20 août 2008 |
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Ce sont les paroles mêmes de l’ancien ministre de la santé.
Cela serait peut-être véridique dans un encadrement légiférant les activités du secteur privé, mais il est présentement inexistant chez nous et le Québec semble se diriger vers le modèle américain plutôt que celui plus équitable de la France.
Alors pourquoi monsieur Couillard quitte-t-il le public s’il n’envisageait pas une future manne pour le privé dans le domaine de la santé ?
Comment préserver le régime public, comme il prétendait le faire à l’émission Tout Le Monde En Parle, en favorisant le développement du privé au détriment des services publics ? Un illogisme dénué de tout sens.
La mise en concurrence du privé avec le public, concept à la mode dans les sphères néolibérales, n’avantage en rien le maintient de l’universalité des soins. Elle engendre, au contraire, la détérioration de la qualité des services dans le public en drainant des ressources financières et humaines, comme ce fut le cas en Grande-Bretagne.
Il sera un « conseiller stratégique » pour l’entreprise Persistence Capital Partners (PCP), c’est-à-dire le général en chef de l’attaque contre la forteresse de la santé publique. Il connaît les rouages et les faiblesses du réseau et il met en vente ses connaissances au plus offrant malgré les possibles conflits d’intérêts. En dépit de la période de prescription de deux ans l’interdisant de faire de la représentation personnelle auprès des gestionnaires gouvernementaux, rien n’empêchera l’un de ses collaborateurs de prendre le relais avec en mains les judicieux conseils de l’ancien ministre.
Mais, somme toute, ce chirurgien ne semble pas comprendre que le privé n’est pas le remède miracle aux maux qui rongent le système universel. C’est une fausse prétention. La seule et unique cause est le manque de personnel, nonobstant la gestion privée ou publique.
Ce n’est pas le privé qui constitue le véritable loup dans la bergerie, mais bien cet ancien ministre transfuge qui a traversé de l’autre coté de la clôture tout en prétendant travailler pour le maintient de l’équité et de l’universalité des soins.
Une pure hypocrisie.
Lire aussi : La santé n’est pas une marchandise
YEP !
Pendant ce temps, on éviscère ce qui reste…
Nous sommes des Québécois… À peur entière !
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L’Action nationale — Septembre 2008
Éditorial
L’obscénité et le financement de l’apartheid
Robert Laplante
20-08-2008
Le dossier du CHUM n’en finit pas de s’alourdir sans que rien ne parvienne à troubler le silence assourdissant qui le recouvre de toutes les censures. Plombé par le dogmatisme des PPP, lesté par les jeux de coulisses et l’opacité de gouvernance, le projet du CHUM a d’ores et déjà basculé dans l’ordre du scandale. Nous avons appris en plein mois de juillet que les coûts de construction du centre de recherche étaient passés de 280 millions à 320 millions de dollars, que le nouveau ministre s’offrait la tête du directeur général, que la Fondation canadienne pour l’innovation avait rejeté la demande de financement malgré que le Fonds de recherche en santé du Québec ait qualifié d’exceptionnel le dossier du programme de recherche. À cela se rajoutaient les récriminations des architectes et ingénieurs qui veulent récupérer des honoraires pendant que les hypothèses de report d’échéancier nourrissent les paris les plus cyniques. Mais personne ne siffle la fin de la récréation, personne ne demande que lumière soit faite en notre Assemblée nationale. Rien n’ébranlera donc jamais les colonnes du temple de la démission collective.
Pendant ce temps, même opacité du côté du CUSM, mais avec de bonnes nouvelles : la Fondation canadienne de l’innovation va lui accorder sa demande de financement. Quelle surprise ! Les scientifiques du CHUM en sont restés pantois, incapables de s’expliquer l’écart d’appréciation entre la FCI et le FRSQ. Dans les médias la chose a été présentée comme un simple fait administratif. Canada knows best ! Toronto a fait son choix. La condescendance d’un côté, la résignation de l’autre, ainsi en va-t-il de la logique du consentement à l’auto-mutilation. La médecine francophone et ses institutions se laissent amputer sans mot dire. Et pourtant la Fondation canadienne de l’innovation, ce n’est rien d’autre qu’un bidule pour contourner les choix démocratiques du Québec, un instrument d’aliénation, une patente concoctée pour nourrir l’establishment canadian avec des fonds publics sans reddition de compte pour ce qu’une petite élite cooptée décide de faire avec nos impôts. Un projet majeur pour le devenir de la médecine québécoise est déstabilisé par un conseil étranger et personne ne pose la question de la légitimité de la Fondation ? Too bad… Et puis, après tout ce n’est pas si grave, on a déjà connu de plus grosses pertes, rien ne sert de s’alarmer, on finira bien par trouver un moyen de moyenner.
Il y a dans le dossier du CHUM un fatalisme malsain qui tient essentiellement de la conduite hystérique dictée par une censure fondatrice : il n’y a pas de place pour deux centres hospitaliers universitaires de cette envergure à Montréal et rien ne justifie le dédoublement, sinon le refus de poser le dossier dans sa dimension essentielle, la dimension nationale. Le partage des fonds publics à 50-50 entre les projets de McGill et de l’Université de Montréal est une injustice rhodésienne. Le Québec n’a pas les moyens de se payer un tel attelage. Il ne devrait y avoir qu’un seul centre. Nous finançons un apartheid sophistiqué. Rien ne justifie une telle allocation des ressources, une telle surpondération du financement de l’institution anglaise. C’est lui conférer un avantage indu. Il n’y a deux projets que pour perpétuer le développement séparé, pour conforter la minorité dans ses privilèges et lui éviter de se repenser dans le développement national. Il n’y en a deux que pour laisser McGill en marge et garder les institutions anglophones satellites dans un refus d’intégration. L’argent englouti pour financer deux bureaucraties et des tonnes de béton ne servira pas au développement de la recherche, il ne servira pas à revitaliser un système en voie d’implosion. Il servira d’abord à tenir le CHUM dans l’indigence, à le condamner à mal servir la majorité et à refuser de faire de la médecine francophone le centre de gravité de notre système de santé.
Les chiffres ne servent à rien ici : l’Université de Montréal forme plus de médecins qui resteront et pratiqueront au Québec, la démographie ne justifie pas le dédoublement des services pédiatriques, le déséquilibre linguistique qui sera accentué par une telle hypertrophie des institutions anglophones, les tableaux, les graphiques, les tendances, rien n’y fait. Toucher au CUSM, c’est se livrer à quelque chose d’obscène : reconfigurer les institutions en fonction d’une mission nationale charpentée sur le fait français majoritaire, ce serait affirmer une gouverne nationale. La province s’y refuse.
En tout cas, une très large part de son élite économique et politique est prête à tout bazarder pour continuer de cacher ce sein qu’on ne saurait voir. Les dépassements de coûts, les retards d’exécution, les conflits administratifs, le gaspillage des dédoublements, rien de tout cela ne suffit à ébranler le refus de voir la seule conclusion qui s’impose. Il n’y aura pas deux centres, les milliards s’envolent trop rapidement pour qu’on puisse y croire. Il finira par n’y en avoir qu’un seul, bien enrobé dans le compromis bilingue et la suprématie accordée à McGill qui aura le fair play de concéder des prix de consolation pour la médecine francophone vouée aux affaires locales. Il y a les institutions de classe mondiale et les autres, you know. Haussements d’épaules dans les cocktails, sourires embarrassés et blagues plates pour mieux faire passer l’autodénigrement, il faut bien s’installer dans la médiocrité et le plus tôt sera le mieux.
C’est la démission, le refus d’arrêter tout ce cirque avant que l’irrémédiable n’arrive. Il faudrait reprendre tout ça. Assumer les pertes encourues et redresser les choses nous coûterait malgré tout moins cher. Mais c’est trop exiger, c’est déjà trop dire. Les choses ne se passent pas ainsi dans un régime de renoncement à soi-même. Le consensus mou de l’élite servile ou velléitaire se fait plutôt sur une rengaine pour tenter de se convaincre qu’à défaut de servir un destin national, le projet aura au moins généré des occasions d’affaires, quitte à les payer du prix de formidables embardées administratives et financières. Rien n’est trop cher pour préserver la pudeur. Notre existence nationale est vraiment devenue obscène. —
revue@action-nationale.qc.ca
19:57, le Mercredi 20 août 2008Oui il faut se diriger vers le systeme de santé français qui est un des meilleurs pour le patient, droit de choisir son médecin, conserver ses radio, rapidité des soins, économique et qualité des soins.
Bordel, en matière de soins de santé, nous vivons pratiquement dans un pays sous-développé : aucun médecin ne se déplace plus depuis 40 ans pour voir un patient à domicile comme en France ou dans un pays dit développé et les délais d’attentes sont incompatible avec la santé des patients.
Il y a une pénurie de médecins au Canada et on ment encore aux gens. il y a des enjeux importants et je mettrai en avant les intérêts des patients sans avoir de conflit d’intérêts.
PAS DE MEDECIN OU PHARMACIEN MINISTRE DE LA SANTE !
VIREZ-MOI TOUS CES JOURNALISTES OU POLITIQUES QUI RACONTENT DES BÊTISES SUR LE SYSTÈME FRANÇAIS POUR LEUR PROPAGANDE.
le devoir.com - Opinion
Pour ce qui est du secteur privé, il paraît difficile de faire des comparaisons tant les systèmes sont différents, sauf à tomber dans une certaine forme d’idéologie.
Oui les systèmes sont différents mais ça se change. Faire de la désinformation ou une forme d’idéologie, de propagande en matière santé publique est un crime qui devrait être puni sévèrement ! La liberté de presse et d’opinion a ses limites vu les enjeux. STOP AUX MENSONGES !
Rien de différent au niveau du portefeuille du patient entre ces deux systèmes
Faux et un peu plus loin
le coût, pour le patient est pratiquement le même
L’écart va dépendre mais reste souvent raisonnable.
Maintenant la pénurie de médecin au .QC et .CA va continuer quoique vous fassiez car il y a même pas assez de nouveaux médecins 500 pour remplacer les retraités 900 chaque année ! ÇA SERA PIRE : PRIVE OU PUBLIC.
J’EN AI MARRE DE LIRE TOUTES CES INFORMATIONS BIAISÉES VOIRE MENSONGÈRES IMPRIMÉES PAPIER OU WEB. DE LA DÉSINFORMATION DE MASSE CONTINUELLE.
8:18, le Vendredi 22 août 2008Vous devez être connecté pour publier un commentaire.




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