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Écoutez une entrevue avec Antoine Robitaille à propos de son dernier livre : Le nouvel homme nouveau (éd. Boréal, 2007).
Le nouvel homme nouveau (éd. Boréal, 2007) est le dernier livre d’Antoine Robitaille, correspondant parlementaire à Québec pour le journal Le Devoir. Ce livre-reportage tente de faire connaître au grand public les nouvelles utopies technoscientifiques. Dans cette entrevue, il a été question de :
Écoutez cette entrevue avec l’auteur en cliquant sur le lecteur ci-dessous.
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POST-SCRIPTUM : Les publications universitaires est une émission diffusée à CHOQ.fm qui a pour objectif de faire connaître les travaux des auteurs de la communauté universitaire du Québec. Plusieurs autres entrevues sont disponibles sur le site de l’émission : www.publications-universitaires.qc.ca
Dans la matière ès arts, on dit "post" pour signifier ce qui vient après, mais aussi pour signifier, par un autre biais, ce qui dépasse et ce qui va plus loin. Donc ce qui est différent et d’une autre nature.
Après l’homme c’est plus l’homme mais c’est plus que l’homme. Un truc comme ou mieux que la femme alors. Si c’était possible...probablement un rêve.
Je ne suis pas contre le progrès mais il est regrettable qu’on parle de post-humanisme et de technologies complexes visant à améliorer l’homme et son corps quand on se montre incapable, dans le même temps, de résoudre un problème aussi élémentaire que la faim dans le monde.
Élémentaire parce qu’arithmétique et relevant d’une toute petite calculette.
Il y a quand même quelque chose de grotesque.
Que les Utopies soient réalisables, c’est une évidence. Deux Utopies ont déjà été réalisées à savoir le Capitalisme et la psychanalyse.
Quant à lutter contre la mort quand on marginalise des millions d’individus par l’exclusion sociale, pourquoi pas ? À condition dans le même temps de légaliser le suicide et d’aider ou accompagner dans la mort volontaire sous contrôle médical, notamment ceux qui veulent mourir dans la dignité.
Tout le monde sait que l’exclusion sociale n’est qu’une condamnation à mort déguisée. Risible d’entendre parler dans ces conditions de rallonger la vie humaine et de parler de l’homme éternel. Pour quoi faire ? Pour crever la gueule ouverte plus longtemps ?
L’homme doit résoudre la question des deux verbes, qui sont tellement fondamentaux pour lui qu’il en a fait dans presque toutes les langues des auxiliaires de conjugaison à savoir avoir et être.
Car de tout temps, l’individu n’est que ce qu’il a, sachant que bien évidemment être ne signifie pas être mais être socialement. Autant dire que ça ne vaut rien depuis toujours.
Bien à vous.

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