11 novembre 2008 |
4 commentaire(s) |
164 affichage(s)
On a vu ces dernières années se multiplier les discours les plus tristes à propos des performances du système d’éducation québécois. Mais celui qui s’avère entre tous le plus stérile est celui qui évoque les problèmes de « nivellement par le bas » et qui dénonce la « culture de la facilité ».
Nous n’utiliserons pas ici l’expression « discours de looser », et ce, pour deux raisons. 1) Pour notre amour de la langue française et 2) pour éviter de manquer de respect aux gens qui ne comprennent rien à l’éducation et pour qui ce type de discours est davantage un cri de désespoir qu’une attaque en règle. Mais entendons nous bien, le recours à l’argument du « nivellement par le bas » est bel et bien un discours de perdant parce qu’il n’est qu’une plainte, qu’il n’apporte rien, ne propose rien et ne solutionne rien. Il est le résultat d’un manque de confiance en la capacité du système scolaire et de ses enseignants à livrer la marchandise. Il devrait être reçu comme une insulte -pas même polie- lorsqu’il est utilisé et davantage encore lorsque cela se produit dans l’espace public (Pour mieux comprendre ce à quoi je souhaite en référer, cliquez ici).
Ce pauvre Monsieur Dumont, vraisemblablement au bout du rouleau et à court de vision, demeure populiste parce que c’est bien tout ce qui lui reste. Il exploite l’ignorance des électeurs et tente de l’utiliser à son profit.
Il faudrait qu’il enseigne juste une petite semaine dans une classe pour s’apercevoir que l’enseignement est une tâche impossible. Oui, impossible. Étant impossible, l’enseignement ne peut donc aspirer à être autre chose qu’une opération d’ « optimisation » : faire le mieux possible avec les ressources disponibles. C’est ce que font les enseignants tous les jours et ils le font très bien au Québec, comme en témoigne une récente étude du Conseil des Ministres de l’éducation du Canada. Les premiers élèves québécois complètement réformés [


(Pas encore d'évaluation)
Mario est un perdant, c’est pourquoi il utilise des discours de perdants. Maintenant, avouons que nous pouvons faire mieux dans nos écoles. Et la solution n’est pas l’ADQ, mais une population bien informée. Ici en Asie, les jeunes font des math d’une ou deux années en avance de nos enfants. Un peu gênant.
23:41, le Mardi 11 novembre 2008Au lieu d’abolir les commisions scolaires, pourquoi pas le ministère de l’éducation ?
S’ils aiment tant que ça le système scolaire, qu’ils deviennent profs !
Pas parce que c’est le gouvernement qui paye (avec notre argent) que ça lui donne le droit de décider pour nous, avec ses réformes bidons et comités en tout genre.
1:15, le Jeudi 13 novembre 2008Vraiment étonnant. Un discours de perdant.
« Mais entendons nous bien, le recours à l’argument du « nivellement par le bas » est bel et bien un discours de perdant parce qu’il n’est qu’une plainte, qu’il n’apporte rien, ne propose rien et ne solutionne rien. Il est le résultat d’un manque de confiance en la capacité du système scolaire et de ses enseignants à livrer la marchandise. »
Depuis quand une plainte doit-elle apporter quelque chose, proposer une solution ? Sans aucune rémunération.
Au lieu de simplement constater et faire part ce qui ne va pas.
Pouvez-vous démontrer la « capacité » du système à atteindre les objectifs ? En lieu de « livrer la marchandise ».
Pouvez-vous démontrer la « capacité » des enseignants à atteindre leurs objectifs ? En lieu de « livrer la marchandise ».
D’où vient cette conception psychique du « livreur » de « marchandise » ?…
« Il faudrait qu’il enseigne juste une petite semaine dans une classe pour s’apercevoir que l’enseignement est une tâche impossible. »
Ce qui me fait songer à un instructeur à la retraite de chez Lauzon qui disait toujours à ses élèves, « Il est impossible d’avancer en reculant. Pour voir, placer la manette d’embrayage à R et constatez si l’auto avance. »
Il faut donc expérimenter l’enseignement, pour comprendre ? Ah bon !… Ce n’est pas documenté, nulle part ? Hé bien !…
C’est bien ça, que vous proposez, il faut le faire soi-même. Le vrai nivellement vers le bas, non ?…
« Faites donc confiance aux enseignants. Malgré les conditions impossibles dans lesquels ils oeuvrent… »
D’accord. Aussitôt qu’on dira au public combien ils sont payés, combien d’avantages sociaux ont-ils, combien de congés de maladie par année accumulés, pour le nombre d’heures de travail semaine. En plus des deux mois payés pour être en vacance, bien sûr.
Faire confiance… Comme l’a noté le rapport de Price Waterhouse Cooper, à propos de l’administration et des enseignants à l’UQAM qui reçoivent le même salaire faramineux, normalement 120,000 $ et plus, malgré qu’ils travaillent la moitié du temps. Donnent 2 cours l’an au lieu de 4 cours, quoi. Des voleurs de temps de travail, incongédiables, à qui il faut faire confiance.
Mais… Rassurez-vous, Mario Dumont ne lira jamais le rapport du VGQ Renaud Lachance ou de Price Water House Cooper ou de Ernest&Young, à propos des conditions de travail impossible, dans votre milieux de travail. Surtout là, où sont engloutit les 350 millions de son budget annuel.
En tant que syndiqué vous n’appréciez pas la culture, les politiques et les manières de Mario Dumont ?…
C’est un choix.
Mais, vous pouvez le dire en 12 mots aussi, au lieu 631 mots.
ch
16:51, le Jeudi 13 novembre 2008Le problème de l’éducation de la jeunesse est à aborder de manière globale et mondiale. C’est la manière de penser les problèmes qui conduit à l’impasse. Au lieu de discuter sempiternellement des moyens, en voulant croire que tous les intervenants ont le même but, il serait urgent de se mettre d’abord d’accord sur ces buts ! L’école actuelle est insensiblement devenue une école de la performance, une école de cirque… A quelle vie d’adulte prépare-t-elle actuellement ? C’est la première bonne question, en ces temps de crise, où les préparer à être “créatifs” et “adaptatifs” est plus utiles qu’à essayer à les “conditionner” au “productivisme” d’hier, dépassé déjà.
0:10, le Vendredi 14 novembre 2008Vous devez être connecté pour publier un commentaire.




(5.00 sur 5)



(5.00 sur 5)



(5.00 sur 5)



(5.00 sur 5)



(5.00 sur 5)



(5.00 sur 5)



(5.00 sur 5)



(5.00 sur 5)



(5.00 sur 5)



(5.00 sur 5)À propos de Cent papiers | Tous droits réservés, Cent Papiers 2006-2007 | Roule sous Wordpress | Design: Olivier Niquet | Écrivez-nous !