11 avril 2007 |
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Monsieur Biya,
Dans une interview à Radio France Internationale qui a suscité une vive polémique dans les médias, le peuple camerounais s’est senti trahi par les propos que Jany Le Pen attribue à votre épouse, par ricochet à l’ensemble des camerounais : « Vous le féliciterez car il s’exprime magnifiquement et nous adhérons à ce qu’il dit. Il a raison. », a ajouté Mme Le Pen en commentant : les Camerounais “n’ont pas envie de voir leurs élites partir de leur pays”. Nul n’est besoin de vous rappeler que le couple Le Pen est qualifié de « patron de l’antisémitisme et du racisme » en France.
Outre le caractère gravement diffamatoire de cette interview, le fait qu’elle soit proférée dans un média international alors même que les camerounais ont déjà été agressés en France par les citoyens de cette nationalité : l’exemple de Guy Effeyé - ce camerounais qui a failli être expulsé de France n’eût été une mobilisation citoyenne des progressistes français, ce cas a été médiatisé, par contre il y’a des milliers de camerounais qui sont expulsés incognito -,n’est que la preuve de votre démission, et l’abandon des prérogatives qui sont les vôtres. Cependant un vulgaire donateur du FN en la personne de Jean-Pierre Barbier exerce sous la protection de votre régime à Douala, sans inquiétude, pardi ! Par contre, tous ceux qui sont condamnés par les politiciens français de quitter leur territoire, constitue aux yeux de la civilisation un véritable appel au meurtre…
Recevoir la famille tant charnelle que politique d’un Le Pen multirécidiviste de la calomnie à l’endroit des races différentes de la sienne, ne laisse donc d’autre choix que de saisir la justice populaire - faute de pouvoir régalien -, laquelle nous a déjà baignés en 1955 dans des insurrections barbares et sanglantes. Recevoir les Le Pen c’est donner champ libre à ces accusations infamantes à l’endroit des peuples noirs. Vous mettez par là le Cameroun au ban des peuples civilisés, et de ce fait vous apparaissez avec les Le Pen comme des délinquants institutionnels à mettre hors d’état de nuire.
J’observe par ailleurs que vous avez récemment adopté une posture républicaine et patriotique dans votre traditionnel discours du 10 février, qui vous a conduit à stigmatiser la « haine et l’irrespect » entre compatriotes. Vous avez stigmatisé les jeunes en proie aux difficultés de tous ordres, bien sûr suscitées par le délitement institutionnel de votre gouvernance, tant culturelle, économique, sociale que politique. Cette jeunesse s’est sentie avilie par votre aventurisme, au nom de l’humanitaire qui s’apparente à la mendicité, comme si le Cameroun était victime d’un tsunami. Et pourtant, l’élite de votre parti politique est opulente, elle peut à tout-va construire des ponts, offrir des minibus, revaloriser des cultures en voie de disparition comme celle des pygmées, sortir le Cameroun du sous-développement. Au nom la République que nous voulons debout pour nos enfants, je me fais, le porte- parole de ces jeunes, et tous les sans-voix dont je me proclame le leader emblématique.
Dans cette même interview pourtant, Madame Le Pen, a repris in extenso vos propos. Vous déclarez de manière effrontée, par l’entremise de votre porte-parole le ministre de la communication : « Il est évident que ni Mme Biya ni son époux ne sauraient commenter, encore moins prendre position dans les affaires intérieures d’un pays ami.” Induisant cette curieuse idée selon laquelle notre pays est devenu un parachute doré pour tous les renégats et génocidaires de la terre. De triste mémoire ces milliers de génocidaires Rwandais qui se sont cachés au Cameroun. De triste mémoire la caution politique que vous donniez à Georges Bush en mars 2003, pour envahir l’Irak.
Je n’ai pour ma part aucune haine pour la France encore moins pour les Le Pen. Tout au contraire, je crois œuvrer à la réconciliation des français avec toutes les races et cultures, par la lutte contre la xénophobie, par la promotion d’un idéal humain et républicain.
Si je demande à ce que les questions relatives à l’enrichissement illicite et à la fuite de cerveaux des camerounais soient débattus, c’est dans un cadre démocratique, dans une perspective de réconciliation de tous les camerounais avec la République. Ensuite entre l’Occident et l’Afrique.
J’ai noté que, s’agissant des persécutions de vos compatriotes, vous manifestiez même une débordante mansuétude à l’endroit de ceux qui ne partagent pas notre lecture de l’histoire. Mais vous êtes indifférent, voire inconscient du devenir de vos compatriotes. Votre diplomatie apaisée n’a jamais produit d’effets appréciables par tous les Camerounais. Ce qui fait que plusieurs de vos concitoyens vous soupçonnent de tapir votre famille sous les lambris de Neuilly sur Seine et de Monte Carlo, avec l’argent des contribuables, hélas !
Je suis près, si vous le souhaitez, à engager un débat avec vous sur le désamour de certains compatriotes pour le Cameroun, ses institutions, sa Nation, son Etat, sa République.
Ensemble, nous pourrions ainsi nous interroger sur l’origine du rejet de certains jeunes de la gestion publique des affaires de leur propre pays ; et dans quelle mesure, par exemple, une certaine « misère », réputée « imméritée », n’aurait-elle pas conduit à une instrumentalisation de l’émigration ?
Depuis l’aube des temps, l’idéologie patriotique camerounaise, est battue en brèche par vos mentors les « Français néocolonialistes ». Les exemples de discours de haine et de mépris à l’endroit de la République camerounaise n’ont pas manqué en effet.
De ce débat, pourrait surgir une réponse inespérée à une bien intéressante question : les émigrants sont ils davantage des camerounais allogènes ou autochtones ?
Salutations républicaines.
Aimé Mathurin Moussy, Paris
Vous n’avez pas honte de déserter votre pays !
C’est tellement plus facile de venir dans un pays où on peut tout avoir plutôt que d’essayer de construire le sien,
les blancs colonialistes ont peut être été responsables de la pauvreté des pays Africains au début, mais maintenant ce sont les Africains qui émigrent qui en sont responsable, en refusant de lutter contre les dictatures et de travailler pour développer leur pays ;
le pays de leurs “racines”, qu’ils ne cessent pourtant de nous rabâcher quand ils sont chez nous….
Comment pouvez vous dire que ce sont les africains émigrés qui sont responsables de la pauvreté de leur pays et les comparer aux colonnialistes. Peut être est ce pour échapper à cette pauvreté et pouvoir agir de l’extérieur qu’ils en sont partis, puisque celui ci ne connait que corruption et qu’ils leur est impossible d’agir de l’intérieur. Et qui vous permet de dire que la vie en Europe permet de tout avoir, y avez vous déjà vécu pour vous donner le droit d’en parler ainsi, mais une des libertés qu’elle permet est la possibilité de s’exprimer librement, chose qui est devenu difficile dans certains pays tenu par des dictateurs.
Alors avant de porter des jugements , apprenez à comprendre la raison du départ de certains de vos concitoyens.
Les pays européens ont bien réussi à se débarrasser des dictatures, pourquoi n’en serions nous pas capables en Afrique ?
Oui j’ai vécu en europe, et en dehors de quelques racistes, il faut avouer que c’est nettement plus facile de vivre là bas que chez nous
je maintiens que si les élites se maintenaient en Afrique pour l’aider à se développer nous n’aurions pas besoin de crier misère sans arrêt !
Thème : Pourquoi les jeunes veulent partir ?
Messieurs les ministres sachez que dans ce texte,j’ai mis beaucoup d’énergie,honorables invités et participants, je ne saurais continuer mon entretient sans user de ce brin de politesse qui consiste à dire bonjour en tout premier lieu et ainsi donc par la suite vous souhaiter à toutes et à tous, la bienvenue dans la discussion libre et responsable qui nous réunit ici aujourd’hui croyez moi, j’en suis tout ému.
Même si à coup sur aujourd’hui les opinions se seront pas toujours convergentes d’ailleurs c’est ce qui anime le débat, faudrait que cela se passe dans l’extrême tranquillité. Car un pays ne se construit pas dans la violence, nous avons des exemples palpables qui nous le démontrent.
Merci en tout premier lieu aux organisateurs de ce rendez-vous. Car c’est là une fois de plus une occasion offerte à la jeunesse de part ma modeste voix de s’exprimer ce qu’au quotidien nous réclamons tant, alors il ne s’agit pas seulement d’organiser des débats, de nous écouter (nous vous en remercions d’ailleurs pour le temps que vous nous accordez) mais de mettre en exergue toutes les résolutions et promesses qu’on aura prises ou faites pendant ceux-ci.
Le thème de ce jour est assez caractéristique de part les mots qui le composent et ainsi donc on devrait pouvoir y apporter des réponses concrètes sans avoir peur des mots car aux grands maux, les grands remèdes a t-on coutume de dire.
Pourquoi les jeunes veulent partir, Honnêtement les choses ne sont certes pas aussi catastrophiques comme d’aucuns veulent le faire croire, mais faut dire aussi qu’elles ne sont pas non plus pour nous encourager à rester car des longs discours nous sommes désormais sourds et immunisés, des belles promesses, nous sommes désormais vaccinés ainsi donc nous avons besoin qu’au sortir de tout débat de ce type, que tout ce qui s’y sera dit soit immédiatement ou alors automatiquement appliqué et non applicable.
Les choses ne sont pas catastrophiques comme je le disais tantôt mais arrêtons nous un temps soit peu et regardons avec objectivité où va le monde, ou va l’Afrique lorsqu’au journal quotidien de 20h Alex Mimbang ou autre Anne Marthe Mvoto ne nous montrent que les conséquences dramatiques d’un océan qui gronde, et qui avale ainsi les derniers espoirs, les espoirs des familles, de nos familles placés en leurs fils qui à leur tour ne voient qu’une seule issue, celle d’affronter dans un Ring les vagues de la mer pour rejoindre l’Europe que dis-je ce que nous considérons du moins la plupart comme un Eldorado.
La question que personnellement je me pose est celle de savoir si s’expatrier, ou voyager, ou encore aller à « Mbeng »pour les fanatiques de la langue de Molière version nouvelle génération est synonyme de réussite ou alors cela constitue t-il une garantie pour un avenir meilleur ? Il vaut la peine de s’interroger sur la question car très souvent arrivés dans ces pays de « gloire » et de vie facile pour certains, certaines personnes justement sont parfois contraintes d’accepter des petits boulots, (je ne vais pas les citer nous les connaissons tous) qui je suis sur si on leur proposait la même chose dans leurs pays d’origine, n’accepteraient cela en aucun cas car par honte de rencontrer un ancien camarade de classe qui risque de constater et donc de faire la remarque que nous avons échoué dans la vie.
N’est il pas là une façon de démontrer clairement que notre système est malade tant chez les jeunes que chez certaines brebis galeuses faut bien le dire constituant les effectifs de nos grandes administrations ?faut pas toujours laisser croire que les erreurs appartiennent à une seule partie car les responsabilités sont partagées car tout de même,il s’agit de la construction d’un pays ou forcément les doléances du peuple sont portées au paroxysme de l’exécutif par l’entremise des élus du peuple je fais ainsi allusion aux députés.
Y a pas de mal à aller continuer ses études hors du terroir national d’ailleurs normal car avec les amphis théâtre des universités Camerounaises qui donnent plus envie de signer des pactes avec Maître Lucifer résolument décidé à recruter dans son écurie tous ceux ou celles qui préfèrent la facilité et non la culture de l’effort, de la persévérance et de l’abnégation au travail.
Je plains ceux ou celles qui croient que l’Europe est l’eldorado ; mais ne leur jetons pas si vite la pierre mes amis car aujourd’hui nous sommes là certes pour débattre et essayer de résoudre la problématique selon laquelle les jeunes fuient leurs pays, mais franchement Messieurs les ministres, la jeunesse camerounaise en a marre que ses rêves soient modifiés tous les jours quand elle en a un. En ce jour ou devant vous je suis, vous ne pouvez pas imaginer comment je me bats pour que mes larmes ne soient pas trop voyantes car des larmes de détresse j’en aie comme tous les jeunes ici présent.
Vers vous nos yeux ont toujours été rivés car au delà d’être nos dirigeants, vous etes nos aînés, nos parents et donc nos guides mais quel exemple aujourd’hui nous prenons de nos aînés ?celui d’acheter des billets d’avion et de faire valoir nos talents de pagayeur de pirogues en tout cas pour rejoindre le paradis Européen le plus proche étant à 6000Km et ceci au péril de nos vies parfois. Ah quel dommage !!!!!Est ce ainsi que nous devons montrer notre bravoure ?
Il est vrai aussi reconnaissons le que la bas au pays des blancs, on ait plus de chances et d’opportunités de s’en sortir avec ces petits boulots jugés honteux chez nous. Et ceux qui y vont pour étudier et donc acquérir de l’expérience puisque visiblement les connaissances qui y sont acquises sont plus « crédibles » pourquoi ne pas à la fin de ses études revenir dans son pays d’origine pour mettre en évidence tout ce que la bas on aura appris ?pour moi cela est un début de solution à ne pas négliger car il est facile de dire que le gouvernement a raté sa mission mais à notre niveau nous les jeunes que faisons nous pour que les choses changent ?en dehors d’agresser,braquer et ainsi filer la peur à des honnêtes citoyens qui ne demandent qu’à vivre paisiblement dans leur précarité et leur modeste suffisance matérielle. Faisant par la même occasion de nos géniteurs des parents de prisonniers. Faut pas donner tort aux nouvelles technologies mais faut tout de même dire qu’elles contribuent à l’instar de l’Internet à la vente à distance de l’amour par exemple et ainsi à miroiter un rêve qui très souvent nous désillusionne car se transformant en cauchemar une fois qu’on y est. Vraiment Bravo à celui qui a dit, on est jamais bien ailleurs que chez soi.
Parfois, faut l’avouer certains jeunes se bousillent tout seul.
On ne se sent plus en sécurité chez nous, on a l’impression et cela est peut être justifié qu’ici notre avenir est hypothéqué par l’égoïsme et l’extrême avarice de certaines personnes qui se permettent même de narguer les plus démunis, alors n’allez pas dire à nos familles de ne pas faire des quêtes financières à fin de finaliser la procédure de voyage de l’un des leurs qui une fois la bas et au péril de sa vie devra mensuellement envoyer ou alors faire des transferts d’argent à la famille qui restée au pays,ne veut pas savoir dans quelles conditions tu as cet argent hiver ou neige c’est ton problème. Voila pourquoi les jeunes veulent partir car convaincu qu’ailleurs ils peuvent réussir ce qui n’est pas toujours le cas il faut être honnête et le souligner voire le reconnaître.
Mais bien sur cela est dommage car nous laissons ainsi s’échapper des têtes pensantes qui ne demandent qu’à avoir des opportunités de vraiment s’exprimer et ainsi mettre à l’œuvre ses idées, oui n’ayons pas peur des mots, la jeunesse chez nous est exclue sinon pourquoi ne pas organiser des référendums quand il s’agit d’une décision d’intérêt général pour la bonne marche de la nation ? Nous dénonçons cette dictature intelligente.
Tout ceci je vous le dis la main sur le cœur parce que j’ai foi en ce que les choses peuvent changer ne fusse qu’en mémoire de Charles Atangana et autre Douala Manga Bell qui ont bâtit ce pays en y laissant de surcoit leurs vies. J’écris surtout parce que j’ai mal mais aussi pour oublier que tout ceci est triste dans un si grand pays comme le notre. Le Cameroun est un grand pays. Il faut que nous sachions que l’esclavage est abolit et que l’expatriation n’est en aucun cas la garantie d’une vie épanouie et réussie sinon, si nous partons tous, qui va changer les choses ?
Nous avons tout pour réussir mais faut dialoguer et faire des concessions car tout passe par là et ne jamais dire jamais car tout doit changer et tout peu changer si tout le monde y met véritablement du sien.
Paroles d’un Auto Didact.
Ecrit à Yaoundé le 27 août 2007 à 4h du matin
Par Etienne Franck Amougou Belinga
amougouetienne@yahoo.fr
Tel/ 96 51 27 84
BP : 12484
YDE-Cameroun
Les Camerounais qui rentrent pour investir et changer le pays sont pris pour des concurrents potentiels et assassines ! Ou voulez-vous qu’on aille construire nos usines ? Sur Mars ? On n’a pas les moyens pour faire les fusees !!! Que nous reste-t-il ? l’exil pour eviter la mort et se battre en prenant du recul. Helas !
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