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    • Mario Asselin
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    Opinion : La petite séduction électorale de nos régions

    le 16 avril 2008 | 721 visites | 4.60 / 5 | 1 commentaire(s)
    La petite séduction électorale de nos régions

    Je suis inquiet de l’actuel débat entourant les propositions de la Commission de la représentation électorale du Québec. La balle est dans le camps de nos politiciens... à nous de s’assurer qu’ils ne l’échappe pas !

    Il y a lieu de se demander ce qui adviendra du projet de la Commission de la représentation électorale qui souhaite proposer de nouvelles délimitations à la carte électorale du Québec. Au moment où recommence la diffusion de la petite séduction de Radio-Canada, un fort lobby en région refuse de laisser partir trois comtés au profit « du 450 ». Seul l’ADQ semble prêt à travailler à partir du projet du DGE.

    Il semble bien que nous soyons en présence d’un déséquilibre démocratique. Un vote à Montréal semble valoir moins qu’un vote en Gaspésie, par exemple. Sur le blogue de Patrick Lagacé, on parle de « dictature des régions », pour expliquer que le projet de réforme n’ait pas passé comme une lettre à la poste.

    Je suis de ceux néanmoins qui croient que le simple respect de la loi électorale ne règle rien du côté de la juste représentation des populations en région, compte tenu de leur capacité à se considérer bien représenté par leur député qui doit couvrir un trop large périmètre dans sa circonscription. Je ne sais pas qui a écrit qu’on « reconnaît la grandeur d’une société de la manière dont elle considère et traite ses minorités », mais les prochains jours pourraient nous en dire beaucoup sur la considération que portent nos politiciens aux gens des régions. Trop de facteurs sont à considérer pour qu’on se réfugie bêtement derrière une loi mal faite pour régler cette question. Oui, on entend beaucoup parler des régions, mais vue de nos cités, la perception de ce qui se passe vraiment en région est nettement déficiente. Pour avoir été engagé pendant sept années dans le quotidien de la belle région de Coaticook en Estrie, je peux témoigner qu’il n’y a aucune commune mesure entre les ressources sur lesquels nous pouvons disposer dans une ville comme Québec (là où je vis présentement) et celles mises à la disposition d’une petite localité où il y a beaucoup moins d’épaules sur lesquelles répartir le poids des charges sociales et économiques. Il me semble que ces gens doivent pouvoir compter sur nous pour leur assurer la capacité de gagner honorablement leur vie et élèver leurs enfants dans leur coin de pays... Ils ne demandent pas la charité ; ils ne veulent qu’on considère l’étendu du territoire qu’ils occupent dans la capacité d’être bien représentés, là où les décisions politiques se prennent.

    J’exhorte les politiciens des trois formations politiques représentées à l’Assemblée nationale à trouver le compromis qui réglera cette question pour les dix ou quinze prochaines années. Nous devons occuper l’ensemble de notre territoire et nous avons la responsabilité que chaque citoyen puisse être assuré d’une gamme de services équivalents, citadins ou campagnards. Cela ne peut se faire sans que les régions conservent, au minimum, leur représentation électorale actuelle. J’invite les gens des villes à s’activer en masse pour faire sentir aux amis des régions que nous partageons leurs préoccupations sur ce sujet...

    POST-SCRIPTUM : Voici un lien par lequel où on peut trouver les adresses pour écrire à votre député...
    Mots-clés : québec et Politique

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  • 1 COMMENTAIRE(S) | Répondre à cet article

    La Cour suprême du Canada s’est prononcée sur le principe de la représentation effective et la Commission de la représentation électorale du Québec a fait son travail en tenant compte de ce jugement. Je veux bien compatir avec les Québécois vivant en région, mais en attendant nous avons un sérieux problème en vue. Il se pourrait fort bien que des citoyens demandent l’invalidation des prochaines élections si la représentation effective n’est pas atteinte selon les balises fixées par la Cour suprême.

    J’ai assisté à la consultation sur la proposition de diminuer le nombre de conseillers municipaux à Québec et le comité qui a préparé cette proposition a justement fait valoir la représentation effective comme un des critères qui a guidé ses travaux, afin d’éviter une contestation judiciaire.

    Ce que je trouve le plus frustrant dans ce dossier, c’est que les partis politiques jouent avec le feu. Qu’est-ce qu’ils vont faire si les prochaines élections sont contestées ?

    17 avril 2008 | répondre | permalien

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