la personne qui est non reconnu et les séquelles sont pour la vie, croyez-moi.
Merci de m’avoir lu.
Kathy (Québec, Gaspésie)
6:10, le Jeudi 15 novembre 2007Bonjour Kathy
Merci de votre témoignage. Pour le bénéfice d’autres personnes dans votre situation, pourriez-vous nous parler brièvement de la ressource à laquelle vous faites appel, madame Cordeau. Intervient-elle dans votre seule région et y a-t-il des coordonnées pour la joindre ?
Mes salutations et mes voeux de bon courage.
Pierre R.
6:16, le Jeudi 15 novembre 2007A toutes et à tous
Pour le bénéfice des lecteurs et
lectrices, j’ai pu trouver quelques autres informations sur madame Marie Josée Cordeau. C’est
sa douloureuse expérience avec le Harcèlement
psychologique au travail qui l’a poussée à reprendre la plume mise de côté
par les obligations quotidiennes et à dénoncer cette pratique qui semble en
expansion. Elle a aussi fondé sur Internet un forum de discussion qui permet à
d’autres victimes d’échanger et de s’offrir un soutien mutuel.
Vous pourrez quelques
informations utiles sur ce site : Comment survivre au
harcèlement psychologique. En 2005, Guillaume Bourgault-Côté
consacrait, dans le quotidien Le Devoir, un article sur Le harcèlement psychologique au travail fait son entrée dans la loi. L’auteur
se penche sur les dispositions de la Loi sur les normes du travail
qui introduit le droit à un milieu de travail exempt de harcèlement moral.
En dernier lieu, voici une autre
ressource, Les
services Nicole Binette, sur le site de Videotron.
Bon courage.
Pierre R.
6:38, le Jeudi 15 novembre 2007Bonjour Monsieur,
Merci de m’avoir lu. Concernant Mme Cordeau, en faisant la recherche informatique, les personnes trouveront facilement les coordonnées et les renseignements concernant Mme Marie-Josée Cordeau. Mme Cordeau a subis du hp, ce qui fait qu’elle comprend très bien le sujet et les victimes.
Mme Cordeau a fondé ce groupe et c’est vraiment une ressource qui m’a aidé et m’aide encore a ’’essayé’’ de passer au travers. Le respect, l’écoute, le non-jugement sont des valeurs dans le groupe qui permet de se sentir quelqu’un, comprise et humaine.
Être une victime de hp, brise tellement ce que nous sommes, l’estime, la confiance. Même le suicide est parfois une idée qui traverse l’esprit, tout pour ne plus avoir ce mal intérieur. Le hp fait tellement de mal, intérieurement et physiquement, car le corps réagit fortement.
Et ce qui fait mal, entre autres, c’est que les victimes ne peuvent exprimer leur désarroi. Les paroles sortent tout croches, et tristement, c’est les personnes qu’on aime le plus qui subissent, elles-aussi, toute cette destruction volontaire des pervers narcissiques.
Ce que décrit Monsieur Robert Sutton dans son livre, dont j’ai lu quelques passages, est tellement vrai. Dans le milieu ou j’ai subis du hp, un des employé me traité de voleuse et cleptomane, ce que je ne suis pas du tout, en public et dans les résidences, et l’employeure trouvait cela drôle et encourageait l’employé a continué.
L’employé disait que c’était pour rire. HA HA ! Les menaces, le dénigrement, le rabaissement continuel etc… c’est ATROCE pour les victimes qui ne peuvent se défendre car les pervers s’entourent d’autres complices.
Je précise qu’il y a un modérateur qui décide si une personne peut faire parti du groupe. Des personnes ont essayé, mais le modérateur a refusé leur demande. Ce n’est pas une famille qui doit servir à aider les pervers narcissiques a savoir comment nous briser encore plus.
Le groupe n’est pas un endroit de ’’voyeurisme’’. C’est une grande famille qui s’appuit, se soutient. Il y a des victimes de partout au Québec et même à l’extérieur. Il y a déjà eu une personne de la France.
J’espère avoir répondu correctement à vos demandes. Désolé pour ma réponse qui est longue. Dès que j’écris, je revis tout continuellement. Désolé.
Merci encore.
7:07, le Jeudi 15 novembre 2007Kathy
J’ai la plus grande admiration pour votre capacité d’un pareil recul. Votre témoignage est exemplaire. Sobre. Mais combien dense en si peu de mots. Merci pour l’information sur madame Cordeau, que je ne connaissais pas. Et le principe du modérateur est fort intéressant. Cette barrière protège davantage les victimes et éloigne les prédateurs.
Merci pour ce temps que vous avez mis à nous informer.
Pierre R.
7:11, le Jeudi 15 novembre 2007Merci à vous Monsieur, d’avoir pris de votre temps pour me lire. Une victime a tellement besoin d’être entendu, écouté, respecté et surtout être cru, ce qui n’est pas de mise au Québec. Les pervers sont plus écoutés et applaudis. Les pervers et le système se félicitent mutuellement de LEURS succès et de LEURS statistiques complètement erronés, qui ne tient aucunement compte de l’opinion des victimes de hp au travail.
Merci encore Monsieur et Bonne Journée
7:32, le Jeudi 15 novembre 2007Kathy
En conclusion, Kathy, la voix des victimes doit s’élever au-dessus des rumeurs des pervers narcissiques et doit pouvoir se faire entendre. Votre témoignage en est un exemple qui doit être suivi d’effets. J’entends consacrer encore quelques articles issus de ma recherche sur cette question. Bonne journée.
Pierre R.
7:36, le Jeudi 15 novembre 2007Bonjour
Une coquille s’est glissée sur l’origine de monsieur Heinz Leymann. Il est né dans la municipalité de de Wolfenbüttel en Allemagne. Il est donc allemand d’origine allemande. Mes excuses et mes remerciements à Charles Marsan pour la correction.
Pierre R.
9:29, le Jeudi 15 novembre 2007Correction - coquille
Bonjour
Une coquille s’est glissée sur l’origine de monsieur Heinz Leymann. Il est né dans la municipalité de de Wolfenbüttel en Allemagne. Il est donc allemand d’origine. Mes excuses et mes remerciements à Charles Marsan pour la correction.
Pierre R.
9:51, le Jeudi 15 novembre 2007Est-il chercheur allemand en Suède, ou bien est-ce que la Suède n’a plus rien à voir ?
12:42, le Jeudi 15 novembre 2007Olivier
Je suis désolé de la confusion
car confusion, il y a. Sur ARTE,
réseau culturel de télévision, Heinz Leyman est
présenté comme un psychosociologue suédois. Le réseau écrit Leyman avec un seul « n ». Sur le site BTLivres,
Heinz Leymann est présenté comme étant « né en Allemagne, docteur en psychologie du
travail, professeur à l’université de Stockholm, il était un grand connaisseur
des problèmes du milieu professionnel, notamment en Suède, où il a exercé
pendant de longues années ». Sur ce site de Wikipedia,
on le présente comme étant né en Allemagne mais mort en Suède.
Terminons enfin, dans cette
confusion, sur le site même du Mobbing
Encyclopedia, il y est écrit : « Professor Heinz Leymann was born, July 17th 1932, in Wolfenbüttel, Germany, but has lived
in Sweden since 1955 and is a Swedish citizen ».
Conclusion : je dirais que
faute avouée est faute pardonnée. Heinz Leymann est
né en Allemagne et naturalisé suédois. Voilà pourquoi il a toujours été
présenté comme étant un psychologue suédois.
Lorsque j’ai écrit : « Heinz LEYMANN, chercheur allemand en psychologie, l’a qualifié de « psycho-terreur », cela n’était pas faux. Lorsque les psychothérapeutes suisses, Maurice Hurni et Giovanna Stoll font référence au psychologue suédois Heinz LEYMANN, cela n’était pas faux, non plus.
Désolé une fois de plus. Deux contre-vérifications que j’aurais dû m’imposer.
Pierre R.
13:17, le Jeudi 15 novembre 2007Dans le domaine de la violence familiale, il va falloir un jour avoir le courage de sortir du discours idéologique et parler des vraies affaires. Il y a belle lurette qu’au royaume du Féministan, les femelles de l’espèce qui adhèrent à l’idéologie du féminisme d’État détiennent un monopole sur les ressources communautaires. Fortes de généreuses subventions gracieusement accordées par un gouvernement sous leur emprise, auxquelles s’additionnent les nébuleuses rentrées de fonds provenant d’une galaxie de fondation, les bénéficiaires disposent d’une formidable organisation. Le problème résulte du fait que cette machine est mise à la disposition d’un appareil de diffusion massive de propagande haineuse et particulièrement sexiste, notamment mais surtout pas exclusivement, par le biais du réseau d’hébergement des victimes fictives de violence domestique. En parallèle, les hommes quant à eux se font systématiquement déculotter lorsqu’ils sont traduits devant les escrocs qui officient au sein de nos tribunaux, surtout s’il y a présence d’allégations jamais enquêtées de violence domestique. Dans la matrice de propagande, ces milliers d’hommes floués ne représentent tout simplement que de cas isolés !
Le concept même de la « violence faite aux femmes » relève du pur sophisme. La violence n’a pas de sexe. Par contre, le concept de la violence faite aux femmes s’est avéré un puissant argument pour détourner du trésor public des sommes colossales investies en pure perte afin d’alimenter le délire collectif. Qu’en est-il en réalité ? Voir “Petite histoire d’un gros mensonge” sur Bisbille 101 por vous informer du côté sombre de la misandrie institutionnelle.
8:38, le Vendredi 16 novembre 2007Monsieur Lebel
Je rejoins votre argument que la violence n’est pas exclusive aux femmes. J’avais traité de cette question sur un autre forum, Agoravox, où je citais la vision d’Élizabeth Badinter à ce propos. Dans le cas présent, je rends compte d’un sondage qui a refait cette distinction de la violence homme femme. Je n’avais d’autre choix que de suivre - par souci de clarté - cette catégorisation des résultats.
Merci de votre visite et de votre commentaire.
Pierre R.
13:13, le Vendredi 16 novembre 2007Bonjour à vous,
Je ne savais pas que Dr Leymann était décédé. Cet homme a réellement fait avancer les droits de la personne en Europe. Je vous invite à lire son livre : MOBBING. La traduction française est épuisée, mais il se trouve en bibliothèque. Je dois avouer que des passages de ce livre m’ont permis de tenir à l’époque où je l’ai lu. J’étais si soulagé de comprendre que tout ce que je vivais était normal, voulu et prémédité. Ça ne changeait rien à la réalité du mobbing, mais le fait de comprendre et de me replier en connaissance de cause faisait alors toute la différence.
Je me souviens qu’il conseille de ne pas forcer les demandes extérieures car cela peut finir par drainer le peu d’énergie qu’il nous reste. Et cela est dont vrai ! Se faire virer peut briser en effet le fragile équilibre qu’on réussi à maintenir.
Puisque vous parlez des travaux du Dr Leymann j’aimerais vous citer quelques points importants tirés de son fameux livre. Il distingue entre autre cinq groupes d’agissements de mobbing qui font référence aux effets qu’ils exercent sur la victime.
Ce qui est recherché, selon Leymann : « c’est la possibilité de manipuler les fonctions et les situations de la vie professionnelle, de manipuler la communication avec la victime choisie, la considération dont elle jouissait jusqu’alors, de manipuler les tâches professionnelles. »
Il a classifier les agissements en 45 comportements distincts. Notons qu’aujourd’hui il y en a plusieurs autres (nouveaux).
Ces groupes d’agissements sont :
1- Priver la victime de toute possibilité de s’exprimer
2- Couper la victime de son entourage (ses relations sociales)
3- Discréditer sa victime (la considération dont elle bénéficie)
4- Compromettre sa situation (la qualité de sa vie professionnelle et de sa vie privée)
5- Compromettre sa santé
Leymann disait : « L’effroyable efficacité de cette terreur psychologique repose sur ce triple accords : la restriction des tâches professionnelles compromet l’activité et, par là même, les conditions d’existence. L’absence de communication réduit la possibilité de s’expliquer sur les problèmes du moment et de reprendre en main la situation, et la perte de confiance en soi qui en résulte restreint la capacité de s’exprimer. »
Il ajoute que : « Aujourd’hui, plus que jamais, la situation professionnelle d’une personne est le pivot de son existence [...] L’individu n’a de place dans la société que par son activité professionnelle ; c’est elle qui lui fournit les moyens d’existence, qui à leur tour, détermine l’accès à la société. Le mobbing semble avoir peu d’effet lorsqu’il intervient dans le domaine des loisirs, de l’engagement politique ou de l’activité sportive [...] En revanche, le mobbing sur le lieu de travail entraine souvent des difficultés dans la vie privée en atteignant la vie conjugale [...] être la cible de mobbing professionnel est dangereux pour l’équilibre et la qualité de l’existence générale de l’individu. »
Leymann (p.91) dit : « Comme nous l’avons vu, dans tous les cas examinés, ce sont les collègues et les supérieurs hiérarchiques qui contribuent le plus à l’aggravation du conflit. La concurrence à laquelle chacun est exposé en vue de l’amélioration de ses conditions individuelles ou d’une promotion est une des causes de cette surenchère. Mais surtout, et de ceci je suis certain, le désir d’être et de rester en position d’agresseur au lieu de devenir soi-même la cible du mobbing conforte la résolution des persécuteurs. » Ici, il présente, selon moi, tout le problème du mobbing
Notons que Heinz Leymann a commencé ses premiers travaux sur ce sujet à la demande du constructeur automobile Volvo. Les dirigeants n’arrivaient pas à comprendre certaines situations relationnelles entre employés. Ce livre, tiré de son expérience, constitue le fondement de la doctrine du harcèlement moral.
Par contre on n’a pas encore touché au vrai sujet du présente article à savoir que beaucoup des agressions envers les victimes sont commises par des membres de la famille même ! Cela est un fait qui dérange, pas vrai ?. Un sujet tellement tabou. La famille, le fondement de notre identité ; la base de nos sociétés ! L’amour entre frères et soeurs. L’amour d’une mère envers son fils ! C’est drôle comment on n’aime pas attaquer ces images. (Surtout à la veille des fêtes !) Or sachez ici qu’un pervers narcissique engendre très souvent la corruption de ce lien familial afin de briser la cible encore plus efficacement. Dans mon cas c’est, je dirais, ce qui m’a le plus blessé.
20:57, le Samedi 17 novembre 2007Charles
Merci de votre visite. Je vous sais très informé sur les théories de Heinz Leymann. Nous avions déjà échangé sur cette question lors de mon premier article sur la violence et le harcèlement professionnel.
D’autre part, vous soulevez la question de violence familiale, sujet tellement tabou. Hélas. Le pervers narcissique, Charles, se promène à travers tous les terrains où il peut agir en prédateur sadique et ignoble. Le bonheur chez autrui lui est insupportable et il n’a d’autre but que de compromettre - sinon d’anéantir - ces relations délicates qui composent le tissus familial, cette cellule nucléaire, pour utiliser une expression anglaise.
Poursuivez votre travail d’intervention et de diffusion. Viendra un jour où des gens viendront vous dire : merci, parce que vous aurez compris qu’une certaine thérapie passe par ce petit réseau qui se forme autour d’une épreuve difficile à vivre mais qui n’est pas insurmontable.
Amicalement
Pierre R.
21:08, le Samedi 17 novembre 2007j’espère que tu réalises Charles que le premier groupe d’agisement dont tu fais mention dans ton mobbing est vérifié sur moi-même par un certain Pierre R. en ce moment.
Lequel au lieu d’être régulier avec tout le monde sur la plate-forme, s’amuse à se faire des préférés et cracher sur d’autres qu’il choisit comme cela on dirait au hasard.
Bien de la difficulté avec ce genre de personne.
Quant à ton problème à toi Charles, j’ai comme l’impression que tu essaies de lui trouver des explications un peu trop scientifiques pour rien. Comme pour tenter de t’expliquer ton manque de courage à faire tout simplemnt face à ton ou tes agresseurs et règler ainsi ton problème pour de bon.
Excuses-moi de te dire cela mais on dirait que tu sembles te complaire dans tout cela. Ton large sourire sur ta photo.
Es-tu heureux Charles la-dedans et est-ce que c’est fini pour toi ce HM. Car on ne le sait toujours pas ?
Je te dis cela pour t’aider et non pour te nuire. Tu me comprends au moins Charles ?
11:59, le Dimanche 18 novembre 2007Pourquoi censurez à demi une fois de plus mon dernier commentaire en ne le mettant pas accessible sur la plate-forme.
Pourtant j’essaie simplement d’aider Charles à s’en sortir.
Est-ce de la démocratie ce que vous faites en ce moment et le respect de la libre expression de chacun.
Je vous rappelle également que notre système judiciaire lui-même est basé sur la dénonciation. Sans dénonciation il n’y aurait aucune justice, aucun juge, aucun greffier, aucun agents correctionnels. Vous comprenez ?
Alors c’est gens qui sont des juges, des avocats sont des gens public en plus et ils se doivent de pratiquer leur professions de façon intègre car leur comportement a des effets encore plus directs sur les individus.
L’article 19 du standard international énonce qu’il y a même primauté d’OBLIGATION de divulgation de l’information quant des gestes d’incurie graves sont commis comme dans mon dossier.
Alors où est le Mal à le faire si l’O.N.U me dit que j’en ai même l’obligation ?
Pas très fort cette censure comme vous pouvez voir. Pourriez-vous maintenant faire preuve d’humilité et avouer votre erreur mon cher Pierre R ?
12:54, le Dimanche 18 novembre 2007Votre texte Pierre se retrouve sur la page d’acceuil de Isoxa. Que faut-il en déduire ?
10:01, le Lundi 19 novembre 2007Vous savez Pierre, parfois les choses se placent comme par merveille. Je vous invite à lire mon récent blogue charlesmarsan.blogspot.com
Qui travaille sur ce dossier ? Qui voudrait entreprendre cette croisade contre la corruption, le harcèlement et l’entrave politique au Québec ?
Merci à vous Centpapiers, votre guerre à la désinformation comptera un jour comme l’un des plus grands pas vers la démocratie de l’histoire.
11:12, le Lundi 19 novembre 2007Monsieur Bédard,
Que la station Radio-Canada, TVA, TQS, le journal Le Devoir, La Presse (cyber et papier) fassent l’enquête qui se doit dans la situation que je dénonce sur mon blogue. La magouille de la 30 sur la 132. Que l’on étudie les faits, qu’on mette le(s) responsable(s) en enquête publique à la place de Brian Mulroney (un détail à côté de ce dont je parle) et je dénoncerai le pervers narcissique devant les tribunaux. Avant cela RIEN ne serait possible.
Si nous voulons qu’une justice ait lieu, commençons par dénoncer le vol (détournement) des 55 millions qu’on a fait narcissiquement en même temps qu’on essayait de m’éliminer (2003-2006) et le reste suivra ; clair comme de l’EAU DE ROCHE.
En attendant, lisez, écrivez, comprenez, dénoncez… avec amour, recul, intelligence et respect. Mais, bon dieu, cessez d’attaquer la seule plateforme démocratique qui existe au Québec !
L’une des preuves étant que je m’y retrouve, avec les faits, en 2007, totalement libre et bien reçu. Jamais avant ce jour une seule victime de HM avec mobbing, cela j’en suis certain, n’a eu le pouvoir de faire ce que MOI, ici, je vais faire. Jamais.
Or, au nom de tous ceux qui sont ici pour conduire leurs propos de plein droit, par libre expression, je vous prie de ne rien tenter de détruire. Promenez-vous sur les 1400 articles qui ont été publiés ici les deux dernières années et montrez-moi les endroits où on y tiens des propos comme ceux que vous avez tenu ?
Nulle part.
Que la paix soit avec vous.
Carlos :)
Et merci pour les compliments
12:05, le Lundi 19 novembre 2007Charles
Pour le premier message, je vous ai laissé un mot sur votre blog. Pour cet appel à ne pas détruire cette plateforme, je vous suis entièrement. Ce forum - Centpapiers - est lu dans toute la francophonie. C’est une réussite de deux jeunes québécois qu’il faut encourager et non décourager. Ils ont mon respect le plus inconditionnel pour ce projet pleinement réussi et hautement crédible.
Pierre R.
12:10, le Lundi 19 novembre 2007Merci Pierre pour ton commentaire sur mon blog. Explique-moi donc pourquoi personne au Québec ne commente cette nouvelle du ministre Fournier ? Pourtant avec des mots tels que : désinformation, mensonges, complot [...] on devrait s’attendre à une riposte solide.
Mais non ! tous dorment et personne n’ose rien dire. On est mardi (100 heures plus tard) et il n’y a que Canoe qui ont mis en ligne le communiqué intégral aujourd’hui.
On dit souvent qu’il y a trop de journalistes au Québec, moi je crois qu’il en manque pour vrai ! On voit bien qu’ils sont muselés (domestiqués) comme des p’tites bêtes.
Je tiens à remercier les fondateurs de Centpapiers. Il est de notre devoir de défendre sur cette plateforme ce droit de parole qui est mis à notre disposition et de faire en sorte que la crédibilité de ce projet demeure intouchable.
Encore mille fois bravo.
14:52, le Mardi 20 novembre 2007Charles
Si je regarde Google Actualités, il me semble que le sujet n’est pas passé inaperçu. Toutefois, votre inquiétude est compréhensible. Car l’objet de la nouvelle est très près de vous. Le problème est dans le poids de la nouvelle. A-t-il fait les manchettes de nos grands quotidiens ? Peut-être pas. Les chefs de pupitre n’ont peut-être pas jugé que cette déclaration - trop politique - du ministre Fournier méritait la UNE. Nous avons souvent des déceptions sur la « hiérarchie des informations », telle que traitée par les grands médias. Ce que nous considérons de première importance est reléguée près des chroniques mondaines ou la nécrologie, comme nous disions à une certaine époque. Et que ce que nous considérons banal, en soi, est traitée en première page. Ce sont les directives éditorial qui mènent ainsi les médias. D’où une certaine d’une grande trop concentration de leurs propriétés.
Pourquoi ne prépareriez-vous pas une opinion (op-head) pour publication dans Le Devoir ou La Presse, faisant état de votre vécu historique sur cette question, sans toutefois - attention - vous perdre dans des considérations trop personnelles ? Je suis persuadé que Le Devoir publierait une telle opinion si elle est fort bien structurée et d’actualité.
_________
Pierre R.
15:09, le Mardi 20 novembre 2007Merci pour tes conseils Pierre, je vais essayer. T’avais-je dit que j’ai été accepté en journalisme à l’UdeM pour janvier prochain. Je vais devenir bon avec le temps :)
L’histoire de pardon de l’archevêque Marc Ouelette à la radio ce matin m’a amené à verbaliser cette histoire. Un parjure qui avait été orchestré par mon pervers narcissique. C’est peut-être à cette époque qu’il m’a pris en cible.
Un canard savant qui dérange
Lorsque j’étais jeune à Delson, j’habitais avec mes parents, mon frère et ma soeur sur la rue du Curé Brault. Nous avions un voisin assez spécial qui habitait deux maisons plus loin. Ce dernier avait réussi à dresser une oie qui faisait plein de trucs étonnants. On parlait partout de ce « canard » savant ! Vous pouvez imaginer qu’en tant que futur vétérinaire cette bête m’impressionnait beaucoup. J’ai alors été témoin d’une première démonstration de la malice de mon pervers narcissique.
J’ai compris que ce voisin dérangeait énormément les imbéciles de mon village. Imaginez-vous qu’en pleine nuit on avait capturé l’oie savante de notre voisin pour la libérer chez nous dans la cour arrière. Notons que jamais cette oie ne venait sur notre terrain. Bref, j’ai assisté ce jour-là à un crime qui m’a touché au plus profond de l’âme.
Ayant été retiré de son environnement, le volatil savant cacardait à plein poumon. Or le groupe qui s’était réuni, presque tous « ben saoul » ou pas mal avancé à cette heure-là, entend quoi ? : « Un putain de canard ! » Le silence se fît pour mieux entendre l’oie épeuré. Quelle date était-on, croyez-vous ? Quel hasard ! Ça faisait « 15 minutes ! » que la chasse était ouverte ! C’était confirmé dans le journal.
Tous les connivents sont alors d’accord pour manger ce canard y voyant là un signe évident du divin. Or, c’est le pervers lui-même (un amoureux de la chasse), quelques minutes passé minuit, avec le fusil cal. 12 de mon frère, qui a exécuté l’oie à bout portant d’une décharge de plombs en pleine tête.
Tout l’monde trouvait ça très drôle et on était bien fier d’amener cette prise sur le balcon. « Hey ! C’est une outarde, on aura d’la viande pour tous » lança les complices fous de joie. Imaginez l’ambiance : le canard qui vient lui-même tenter le diable à quelques mètres de notre porte de patio. Un coup de douze en pleine ville, en pleine nuit ; on s’attendait à répondre aux policiers, à une visite d’un voisin ; du propriétaire de l’animal. Mais non, le tout passe inaperçue. Faut dire qu’on était dans les années soixante-dix. Sans compter le fait que dans la résidence se trouvaient des témoins bien plus puissants que toute autorité !
J’étais jeune, je ne me souviens plus de tous les détails, mais je comprends que cette magouille visait un triple objectif. Primo : éliminer l’organisme prodige tout en s’amusant ; secundo : porter atteinte à ce voisin et ses enfants (les atypiques du village) ; et tertio : ce complot visait surtout, c’est clair, à corrompre une personne de très bonne morale. Vous vous demandez pourquoi on parle plus souvent de harcèlement moral que de harcèlement psychologique ? Sachez ceci : on s’est arrangé pour que le curé Brault lui-même soit là, témoin de l’évènement.
Sous l’apparence qu’un « canard » se trouvait par hasard dans notre jardin le jour même de l’ouverture de la chasse ; faisant semblant qu’il ne savait pas que c’était l’oie savante du voisin avant de la tuer ; le pervers avait demandé au curé d’affirmer que c’était lui-même qui avait tiré sur le volatil ! Il avait persuadé le curé de se parjurer, étant donné que c’était un animal très important et surtout que des enfants seront en crise de larmes suite à cet évènement. Argumentant aussi sur le risque de représailles auxquelles on se trouvait alors confronté. Le curé Brault, un homme dont la réputation était alors impeccable, avait finalement menti à ce voisin pour protéger le pervers. Le voisin ne pouvant, bien sûr, entreprendre des démarches contre les auteurs sans attaquer ce serviteur de Dieu, innocent, qui demandait pardon.
On peut avancer l’argument qu’on ne tire pas du fusil à côté des résidences comme ça ! La chasse ouvre toujours à l’aube, pas à minuit ! Mais le curé ne savait pas ça, voyons donc. C’était son premier « putain d’canard ! » Je ne sais pas si le pervers a expliqué à cet atypique qu’il était mieux de partir de Delson, mais on a eu de nouveaux voisins peu de temps après.
Pour étudier les vrais cas de harcèlement moral, il faut étudier les évènements, attentivement, et reconnaitre que tout est prémédité, précisément, et que les faits se déroulent, toujours, de manière indubitablement perverse.
On avait tous pardonné au curé, suite à cet évènement, sauf moi. Ce délit m’avait réellement traumatisé parce que je prenais conscience de qui se cachaient derrière leur plaisir malin.
Peut-être est-ce à ce moment que le pervers m’a pris en aversion, car j’avais visiblement mal réagi suite à cet extermination de mon précieux voisin, même si on m’avait clairement avisé de fermer ma gueule !
Charles Marsan
Tvie@msn.com
13:10, le Mercredi 21 novembre 2007Charles
Ce récit me permet, très prudemment, de tirer quelques remarques. Incroyable d’abord à quel point un détail, qui peut sembler accessoire pour les uns, anodin pour les autres, peut marquer l’esprit d’un enfant. Ce fait, fort bien narré, pourrait donner à penser que l’enfant, que vous étiez au moment des faits, a nourri ce détail une grande partie de sa vie pour réaliser à quel point ce dernier l’avait contaminé.
Au point de départ du récit, je reste convaincu que l’enfant, dans votre souvenir, n’avait pas immédiatement saisi l’ampleur et la perfidie de l’intervention de celui ou de celle que vous qualifiez de pervers narcissique qui vous poursuivra longtemps. Mais cette proximité - presque permanente - et son omniprésence, dans votre vie, ont accentué et exacerbé votre vision du personnage. Jusqu’au jour où, j’imagine, des preuves plus tangibles sont venues confirmer vos premières appréhensions.
La question qui me vient immédiatement à l’esprit est la suivante : quand viendra, dans votre esprit, ce point de rupture qui vous permettra enfin de vous affranchir de cette présence lourde et dévastatrice qui agit, toujours, insidieusement sur votre être, vos pensées et vos actions ? Il n’appartient qu’à vous, je crois, d’en définir les frontières au-delà desquelles vous vous sentirez enfin libéré. Et de votre volonté de les franchir. Ce chemin de Damas, « interior intimo meo », comme le dit Saint-Augustin, ne sera pas facile. J’en conviens parfaitement.
Pour terminer, permettez-moi une citation d’une lecture qui meuble mes temps libres, par ces heures qui courent. Charles Taylor, le co-président que nous connaissons bien de par l’actualité, est également un grand philosophe. Il écrivait ceci dans « Grandeur et misère de la modernité, Bellarmin, Montréal 1992, p.54 » : « Toutes les options se valent, puisqu’elles se font librement et que c’est le choix qui leur confère à lui seul une valeur ».
Amicalement
Pierre R.
17:10, le Mercredi 21 novembre 2007Merci Pierre,
Vous avez raison en disant que cette histoire de l’oie du voisin s’est figée dans ma mémoire et que, enfant, je n’avais pas saisi la malignité de cet évènement. En fait cette histoire est revenue à mon esprit récemment. Jamais je n’avais compris pourquoi le curé, ni pourquoi cette oie dérangeait tant.
Par contre, je ne dirais pas que ça va être difficile de dénoncer mon harceleur. Ce ne sera pas un plaisir, mais pas une souffrance non plus. Sachez que je ne lui en veux pas, à lui, personnellement, c’est un malade. J’ai plus de misère avec ceux et celles qui ont agit selon ses directives. Lorsque l’état sera en mesure de faire enquête, dans les autres dossiers contre lui, j’embarquerai. En attendant, dans sa suprême position, mon chien est mort !
En passant, vous n’avez pas vu mon papier à la une du site de Québec-politique.com Si personne n’entend parler de ce scandale de $55 millions sur la route 132, ce ne sera pas parce personne ne l’a dénoncé.
Pour finir, ce n’est pas une question de route asphalté ou non pour un élu ou un autre, perdu en région, là. C’est une démonstration d’entrave grave au processus démocratique, qui a lieu actuellement, contre une population toute entière, contre le gouvernement lui-même !.
17:00, le Vendredi 23 novembre 2007J’ai mis cet article sur le site des médias libres (CMAQ) dans la catégorie démocratie. Va voir la réponse que l’on m’a faite. Ainsi que ma réaction.
Il doit y avoir une réflexion qui résulte de cette dénonciation.
Quel sera le sujet de votre 200ième article monsieur Pierre ?
17:06, le Lundi 26 novembre 2007Vous devez être connecté pour publier un commentaire.




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