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    La loi est la même pour tous en Grande-Bretagne et elle n’est pas religieuse

    le 11 février 2008 | 620 visites | 3.00 / 5 | 11 commentaire(s)
    La loi est la même pour tous en Grande-Bretagne et elle n'est pas religieuse
    photo : yoprogramador (Flickr)

    La charia sera-t-elle présente dans les tribunaux britanniques ?

    La Grande-Bretagne est sous le choc. Le révérend Rowan Williams, archevêque de Cantorbéry et chef des 77 millions d’Anglicans dans le monde, n’aurait pu imaginer lancer pareille ondes de choc depuis sa très récente déclaration selon laquelle l’application de la « charia » était nécessaire pour la cohésion sociale, l’archevêque a répondu : « cela semble inévitable ». L’Archevêque propose tout simplement d’en adopter quelques principes dans la loi du Royaume Uni. Appliquer la charia, oui, mais sans les châtiments ! Du côté du monde musulman, la satisfaction est grande. Très grande, même. La célébrissime université Al-Azhar l’a publiquement félicité, qualifiant ses propos de réalistes. Pour l’Archevêque Rowan Williams : « les musulmans britanniques devraient avoir le choix pour régler certains conflits, comme les divorces, de recourir soit à un tribunal civil soit à un tribunal islamique ».

    Hani Ramadan, directeur du centre islamique de Genève, considère, pour sa part, que la « charia » est incomprise dans le monde. Il écrit : « Les musulmans sont convaincus de la nécessité, en tout temps et tout lieu, de revenir à la loi divine. Ils voient dans la rigueur de celle-ci le signe de la miséricorde divine. Cette conviction n’est pas nourrie par un fanatisme aveugle, mais par un réalisme correspondant à la nature des choses de la vie. Vivre en paix et en conformité avec l’être et le devoir, tel est le principe de leur engagement, parce que, comme le souligne le Coran, « c’est certes à Dieu qu’appartiennent la création et le commandement » (7, 54) ». Là où l’explication de Hani Ramadan heurte nos convictions occidentales, c’est lorsqu’il donne en exemple la lapidation. « La lapidation prévue en cas d’adultère n’est envisageable que si quatre personnes ont été des témoins oculaires du délit. Ce qui est pratiquement irréalisable, à moins que le musulman choisisse d’avouer sa faute. Avant l’exécution de la sentence, les juristes précisent qu’il lui est toujours possible de revenir sur son aveu ».

    La charia, selon Ralph Stehly, Professeur d’histoire des religions à l’Université Marc Bloch, Strasbourg, n’est pas un code, comme par exemple le code Napoléon en France Ce n’est pas un livre. C’est l’ensemble des interprétations juridiques et éthiques, souvent divergentes, qu’au cours des siècles les théologiens ont données (et continuent de donner) des Écritures sacrées islamiques : c’est-à-dire le Coran et la Sunna. La charia est plus qu’un droit, puisqu’elle inclut les prescriptions cultuelles, et que sa fin dernière est non seulement d’organiser en ce monde la vie la plus vertueuse et la plus utile, mais aussi de préparer les membres de la communauté à leur salut futur. La charia est orientée « eschatologiquement ». Elle classe les actions humaines en cinq catégories :

    1) ce qui est obligatoire

    2) ce qui est recommandé

    3) ce qui est indifférent (ce sont les adiaphora de la pensée grecque), mubâh, ou licite

    4) ce qui est blâmable (makrûh)

    5) ce qui est interdit.

    Ce qu’a souligné l’Archevêque de l’Église anglicane, Rowan Williams, sur la BBC, est que les Britanniques devraient appréhender la loi islamique, ou charia, avec « ouverture d’esprit ». Il est possible, pour l’Archevêque anglican, de parvenir à un « arrangement constructif » avec certains préceptes de la Charia. « Il est possible de trouver ce qui serait un arrangement constructif avec certains aspects de la loi islamique comme nous le faisons déjà avec des aspects d’autres lois religieuses », a-t-il affirmé, citant les tribunaux juifs orthodoxes ou le fait que les opinions anti-avortement des chrétiens sont « prises en compte par la loi ». « Cela semble inévitable. Certains préceptes de la charia sont déjà reconnus dans notre société et dans notre droit, donc ce n’est pas comme si on introduisait un système étranger et concurrent » Mais s’il y a place pour une telle évolution, « inévitable » selon l’archevêque, pour la cohésion sociale, il a aussi ajouté qu’il n’y avait pas de place pour « les châtiments extrêmes » et la discrimination envers les femmes en Grande-Bretagne. « Personne ne veut voir dans ce pays le genre d’inhumanité qui est pratiqué par la loi de certains pays musulmans, avec des punitions extrêmes et leur attitude vis-à-vis des femmes », a soutenu l’Archevêque.

    Pourtant, le Conseil des musulmans de Grande-Bretagne, qui représentant 1,6 million de musulmans britanniques, a indiqué, après ces révélations de l’Archevêque Rowan Williams, que ses membres ne réclamaient pas de tribunaux islamiques.

    En réalité, il semble que les déclarations de l’Archevêque Rowan Williams s’inscrivent en parfaite opposition à la montée de plus en plus évidente du laïcisme en Grande-Bretagne. En d’autres mots et selon ce dernier : « Il est dangereux que le gouvernement laïc possède un monopole pour définir l’identité publique et politique ». Plus tard, l’Archevêque a expliqué qu’il avait simplement souhaité ouvrir le débat sur « quelques-uns des problèmes posés par les droits des groupes religieux  » dans une société laïque. En clair, l’Archevêque souhaite faire appel à la Charia pour soutenir sa propre lutte contre une trop grande place qu’accorde l’État à certaines dispositions laïques, comme le droit des homosexuels d’adopter des enfants.

    Pour ses déclarations, l’Archevêque Rowan Williams a été désavoué par des membres du « Sinod général  », le corps exécutif de l’Église anglicane. L’Archevêque est invité à démissionner, comme l’ont également demandé 82 % des téléspectateurs qui ont répondu au sondage de la chaîne de TV Sky. Dans les officines du gouvernement britannique, à Downing Street et au sein de l’opposition, la colère est loin de s’apaiser : « la loi est la même pour tous en Grande-Bretagne et elle n’est pas religieuse. Il n’est pas question d’adopter la charia pour juger les Musulmans ». Tel semble être le mot d’ordre qui circule à Londres. Le site Internet de la BBC a reçu quelque 17.000 messages, pour la plupart négatifs.

    Les catholiques sont également montés aux barricades. Le Cardinal Cormac Murphy-O’Connor, chef des catholiques d’Angleterre et du pays de Galles, qui sont 4,5 millions, a fermement rejeté les propos de l’archevêque de Canterbury. « Les lois de ce pays n’admettent pas les mariages forcés ou la polygamie ».

    Est-il nécessaire, en terminant, de rappeler certains faits qui remontent à mai 2006, en Allemagne. Selon Libération, une jeune Allemande de 26 ans, originaire du Maroc, avait fait appel à la police pour violences conjugales. Convaincue de l’échec de son mariage avec un Marocain du pays, cette mère de deux jeunes enfants s’était tournée vers la justice. Le mari violent est condamné à quitter le domicile conjugal, et à ne plus s’approcher de son épouse. Mais «  il continue à la terroriser, et à la menace de mort  », assure Barbara Becker-Rojczyk, l’avocate de la victime qui réclame alors un divorce « accéléré » en octobre dernier. La législation allemande prévoit un délai d’un an entre séparation et proclamation du divorce. La procédure « en accélérée », rare, est cependant prévue dans les cas de violence. Pourtant, la juge de Francfort saisie du dossier avait rejeté la demande de la victime. Au nom de la Charia !

    Les deux époux venant d’un pays musulman, il ne convient pas d’évoquer le problème de la violence, estime la juge, puisque celle-ci est « autorisée » par la quatrième sourate du Coran. En se mariant avec un Marocain, la victime «  devait s’attendre » à ce genre de traitement, précisait la juge, le 12 janvier 2006. La magistrate réitérait le 8 février 2006 son jugement en invoquant « l’honneur bafoué  » du mari.

    Le 12 septembre 2005, le premier ministre de l’Ontario, au Canada, Dalton McGuinty déclarait : « l’Ontario ne deviendra pas la première juridiction occidentale à autoriser le recours à un ensemble de règles religieuses appelées charia pour résoudre des conflits familiaux chez les musulmans et interdira tout arbitrage religieux dans la province ». Après un âpre débat sur la question, le premier ministre ontarien en est venu à la conclusion : « que le débat avait assez duré. Il n’y aura pas de loi de la charia en Ontario. Il n’y aura pas d’arbitrage religieux en Ontario. Il y aura une loi pour tous les Ontariens ». Magnanime, Dalton McGuinty déclarait : « Les Ontariens auront toujours le droit de solliciter l’avis de toute personne en matière de droit familial, y compris un avis religieux. Mais l’arbitrage religieux ne tranchera plus de questions de droit familial  » (Le Devoir).

    Mots-clés : Angleterre , Société et Politique

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  • 11 COMMENTAIRE(S) | Répondre à cet article

    My french is not so well so I must say this in English. It is obvious you know nothing about this issue. By now, the consensus has, correctly, been reached that the Bishop’s speech did not call for the application of sharia law, nor did he say it was necessary. The quote that he said it was "inevitable" was because it was phrased as such in a question. In anyway, he was speaking about divorce procedings and such that already take place within the legal confines of Britain’s arbitration law’s, in Jewish and Islamic communities. His implication was that Sharia law, for civil proceedings by mutually agreed parties, was inevitable to expand, and that is true, and there is nothing wrong with that. No one protested the Jewish ghet, nor the Catholic annulement process which take place even in *gasp* Montréal.

    11 février 2008 | répondre | permalien

    Abdul-Rahim

    Mon anglais n’est pas très bon mais ma réponse sera la suivante : It is obvious you know nothing about this issue.

    Pierre R.

    11 février 2008 | répondre | permalien

    Complément d’informations :

    The Labour MP for Perry Barr in Birmingham, Khalid Mahmood, went further by urging Dr Williams to step down. "It was incredibly crass and naive for the Archbishop to say what he did," said Mr Mahmood. "If he doesn’t go then, at the very least, his advisers should. "I’m sure he had the best of intentions but all he has done is play into the hands of extreme elements like Al Muhajiroun, who want to turn Britain into an Islamic state. A number of Synod members have urged the beleaguered Archbishop to quit, and are likely to try to force the issue on to the agenda during a debate on the four-day Synod’s business.

    A spokesman for Gordon Brown said : “Our general position is that sharia law cannot be used as a justification for committing breaches of English law, nor should the principles of sharia law be included in a civil court for resolving contractual disputes. If there are specific instances like stamp duty, where changes can be made in a way that’s consistent with British law and British values, in a way to accommodate the values of fundamental Muslims, that is something the Government would look at. “But the Prime Minister believes British law should apply in this country, based on British values.” Gordon Brown has paid tribute to the "great integrity" and "dedication" of Dr Rowan Williams, the Archbishop of Canterbury, as the embattled Anglican leader prepares to defend himself over his comments on sharia law. "The Archbishop has been clarifying and setting in a wider context the comments he has made and I’m sure he will continue to do so in the future." But he went on : "The Prime Minister is very clear that British laws must be based on British values and that religious law, while respecting other cultures, should be subservient to British criminal and civil law."

    Sheikh Suhaib Hasan, the secretary of the Islamic Sharia Council, a panel of Britain’s top Islamic scholars who decide on hundreds of Muslim marriages and divorces each year, said Williams was being wrongly vilified and should explain himself. "Because he’s been so totally misunderstood, he should try to explain himself. He should not withdraw from his comments, that will just make it worse.

    Lord George Carey, Williams’s predecessor, said in a News of the World article : "He has in my opinion overstated the case for accommodating Islamic legal codes. His conclusion that Britain will eventually have to concede some place in law for aspects of sharia is a view I cannot share." There could be no exceptions to the laws of the land which had been so painfully honed by the struggle for democracy and human rights, he added. "His acceptance of some Muslim laws within British law would be disastrous for the nation."

    Pierre R.

    11 février 2008 | répondre | permalien
    • Demian West

    Vous m’faites vraiment marrer quand vous affirmez que la loi n’est pas religieuse en Grande Bretagne où règne un régime royaliste. Ce qui est très bien...

    La royauté et la religion sont une...ne le saviez-vous ? ou le mensonge a-t-il réussi à investir totalement la sphère de la parole ?

    Si vous vous déplaciez en Grande Bretagne, vous verriez immédiatement la réalité mystique qui distribue les rôles dans la population et ses hiérarchies de quartiers...comme une échelle archangélique qui mène depuis l’enfer jusqu’au plus haut paradis.

    11 février 2008 | répondre | permalien

    Monsieur West

    Après mon sixième voyage à Londres et mon onzième en Hollande, il est des quartiers qui sont qualifiés de « ghettos culturels ». Vous connaissiez cette expression ? Un ghetto chinois n’est pas mû par la religion mais très souvent par la langue. Que dire de ces « ghettos musulmans » ou ces « ghetto juifs » comme il en existe en France ?

    L’expression avait été reprise par le président Sarkozy dans un autre contexte : Nicolas Sarkozy avait stigmatisé Arte - « ghetto culturel » - lors de son déjeuner avec le bureau du Syndicat national de l’édition, le 10 décembre dernier à l’Elysée, juste avant la réception du colonel Kadhafi.

    Pierre R.

    11 février 2008 | répondre | permalien
    • Demian West

    Vous ne m’avez pas compris ou vous bottez en touche, comme on dit.

    Je voulais simplement vous rappeler ce que vous saviez déjà, c’est que la société anglaise est totalement hiérarchisée selon une mystique qui va des plus défavorisés qu’on reconnaît à leur accent du East End, vers les plus favorisés de naissance qui s’espacent dans les beaux quartiers de Kensington.

    C’est donc que la structure de la loi est religieuse, puisque établie sur la primauté des nobles et donc de la légitimité divine comme la royauté l’impose et le diffuse.

    Aussi, la religion est au coeur même de la Nation anglaise. Sinon de la grande planète ultra libérale depuis la Californie jusqu’à Pékin.

    Je vous prie d’excuser la modernité de mon propos qui dit l’Etat du monde qu’on voudrait se cacher pour se bercer des illusions idéalistes de la blogosphère qui est tout autant adonnée à la censure que n’importe quel cirque média du prime time.

    Cessons de nous mentir, et nous pourrons avancer en lieu de reculer en croyant avancer mais juste derrière...

    11 février 2008 | répondre | permalien

    Monsieur West

    Je vous avais fort bien compris. Je voulais provoquer chez vous un complément de réponse que vous venez de me donner. Nul ne peut nier en effet ce que vous qualifiez vous-même de « société anglaise totalement hiérarchisée ». Mais entre nous, il serait intéressant d’analyser et de comparer la Grande Bretagne avec les États-Unis du point de vue de la place qu’occupe la religion dans toutes les sphères de la société. Qu’elle soit anglaise ou américaine.

    Selon les données sociales du ministère français des Affaires étrantères, les Etats-Unis comptent 52% de protestants, 26% de catholiques, 1,4% de juifs et 0,6% de musulmans. Les protestantismes traditionnels déclinent au profit du courant évangélique. Les experts des questions religieuses soulignent toutefois la progression régulière de l’agnosticisme (15% en 2001 contre 8,4 % en 1990).

    En Angleterre, toute personne bénéficie de la liberté de conscience religieuse. Les chrétiens dominent : il y a plus de 1,7 million de catholiques et l’on compte 1,7 million anglicans, l’église étant "établie", c’est-à-dire légalement reconnue comme officielle. En Ecosse, l’église presbytérienne (église officielle d’Ecosse) compte près d’un million de membres. En Irlande du Nord, environ la moitié de la population se considère de religion protestante et près de 40 %, de religion catholique. Au Pays de Galles, l’église anglicane a été séparée de l’Etat en 1920. Il n’y a donc plus d’église officielle. Le méthodisme et le baptisme y sont les deux religions les plus répandues. La Grande-Bretagne possède l’une des plus grandes communautés musulmanes d’Europe de l’Ouest : entre 1,5 et 2 millions de personnes, selon les estimations, avec plus de 1 000 mosquées et centres de prière. L’une des principales institutions musulmanes du monde occidental est la mosquée centrale de Londres et son centre culturel islamique. La communauté sikh compte entre 400 000 et 500 000 personnes, en majorité concentrées dans l’agglomération londonienne, à Manchester et à Birmingham. Le temple sikh le plus ancien a été créé à Londres en 1908. La communauté hindoue réunit 400 000 à 550 000 personnes. Le premier temple hindou a été ouvert à Londres en 1962 et on en compte actuellement plus de 140 dans tout le pays. Parmi les autres groupes religieux, on dénombre environ 300 000 israélites.

    Les trois quarts des Anglais d’aujourd’hui se considèrent Chrétiens (anglicans, catholiques, luthériens ou orthodoxes), mais moins de 10 % d’entre eux vont à l’église régulièrement.

    Aux États-Unis, une enquête publiée en décembre 2004 affirme que 75 % des Américains se déclarent croyants aux États-Unis, pour 43 % de pratiquants.

    Intéressant, n’est-ce pas ?

    Pierre R.

    11 février 2008 | répondre | permalien
    • Demian West

    Vous confirmez surtout ce que je pense. Que souvent les commentaires sont plus intéressants que les articles et moins soumis à la censure.

    La religion est le ciment de l’humanité et elle sait prendre des formes très cachées.

    Celui qui voudrait la réduire se met surtout en oeuvre d’une tâche si grande qu’elle le tuera plus certainement qu’il réduirait même un peu cette religion.

    Ce rejet de la religion est le leurre suprême de la civilisation et qu’elle l’a appelé la raison. Et que cette raison a épuisé tout le temps cyclique, jusqu’à ce qu’il revienne comme une vague déferlante sur l’occident.

    Et tout recommence comme une pulsion refoulée qui surgit à nouveau pour tout balayer de l’ancien temps des modernes qui voulurent faire table rase du plus profond en l’homme.

    C’est le point commun entre la religion et le sexe, c’est que plus ils sont réprimés plus ils font irruptions à nouveau dans les espaces qui leurs sont les plus contraires mêmes.

    11 février 2008 | répondre | permalien
    • pixel

    Tout dépend de ce que l’on met sous le terme religion. Les grandes religions monothéistes vont a mon avis disparaître au même titre que le marxisme qui est un enfant des religions judéo-chrétienne. Peut être revoyons nous fleurir le polythéisme d’où est née démocratie en Grèce. Il est remarquable que le monothéisme à fondé la royauté et que le retour à la démocratie à coincidé avec la déclin des grandes religions monothéistes. A Dieu unique pouvoir unique ?

    11 février 2008 | répondre | permalien

    Monsieur West

    Déjà que le révérend Dr Williams a des soucis avec la montée de la laïcité dans son pays, s’il vous entendait établir des points communs entre religion et sexe, il en ferait certainement une crise d’urticaire. Ne soyez pas l’objet d’une condamnation toute circonstancielle pour propos séditieux à l’égard de la sacro-sainte société ecclésiale.

    Pixel

    Intéressant point de vue que votre propos sur le monothéisme et le polythéisme. Cela mériterait toutefois d’être analysé et démontré car serions face à une tendance importante qui exclurait nombre d’églises et de religions.

    Pierre R.

    11 février 2008 | répondre | permalien
    • pixel

    Mais la disparition du phénomène religieux n’est à mon avis par pour demain. C’est le terme religieux qui à mon avis prête à confusion, mais ce qui m’intrigue c’est le passage du monde occidental de plusieurs à un seul Dieu.

    11 février 2008 | répondre | permalien

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