21 août 2007 |
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Monsieur George W. Bush et
monsieur Stephen Harper ont trouvé amusantes les contestations et inquiétudes
exprimées par des groupes dissidents sur ce fameux Partenariat pour la sécurité
et la prospérité. M. Harper a souligné que les trois pays étaient « de
bons voisins et de bons amis », qui étaient à la fois « indépendants
et interdépendants ». Pouvait-il en être autrement ?
Le président Bush a affirmé qu’il
était dans l’intérêt des États-Unis de travailler en collaboration avec les
Canadiens et les Mexicains. Il faut reconnaître à George W. Bush une capacité
extraordinaire de retenir l’information compromettante et d’énoncer des vœux pieux
qui ne se traduisent pas par des actions concrètes et des réussites. Selon les
États-Unis, le Canada fait fi d’un plafond sur les exportations de bois d’œuvre.
Selon eux, les firmes canadiennes continuent de bénéficier de subventions
déloyales. Notre premier ministre, Stephen Harper, a-t-il discuté avec son
vis-à-vis de ces questions fort irritantes qui mettent à mal les bénéfices de l’accord
de libre-échange nord-américain (ALENA) que pourraient en retirer les deux
voisins ? Plus de deux décennies de batailles juridiques et de discorde
diplomatique entourent la question des exportations de bois d’œuvre canadien
aux États-Unis. La Cour internationale d’arbitrage de Londres (CAIL), se
penchera sur de nouvelles plaintes déposées par le gouvernement américain
contre des pratiques qui, selon lui, contreviennent à l’entente signée le 12
septembre 2006.
Monsieur Harper fait de l’humour.
Il a raconté en rencontre de presse qu’un dirigeant d’entreprise avait dénoncé
que les normes pour les bonbons à la gelée (jellybeans)
n’étaient pas les mêmes au Canada et aux États-Unis. « Notre identité sera-t-elle en danger si on
change ces règles ? M. Dion le pense, mais pas nous », a-t-il ironisé. C’est
avec une même ironie que le premier ministre du Canada s’est moqué des
manifestations de dissidence à l’égard du Partenariat pour la sécurité et la
prospérité (PSP). « Quelques leaders de
l’opposition ont mentionné des détournements d’eau gigantesques, et des
class=SpellE>superautoroutes continentales — peut-être interplanétaires,
je ne sais pas », a dit M. Harper. « J’ai
même entendu parler d’un ancien premier ministre qui hanterait les couloirs. Je
ne l’ai pas encore rencontré ». Monsieur Harper voit dans les contestations
l’échafaudage d’un complot. Le président George W. Bush a emboîté le pas en
jugeant « comique la différence
entre la réalité et ce que certaines personnes disent à la télévision ».
Bien placé pour commenter l’actualité, le président Bush a soulevé les « tactiques de peurs » employées par
de nombreux opposants. Il s’est dit amusé par ceux-là qui soulèvent des
théories du complot et forcent ceux qui sont visés à prouver que ça n’existe
pas.
Lorsque les deux hommes se sont
fait demander s’ils avaient eu l’occasion de jeter un œil sur les manifestations se déroulant aux pourtours du périmètre de
sécurité, monsieur Harper a ironisé, rapporte
href="http://www.ledevoir.com/2007/08/21/154084.html">Le Devoir : « J’ai entendu dire que ce n’est rien, a-t-il
lancé. Quoi, il y en a quelques centaines ? C’est pitoyable ». M. Bush, qui
se trouvait à ses côtés, s’est contenté de sourire aux caméras avant de tourner
les talons avec son hôte pour entamer leur rencontre bilatérale.
Stephen Harper, faisant fi des
craintes maintes fois exprimées par les entreprises exportatrices aux
États-Unis, a déclaré : « Nous
avons reconnu que la sécurité frontalière, aussi critique soit-elle, ne peut
menacer les liens amicaux qui nous unissent ». Ce qu’il faut savoir
c’est que ces contrôles frontaliers depuis le 11 septembre ont entraîné des
blocages qui ont coûté des milliards de dollars. Pouvions-nous nous attendre à
une déclaration différente de Stephen Harper, aligné sur son ami George W.
Bush, lorsque les États-Unis sont le premier partenaire économique à la fois du
Mexique et du Canada.
Sur la question de l’Artique, remise à l’ordre du jour par la récente expédition
russe qui a planté un drapeau sous le pôle Nord, la rencontre de Montebello n’aura
débouché sur aucune décision. M. Harper a beau réaffirmer la souveraineté
canadienne dans le Grand Nord et considérer, contrairement à Washington, que ce
passage qui se faufile entre des îles canadiennes fait partie de ses eaux
territoriales, les États-Unis persévèrent et signe : « les États-Unis continuent à considérer que
le Passage du Nord-Ouest est une voie de navigation internationale », a
déclaré un porte-parole américain, M. Dan Fisk, après
un entretien entre George W. Bush et le premier ministre canadien. Rien de
spectaculaire ne ressort de cette rencontre de deux jours mais Stephen Harper
se cramponne sur quelques accords en matière de réglementation, de propriété
intellectuelle, de recherche énergétique et de lutte contre les pandémies.
Pour ne pas irriter son homologue
américain, le premier ministre a choisi de ne pas aborder le cas d’Omar Khadr, ce jeune Canadien emprisonné, alors qu’il avait 15
ans, à Guantanamo et pris dans un imbroglio juridique, rapporte
href="http://www.ledevoir.com/2007/08/21/154084.html">Le Devoir. L’homme,
arrêté en Afghanistan parce qu’il aurait prétendument attaqué des soldats
américains, ne peut être jugé depuis qu’une commission militaire a déterminé
que les tribunaux militaires spéciaux mis en place pour le faire n’en ont pas
la compétence.
Des groupes nombreux et divers n’ont
de cesse de dénoncer le « secret » entourant, selon eux, les
discussions du PSP, qu’ils soupçonnent d’être une machine de guerre néolibérale
au service du monde des affaires et des États-Unis. Si le Canada a eu son lot
de contestataires, le Mexique n’y a pas échappé. Gustavo Iruegas,
secrétaire des affaires étrangères du gouvernement symbolique du Mexique, un
Conseil des ministres fantôme formé par le candidat défait à la présidence
Manuel Lopez Obrador, qui ne reconnaît pas la
victoire de son rival et aujourd’hui président mexicain, Felipe Calderón, partage la principale crainte des 1500
manifestants réunis à Montebello : la perte de souveraineté des pays avec le Partenariat
pour la sécurité et la prospérité (PSP). « Cette
réunion est très mauvaise pour le Mexique », a dit Gustavo Iruegas au
href="http://www.ledevoir.com/2007/08/21/154077.html">Devoir. « Le Mexique n’a pas d’ennemis, mais en se
collant sur les États-Unis, on va en avoir. Et ce n’est pas ici, derrière des
portes closes, que le Mexique va régler ses problèmes de pauvreté ».
En terminant, faut-il se
surprendre que quelques grands leaders d’entreprise canadiens se soient
absentés de cette rencontre ? Étaient notamment
présents : Dominic D’Alessandro, PDG de la
Financière Manuvie et E. Hunter Harrison, PDG de la
Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada. Étaient notamment absents :
Paul Desmarais fils, président du conseil et co-chef de la direction de Power Corporation
du Canada et Michael Sabia, PDG de BCE (
href="http://www.lapresseaffaires.com/article/20070821/LAINFORMER/70821080/-1/LAINFORMER01">Cyberpresse).
En rencontre de presse, au terme
de leur rencontre, les trois leaders « amigos » ont tenté de rassurer leurs électeurs respectifs au sujet du
Partenariat sur la sécurité et la prospérité (PSP) considéré comme obscur par
les partis d’opposition et les groupes de la société civile. Quelle conclusion
faut-il tirer de cette rencontre de Montebello ? Ni accord ni traité, le PSP
est présenté comme un instrument international de concertation s’appuyant sur
les ententes déjà existantes entre les États-Unis, le Canada et le Mexique,
dont au premier chef l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena). À la
seule condition que cet instrument ne heurte en rien les convictions et les
intérêts de nos voisins américains.
Bonjour,
En gros Harper, c’est une lavette des US quoi ? Pour Harper, les US sont plus importantes que le Canada. harper fait il partie de l’administration bush ou pas ?
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