• Les zélections feuille d’érable 2008 Jours 1 à 4

    13 septembre 2008 | 0 commentaire(s) | 91 affichage(s)

    JOUR 1

    Ça y est ! Encore une fois, la campagne est en ville. Il faut dire qu’on est très gâté au Canada, côté démocrasserie. Une 4e campagne zélectorale depuis le début du siècle. Si on ajoute les 2 campagnes provinciales québécoises, ça nous en fait 6 en moins de 8 ans, soit en moyenne une à tous les 17 mois. Ne sommes-nous pas le plusse grand démocratique pays du Mont Dentier ? (1)

    Ce dimanche, le président Harpeur s’est donc levé très tôt pour se rendre chez la vice-reine pour lui demander la permission de se câlisser de sa propre loi (3) qui prévoyait plutôt des zélections à date fixe comme dans les grands pays si vilisés. Les canayens et canayennes sont donc convoqués aux urnes pour le mardi 14 octobre prochain, soit exactement le lendemain de la fête annuelle de la dinde fourrée aux atocas (4).

    Deux choses m’ont frappé dans ce déclenchement aussi inattendu que le coucher du soleil au début de chaque soirée. D’abord, l’allure du président Harpeur. Cela faisait longtemps que je n’avais pris le temps de lui examiner le look au président Harpeur. Or comme chacun, chacune le sait, le look électoral c’est ça qui est le plusse important quand la campagne bat son plein de marde électorale. Et je dois dire que le look Harpeur 2008 m’a énormément surpris. C’est qu’il est rendu presque svelte notre Harponneur bien mal aimé ! En plusse, il respire la confiance à plein pif. Il a le look presque serin (pardon… serein). Un look qui transpire tellement la confiance en son lui-même que même le plusse concentré des désodorisants en bâton ne peut nous en masquer la puanteur. L’autre chose qui m’a mis presque K.O. c’est l’humilité de notre président con (mais oh combien) servateur. Stephen Premier a commencé sa campagne en prévoyant que son garnement resterait mineur à terre. Comment est-ce possible ? Pourquoi alors avoir sacrifié stupidement une pleine année de pouvoir ? (1) C’est ce qu’il nous précisera sans doute dans les prochains jours. En attendant, je ne peux que me réjouir du déclenchement de cette campagne et surtout de la date du scrutin, le 14 octobre 2008, parce que la saison locale des vrais canadiens commence le 15 octobre et qu’alors on pourra se concentrer sur les vrais affaires. À propos, Sundin y as-tu droit de vote ?(1)

    (1) Vous venez d’entrer chers délecteurs (2) et délectrices (4) dans la partie interactive de cette chronique. Pour vous étendre langoureusement sur cette question, veuillez cliquer sur le mot « comment ne pas se taire » ci-bas et enregistrer votre son d’âge. Vous courez la chance de vous mériter un voyage au bureau de vote du coin et de contribuer à mettre (ou remettre, azyoulaike) le moron de votre choix à la tête du Canada.

    (2) Extrait du Petit dictionnaire de la langue de Plywood : Délecteur : Nom macho donné à un simple lecteur qui atteint soudain un état de grâce poly insaturé en découvrant les nouvelles chroniques zélectorales du Rapporteur Zircona.

    (3) Extrait du Petit dictionnaire de la langue de Plywood : Délectrice : Nom émasculé donné aux futures groupies du bientôt célèbre Rapporteur de fausses nouvelles : Zircona Cul Bique.

    (3) Extrait du Petit dictionnaire de la langue de Plywood : Une propre loi est une loi dépourvue de saletés partisanes. On dit aussi parfois une loi blanche qui est soit une loi naïve et niaiseuse ou un gros volatile zémigrant affamé d’accommodements raisonnables dont on fêtera le carnage annuel justement en même temps que les prochaines zélections.

    (4) Extrait du Petit Zircona illustré : Atocas : Petites bouches bées que l’on cueille dans certains des plusse magnifiques villages du Québec qui longent l’autoroute 20 entre Montréal, la Métropauvre et Québec, la vieille capiteuse.

    JOUR 2

    Pour un pays appelé à voter si souvent, nous avons quand même un drôle de système zélectoral au Canada, un système basé sur l’élection d’un dépité pour chacune des 308 circonscriptions coast to coast. Le chef des tas est choisi par le parti politique ayant réussi à obtenir le plusse grand nombre de dépités. Il n’y a donc qu’une infime partie des canayens, canayennes qui auront la chance de voter directement pour notre premier sinistre, soit cette fois encore ceux habitant le comté de Calgary-Sud-Ouest. Pourtant, tous les partis orientent la quasi totalité de leur campagne sur leur leader. Et bien sûr les Grands Médiocres (5), ceux qui contrôlent ce que nous devons absolument savoir pour être de bons citoyens, citoyennes canayens, canayennes, suivent presque exclusivement les leaders d’une mare à l’autre.

    La grosse nouvelle du Jour 2 a été la décision du Consortium des Diffuseurs Canayens (6) d’organiser les débats traditionnels des cheufs pour les 1er et 2 octobre prochains et d’y exclure la cheftaine du parti vert, Madame Bebeth May, sous prétexte que les autres cheufs, les vrais, les gros, les puissants, les signifiants, les importants, les influents, les dominants, les virils, les mâles (sauf Téphane Dion qui ne répond à aucun de ces qualificatifs) auraient peut-être pu refuser de participer à ces gros shows de TV insipides et endormants qui permettent aux morons avides de pouvoir de nous montrer la pauvreté de leur idéologie et/ou la perspicacité de leurs comités de fabricants d’images pour choisir la couleur de leurs cravates.

    Pour ma part, je suis contre les exclusions. Je rêve d’un immense débat télévisé multi-bilingue entre les cheufs, cheftaines, représentants, représentantes des 16 partis officiellement reconnus au Canada incluant un close up ultime d’au moins 92 minutes entre le ou la porte-barrissements néo-rhino et le ou la porte-rugissements de l’Animal Alliance.

    (5) Extrait du Petit dictionnaire de la langue de Plywood : Grands Médiocres : On appelle « Médiocre » tout moyen de propagande qui permet de faire entrer un message subliminable dans la cervelle des mauditeurs, regardeurs, toucheurs, senteurs et goûteurs (les 5 senseurs). Les Grands Médiocres (aussi appelés Masse Médiocres parce qu’il y en a en masse) sont ceux qui vargent le plusse fort, qui rejoignent le plusses de caves, qui rapportent le plusse de dividendes et donc qui se vautrent le plusse profondément dans la médiocrité.

    (6) Extrait du Petit dictionnaire de la langue de Plywood : Consortium des Diffuseurs Canayens : Cartel de vendeurs de pubs par petits écrans interposés composés de CBC/Radio-Can, CTV/Global et TVA/Pédaleau.

    JOUR 3

    Coup de théâtre au jour 3 de cette passionnante campagne électodrable ; un événement aussi majeur qu’inattendu et qui risque de chambouler les prévisions des plus grands experts, analystes et autres connaisseurs es politicaillerie canayenne ; un événement si tant tellement important que le TSX de la grosse bourse de Toronto en a quasiment perdu les pédales : le très honorable président Harpeur s’est excusé. Hé oui ! Harpeur le plus que parfait, Harpeur le champion du contrôle sur tout ce qui l’entoure, Harpeur s’est fait prendre les culottes baissées et a dû demander pardon Mononcle à nul autre que Téphane Dion. Tout ça à cause d’un petit montage vidéo Internet préparé par un sous-fifre tout aussi con que servateur montrant un vulgaire oiseau qui chiait sur l’épaule virtuelle du pauvre martyr occupant actuellement le poste de parrain intérimaire de la mafia libérale fédéraste (7),Téphane Dion en chaire et en paquet d’os. Avouez chers délecteurs et délectrices que comme événement majeur et marquant, vous n’en demandiez pas tant.

    Le plusse capotant la-dedans c’est que le pauvre Téphane Dion semble en tirer des dividendes, lui qui espère changer son image de looseur incompétent et pétant pour celle du tit-gars cool et ordinaire qui vient de Sillery (une ancienne banlieue maintenant fusionnée mais toujours cossue de la vielle capiteuse, qu’il essaie de faire passer pour un simple trou à rats) (de bibliothèques). Pas besoin de nous convaincre que tu es tout ce qu’il y a d’ordinaire mon Téphane, ça fait longtemps qu’on le sait…

    (7) Extrait du Petit dictionnaire de la langue de Plywood : Fédéraste : Pour les délecteurs et délectrices extérieurs au jadis plusse beau pays du monde, le Canabec, il est important que vous compreniez que la politique canabécoise (ou québénadienne azyoulaike) se divise à peu près en deux groupes, les fédérastes et les séparasites. Les fédérastes sont des désaxés politiques qui vénèrent la fédération canayenne, allant même jusqu’à la sodomie constitutionnelle. Les séparasites sont des pervers politiques qui se nourrissent du sang de la révolution trop tranquille à leur goût et qui veulent se libérer de ce qu’ils appellent le reste du Canada, tout en conservant la monnaie, le passeport, la nationalité et le club de hockey canayens.

    JOUR 4

    Petit nombril de semaine plate dans une campagne drable et ennuyante. Outre les promesses que personne ne prend jamais au sérieux (autant ceux qui les font que ceux à qui elles sont destinées) et outre les efforts du président Harpeur pour avoir l’air d’un humain sensible et compatissant, il n’y a que 2 événements quelque peu dingues de mention.

    D’abord le spectaculaire volte face des Macho men envers la cheftaine verte qui sera finalement l’insignifiante de service aux incontournables débats télévisés des 1 et 2 octobre prochains sur les ondes d’à peu près tous les postes généralistes de rétrovision canayens. Puisque c’était quasiment rendu que cet incroyable et flamboyant débat d’idées qu’est sensé être une campagne zélectorale finissait par se restreindre à un débat sur l’éventuel débat de TV, y’a ben fallu que les machos se relaxent les amourettes et acceptent que Matante Bebeth soit autorisée, elle aussi, à tenter de vendre ses salades à TiVi comme les autres cheufs.

    Deuxième sujet du jour nul : la confrontation aussi stérile que divertissante entre 2 dinosaures séparasites (7) Gilles Du Sceptre, le cheuf des bloqueux, et Jacques Le Pen Brassard, un ancien sinistre de 3e ordre du gouvernement du PCul. (8) Comme je vous l’expliquais hier, la particularité de la politique québénadienne est le désir d’une partie de la populace de se séparer le québé du nadien. (9) Or, ce groupe, appelé les séparasites, comporte des gens de toutes tendances : des groscristes, des petitscalistes, des unijambistes lucidistes, des gogauchistes, des environnemaladementalistes, des LePénistes, des Hitlerristes, etc… Et entre 2 ou 3 révérends d’hommes perdants, les diverses factions séparasites ne manquent pas de se crêper le chignon tant qu’ils peuvent ce qui permet à leurs adversaires et à certains chroniqueurs perspicaces et pervers (youhou, c’est moi !) de se bidonner un bon coup.

    (8) Extrait du Petit Zircona illustré de l’histoire du Canabec : Jacques Le Pen Brassard a surtout occupé des postes dignes de son très haut niveau intellectuel comme ministre des poissons, des bebittes, du loisir, etc. Mais il a quand même laissé un certain souvenir coast to coast alors qu’il a été ministre des affaires intergouvernelamentables canadiennes, poste qui lui fut retiré quand son supérieur d’alors s’est rendu compte, après 20 mois, que Jacques ne parlait pas un crisse de mot d’anglais. M. Brassard a aussi été pendant presque 4 ans ministre de la réforme parlementeuse, une réforme qui n’a évidemment pas encore eu lieu à ce jour.

    (9) Zircona Bonus Track : Juste pour vous prouver ma future légendaire générosité, je vous offre tout à fait gratuitement une phrase alternative à celle que vous venez de lire : Comme je vous l’expliquais hier, la particule hilarité de la politique canabécoise est le désir d’une partie de la populace de se séparer le cana du bécois. Ne me remerciez pas, ça ne m’a rien coûter…

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