• Les personnes oubliées du système social en temps électoral

    29 septembre 2008 | 0 commentaire(s) | 10 affichage(s)

    Ce temps électoral fédéral donne l’occasion de sortir de l’ombre les personnes qui n’ont plus de voix pour raconter les vérités si simples de leurs quotidien : les personnes vivant sous le seuil de la pauvreté, souvent inaptes au marché du travail ; les personnes à mobilité restreinte ou à limitations fonctionnelles importantes, ou encore, les personnes handicapées, reconnues ou non, par la loi de Revenu Canada.

    Gaby est une femme de 53 ans qui n’a pas encore accès à la réduction de prix de son loyer avec l’organisme : « Allocation logement ». Malheureusement, comme la dame n’a pas encore atteint 55 ans, elle paie, comme tant d’autres, plus de la moitié de son revenu pour se loger. Après avoir payé le chauffage, l’épicerie, au minimum, le téléphone, il ne lui reste 40$. Pour recevoir la surprise d’un nouveau médicament pour sa maladie récemment diagnostiquée du diabète qui entraîne des frais nouveaux et imprévus, comme tant d’autres n’est-ce pas.

    Gaston est veuf depuis peu. Il vit avec ses trois enfants âgés de 2 à 9 ans. Quant arrive le temps des classes, c’est la panique : Gaston a de la difficulté à se trouver une gardienne fiable. Il a un besoin impératif de cette gardien pour se rendre à l’hôpital, une semaine ou deux, et ce, deux fois par année. Il souffre de dépression. Même s’il est bien suivi, rien n’est drôle pour ce jeune père de famille qui a le courage et la volonté d’essayer de se trouver du travail. Mais quels employeurs voudraient l’embaucher ?

    Mélanie, 35 ans, est déclarée invalide à vie et reconnue comme soutien financier auprès de l’aide sociale. Malheureusement, elle n’a pas accès à un chauffeur qui l’accompagnerait quatre fois par année chez son médecin. Un déménagement s’imposerait pour cette femme démunie financière. Il y a quelques années, elle était une femme d’affaires. Un accident de travail est venu interrompre sa carrière en raison des douleurs chroniques qui ont suivi l’accident. Elle a payé parce qu’elle n’était pas assurée. Mélanie reçoit une aide ménagère moyennant un versement de $28 pour trois heures de ménage aux deux semaines, avec la collaboration du CLSC de sa région, d’un organisme communautaire et avec l’accord de l’assurance-maladie. Comme Mélanie vient de subir une importante opération, elle a droit à une aide à l’hygième, une fois par semaine, de l’organisme communautaire avec le soutien du CLSC. Pour la période de son rétablissement, cette aide est gratuite. Toutefois, avant de recevoir cette assistance, Mélanie a dû se débrouiller pendant 5 semaines pour son hygiène personnelle : incroyable mais c’est pourtant réalité !

    J’espère que ma lettre sera publiée. Parce que nous sommes dans une période où le système de santé et de services sociaux semble trop oublié des élus politiques. C’est le temps d’améliorer ce service public pour les personnes démunies et sans voix. Réveillez-vous la-haut : tant de citoyens sans voix vous parlent à travers ce simple texte. Et, quand vous irez discuter de cas dans un restaurant, songez à diminuer les frais de votre facture. Peut-être alors qu’un dossier d’injustice sociale sera mieux suivi dans notre société si individualiste.

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