
Vous ne connaissez probablement pas Nina Kraft à moins de suivre la scène professionnelle de triathlon. En 2004 Kraft avait terminé première au championnat du monde Ironman avec plus de 17 minutes d’avance sur la seconde grâce à un temps hors de l’ordinaire sur le vélo de 05:24:53. Ce qui représente une éternité à ce niveau de compétitions. Kraft n’avait démontré pratiquement aucune émotion à son arrivée sachant fort bien qu’elle testerait positive à l’EPO lors du contrôle antidopage. Elle a reçu donc la plus haute sanction que le sport imposait à l’époque soit 1 an de suspension par la fédération de triathlon d’Allemagne et 2 ans sans pouvoir revenir sur le circuit du WTC qui organise les compétitions Ironman.
Voilà que Nina Kraft a refait surface très discrètement cette saison sur des compétitions courtes distances dont le très populaire St-Anthony’s Triathlon de St. Petersburg sur la côte ouest de la Floride où elle a terminé 5ième à moins d’une minute 30 secondes de la première position.
Suite à cette découverte et avec les événements de cette semaine mettant en vedette le vainqueur du Tour de France, je me suis posé les questions suivantes : les sanctions sont-elles trop courtes, pas assez sévères ? Pourquoi n’y a-t-il pas des sanctions à vie dès la première offense ?
Sur le site de Kraft, elle nous présente une page "Drug abuse" ou elle demande une seconde chance aux amateurs et aux compétiteurs.
Kraft a débuté sa plus grande sentence à vie, elle doit maintenant plus que jamais faire face à la musique, et ce, à chaque fois que des yeux seront tournés vers elle sur un parcours de triathlon, il y aura ce sentiment de doute. Le long chemin de l’acceptation et de l’absolution vient tout juste de débuter. Une seconde chance ne se demande pas, elle se mérite.
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