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    • Boubacar DIASSY
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    Le Sénégal, ce pays à la démocratie « des huées et des brassards rouges » !

    le 6 septembre 2007 | 166 visites | 3.71 / 5 | 5 commentaire(s)

    « Le Sénégal, dit-on, est un pays démocratique ». Mieux, renchérissent d’autres, « c’est l’un des rares pays de l’Afrique subsaharienne à n’avoir jamais connu de coup d’Etat militaire ». Soit, mais la démocratie sénégalaise, aux yeux d’autres enfin, « ne peut aucunement prendre place dans la cour des grands ». Loin de là ! Pour preuve, la démocratie à la sénégalaise est l’une des rares au monde, où l’on administre des huées à des ministres de la République en visite républicaine (s’il vous plait) dans telle ou telle autre localité du pays. Quant aux brassards rouges, ils sont « les colombes sénégalaises ».

    A l’aube de son magistère, le Président Wade a voulu « renforcer » la démocratie sénégalaise. Car, c’est cette démocratie-là qu’il a contribuée à bâtir avec son prédécesseur Abdou Diouf. Se sentant alors investi de la mission de fortifier cette « jeune fille » au parfum exquis, Wade fit alors à ses compatriotes un certain nombre de propositions afin en finir avec les méthodes va-t-en-guerre dans la mise en oeuvre des vertus d’une république moderne et évolutive. Parmi les propositions faites par le pape du « Sopi » (changement, en Wolof), figurait entre autres ceci : la manifestation publique et l’attache d’un brassard ou d’un foulard rouge, pour extérioriser sa désapprobation de la mauvaise gestion de la chose publique. Quoi de plus normal dans un pays dit de « dêmos »…« kratos » ? Mais hélas ! Car, intervertie sera l’essence du « pouvoir du peuple, selon Périclès, par le peuple et pour le peuple ». Attention, pas par tous ! Au sens où les sénégalais non engagés politiquement parlant, heureusement plus nombreux car estimés à plus de 3 sur 5, sont restés respectueux des vertus républicaines. Le reste constitué de ceux-là qu’on appelle communément « les politiciens » semble faire fi des valeurs caractéristiques d’une démocratie moderne.

    En effet, c’est dans ce pays que des hommes politiques… pardon des politiciens montent des jeunes pour vertement huer, qui un ministre de la République, qui un Premier ministre etc… en plein travail officiel, dans toute l’acception de l’expression. Les exemples sont légion au pays de la « Téranga ». Le plus récent a été celui du nouveau ministre de jeunesse accueilli par des huées dans un département situé au centre du Sénégal.

    Quant aux brassards rouges, ces « colombes sénégalaises », ils flottent, voltigent, planent, peignent les foules à l’emporte pièce. Ceci, au gré des nombreuses sorties, encore une fois, des ministres de la République. A un moment donné, même le Président de la République n’a pas échappé à cette expression d’une mauvaise compréhension de la démocratie.

    Ce qui est regrettable, c’est que les porteurs de brassards rouges et ceux-là qui scandent les huées, disent des propos hautement politiciens et défavorables à leur cible d’autorité républicaine. Cela se passe généralement dans les localités considérées comme étant « le fief » d’un responsable politique en rivalité avec la cible en question. Confond-on alors le parti politique avec l’Etat ? Quoi qu’il en soit, ce n’est certainement pas sous cet angle que l’actuel Président sénégalais avait conçu le renforcement de la démocratie chez lui.

    Mots-clés : Politique , sénégal et Pauvreté

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  • 5 COMMENTAIRE(S) | Répondre à cet article

    • Commentateur

    Ce Papier est complètement nul. Pour quelqu’un qui écrit pour des lecteurs canadiens, l’article est d’une superficialité et d’une pauvreté alarmante. C’est ne rien comprendre à la réalité politique sénégalais que de se focaliser ainsi sur le port des brassards rouges et les huées. Il ne s’agit là que de la caricature de la démocratie sénégalaise avec des traits très simplifiés. Ce genre de raccourcis porte un grand préjudice à l’image des Africains ? Et c’est dommage que ce soit un des nôtres qui commenttent unre telle infamie.

    8 septembre 2007 | répondre | permalien
    • Yussef

    Salut. Je ne pense pas comme ce monsieur (ou cette dame) auteur (e) du premier commentaire. Ma profonde conviction est que le journaliste qui écrit ce papier est d’une pertinence extraordinaire. Rien n’est suprficiel dans ce qu’il a écrit. Il est tout simplement revenu sur ces tares qui ternisssent l’image de nos pays africains, en s’appuyant sur l’exemple du Sénégal. J’ai été étudiant à l’Université de Dakar, mais j’ai toujours eu honte de voir des sénégalais, africains de surcroît comme moi, se comporter comme ce journaliste l’a effectivement dit. Je crois que c’est regrettable. Si des africains vivant au Canada se mettent à défendre les "hueurs" et les porteurs de "brassards rouges". A quoi bon vivre à l’étranger ? cordialement !

    8 septembre 2007 | répondre | permalien
    • Koffi Toronto

    Vous avez raison Boubacar. Je vous encourage, cela me fait plaisir de lire un compatriote africain dénoncer les tares de nos pays pour que les erreurs soient rectifiées ou même corrigées. Je connais ce métier. Pour ce papier, vous n’aviez pas besoin d’entrer dans les détails (noms des personnes, dates et heures, lieux précis, etc). ça décourage le lecteur. L’objectif d’un tel papier est d’attirer l’attention des lecteurs sur ce qui se fait d’anormal. C’est pas compliqué, et vous avez bien fait. Je le ferais comme ça, moi aussi qui en suis à ma 18ème année dans le métier. Rien de superficiel ; ma note, c’est 18/20.

    8 septembre 2007 | répondre | permalien
    • Jean Noel

    Je viens de découvrir ce journaliste en ligne. Je l’apprécie pour sa pertinence et son courage. Si maitenant, ses articles déplaisent à des gens qui s’y retrouvent négativement, à quoi bon vouloir le dénigrer. Ces gens-là oublient que des professionnels de la communication lisent aussi les journaux en ligne. Cet article est indemne de toute critique.

    8 septembre 2007 | répondre | permalien
    • Diallo

    Vous avez raison, monsieur. Mais le Sénégal a au moins la chance d’avoir une démocratie. Mais chez nous en Guinée Conakry, c’est l’anarchie totale doublée de corruption. Il faut que vous en parliez aussi, vous les journalistes africains.

    10 septembre 2007 | répondre | permalien

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