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    La naissance d’une nouvelle dimension - les origines de l’écriture

    le 30 novembre 2007 | 1538 visites | 3.76 / 5 | 0 commentaire(s)
    La naissance d'une nouvelle dimension - les origines de l'écriture
    photo : Kevin (Flickr)

    La Mésopotamie au 3e millénaire avant Jésus-Christ est déjà un carrefour très achalandé. La civilisation qui s’y répand est forte d’une agriculture florissante et d’un réseau d’échange allant jusqu’aux confins du Proche-Orient. L’expansion économique et l’accumulation de richesse entraînent une sophistication de la société. Un besoin de quantifier et de qualifier va s’imposer. Les sociétés de la Mésopotamie sont alors confrontées à des problèmes liés à la conservation de l’information. Le peuple sumérien en développant l’écriture bouleverse de manière fondamentale le recours à la mémoire. Pourquoi invente-t-on l’écriture ? Par nécessité. Les gens de Sumer inventèrent une succession de support et d’outil et réalisèrent ainsi la première forme d’écriture.

    Les origines de l’écriture ont été expliquées par les Sumériens au travers leurs récits épiques. L’intervention de la Providence et la maturité d’Adam auraient inspiré les chercheurs au 18E siècle. Le sujet est tombé dans l’oubli jusqu’aux années 1950 où une approche scientifique assortie au déchiffrement de nombreuses tablettes cunéiformes va permettre de relancer le débat. L’état actuel des recherches permettre de dégager deux grandes tendances en opposition pour expliquer la naissance de l’écriture. Nous retrouvons d’une part l’explication de Jean-Jacques Glassner (écriture : une invention) et d’autre part Denise Schmandt-Besserat (Écriture : une forme de communication issue d’une longue maturation).

    Dans le Croissant fertile, on vit à l’ombre de deux grands fleuves. Le Tigre et l’Euphrate déchargent des tonnes de limons nécessaires à l’agriculture. La culture céréalière y est généreuse et les surplus abondent. Les échanges commerciaux florissants sont favorisés par une situation géographique unique et stratégique. Une forme d’économie complexe prend vie, les populations s’agglutinent autour de centres d’intérêt. L’essor des villes lié à une population qui se spécialise crée les conditions favorables au développement économique : « Le phénomène urbain à, en effet, des implications sociales et politiques. Il suppose une économie diversifiée, pouvant assurer l’existence de chacun ». Donc, au moment de la naissance de l’écriture cunéiforme, la Mésopotamie est une puissante civilisation. Dans la région de Sumer où apparaissent plusieurs foyers urbanisés, les chercheurs auraient retrouvé les plus vieux fragments attestant les origines de l’écriture.

    Le besoin de garder en mémoire la trace des échanges a amené les individus à développer des aides mémoires. Par souci d’organisation et d’efficacité, les Sumériens vont relever par écrit les transactions commerciales et détails administratifs à l’aide de traits marqués sur de l’argile. De plus, il ne suffisait pas de créer l’écriture, les Sumériens ont eu à inventer une méthode, un support et des écoles d’enseignement pour en arriver à un résultat probant : « Toutes ces connaissances, nous les devons au génie de ce peuple qui, fait rare dans toute l’histoire du monde, non seulement inventa –ceci est du moins probable – mais sut perfectionner un système d’écriture, au point d’en faire un instrument de communication efficace, capable de transmettre les plus vivantes précisions. »

    L’économie d’échange et les interactions humaines ont rapidement mis en valeur les ressources locales. L’élaboration d’un système de communication provient essentiellement de l’unique ressource naturelle que les Sumériens possédaient soit l’argile. Largement utilisée par les habitants de la vallée de la Mésopotamie, on se sert de ce matériel pour fabriquer différents objets pratiques (calculi , assiettes) et décoratifs ainsi que pour la construction de résidence (tauf et briques). De plus, la distinction et le respect que l’on confère à l’argile provient des mythes religieux concernant la conception de l’humanité. Un hymne au dieu Enki relate l’origine de l’homme par le mélange d’un amas de terre et du sang d’un dieu sacrifié. Cette matière déterminante était inévitablement vouée à jouer un plus grand rôle. En effet, elle a été la première matière en abondance facilitant la communication ainsi que le premier support durable pour l’écriture sumérienne.

    À Sumer, la terre argileuse a aussi l’avantage d’être disponible en grande quantité, facile à travailler par sa plasticité et finalement plus légère à transporter en comparaison à des supports de pierres ou de métaux. Grasse au toucher, la roche sédimentaire meuble qu’est l’argile a la qualité d’être malléable lorsqu’on l’imbibe d’eau. De plus, la boule de terre pouvant être remodelée à l’infini, une correction à une inscription erronée pouvait être aisément effectuée. Au départ, les Sumériens utilisaient des calculi, une espèce de jeton modelé fait de différents matériaux comme l’argile ou la pierre. Ces jetons de formes diverses portaient parfois des inscriptions attribuant une valeur à la pièce qui pouvait être comptabilisée. L’utilisation de ces objets implique que les individus savaient calculer, on doit considérer que les valeurs de représentations permettaient d’accélérer un processus comptable.

    Cet outil pratique va ensuite être introduit dans des bulles de terres avec lesquelles un sceau cachet et plus un sceau cylindre seront apposé. Rendant plus facile le décompte des valeurs. Une opération comptable pouvait être conservée, la sphère était brisée pour vérifier un état de compte. Ultérieurement, un résumé sera inscrit sur la surface de la sphère, rendant inutile les jetons contenus à l’intérieur. Peu à peu, les boulettes de terre seront écrasées et deviendront des tablettes de différents formats. Au moyen de roseaux taillés en pointe, des signes pictographiques étaient tracés sur de l’argile humide. Le scribe (individu spécialisé) écrivait sur la tablette et ensuite il la faisait séché au soleil ou cuite au four où elle devenait quasiment indestructible.

    L’univers sumérien a été schématisé par des dessins représentants la réalité ou des éléments clairement identifiables, un millier de caractères furent créés pour répondre à un besoin d’améliorer la production de rapport écrit. La protoécriture est un hybride entre des valeurs quantitatives ainsi que des représentations graphiques ayant une ressemblance avec ce qu’il devait imiter : « Les premiers scribes inscrivent sur ces tablettes des pictogrammes qui proviennent probablement d’un système plus ancien. Dès 6000 avant notre ère, les agriculteurs utilisent des petits objets d’argile afin de tenir l’inventaire de leurs récoltes. » Cela fait foi de l’amalgame d’un très long processus de recherche empirique et intuitif de l’humain pour choisir un système efficace. Pourquoi l’écriture doit être inventée ? La plupart des formes et des représentations sont universellement connu et moins difficile à assimiler qu’un dialecte ou une langue étrangère. Cela permet d’accroître les possibilités d’échanges à plus grande échelle.

    Progressivement, les tablettes deviennent plus grandes et les scribes les utilisent en ayant l’avant-bras sous celles-ci. Ils vont réorienter l’écriture de 90° vers la gauche et les inscriptions se feront de manière horizontale de gauche à droite. Les pictogrammes altérés devinrent abstrait ce qui favorisa sans doute l’utilisation phonétique du caractère : « un progrès décisif est accompli avec le passage du phonétisme. Le génie des Sumériens a été en effet d’utiliser un procédé aussi simple qu’un jeu d’enfant, le rebus. Ils eurent l’idée de se servir d’un pictogramme désignant non pas un objet qu’il représentait directement, mais un autre objet au nom phonétiquement voisin. Comme dans un rebus où un dessin de chat et un dessin de pot n’ont rien à voir avec le couvre-chef, chat-pot désignant en fait un chapeau. »

    Cela permit de diminuer le nombre de caractères (près d’un millier au départ), le même signe pouvant servir à désigner plusieurs objets différents dotés de la même valeur phonétique. De plus, les lignes droites imprimées à l’aide d’un calame remplacent la graphie précédente plus difficile à tracer sur l’argile molle. L’écriture cunéiforme (latin cuneus) est née. Une véritable écriture apparaît alors qui continue à se perfectionner sans cesse, transcrivant au plus près la langue sumérienne. Elle s’adapte à des langues étrangères du sumérien. Elle va servir de base pour le développement écrit de l’akkadien, le hittite et l’hourrite malgré que ce soit des langues sémites. En devenant cunéiforme, l’écriture passe de la notation aide-mémoire à la constitution de contrats, d’actes administratif, économiques et religieux, voir même de littérature et de poésie épique comme la grande épopée de Gilgamesh. Pour la première fois de l’humanité, l’histoire se matérialise en littérature figeant ainsi pour la prospérité des événements lointains de mémoire d’homme et permet d’apprécier de manière plus concrète le temps.

    L’écriture et les tablettes d’argile n’auraient pas pu survivre sans la formation d’une nouvelle classe d’humains dédiée à la sauvegarde de la mémoire : « la maîtrise d’un système compliqué de signes de communication est l’apanage d’une caste fermée, celle des scribes […] ils sont dépositaires des mythes et les intermédiaires obligés entre les dieux et les hommes. » L’individu qui utilise le support pour rédiger et copier se nomme Dub Sar « celui qui écrit la tablette », le scribe sumérien subit une formation académique rigoureuse à l’école : « Pour répondre à cette nécessité pédagogique, les professeurs sumériens inventèrent un système d’instruction qui consistait surtout dans l’établissement de répertoires : c’est-à-dire qu’ils classaient les mots de leur langues en groupes de vocables et d’expressions reliés les uns aux autres par le sens, puis les faisaient apprendre par cœur, copieur et recopier par les autres étudiants jusqu’à ce que ceux-ci fussent capables de les reproduirent aisément ».

    Les aptitudes techniques et graphiques sont intégrées à l’aide d’un guide expérimenté. Le mentor inculque à son élève un savoir-faire ainsi qu’un code de conduite associé à la profession. Des connaissances universelles jusqu’aux actes communs, le scribe détient un savoir qui fait de lui un homme de culture, en sachant lire et écrire, il se distingue de la masse des individus. Le savoir a un prix et le scribe fait partie de l’élite de son temps : « les pères de ces scribes […] se trouvaient être des gouverneurs, des pères de la cité, des ambassadeurs, des administrateurs de temples, des officiers, bref, les scribes avaient pour pères les citoyens les plus riches de la communauté urbaine » L’écriture était rendu nécessaire pour renforcer l’autorité des classes dirigeantes, les distinguer des incultes et des moins nantis. Les Sumériens avaient à faire face à une tonne d’information qui devait être compilée et mémorisée de manière productive. La communication orale et l’utilisation de jetons n’étaient plus assez efficaces pour les besoins grandissants.

    Les Sumériens avaient une explication divine de l’origine de l’écriture. Il est intéressant de constater qu’ils avaient conscience d’une période où l’écriture n’existait pas. L’intervention des dieux contenue dans les écrits sumériens ne suffit pas pour déterminer l’origine de l’écriture et le processus pouvant expliquer son avènement. La naissance de cette création se perd dans le temps et l’espace. Vers l’an 8000 à 4000 av. Jésus-Christ, où l’outillage humain se diversifie, on peut faire l’hypothèse que le développement de la pensée mathématique et des arts plastiques peuvent représenter la préhistoire de l’écriture. Ensuite, vers -4000 à -2700 av. J.-C. on peut parler d’une zone protohistorique où l’humain effectue par tâtonnement des tentatives « d’isoler sa pensée » afin de capter son esprit et le fixer sur un support dans le but de se souvenir. Non seulement l’humain veut transférer sa pensée sur un matériel quelconque, il veut aussi être en mesure de répéter ce processus dans le but de réutiliser cet outil. À mesure que l’humain effectue des tâches complexes, il va développer des besoins nouveaux nécessitant une observation de la nature et un recours à l’intelligence intrinsèque. L’arithmétique est présente parmi les humains (compter sur les doigts ou utiliser les ensembles numériques).

    Le développement de la pensée abstraite est le premier pas à franchir. Ensuite, le calcul va devenir primordial dans le but d’échanger et de transiger des ressources en surplus. Les jetons (qui vont se sophistiquer) deviennent indispensables pour effectuer l’inventaire et calculer des ressources. Les images symboles ou logogrammes seront les valeurs ajoutées à ces jetons. Elles symbolisent une ressource élémentaire comme le blé ou le bœuf. On caractérise ces représentations de réalistes et en constante évolution. L’idée va se répandre et va connaître une durée de vie appréciable. L’utilisation de cet ingénieux outil va mener à la création de support matériel permettant le calcul d’opération plus complexe. Finalement, sur des milliers d’années, les Mésopotamiens vont utiliser cet outil. L’instrument sera modifié au point où les dessins seront plus que des représentations réalistes, ils deviendront des mots. Les mots feront un message que l’émetteur et le récepteur pourront comprendre. Cette grande mutation de l’époque Uruk se produit lors du passage d’une proto écriture à une écriture. La connaissance d’une langue commune est aussi nécessaire pour la compréhension des symboles. On passe alors de l’écriture des choses à l’écriture des mots.

    La théorie de Jean-Jacques Glassner

    Jean-Jacques Glassner est directeur de recherche au CNRS. Il est actif dans la recherche archéologique et il est un spécialiste de l’Antiquité. De plus, il fait partie du corps professoral de l’École des hautes études en sciences sociales. Il a publié nombre d’articles scientifiques et de livres dont Chronique mésopotamienne (2003), La tour de Babylonie (2003) et Écrire à Sumer : l’invention du cunéiforme (2000). Nous pouvons lire une de ces déclarations sur le site de EHESS concernant la naissance de l’écriture :« L’étude des écrits sumériens montre que, dès son origine, l’écriture développe un domaine spécifique de signification par rapport à la langue parlée en instaurant une relation conceptuelle entre le signe et le sens, et en faisant appel à une gestuelle spécifique et à des artéfacts, des supports et des outils pour écrire. » De plus, il ajoute que l’objectif de l’écriture « est de rendre visible les mots invisibles ». Dans son livre Écrire à Sumer, l’invention du cunéiforme il tente de démontrer que l’écriture est une invention indépendante et non un processus en plusieurs phases. Il réfute les théories majeures (évolution progressive par l’utilisation de la pictographie et la nécessité comptable). Le concept même et la motivation sont selon lui les causes permettant à l’humanité de créer de toute pièce l’écriture. En résumé, la thèse de Glassner ne voit pas d’importance du processus mental permettant de calculer, il n’accorde pas non plus de lien entre l’évolution des jetons et l’arrimage de ceux-ci à la tablette d’argile. Il considère que les pictogrammes sont une forme primitive d’écriture exprimant des idées que l’on pouvait lire. L’écriture cunéiforme serait en fait une variation de ce concept qu’est l’écriture.

    La théorie de Denise Schmandt-Besserat

    Sa théorie se base sur l’étude méticuleuse des « tokens » mésopotamiens (jetons d’argile) disséminés à la grandeur des musées célèbres du monde entier. L’utilisation de ces jetons sur des milliers d’années aurait abouti selon elle à la création de pictogramme. Selon l’auteure, ces unités étaient destinées exclusivement aux échanges économiques. Ces jetons simples qui représentent des unités de base vont continuer à être utilisés avec des jetons de plus en plus complexes et sophistiqués. Non seulement la production agricole sera comptabilisée mais aussi les objets manufacturés.

    Le système de calcul fonctionnant sur une base de 1 pour 1, il va devenir nécessaire d’augmenter le nombre de jeton pour suffire à l’augmentation des échanges. Les recherches de Schmandt-Besserat ont permis de déterminer que le besoin de qualifier de manière plus spécifique (par l’exemple le sexe d’un animal dans un troupeau) va complexifier l’apparence des jetons. La chercheure associe « les jetons simples au stade agricole et les jetons complexes au stade d’urbanisation » Ce système est apparu nécessaire dans le recours à l’agriculture comme source primaire de ressource alimentaire. Toujours selon sa thèse, le recours à ce système de valeur va être approprié par les intermédiaires de la redistribution des produits agricoles et manufacturiers, certains jetons auront alors une très grande valeur ou encore une représentation symbolique de pouvoir et de richesse. Les jetons vont persister et leur utilisation (simple et complexe) va s’étendre partout dans le Proche-Orient. Une succession d’apport et de modification vont développer le jeton, la tablette cunéiforme étant en quelque sorte le résultat final. L’écriture origine de l’accumulation de savoir (calcul de nombres abstraits, utilisation de support diverse, fixation du phonétisme par écrit) déterminée par des besoins liés à l’agriculture. Il s’agit donc d’une création rendu possible par la mise en commun d’un ensemble de connaissance.

    Conclusion

    Les origines de l’écriture est un débat ayant alimenté nombre de théories et de thèses. On peut dégager deux grandes orientations expliquant la naissance de la communication écrite. L’une établi la juxtaposition de milliers d’opérations et l’utilisation d’accessoire sur une très longue période tandis que l’autre fixe le phénomène comme étant l’expression d’une volonté ayant imaginé un outil nouveau et révolutionnaire sans lien avec le passé. L’étude de l’historiographie mésopotamienne démontre les points suivants : l’agriculture est le fondement principale de la civilisation et le calcul mathématique semble incontournable pour la survie des individus ayant décidé de s’alimenter essentiellement de la céréale. La divergence d’opinion intervient dans l’interprétation que font les chercheurs sur l’aboutissement de la naissance de l’écriture. Invention ou développement, la naissance de l’écriture reste toujours aussi difficile à cerner. En ouverture, nous pouvons énoncer que les Sumériens écrivaient pour se rappeler le temps d’une saison et plus tard, ils vont écrire pour se bâtir des archives et une mémoire. Pour terminer, il serait ironique de penser que les tablettes d’argile sont vulnérables et fragiles, elles ont survécu bien longtemps après la chute et la disparition des royaumes qui les ont vus naître. Le fait que le support (le jeton, la tablette d’argile) et l’information (les traits, les représentations, l’écriture cunéiforme) qui y est contenue ne peuvent être dissociés a permis à ces mémoires de se rendre jusqu’à nous 5000 ans plus tard. On ne peut en dire autant de nos archives informatiques qui sont temporels, vulnérables et nécessites un support intermédiaire pour lire les impulsions électriques. Que vaut nos tonnes d’information si aucunes ne traversent les siècles ?

    POST-SCRIPTUM :

    Bibliographie Ouvrages généraux Chronique illustré de l’histoire du monde des origines à la chute de Rome, HB diffusion, 1992, 560 pages. WINKLEMAN, Barry. Concise Atlas of World History, New Jersey, Hammond, 2002, 184 pages

    Monographie BOTTÉRO, Jean et coll. Initiation à l’Orient ancien, de Sumer à la Bible, éd. Seuil, 1992, 358 pages. BOTTÉRO, Jean. Mésopotamie, L’écriture, la raison et les dieux, Folio histoire, éd. Gallimard, 1987, 550 pages. COLIN, Ronan. Histoire mondiale des sciences, éd. Seuil, 1998, GLASSNER, Jean-Jacques. Écrire à Sumer, l’invention du cunéiforme, éd. Seuil, 2000.

    HAGÈGE, Claude. L’homme de paroles, Paris, éd. Faillard, 2000.

    KRAMER, Samuel Noah. L’histoire commence à Sumer, Paris, Flammarion, 1994, 311 pages. MAGNERRON, Jean-Claude. Les Mésopotamiens, éd. Arnaud, 1991. ROUX, Georges. La Mésopotamie, éd. Seuil, 1995, 600 pages.

    Site internet GALLAGHER, Joy. Site web « The Kanyon Review », entrevue « Writing before Writing » avec Denise Schmandt-Besserat (http://www.kenyonreview.org/interviews/schmandt.php)

    PETERSON, Ivars. Site web « Science News Online », article « From Counting to Writing ». (http://www.sciencenews.org/articles/20060311/mathtrek.asp)

    SCHANDT-BESSERAT, Denise. Site web « The University of Texas at Austin, Indo-European Documentation Center », article « Accounting with tokens in the ancient near east ». (http://www.utexas.edu/cola/centers/lrc/numerals/dsb/dsb.html)

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    Mots-clés : international et Société

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