• Les américains ne sont pas sortis du bois avec une dette accumulée de 9 000 milliards de dollars

    29 septembre 2008 | 3 commentaire(s) | 10 affichage(s)

    Certains penseurs de droite se plaignent que les pauvres se tournent toujours vers l’État lorsque les choses vont mal pour eux.

    Mais le sauvetage du monde financier américain par le président américain G.W. Bush à coup de centaines de milliards de dollars aux frais des contribuables américains prouve que mêmes les capitalistes de Wall Street quémandent aussi du coté du gouvernement lorsque leurs portefeuilles d’actions sont menacés.

    Pourtant, ce sont les premiers à réclamer une déréglementation de l’économie afin que l’État ne soit pas trop dans leurs pattes en laissant le champ libre aux affairistes. Leurs marionnettes républicaines ayant investi la maison blanche se détournent de la situation économiquement précaire de plusieurs concitoyens en leur coupant les vivres par des réductions de programmes sociaux tout en stipulant que ceux-ci sont trop onéreux, mais lorsqu’une crise financière frappe leurs riches contributeurs électoraux de plein fouet, ils n’hésitent pas alors à modifier leurs propres règles à leur avantage.

    C’est pour cela que Bush et sa clique néoconservatrice renient leur philosophie économique de non-intervention car ils ne sont que les pantins d’une caste économico-financière qui s’est mise elle-même dans le pétrin. Ils instaurent un plan d’urgence afin de maintenir debout une maison qui branle sous ses fondations et ce seront encore les contribuables américains issus de la classe moyenne qui paieront la facture tandis que les plus nantis ne contribueront presque rien car l’administration républicaine a allégé leur fardeau fiscal depuis l’accession de G.W. Bush au pouvoir !

    Les américains ne sont pas sortis du bois. Les États-Unis sont au bord de la faillite avec une dette accumulée astronomique dépassant les 9 000 milliards de dollars pendant que le déficit commercial des États-Unis atteignait 711,6 milliards en 2007, un quasi-record de tous les temps (le record s’est établi en 2006 avec 758,5 milliards).

    Mais la droite américaine n’est pas responsable de cette débâcle, bien sûr que non. Elle n’avouera jamais ses torts. Elle attaque depuis toujours la gauche en l’accusant de proposer des mesures socio-économiques trop dispendieuses à la collectivité, mais elle-même n’a guère fait mieux en imposant des politiques économiques désastreuses et une coûteuse guerre impérialiste en Irak dont les motivations sont loin d’être louables.

    Son règne a consacré la chute de la première puissance mondiale s’effondrant sous le poids d’un endettement étatique et personnel qui ne s’était jamais vu auparavant. Et l’on dit que la gauche est dépensière et irresponsable…

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  • 3 commentaires

    • Paul de Montréal

    Oui Jimmy ! c’est ce que disais en substance à Pierre quand il parlait de la solution de l’entente Paulson.
    D’ailleurs avant ce projet, le gouvernement Bush a déjà nationalisé 2 énormes sociétés d’hypothèques qui détiennent 6000 G$ de bonnes et mauvaises créances.

    Les américains ne sont pas sortis du bois. Les États-Unis sont au bord de la faillite avec une dette accumulée astronomique dépassant les 9 000 milliards de dollars pendant que le déficit commercial des États-Unis atteignait 711,6 milliards en 2007

    Indique nous stp la source de ces chiffres.

    Une autre catastrophe, environnementale celle ci :
    La bombe méthane est amorcée

    Sinon je n’ai mis que 3/5 à ton indication de parcours GPS, gauche et droite, car il manquait la distance totale, la durée du parcours et les dégats moins visibles de l’administration Clinton. Dommage.

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    • Pierre R. Chantelois

    Paul

    Michel van de Walle en parle ce matin dans le Journal de Montréal et je le cite : « Actuellement, la dette fédérale américaine atteint la somme astronomique de 9 600 G$. En guise de comparaison, le produit intérieur brut du Canada est d’environ 1 580 milliards de dollars ». Monsieur van de Walle n’indique pas sa source.

    Pierre R.

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    • Paul de Montréal

    Merci Pierre.

    Voila ce dont je parlais et mieux expliciter par ce journaliste.

    Mais je rappelle aussi que cela s’ajoute aux 200 G$ de soutien prévu à Fannie Mae et Freddie Mac nationalisés, aux 85 G$ payés pour acheter l’assureur AIG, au prêt de 29 G$ consenti à JP Morgan pour sauver le courtier Bear Stearns. La facture des excès de Wall Street s’allonge chaque jour…

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