La version originale de cet article a été publiée à cet endroit.
Je propose un article en me plaçant dans les souliers de la personne chère qui vous aime, mais qui est partie trop rapidement.
À la question du titre, si votre réponse est négative, ne lisez pas ce message qui pourrait être trop émouvant. Revenez-y plus tard.
Alors, si vous voulez vivre une petite expérience personnelle que j’ai inventée en ce jour, sur le sujet de donner un message d’espoir aux personnes qui sont restées derrière nous, les gens décédés suite à une tentative de suicide.
J’utilise quelques paragraphes qui sont en même temps, la suite de mon premier article sur la prévention du suicide chez nos jeunes et nos aînés. Voici ces lignes écrites spécialement aux êtres chers qui ne comprennent pas ; puisque cette souffrance que vous vivez est incompréhensible et je le sais très bien.
Je laisserai mes doigts courir sans aucune censure, sur le clavier de mon ordinateur, et habitée d’une sincère empathie. Voici ces mots pour vous consoler et pour que ensemble, on guérissent ces blessures profondes, par la thérapie de l’écriture de groupe, et du partage de solidarité, sur le délicat sujet, de perdre personne aimée, décédée suite à une tentative de suicide, ou par l’expression du désespoir. Pour cet exercice nouveau pour moi, ne prenez que ce qui vous convient seulement, puisque cette expérience est nouvelle et personnelle.
Avec vous, lecteurs et lectrices du site Cent Papiers et de ma page personnelle sur le site : Branchez-vous.com voici ce message venant d’une personne chère et décédée par le suicide :
« À ma grande sœur, à mon grand frère, à maman, à mes enfants, ainsi qu’à vous tous mes amis (es). voici enfin un message d’espoir que je viens vous adresser, par l’entremise de l’écriture de Patricia, à travers quelques paragraphes, concernant la suite de son premier article sur la prévention du suicide, chez les jeunes comme chez les aînés :
Si vous saviez comme je vous aime toujours, là ou je suis, même si vous avez ressentis du rejet, de l’abandon et de la colère contre moi, je vous comprends et ce sont des sentiments très humains. Je vous ne garde pas rancune, d’accord. De toute façon, j’ai souffert beaucoup moi aussi, de vos jugements, de vos rejets et de vos préjugés sur la maladie mentale, pendant que je vivais des moments de grande noirceur, de solitude et d’incompréhensions de toutes sortes.
Que c’est triste de se faire mettre de côté, d’être rejeté ou ignorer, par une personne de sa famille ou de son entourage d’amis (es). Sachez qu’avant de vous pardonnez, je vous ais détestés aussi. Merci de la grande leçon d’Amour que vous m’avez apprise, sans trop le savoir, et vice-versa. Bonne route à chacun des membres de ma famille, que j’apprécie par dessus tout, même si nos routes ont prises des directions différentes.
Je remercie particulièrement les personnes qui ont eu la capacité de me tenir la main, jusqu’au bout de mon chemin. Merci de respecter ce choix que j’ai fait ; je vous assure que ce n’est pas le chemin idéal du tout. Je suis encore, près de vous ; mais vous ne me voyez pas du tout. Cela est ma plus grande souffrance dans l’autre monde, l’au-delà ou la réalité invisible.
J’essayais d’en finir avec la souffrance physique et morale, tout simplement ; mais j’étais alors aveuglée par trop de douleurs physiques, morales et spirituelles. C’est ma vie humaine qui a pris fin, à mon grand étonnement ! Laissez les connaisseurs de ce sujet délicat, vous enseigner.
Ces lignes écrites avec mon cœur et mon gros bon sens, sont sûrement, des paroles réconfortantes, que je suis en mesure d’écrire,aussi à toutes les personnes touchées par ce fléau de société. Puisqu’elle j’ai expérimentée douloureusement d’essayer d’en finir avec mes souffrances, par une tentative de suicide ; je suis heureusement encore vivante et disponible pour vous en partager le bref contenu.
Ce n’est pas donné à tous de s’exprimer sur ce genre de témoignages ; vu que peu de personnes sont vivantes, suite à un tel geste de désespérance et d’ignorance. Le terme « L’expression du désespoir » est plus délicate à entendre pour les personnes toujours blessées profondément par cette désolante situation. ».
N’attendez pas que l’une personne aimée, se rende jusqu’au portes du désespoir, pour quitter vos sentiers battus, sur le sujet délicat du suicide. Puisque vous ne pouvez pas vivre un jour dans les mêmes souliers d’une personne qui a vécu ce désespoir, et qui l’a fait vivre de son côté, aux personnes aimées, ne soyez pas trop sévères dans vos propos, ni dans vos jugements et préjugés ; envers les personnes décédées par une tentative de suicide ; ou envers les personnes toujours vivantes, suite à un geste aussi délicat à écrire des mains de la personne en question.
Et bien, sachez que dans le semi coma, une personne peut voir et entendre ce qui se vit autour d’elle. Depuis cette surprenante découverte vécue lors de mon semi coma, suite à une tentative de suicide en 1993, je ne donnerai plus mes confidences et cadeaux en partages, aux ignorants, qui retournent parfois, ces confidences à leur avantage personnel.
Je ne souhaite pas à mon pire ennemi, de vivre ces longues et interminables secondes, où on ne peut même pas bouger, ni parler pour dire enfin, des mots sortis tout droit de son cœur « Je vois maintenant combien vous m’aimiez, essayez au moins de demander la force de me pardonner, comme je l’ai fait si souvent, de mon côté personnel. Et, si vous en êtes toujours incapable, je vous comprends mieux maintenant ; allez votre chemin et bonne route. »
Dans quelques semaines, je serai de nouveau sur la table d’opération. On va retirer ma prothèse artificielle de la hanche gauche, pour la remplacer par une prothèse neuve. Sachez que toutes les portes de la vie sont ouvertes : je m’amuse, je travaille par l’écriture, je m’occupe de mon chat Chiffon, je me fâche aussi parfois, je pleure à l’occasion, je ris de bon cœur très souvent, je maudis rarement, je sacre très rarement, mais j’ai enfin rejeté du revers de la main, toutes idées suicidaires, d’accord !
Si je livre ce témoignage en ce jour, c’est que je ne suis quand même pas à l’abri, de quitter cette vie humaine, d’une façon bien naturelle, comme chacun de nous ! Et, j’aurais regrettée de ne pas avoir écrit ces lignes, advenant une situation désolante. Ce qui me surprendrait bien gros, par contre.
Vaut mieux avoir l’air un peu bête, que de vivre dans les grands chagrins et regrets irréparables.
/BOUCLE_video>POST-SCRIPTUM : Non, mais quelle expérience assez spéciale que je viens de vivre, et vous ?
Seulement un minime ajout à mon texte, d’accord !
Quant une adolescente de 15 ans, te confié un jour, qu’elle pourrait obtenir facilement, une pilule de cyanure, directement sur l’Internet !
Souvent, les parents sont bien les dernières personnes à connaîtrent le désarroi de leurs enfants, adolescents, jeunes adultes, personnes âainés aussi, évidemment.
Tous ensemble, y compris que ce sujet du suicide devrait être, une priorité au Gouvernement et dans nos Institutions de toutes sortes.
La société, le Gouvernement, l’étât, ce sont chacun de nous, tous ensemble ; c’est pas de la magie.
Au revoir de Patricia Turcotte

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