
Ouf, les 19 otages sud coréens, retenus contre leur volonté à Ghazni, en Afghanistan, ont été libérés par les Talibans. Ils doivent leur salut aux tractations quasi inextricables engagées par les autorités sud-coréennes et les assaillants.
Rappelons-le, ces otages qui ont enfin humé l’air de la liberté, sains et saufs comme un Calao d’Afrique, avaient été mis en captivité depuis le 19 Juillet dernier. Ils étaient en tout 23 femmes et hommes qui ployaient sous le triple coup de la peur, du dépaysement et du côtoiement de la mort. Ces gens qui ont été durant six bonnes semaines si proches de la mort, avaient en effet perdu deux d’entre eux, assassinés par les Talibans. C’était d’abord le 25 puis le 30 Juillet. Quoi de plus normal pour eux, que d’avoir presque marqué le pas vers l’autre monde.
Leur libération a toutefois pris du temps après des jours de négociations clairsemées, séparées quelques fois par une pause de dix jours. Mais elle a eu lieu quand même. Et c’est l’essentiel. Les deux parties composées du gouvernement sud-coréen et des Talibans, ont trouvé un terrain d’entente. L’une obtenant la liberté de ses citoyens contre ce qui semble a priori arranger l’autre, à savoir le retrait des 200 soldats sud-coréens de théâtre afghan, sans pour autant obtenir ce qui les y avait conduits au début, aux côtés des GI’s : la paix et la sécurité, pas plus.
En plus de cela, Séoul s’est engagé à fermer d’ici fin Décembre, les missions humanitaires relevant de son autorité, en Afghanistan. S’agit-il, comme l’estiment certains, d’une capitulation ou, tout au moins, d’une faiblesse de Séoul face à ceux-là considérés jusque-là comme des terroristes ? On ne saurait répondre par l’affirmatif. Car, à l’évidence, pour rien au monde, un gouvernement aussi proche soit-il de son objectif de restaurer la sécurité en Afghanistan, n’acceptera de monnayer la vie et la sécurité des afghans contre celles de ses propres citoyens. Surtout que ces derniers étaient petit à petit abattus comme des poulets. Quoi que soient donc les non-dits des tractations (dont on doute pour le moment de la véracité) qu’il a eues avec les Talibans, le gouvernement sud-coréen a eu raison de faire libérer ses « enfants ». Il en avait besoin, le Peuple sud-coréen aussi.
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