Dernièrement, les cinq femmes d’Outremont qui se sont faites volontairement remarquées par les caméras de télévision en allant voter habillées d’un burqa voilant leur visage, ont, à mon avis, rabaissé inutilement les femmes musulmanes dans l’exercice de leur religion.
Ensuite des femmes diront qu’on ne respectent pas leurs droits à l’égalité alors qu’elles ne se respectent même pas entre elles.
Ces 5 femmes lesquelles n’ont d’ailleurs pas voulu s’identifier se croyaient sans doute en promenade d’Halloween, sac de bonbons en moins.
Alors que l’exercice qu’elles allaient faire est supposé être un exercice sérieux : soit celui d’exercer leur droit de vote.
Pas certain qu’elles se seraient ainsi offertes en spectacle à visage découvert.
Pourtant la Charte nous rappelle à l’article 3 que toute personne est titulaire des libertés fondamentales telles la liberté de conscience, la liberté de religion, la liberté d’opinion, la liberté d’expression, la liberté de réunion pacifique et la liberté d’association.
Or, notre Québec que tous qualifie de terre d’accueil de prédilection pour grand nombre d’immigrants, a habitué ses nouveaux arrivants à beaucoup de permissivité. En acceptant, entre autres, aussi, leurs propres exigences.
Il ne faudrait tout de même pas se plaindre maintenant de notre propre laxisme à être finalement un peu trop tolérant. En commençant par n’imposer quelque exigence au niveau de l’immigration.
Et c’est là dès l’entrée au pays qu’il faudrait imposer nos exigences. Non leur enlever après ce qu’ on leur a concédé ou permis au départ.
Un bon exemple est le converti d’une « cabane à sucre » laquelle est typiquement de notre culture québécoise. Or la propriétaire décide à cause de la présence de personnes de religion musulmane de transformer sa cabane en mosquée le temps d’une prière sur simple demande du groupe de bienheureux clients-invités. Oubliant même pour se faire les québécois(es) pure laine présent(es).
Un manque total de respect.
C’est là, à mon avis, qu’il ne faudrait pas dépasser la mesure. Une question finalement de gros bon sens et de sensibilisation également de la culture et des us et coutumes du pays hôte.
Pas sûr qu’un groupe de québécois se présentant à une mosquée de La Mecque en pleine heure de prière réussirait à convertir une partie des lieux en casse-croûte « La belle Province » en y vendant « poutines » et « hot-dogs » parce qu’ils décident soudainement qu’ils ont faim.
Il faut donc être raisonnable et accommoder nos immigrants mais également leur faire apprécier ce qu’est le gros bon sens. Question de ne pas être déraisonnable envers nos propres habitudes, coutumes et culture. Comme nous-même ne le seraient envers les leurs lorsqu’en visite dans leurs pays d’origine. Question de logique et de règles de savoir-vivre : rien de plus, rien de moins.
Par ailleurs, nous voulons aussi la partager cette culture avec nos nouveaux arrivants. Non pas nous la faire annihiler par la leur. Et cela est bien important de leur faire comprendre. Dans le respect.
Aussi que l’on soit d’accord ou pas avec certaines pratiques religieuses, il n’en reste pas moins qu’elles leur appartiennent. Par conséquent, il ne faudrait donc pas se moquer de ce qu’on accepte d’emblée en tant que pays hôte. Et ensuite dans certaines circonstances particulières leur enlever bêtement ce droit.
Je peux comprendre certaines objections de la communauté musulmane orthodoxe. Laquelle ne peut certes féliciter telle ambiguïté en contradiction avec certaines valeurs démocratiques avec lesquelles on les a habitué à composer.
Parallèlement, par contre, je prie nos dirigeants d’arrêter d’instituer des commissions pour des formalités relevant strictement du savoir-vivre. Comme si on avait besoin que d’autres venant d’ailleurs nous dictent comment se comporter en tant que terre d’accueil. Pas très fort.
Il faut donc être pratique. Et régler les problèmes avant qu’ils ne prennent une ampleur souvent insoupçonnée.
A titre d’exemple : Pourquoi ne pas régler ainsi le cas des 10 ou 12 femmes voilées au Québec qui désirent également exercer leur droit de vote sans dévoiler leur visage par respect pour leur religion :
Dès leur arrivée au Canada, leur remettre un fascicule informatif à l’effet que si elles désirent demeurer le visage voilé en tout temps, elles devront par contre avertir Élections Canada ou tout autre organisme ciblé d’avance, d’une telle exigence au niveau de leur religion. Laquelle information compléterait un fichier d’identité.
Ainsi préalablement identifiées, un astérisque ou une indication quelconque à coté de leur nom apparaîtrait sur la liste électorale et renverrait le scrutateur à une note en ce sens. Si bien que ces 10 ou 12 femmes de religion musulmane orthodoxe au Québec seraient déjà connues. Par contre, celles qui ne se seraient pas préalablement pliées à telle exigence, seraient priées de voter à visage découvert pour fin d’identification.
Simple n’est-ce pas ? Voilà pourquoi des travaux de commissions à ne plus finir pour faire plaisir aux « amis » et gérées à coup de millions sont souvent inutiles lorsqu’on prend simplement la peine d’y penser.
Puisque que pourrait-on craindre ? Qu’un gros barbu tatoué Hell’s Angels prenne l’identité d’une de ses femmes et se cache derrière un burqa pour donne un vote de plus à M. Charest ? Il ne faudrait pas tomber dans l’absurdité ou l’insignifiance et demeurer objectif.
Autres accommodements raisonnables pourraient facilement être réglés de la même façon.
Toujours à mon avis, une commission royale d’enquête sur l’administration de la justice s’impose davantage socialement parlant et serait réellement plus utile et rentable au bon fonctionnement de notre société qu’une commission Taylor-Bouchard.
/BOUCLE_video>Votre proposition me semble concrète et raisonnable. Aussi longtemps, du moins, que le nombre de celles qui s’en prévalent reste gérable. Si elles sont trop nombreuses, on pourra penser, à établir pour elles un bureau de votation spécial, mais si jamais on est confronté à cette affluence, on l’aura sans doute été à d’autres chocs culturels plus graves qui auront conduit à des solutions plus permanentes.
Pierre JC Allard

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