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    Le Mékong : un baromètre planétaire

    le 18 mars 2008 | 379 visites | 3.22 / 5 | 0 commentaire(s)
    Le Mékong : un baromètre planétaire
    photo : hermmermferm (Flickr)

    La péninsule de l’Indochine a été le théâtre de conflits et de trafiques nombreux. Cette région a suscité l’intérêt des Occidentaux que récemment dans l’histoire moderne. Autrefois couvert par le fracas des armes, le Mékong est aujourd’hui au centre de préoccupations économiques.

    Le fleuve Mékong a une présence incontournable. La région lui est tributaire à plusieurs niveaux. Vieux carrefour, ce fleuve a été témoin de conflits anciens comme modernes. La valorisation de ce fleuve fait l’objet d’une attention locale et internationale. Le Mékong traverse nombre de pays (Chine, Birmanie, Thaïlande, Laos, Cambodge et Vietnam). Ces états ont chacun une grande dépendance face à celui-ci. La mosaïque de pays, la similarité des besoins et l’unicité de ce fleuve rend difficile une concertation efficace dans l’aménagement harmonieux de ce cours d’eau.

    De l’ONU qui voulait y bâtir son expertise et aux États-Unis qui s’y est imposé le temps de la guerre froide, le fleuve va finalement redevenir une voie naturelle de commerce. Suite à cela, les acteurs locaux ont aménagé l’espace fluvial selon leur besoin. Présentement, l’influence extérieure se fait sentir notamment aux niveaux des enjeux environnementaux.

    La complexité de l’aménagement fluvial et riverain est de taille. Divergences, luttes d’influence, décisions unilatérales ainsi que des perceptions différentes d’un état à l’autre tant qu’à l’aménagement du fleuve caractérisent les rapports entre acteurs. Il semble que le défi de l’aménagement et de la sécurité appartient essentiellement aux états, la participation des populations impliquées n’est pas l’objet d’une préoccupation immédiate. Ensuite, il apparent certain que les aménagements hydroélectriques et hydrauliques en amont du fleuve notamment en Chine peuvent être néfastes pour les pays du delta du Mékong. La coopération problématique, dans une dynamique de concurrence et collaboration, fait en sorte que les intérêts de chacun sont difficilement conciliables étant donné que la vision de développement durable n’est pas l’apanage de tous.

    Malgré tout, les pays concernés se sont dotés d’une institution via l’ONU, la MRC (Mekong River Commission) sert en effet de lien entre tous ces acteurs, elle tente de concilier les intérêts de tous par la voie du dialogue et des échanges de données. Cependant, cette institution est limitée dans ses pouvoirs et n’a intervenu que de manières limitées. Finalement, malgré l’appui de la MRC et d’une volonté certaine de bien réaliser l’aménagement fluvial, il est certain que le Mékong ne sera pas aménagé de manière à satisfaire les aspirations de tous. Le manque de financement, les infrastructures déficientes et les objectifs que se donnent des états, des groupes ou des individus peut être un frein à un développement harmonieux.

    À la lumière de tous ces facteurs, la MRC en tant qu’organisme intergouvernemental est plus que nécessaire. Elle est une organisation stable dans une région partageant de grands contrastes, elle permet le brassage d’idée et la mise en commun des ressources nécessaires pour concilier les besoins.

    Mots-clés : international , chine et Environnement

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