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    • Charles Marsan
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    Le tracé de l’autoroute 30, partie Est

    le 8 mars 2008 | 1866 visites | 3.52 / 5 | 8 commentaire(s)

    La version originale de cet article a été publiée à cet endroit.

    On a tous entendu parler de la controverse au sujet du tracé de l’autoroute 30. Mais qui peut prétendre connaitre les faits ? « Très peu de gens. » Ce dossier représente un bel exemple de glissement médiatique sur un sujet d’intérêt public.

    (Photo de Charles Marsan)

    Depuis la vague d’expropriation opérée en 1968 sur la route 132, en vue de réaliser l’autoroute 30 qui relie Sorel à Valleyfield, ce dossier hante les citoyens de cette région. Cette route 132 passe par les villes de Candiac, Delson, St-Constant et Sainte-Catherine jusqu’à Kahnawake. Après 30 ans de tergiversations, un autre tracé, dans les terres agricoles plus au sud, est examiné pour le passage de la 30. Cette dernière ayant pour but de contourner le trafic lourd de Montréal. Or, suite à des audiences publiques tenues en 2002, le BAPE recommande au gouvernement le tracé sud de l’autoroute 30 et la conversion de la route 132 en boulevard urbain. Le combat semblait terminé, d’autant plus que le Libéral Jean Dubuc, qui avait fait de ce tracé sud l’enjeu de l’élection 2003, dans le « château fort péquiste » de Laprairie, avait été élu par 937 voix de majorité.

    Une campagne de désinformation a diffusé deux mensonges importants.

    On a partout écrit1 : « en passant au sud nous allons détruire 550-600 hectares des meilleures terres agricoles du Québec », alors qu’en vérité c’est 92. On a partout affirmé aussi que : « Ça va couter 200 millions plus cher passer la 30 au sud qu’au nord ! » Imaginez-vous ! Alors que nous savons bien qu’enlever la 132 actuelle, construire une route alternative temporaire, puis une autoroute de type Décarie sous le niveau zéro du fleuve, ériger quatre échangeurs, les voies de services des deux côtés, traiter les 60 sites contaminés répertoriés sous le bitume actuel, retirer les infrastructures temporaires et réaménager le tout, ne se compare en rien au trajet proposé dans les champs au sud. Le vrai problème n’est pas d’avoir cité ces sottises dans tous les médias, mais de l’avoir fait, si longtemps, en cachant partout au public la version véridique des faits.

    Ce qui est aberrant et phénoménal, en effet, c’est que personne n’a pu contrecarrer la désinformation mise en place dans ce dossier. Aussi, s’est-on obstiné pendant près d’une année, semaines après semaines, à savoir si les travaux de la 30 au sud étaient commencés ou non. Imaginez ! Aucun n’a été en mesure d’envoyer un journaliste sur le terrain pour le confirmer. C’était nécessairement de mauvaise foi. On capitalisait sur les mensonges. En vérité, un groupe privé exigeait l’autoroute 30 sur la route 132, et ni le BAPE, ni l’élection de Jean Dubuc n’ont pu empêcher les lobbys de manipuler l’information et réaliser leurs plans sur la route 132.

    (Photo de Charles Marsan)

    Pendant qu’on nous diffusait ces balivernes, on a construit 2 km de l’autoroute 30 Nord, au cout de 55 millions de dollars, entre Candiac et Delson. Dans la portion toute neuve à cinq voies de la route 132. Tout ça à l’encontre du consensus qui existait au sein de la grande majorité de la population régionale. Et cette initiative, contraire à la volonté populaire, qui a plongé les gens durant des années dans des travaux colossaux, n’a jamais été discuté dans aucun journal, ni sur papier, ni sur internet. On a caché ce scandale politique à toute la population et on a détourné l’attention médiatique, à ce moment-là, sur le mont Orford. Aucun journaliste n’a questionné quiconque au sujet de cette monumentale infrastructure sur la route 132. Malgré le fait que ces travaux (réalisés de 2004 à 2006), ont pris en otage 50 000 automobilistes par jour. Sans compter que la petite municipalité résidentielle de Delson est devenue la voie de contournement de tout le trafic de la région, en passant, notamment, le long de deux écoles primaires, matin et soir.

    Le 16 novembre 2007, finalement, le ministre Jean-Marc Fournier a émis un communiqué2, au nom du gouvernement, qui dénonce la désinformation dans le dossier de l’autoroute 30. Évoquant l’association de l’ADQ et du PQ le ministre affirme en introduction : « La campagne que ces deux partis ont entreprise récemment pour s’allier à d’autres groupes ne vise qu’à manipuler ces groupes à des fins politiques ». Toutefois, on doit s’inscrire en faux avec ces propos. Ce n’est pas récemment que ces partis se sont alliés aux groupes lobbyistes, Mario Dumont lui-même l’a fait ouvertement durant la dernière campagne électorale, et le PQ depuis bien avant l’arrivée de François Rebello. Aussi, l’association ADQ - PQ ne vise pas qu’à « manipuler ces groupes à des fins politiques », mais plutôt l’inverse ! Ce sont ces groupes privés qui réussissent, ici, à manipuler, en plus des médias, les partis d’opposition et l’opinion publique. Cela dans le but évident de continuer leur projet autoroutier sur la route 132 entre Delson et Kahnawake, déjà bien entamé.

    (Photo de Charles Marsan)

    LA chose importante que l’on n’a jamais dite.

    L’argument fondamental qui n’a jamais été soulevé durant ces années, bien que publié dans la revue Nature en 2002, est le fait que d’habiter près d’une autoroute amène 12 % plus de cancer du poumon que chez la population en général. Aussi, le taux de mortalité cardiorespiratoire, selon une étude Hollandaise effectuée en 2002 chez des personnes vivant à 100 mètres ou moins d’un grand axe routier, est de 53 % plus élevé que chez le reste de la population. En ce sens, il est clair que, pour les personnes vivant dans les quartiers résidentiels de ces quatre petites villes, le passage de l’autoroute 30 sur la route 132 porte un préjudice sérieux à leur santé. Pourquoi cela n’a pas été soulevé dans aucun média ? Il est fort probable qu’on ait été victime, ici encore, de la concentration des médias. Le groupe intéressé a entravé la diffusion, notamment, de ce puissant argument. On ne peut croire que les milliers de contribuables, opposés à cet état de fait, soient demeurés en silence suite à ce viol effronté de leurs droits !

    La question posée était pourtant simple : « Pourquoi construit-on une autoroute de $55 M à Delson, alors que la 30 doit être réalisée au sud ? »

    (1) Le 4/11/2006 dans le journal Le Reflet : « En refusant de terminer la 30 sur la 132, le gouvernement libéral risque d’ajouter des délais et des coûts puisque selon M. Rebello, le tracé en zone agricole ne réglera pas le problème de la congestion actuelle. Il détruira par surcroît 550 hectares des meilleures terres agricoles du Québec. » Le 17/11/2007 dans le journal Le Reflet : « Il faut mettre un terme à cette bêtise financière et environnemental", a souligné M. Deslières en rappelant que finaliser l’autoroute 30 sur la route 132 coûterait 200 M $ de moins que dans les terres agricoles. Selon le comité, la construction de l’autoroute 30 selon le tracé nord coûterait 217 M $ alors que celui du tracé sud s’élèverait à 400 M $ ». Le 6/11/2006 dans La Presse : « En tout, près de 600 hectares de terres agricoles seront perdues pour faire place à 13 km de route. Ça n’a pas de bon sens ! estime le porte-parole de l’Union des producteurs agricole de la région, Normand Gagnon. […] Selon le candidat péquiste dans la circonscription de La Prairie, François Rebello, construire l’autoroute en plein cœur des terres agricoles est illogique : « En plus de coûter plus cher, c’est destructeur pour le développement durable ». Le 04/11/2006 dans le Journal de Montréal : « L’UPA peut compter sur l’appui de François Rebello, candidat péquiste dans La Prairie, qui veut jouer un rôle de premier plan dans la défense des terres agricoles. « Faire passer la 30 dans le champ représente un coût additionnel que nous évaluons à 150 M$ », affirme-t-il. Il estime que la dépense totale du « projet libéral » voisine les 400 M$ pour sauver très peu de temps, « mais il faut détruire des terres agricoles parmi les meilleures », dit-il ». Le 27/02/2007 dans le Journal de Montréal : « Avec les 200 millions d’économies qu’on réalise en complétant la 30 sur l’emprise de la 132, on a l’argent pour faire trois trains de banlieue, on épargne les terres agricoles et on améliore la circulation en enlevant les feux de circulation sur la 132. » Le 6/11/2006 dans Le Devoir : « De plus, selon l’Union des producteurs agricoles de Saint-Jean-Valleyfield, il coûtera deux fois plus cher que si Québec avait décidé de construire l’autoroute en utilisant la route 132, située un peu plus au nord et qui n’est pas située en zone agricole […] Nous ne nous expliquons toujours pas pourquoi le gouvernement s’entête de la sorte alors qu’il existe une solution viable et à moindre coût qui ne sacrifierait pas 600 hectares d’excellents sols cultivables ».

    (2)

    POST-SCRIPTUM : Les membres du parti Québécois se sont déjà prononcés pour le passage de l’autoroute 30 sur la route 132 ! Je vous invite à survoler le tracé avec Google Earth pour VOIR le nombre de résidences qui sont construites aux abords de la route 132.
    Publie.ca!
    Mots-clés : québec , montréal , Société et Politique

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  • 8 COMMENTAIRE(S) | Répondre à cet article

    Avec le monopole des deux joueurs seulement sur la scène médiatique qui possèdent presque la totalité des médias au Québec et les corporations qui contrôlent en grande partie notre province, notre pays et notre continent, il va être temps que les gens se reveille et se rendent compte qu’ils ne sont plus que les locataires dans cette équation. Nous sommes en train de perdre tout pouvoir démocratique qu’il nous reste.

    Combien de gens sont au courant que depuis 2005 ils sont en train d’intéger le Canada, le Mexique et les États-Unis dans une Union Nord Américaine ?

    8 mars 2008 | répondre | permalien

    Charles

    J’essaie de démêler l’échevau et de bien saisir les enjeux.

    Si je comprends bien ce qui se passe dans cette tour de Babel qu’est l’autoroute 30, disons que, dans un premier scénario, le Parti québécois favorisait l’axe de la 132, au nord. 80% de l’autoroute est construite. Il manque un tronçon entre Candiac et Ste-Catherine d’une longueur de 7 km.

    L’arrivée des libéraux fait en sorte que le scénario change. Ce n’est plus l’axe de la 132, au nord, dont il est maintenant question. Mais le tracé sud, c’est-à-dire non plus en milieu urbain mais en zone rurale. Et si je comprends bien, en modifiant le tracé pour le situer maintenant en zone agricole, le gouvernement libéral devra ajouter une distance supplémentaire d’environ 6 km aux parcours des véhicules automobiles.

    D’un côté, les urbains qui seront touchés par ce contournement au cœur de leurs cités sont furieux en raison notamment du niveau de bruit que cela occasionnera. De l’autre côté, les agriculteurs, Greenpeace et l’UPA sont également furieux en raison du fait que ce tracé de l’autoroute 30 sacrifierait près de 550 hectares de terres agricoles.

    Du côté urbain, je n’ai pas trouvé de groupe de pression pour défendre l’intégrité territoriale des villes. Par contre du côté de l’agriculture, une coalition s’est formée regroupant les organismes suivants : Union des producteurs agricoles du Québec (UPA), Coopérative fédérée de Québec, Ordre des agronomes du Québec (OAG), Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Confédération des syndicats nationaux (CSN), Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Association des professionnels des chauffeurs de camion et Coop des camionneurs, Nature Québec/UQCN, Fondation québécoise en environnement, Equiterre, Greenpeace Québec, Conseil régionale en environnement de Montréal, etc

    Cette coalition déclare privilégier le tronçon Candiac/Ste-Catherine, la route 132, prévu depuis plus de 30 ans. La coalition s’appuie, selon ses déclarations, sur le fait que « près de 90% des mémoires réclament le retour au tracé initial : la 30 sur la route 132, et l’abandon des 13 km d’autoroute en territoire agricole ».

    Et voilà que s’ajoutent à ce concert d’objections les Mohawks de Kahnawake qui exigent maintenant d’être consultés sur le tracé de l’autoroute 30. Seul un échangeur sur le tronçon est de l’autoroute serait contesté par les Mohawks. « Cela passe très très près de la réserve  », déclarent les Mohawks de Kahnawake. Le gouvernement veut bien mener « des consultations mais pas nécessairement des négociations  ». C’est reparti.

    En mars 2002, le regroupement québécois pour le développement urbain, rural et villageois viable, Vivre en ville, Vivre en ville, présentait ses conclusions au BAPE : « En l’absence de solutions novatrices et moins coûteuses pour la collectivité, l’autoroute 30 demeure une issue facile pour répondre à une partie du problème de circulation. Elle permettrait de détourner 2 millions de camions et des centaines de milliers d’automobile, qui autrement, emprunteraient (et congestionneraient…) encore les autoroutes de la ville de Montréal. Cependant, elle va générer de nouveaux déplacements en automobile et par camion, ce qui ne fera qu’aggraver les problèmes environnementaux liés au domaine du transport. C’est pourquoi nous sommes contre le projet du MTQ. [...] En plus de l’augmentation importante des niveaux de bruits, la construction d’une autoroute augmentera les niveaux de pollution dont la circulation des véhicules motorisés légers et lourds sont les principaux responsables. Les principaux polluants émis par la combustion de carburant fossile par les moteurs des voitures et des camions sont le monoxyde de carbone (CO), le dioxyde de carbone (CO2), l’ozone (O3) et les particules en suspension, à l’origine du smog, et les oxydes nitreux (NOX). Les impacts de ces polluants seront d’autant plus importants pour le tracé nord, compte tenu que l’autoroute sera située dans un milieu urbanisé, où résident et travaillent des êtres humains  ».

    Bref, si je comprends la situation, le citoyen est encore au centre d’une pétaudière.

    Pierre R. Chantelois

    9 mars 2008 | répondre | permalien

    Salut Pierre,

    En effet, deux tracés ont été proposés pour cette autoroute. Des audiences publiques sont tenues sur cette question, les détails du dossier sont expliqués, des centaines de citoyens et des dizaines de spécialistes sont entendus... plus d’une centaine de mémoires sont présentés et le BAPE, après une étude approfondie, dépose son rapport appuyant le tracé sud pour de multiples raisons. L’opinion des péquistes n’a RIEN à voir avec ce dossier. Les péquistes eux-mêmes se sont fait une guerre interne sur le choix de ce tracé. Les vendus contre ceux qui se servent de leurs têtes, disons.

    Tu écris : « L’arrivée des libéraux fait en sorte que le scénario change ». Aucunement, après les audiences du BAPE, les libéraux sont arrivés parce que la population a décidé de passer l’autoroute au sud dans les terres agricoles comme partout ailleurs entre Sorel et Châteauguay. Ce ne sont pas les libéraux, mais le BAPE, le bon sens et surtout le consensus populaire qui ont choisi le tracé sud ! Les libéraux n’ont que respecté le processus démocratique.

    Tu rajoutes : « Et si je comprends bien, en modifiant le tracé pour le situer maintenant en zone agricole, le gouvernement libéral devra ajouter une distance supplémentaire d’environ 6 km aux parcours des véhicules automobiles ». Cela est un argument complètement débile que tu dois avoir trouvé sur les sites des désinformateurs. Le tracé sud est direct en diagonale. Par contre si l’on passe par la 132, il faut se rendre à Ville Sainte Catherine, puis remonter vers la jonction au Sud. Et comme on le sait, suivre deux côtés d’un triangle est plus long que de prendre l’hypoténuse !

    Tu affirmes : « D’un côté, les urbains qui seront touchés par ce contournement au cœur de leurs cités sont furieux en raison notamment du niveau de bruit que cela occasionnera ». Ne dire que cela, ce serait minimiser les arguments des citoyens, monsieur Pierre. Il y a la pollution qui tue les êtres humains (dont j’ai parlé dans mon article), le merdier pendant des années qui mettra plusieurs commerçants dans l’obligation de fermer leurs entreprises sur la route 132, l’entretient des voies de services qui sera mis à la charge des quatre petites villes (et que les citoyens ne veulent pas payer), et les coûts finaux qui ne se comparent en rien avec une infrastructure érigée dans les champs.

    Tu ajoutes, malgré que j’aie clairement dénoncé ce mensonge effronté... « De l’autre côté, les agriculteurs, Greenpeace et l’UPA sont également furieux en raison du fait que ce tracé de l’autoroute 30 sacrifierait près de 550 hectares de terres agricoles ». Cela est totalement faux, ce tracé utilisera 121 hectares, dont 92 cultivables ! Cela est le mensonge des désinformateurs. Au début ils disaient 800 hectares… et qu’il en va de l’autonomie alimentaire du Québec… 92 hectares de foin à vaches ! Rien qui ne se compare avec la santé de milliers de résidents et propriétaires.

    Tu mentionnes aussi que : « Du côté urbain, je n’ai pas trouvé de groupe de pression pour défendre l’intégrité territoriale des villes ». Là se trouve la véritable énigme de ce dossier, mon cher Pierre. Pourquoi crois-tu que personne ne veut plus s’opposer aux désinformateurs dans ce dossier ? C’est pourtant une question qui touche les gens directement dans leur vie. Une question qui porte atteinte à leurs commerces et surtout à leur santé. Bizarre dis-tu !

    Tu ajoutes que cette coalition s’appuie, selon ses déclarations, sur le fait que « près de 90% des mémoires réclament le retour au tracé initial : la 30 sur la route 132, et l’abandon des 13 km d’autoroute en territoire agricole ». Cela est faux. Ici, on essaye de confondre les poires et les oranges. Le BAPE a effectué deux études. La première sur le choix du tracé en 2002. Tu connais le résultat. Or le 90 % de mémoires dont tu fais allusion a été rédigé lors des audiences concernant l’échangeur du tracé Sud à Candiac en 2004. Deux choses très différentes. Jamais il n’a été question de revenir sur les premières audiences. Ces mémoires représentent, cependant, une preuve indéniable de l’action des lobbies sur la population. Imaginez-vous tous ces mémoires rédigés pour changer de tracé dans une procédure qui ne concerne en rien le choix du tracé ! Tous ces gens se sont trompés, en même temps sur le même sujet vous croyez ? Voyons donc ! Ils ont été incités à écrire ces mémoires qui ont été rejetés par le BAPE, car, évidemment, hors propos.

    En ce qui concerne les objections des Mohawks de Kahnawake qui exigent maintenant d’être consultés sur le tracé de l’autoroute 30. Cela est une autre stratégie orchestrée par les manipulateurs désinformateurs dans ce dossier. On a seulement qu’à se rappeler que cette portion de la 30 a été construite entre Châteauguay et Ville Sainte-Catherine dans le temps d’un été lors de la crise amérindienne. L’échangeur en question ne vient pas plus les déranger à cet endroit que la 30 l’a fait en 1990. Cet argument est inventé pour fabriquer une menace qui n’existe pas. (voir : www.malinforme.blogspot.com)

    Finalement, tu mentionnes parlant de l’autoroute 30 : « Elle permettrait de détourner 2 millions de camions et des centaines de milliers d’automobiles, qui autrement, emprunteraient (et congestionneraient…) encore les autoroutes de la ville de Montréal ». Or, Pierre, si les autoroutes qui contournent Montréal ne veulent pas de cette pollution, ce bruit et ces millions de camions (matières dangereuses), crois-tu que ce trafic devrait passer au cœur de l’environnement des citoyens de ces petites villes ? Voyons, c’est totalement illogique.

    Je dirais que les citoyens ne se retrouvent pas qu’au centre d’une pétaudière, bien que le terme soit très juste, mais au cœur d’une magouille politique abominable qui mérite franchement d’être dénoncée. Espérant ne pas t’avoir vexé par mes corrections, je te remercie de t’intéresser aussi à ce dossier.

    Et on n’a pas discuté du détournement de $55 millions… J’aimerais bien que des citoyens de cette région viennent donner leurs opinions à ce sujet.

    11 mars 2008 | répondre | permalien

    François

    J’ai reconnu qu’il y avait deux tendances. Je sais bien que les premières personnes visées par tous ces débats sont émotivement affectées par ces tractations politiques. Sauf que, pour un observateur comme moi qui suis né dans le Comté de Soulanges (Saint-Zotique), j’essaie de comprendre en parcourant ce qui se produit en informations. D’un côté, un groupe articulé (peut-être manipulé, également) et de l’autre des citoyens urbains éparpillés sans rapport de force. Qui va paraître le plus fort ?

    Pour l’heure, les citoyens urbains ont gagné une grosse partie d’échecs. Il faut leur en savoir gré. Le combat a été inégal et n’est pas prêt de se terminer. De l’autre côté, les perdants vont-ils baisser les bras ?

    Il faudra bien un jour trancher pour de bon. Dans la présente conjoncture politique, il ne faut pas oublier qu’il y a, à Québec, un gouvernement minoritaire qui n’a pas nécessairement les coudées franches. Et c’est le cas également à Ottawa. Il semblerait que l’arrivée des Mohawks de Kahnawake pourrait faire reculer le gouvernement conservateur minoritaire.

    En écrivant : « Pourquoi crois-tu que personne ne veut plus s’opposer aux désinformateurs dans ce dossier ? C’est pourtant une question qui touche les gens directement dans leur vie. Une question qui porte atteinte à leurs commerces et surtout à leur santé », n’est-ce pas reconnaître l’état de faiblesse dans laquelle est tenue l’opposition urbaine ?

    Amicalement

    Pierre R. Chantelois

    11 mars 2008 | répondre | permalien

    Cher Pierre,

    Vous voulez dire un groupe articulé dans le sens organisé, j’espère. Car l’articulation de mots mensongers, d’arguments aberrants empreints d’intentions mauvaises qui portent préjudices aux citoyens, je trouve que ça sonne pas mal comme dans les régimes totalitaires. Ça s’articule autour d’une dictature certaine, au cœur du non-respect total de nos valeurs démocratiques.

    Sans rapport de force ! Vous voulez rire… La vérité, le bon sens, l’appui des spécialistes en santé publique, du BAPE, du parti libéral, de plusieurs péquistes, dire vrai : de toutes personnes neutres qui analysent les faits, ne se compare en rien avec ce MÉGA dossier de corruption où on assiste à un détournement de fonds public éhonté... où désinformateurs, manipulateurs et menteurs sont pris en flagrant délit.

    Paraitre le plus fort ? Avec ces foutus faits en trame de fond ! J’espère que vous ne parlez pas des lobbies qui annihilent nos droits en parlant des ceux qui paraissent les plus forts !

    Expliquez-moi. Vous dites que : « Pour l’heure, les citoyens urbains ont gagné une grosse partie d’échecs ». Alors que les citoyens ont mangé de la merde depuis des décennies dans ce dossier, cette région au grand complet a été confinée à un sous-développement dû à la menace de cette éventuelle autoroute 30 sur la route 132, ce qui a fait en sorte d’inhiber (évidemment) presque toutes initiatives commerciales. Sauf pour ceux en mesure de tirer une épingle de cette fraude politique.

    Excusez-moi de vous contredire, mais il n’y a pas eu de partie d’échec, monsieur Pierre, nos pièces maitresses nous ont été volées (comme vous le savez) et personne n’a pu jouer un seul petit coup. Expliquez-moi ce qu’on a gagné aujourd’hui mis à part ce petit article sur centpapiers ?

    Les perdants vont-ils baisser les bras ? Vous parlez de ceux qui sont déjà calés dans la M… jusqu’au cou dans cette affaire ? Ceux qui ne peuvent même pas répondre à une seule petite question à 55 millions de dollars ? Ce n’est pas les bras qu’ils vont devoir relever, mais leurs culottes !

    En ce qui concerne l’état de faiblesse dans laquelle est tenue l’opposition urbaine, vous comprenez bien qu’elle est due au contrôle total de l’information (la putain de censure contre laquelle lutte normalement la plateforme de centpapiers) et aux « lobbyistes » qui ont effrayé les dissidents au fil des ans. Comment pouvez-vous tenter de me justifier ici cet injustifiable viol de nos droits les plus fondamentaux qui soient ?

    Je ne comprends pas vraiment… et suis même très surpris de votre acceptation de ces faits comme d’une pure normalité contemporaine. Si on était à Cuba, je comprendrais, mais on est au Canada !

    13 mars 2008 | répondre | permalien

    Cher François,

    Je vois que personne n’a répondu à tes propos, malgré le fait que tu aies cent fois raison.

    "Avec le monopole des deux joueurs seulement sur la scène médiatique qui possèdent presque la totalité des médias au Québec et les corporations qui contrôlent en grande partie notre province, notre pays et notre continent, il va être temps que les gens se réveillent et se rendent compte qu’ils ne sont plus que les locataires dans cette équation."

    Et ce qui me désole, François, c’est de voir comment les gens (même les plus intelligents et cultivés) négligent et détournent ces vraies questions. Le contre pouvoir se faisant, genre, absorber par le "trou noir" médiatique.

    "Nous sommes en train de perdre tout le pouvoir démocratique qu’il nous reste."

    Crois-tu ? N’y a-t-il pas des moyens nouveaux pour nous regrouper contre cette langue, ces têtes et cette main de bois ? Par exemple, comment pourrait-on rejoindre les citoyens visés par ces injustices (Candiac, Delson, St-Constant, Ville sainte-Catherine et Kahnawake) via internet ? Comment demander une enquête sur ce viol de nos droits, une analyse qui démontrerait les manipulations des informations par ce conglomérat de désinformateurs ? Comment faire pour que les citoyens sachent que l’on dénonce ce dossier ?

    Tu donnes l’exemple du PSP. "Combien de gens sont au courant... ?" Je dirais : « beaucoup ». Moi je le suis très bien en tout cas. Il y a de nombreux sites web qui dénoncent cette transgression des règles de transparence utilisés par les gouvernements actuels... Mais, dans le dossier de la 30, RIEN ni personne n’est en mesure de faire passer quoi que ce soit. Il est évident que le dossier du PSP est plus menaçant que le bitume et le trafic sur la 132 pour les gens. Néanmoins, si on n’est pas capable de faire réaliser la volonté des majorités citoyennes au Québec, on est mal foutu pour l’avenir et même de venir oser se prononcer sur les agissements des autres peuples.

    On se bat la gueule partout avec la putain de démocratie et nous-mêmes, chez nous, ne pouvons agir et présenter aux contribuables les faits et les enjeux, et les vrais réponses, les vrais intérêts dans cette affaire !

    Hé le vrai monde ! Tabarnak, réveillez calvaire !

    Charles Marsan

    13 mars 2008 | répondre | permalien
    • Marc L.

    Si nous remontant au début de cette histoire. Quand le PQ à annoncé qu’il commençait là 30. Des commerçants ce sont réveiller parce qu’il allait perdre des revenus le temps des travaux même s’il savait qu’un jour cela arriverait puisque les terres étaient déjà exproprier. Je me souviens du reflet placarder message contre la 30 sur la 132. C’est là qu’est né le tracé plus au sud. Dès la naissance de ce nouveau tracé par un group de personne majoritairement des commerçants du coin. Un autre groupe qui est composé majoritairement de la population local c’est dit contre le nouveau tracé. À l’époque, le tracé au sud composait avec beaucoup de moyen.

    Ensuite, viens la fameuse promesse des libéraux. Si on ce remet dans le contexte du moment. Le PQ était pour ce faire laver de la carte et l’ADQ à ce moment là n’était pas vraiment une menace. Il ne restait que les libéraux. Même si plein de promesse ce contredisait. C’est donc, eux qui on remporter par défaut. C’est après cette élection là que la célèbre chanson libéré nous des libéraux a été crée gratuitement par les Loco Locass pour appuyer un groupe de Québec qui voulait renverser le gouvernement qui appelait Jean Charest le clown. Le Député de La prairie à évidement pris cette victoire pour un message claire. Il en est rien la population du Québec voulait du changement point à la ligne. Malgré tout le PQ devait commencer les travaux en 2004. Donc, pas de 30 vu que les libéraux ne voulais pas ce tracé.

    Pour ce qui est du BABE l’étude du tracé nord étais très détaillé puisque que travailler depuis 30 ans et celle du tracé sud peut élaborer vu qu’aucune étude sérieuse n’avait eu lieux sur le sujet à ce moment là. Le BABE n’a pas eu le choix de pencher pour celle qui semblait le moins dommageable avec les données qu’ils avaient. Le tracés proposé au BABE plus au sud comportait un boulevard urbain sur la 132.

    Maintenant si on regarde les deux tracés ils sont sensiblement identiques par contre, comme il était prévu depuis 30 ans celui au nord à moins de route à construire. En distance parcouru il ne doit pas avoir beaucoup de différence. Puisque la forme des deux tracée ressemble plus à un rectangle qu’a un triangle.

    Pour la parti qui a été construit à Delson moi je ne vois que de bonne chose puisque ça là améliorer la circulation automobile. Depuis que je suis petit que je sais que passer par la 132 dans ce coin là (le tracée de la 30 au nord) est synonyme de perte de temps et trafic. J’ai donc appris très rapidement comment contourné ce secteur. Je ne dois pas être le seul d’ailleurs.

    Pour la pollution une auto arrêtée est plus nuisible pour l’environnement qu’une auto qui circule. Sur la 132 on est toujours arrêter alors que sur une autoroute on roule. Donc, si la 30 serait sur la 132 les émanations serait moindre que actuellement.

    Pour terminer je me fou où elle est je veux juste qu’elle soit fait. Dire qu’on pourrait rouler dessus si ce n’était pas des libéraux.

    26 juillet 2008 | répondre | permalien
    • Daniel-41

    Cher monsieur Charles,

    Vous qui semblez être un apôtre a tout vents tout marées pour l’information et qui déchirer votre chemise contre la désinformation . Comment expliquer vous que vous dans votre exposé des faits vous négliger de nous parler d’un acteur important au dossier : La CPTAQ ?

    Et pour voir si vous maitriser votre dossier auttant que vous prétendez bien le dite . Pouvez-vous expliquer a tout vos lecteurs c’est quoi le mandat de la CPTAQ ,ses devoirs, responsabilités, juridiction et pouvoir ? . Bien entendu vous pouvez faire le même exercise avec le BAPE .

    En espérant une réponse rapidement de votre part à moins que le dossier ne vous interesse plus vu que vous n’être plus de la région ( a la lecture d’un autre article).

    Au plaisir, Daniel

    1er septembre 2008 | répondre | permalien

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