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    • Guillaume D
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    La fleur de lys tricolore ou l’inédit d’une fragilité.

    le 27 mars 2007 | 698 visites | 3.36 / 5 | 5 commentaire(s)
    La fleur de lys tricolore ou l'inédit d'une fragilité.
    photo : wikipédia

    Voilà c’est fait. Je ne pensais pas écrire sur le sujet, d’autres ont plus de talent avec leur plume que moi, mais le suspense et l’action étaient aussi agaçants que le dévoilement des résultats. J’ai donc tenté d’insuffler au mieux mon inspiration la plus concrète pour tacher la page Web de mes impressions, les plus apolitiques possible.

    Ma première constatation fut assez claire ; un bleu pourpre était en chute. Prévisible ? Je ne sais pas encore, mais rien de plus que tout simplement saisissant. Jamais le Parti Québécois à été aussi recroquevillé, si vous me permettez l’expression, dans le sens d’un repliement.

    Est-ce l’essoufflement de la gauche ? Si ce ne l’est pas, elle s’est amoindrie, du moins elle halète. Le Québec est fragmenté. Sans prendre parti pris pour aucun des fronts, il faut dès lors noter la complexité de l’électorat québécois qui s’est traduit par le déclin d’un bipartisme presque centenaire. Désormais, les élus devront jouer du coude à l’Assemblée nationale et nous, nous tenterons de saisir les logiques au sein de ce triumvirat unique et subtil. Unique par des revirements qui se sont illustrés notamment dans les bastions péquistes usurpés par le déferlement des adéquistes dans les circonscriptions de la Capitale principalement, ou encore plusieurs ministres du gouvernement précédent –puisqu’il n’est plus le même— défaits dans leurs propres circonscriptions électorales. Du jamais vu dans la province francophone.

    C’est maintenant une carte d’un Québec bigarrée qui se dessine, une sorte de mosaïque caractérisant la diversité politique des électeurs, mais aussi leurs afflictions politiques. C’est maintenant d’un côté, un référendum qui s’efface peu à peu dans la mythologie québécoise, l’enracinement d’une démocratie de centre-droit, la fin du bipartisme pur et surtout, mais surtout l’écriture d’une l’histoire —qui reste à mes yeux toujours à interpréter—.

    Les réelles questions s’ancrent désormais au sein de la structure des partis et de leur avenir : un Parti Québécois qui chute, les Libéraux décevants et confisqués de la légitimité électorale tendancieuse de leur chef —supposément défait puis réélut selon les dires du DGE et les résultats d’une algarade lors des décomptes—, puis une Action Démocratique impromptue et encore difficile à cerner dans leur programme abscons, mais qui somme toute a acquit d’énormes gains.

    Comment décrire la politique au Québec aujourd’hui ? Désillusionnée ? Affaiblie ? Ou plutôt, imbibée d’une nouvelle dynamique empreinte d’une sorte de démocratie renouvelée qui laisse l’envie de réfléchir sur une réforme du mode scrutin menant à une mixte proportionnelle et uninominal. Bref, la volonté s’est fait entendre sous plusieurs sons de cloche, cacophoniques à certains moments, et harmonieux quelquefois.

    Même si certains sont déchirés entre le chagrin et la déception, d’autres espèrent avoir envoyé un message clair à l’État. Vote stratégique ou de conviction, la responsabilité électorale s’est fait entendre. Faut-il espérer dorénavant une dynamique ciblant le développement de nouvelles richesses et d’une économie forte, un renouvellement du pacte social, une laïcité de l’État corroboré, nous le savons, par l’épineuse question des accommodements. Trop de questions pour peu de réponses.

    Comment conclure cette brève intervention sur les élections... à nous de voir si le Québec est transfiguré ou ablati. Prenons un recul, et un bon café, puis disons-nous, enfin du politique !

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    • ANONYME

    Cher ami, avant d’exprimer quelque opinion que ce soit sur des sujets sérieux, vous auriez avantage à comprendre les mots que vous employez (et surtout leurs combinaisons) et à cesser de vous écouter écrire... J’aurais envie de vous poser la question que Romain Gary posait aux auteurs de ce genre de rhétorique pompeuse : « Et avec les oreilles, vous ne faites rien ? Décevant, en fait ! »

    31 mars 2007 | répondre | permalien
    • Guillaume D

    Camarade,

    Voilà une réplique hâtive de votre part sur laquelle je me garderai de m’abrutir. Je cherche simplement à comprendre… Quel est votre point au fait ? M’avez-vous contre argumenté où vous n’avez simplement fait que bourrer votre commentaire d’une critique littérale ? Vous, qui par l’envergure de votre vocabulaire avez sûrement quelque chose à m’apprendre. Par l’humilité qui vous amène à m’écrire un message d’une vérité ma foi, presque vexante, j’ose espérer que vous avez à me suggérer du mieux pour mon texte. Qu’avez-vous donc de si illuminant à me faire comprendre sur ces « sujets sérieux » ? Même pas un article, même pas un nom ! Qui êtes-vous ? Vous avez lancé un débat, je serais excité de voir la suite. Comme l’affirmait (tant qu’à être dans les proverbes) Victor Hugo, « n’être pas écouté, ce n’est pas une raison pour se taire »

    On me largue une diatribe, puis on me laisse… c’est fâcheux.

    P.S. Pour votre réconfort, sachez que j’adore m’écouter écrire ! Les mots parles, il faut d’abord savoir les entendre ! « tout refus du langage est une mort » Roland Barthes

    Je ne crois pas être un Rhéteur (pompeux) ; encore moins un Sophiste. Vous, êtes-vous Philosophe ?

    Moi.

    31 mars 2007 | répondre | permalien
    • Wolfred Nelson

    Bonjour. Je ne suis pas l’auteur du premier message. Mais je dois admettre qu’il marque un point.

    Vous avez malheureusement le travers de bien des étudiants en Sciences politiques, c’est-à-dire un discours saupoudré de beaux concepts qui, une fois rassemblés, produisent un discours creux et vide. Belle ironie que de faire remarquer à l’auteur de ce premier message qu’il n’avait pas contre-argumenté. Car pour cela, il faudrait d’abord qu’il y ait argument. Votre texte en est exempt, puisque vous vous contentez de dresser une liste de questions ou de raisonnements sans originalité aucune.

    Un conseil, qui pourra vous servir si vous poussez plus loin que le premier cycle universitaire : ce qui se conçoit bien s’énonce clairement.

    Ceci dit, vous auriez avantage à nuancer vos propos, notamment en ce qui concerne le "bipartisme centennaire". Il faut d’abord distinguer entre le bipartisme absolu et le bipartisme élargi. Puis il ne faut pas oublier que le PQ a recueilli plus de votes que l’Union nationale en 1970, même s’il a recueilli 10 sièges de moins.

    Il est vrai que nous avons une tradition de bipartisme élargi, mais la dernière élection ne fut pas la seule à l’ébranler en 100 ans. Il aurait été intéressant qu’un étudiant en Sciences politiques en profite pour corriger le manque de nuance des médias.

    1er avril 2007 | répondre | permalien
    • ANONYME

    Merci de m’avoir éclairé

    L’intention de mon billet n’était pas profondément une analyse politique. J’admets n’avoir pas creusé le sujet, on le voit assez clairement par la longueur, mais ce n’était pas mon intention. En revanche, je ne tenais qu’à constater le résultat des élections, sans recul bien évidemment. Le texte se fonde seulement sur de nombreux questionnements auxquels je ne me suis pas permis de répondre faute de recul. Mon texte serait biaisé peut-être bien. Bref, il n’était qu’un point vue. J’imagine qu’il aurait été plus captivant que je campe sur mes positions au lieu de proposer tous azimuts des suggestions, questions et affirmations. J’en prendrai note pour la prochaine fois ! Or, j’apprécie la politesse de votre intervention, du moins il fallait que je m’explique !

    Bien à vous,

    Moi.

    1er avril 2007 | répondre | permalien
    • ANONYME

    "C’est une révoluton, cette fois elle est de droite, voilà pourquoi le chantage à l’emploi dans plein de boîte." -AKH

    1er avril 2007 | répondre | permalien

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