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    La cyberintimidation : « À ta place, je me suiciderais »

    le 13 avril 2008 | 557 visites | 4.60 / 5 | 9 commentaire(s)
    La cyberintimidation : « <em>À ta place, je me suiciderais</em> »
    photo : Nils Geylen (Flickr)

    Un soir de septembre (qu’importe l’année !), le fils de France, âgé de 12 ans, la rejoint au salon, en larmes. Il vient de recevoir un courriel d’un ami avec lequel il est en froid. Un courriel très particulier. « J’ai été abasourdie par ce que j’ai lu à l’écran. C’était un message d’insultes avec des mots très durs. Et le garçon terminait en disant : À ta place, je me suiciderais. Plus difficile, il y a eu un suicide dans ma famille. Mon fils, dont l’estime de soi est déjà faible, était démoli ». Bienvenue dans la cyberintimidation (de l’anglais cyberbullying ). Selon l’enseignant albertain, Bill Belsey, à qui l’on doit le terme cyberintimidation, « celui qui est intimidé se sent seul, poursuit Bill Belsey. Il se sait plus qui croire. Il n’a plus confiance en personne. Il faut faire comprendre aux jeunes que ce qu’ils font sur l’internet ne s’efface pas. En premier lieu, cela peut blesser quelqu’un. Mais cela peut aussi nuire à leur propre avenir ».

    L’intimidation est une « action consciente, volontaire et délibérée, visant à nuire », écrit Barbara Coloroso dans son volume The Bully, the Bullied, and the Bystander : From Pre-School to High School – How Parents and Teachers Can Help Break the Cycle of Violence.

    Rappelons ce mot de François Mitterrand : « Laissez la tyrannie régner sur un mètre carré, elle gagnera bientôt la surface de la terre ». Cette tyrannie, que nous appellerons pour les besoins du présent article intimidation ou harcèlement, se retrouve sous différentes formes à tous les âges : harcèlement psychologique, harcèlement sexuel, attaques par des gangs, violence amoureuse, agression, violence domestique, violence envers les enfants, harcèlement en milieu de travail, violence envers les aînés (Conseil national de prévention du crime, 1997).

    « Violence » vient du latin « vis », qui signifie « violence », mais aussi « force », « vigueur », « puissance » ; « vis » désigne plus précisément « l’emploi de la force », les « voies de fait », ainsi que la « force des âmes » (R. Dadoun, La violence, Coll. Optiques de Hatier, page 6). L’intimidation pourrait se diviser en quatre grandes catégories : l’intimidation physique, l’intimidation relationnelle, l’intimidation verbale et l’intimidation électronique. Forme de violence perverse, qui se retrouve dans les familles, le couple et les entreprises, le harcèlement est une perversion morale répétitive de longue durée, processus de destruction inconscient, qui déstabilise et rabaisse l’autre au mépris de ses droits et de son équilibre psychologique.

    Dans le Dictionnaire de la langue française, intimidation signifie : « Menace, pression pour intimider quelqu’un ». Et le Dictionnaire propose trois synonymes à intimidation : « chantage, menace, pression ». Dans un excellent document pédagogique, l’Université de Calgary définit ainsi l’intimidation : « l’intimidation est une volonté d’imposer son pouvoir et son contrôle sur autrui ». Le 12 décembre 1997, la Fédération des médecins résidents du Québec adoptait une définition de l’intimidation. « L’intimidation, c’est un comportement ou une parole de la part d’une personne qui utilise une situation de pouvoir pour troubler, gêner ou influencer les actes ou les idées d’une autre personne et qui a pour conséquence de nuire à l’emploi, au rendement académique ou au bien-être de la personne visée par ce comportent ou cette parole ».

    Il convient de ne pas tout confondre. Tiennot Grumbach, spécialiste du droit social, estime que toute souffrance au travail n’est pas nécessairement du harcèlement : « Il existe une confusion entre le harcèlement moral, qui est l’œuvre d’un individu, (...) souvent pratiqué à l’insu de l’employeur, de façon secrète, dans une relation personnelle vraiment destructrice (...) et le harcèlement professionnel qui existe dans certaines entreprises. (...) Le premier est une faute répréhensible au civil et/ou au pénal. Le second relève d’une mauvaise gestion de l’entreprise. Les deux peuvent produire la même souffrance chez les salariés (...) mais ils imposent des réponses différentes ».

    Les individus intimidateurs établissent leur pouvoir sur leurs victimes de multiples façons : par leur taille et leur force physique, en mettant le doigt sur les points faibles de leur victime, par leur rang dans le groupe, ou en se gagnant la collaboration des autres enfants (Conseil national de prévention du crime, 1997 ; Pepler et Craig, 1999).

    Les jeunes qui intimident les autres, écrit Sécurité publique Canada, sont plus susceptibles également d’adopter des comportements antisociaux (Farrington, 1993). Certaines études révèlent que 30 à 40 % des enfants qui manifestent des problèmes d’agressivité ont un comportement violent lorsqu’ils sont adultes (Service public d’éducation et d’information juridiques du Nouveau-Brunswick). Chez les victimes, de l’intimidation répétée peut causer de la détresse psychologique et de nombreux autres problèmes (Besag, 1989 ; Olweus, 1993). Les effets de l’intimidation vont au-delà de l’intimidateur et de la victime et se ressentent dans tout le groupe, à l’école et dans toute la collectivité.

    Les méchancetés lancées sur l’internet sont plus virulentes que celles lancées dans la cour d’école. « L’écran de l’ordinateur, cela enlève la retenue qu’une personne a naturellement dans le vrai monde. Quand tu es face à face avec quelqu’un et que tu es méchant, tu as un minimum d’empathie car tu vois la réaction. Pas sur l’internet », explique l’Américain John Halligan qui, depuis le suicide de son fils, multiplie les conférences : il veut que les États américains adoptent des lois qui préviennent la cyberintimidation dans les écoles.

    Selon un sondage CROP, commandé par la CSQ et réalisé auprès de 1 200 de ses membres, sur la cyberintimidation en milieu scolaire, les élèves sont les premières victimes de ce phénomène. La cyberintimidation se déroulerait surtout par courriel (54 %), sur les sites Internet de clavardage (20 %) et par texto (11 %). Les commentaires des cyberintimidateurs portent généralement sur l’apparence des victimes. Seulement 5 p. cent des membres du personnel des établissements scolaires sont victimes de cyberintimidation. Les vraies victimes, ce sont plutôt les élèves.

    Plus du quart (27 %) des personnes sondées ont dit connaître au moins une personne qui a été la cible d’attaques ou de menaces par Internet. Selon celles-ci, les victimes sont d’autres élèves fréquentant l’établissement (45 %) ou des enseignants (40 %). Parmi elles, 38 % sont des élèves de leur classe. Les personnes sondées qui proviennent du milieu de l’enseignement et qui ont vécu ce genre de situation ont été victimes en moyenne de trois incidents distincts de cyberintimidation. Dans plus de la moitié des cas (54 %), des insultes ou des menaces ont été proférées par courrier électronique.

    Facebook, MySpace et MSN sont des véhicules puissants pour les jeunes qui désirent intimider leurs camarades. Jean-Philippe Pineault, du Journal de Montréal, donne l’exemple de Maude, 12 ans, qui refusait d’aller à l’école parce qu’elle était la cible de moqueries de la part de ses camarades sur Internet. « Je m’étais chicanée avec une fille et elle avait écrit que j’étais une conne et une bitch. Je pleurais tout le temps et je ne mangeais plus », relate l’élève de sixième année.

    Voici des exemples de cette intimidation en milieu scolaire :

    • Commentaires sur l’apparence 38%
    • Propos diffamatoires 34%
    • Menaces de dommages corporels 20%
    • Commentaires sur l’enseignement 16%
    • Menaces ou insultes à caractère sexuel 9%
    • Messages haineux 5%
    • Messages d’atteinte à leurs biens 4%

    Isabelle Grégoire, dans la revue Actualité, édition de décembre 2005, écrivait : « La cyberintimidation fait d’autant plus de ravages qu’elle n’est limitée ni dans le temps ni dans l’espace », observe le Canadien Bill Belsey, un des meilleurs experts mondiaux en la matière. Et elle peut entraîner des répercussions graves, allant jusqu’à la dépression, au suicide (des cas ont été signalés aux États-Unis et en Angleterre) et même au meurtre – au Japon, une jeune victime a fini par tuer son cyberagresseur ».

    John Halligan travaille chez IBM. Le 7 octobre 2003 trace l’avant et l’après de sa vie. L’avant et l’après du suicide de son fils, Ryan, écrit Émilie Côté, du quotidien La Presse. Après les obsèques de Ryan, John Halligan veut comprendre. Pourquoi ce suicide ? Lorsqu’il s’est connecté au compte AOL de son fils, John a tout compris. Ryan avait été victime de cyberintimidation. Des jeunes avaient répandu la fausse rumeur qu’il était gai. S’il était le trésor de ses parents, il était le souffre-douleur de ses camarades de classe, fait remarquer Émilie Côté.

    La fille qu’aimait secrètement Ryan lui fait croire, par courriel, au cours de l’été, qu’elle voulait sortir avec lui. À la rentrée des classes, au beau milieu de la cour d’école, elle a traité Ryan de « loser » devant tout le monde. « Bien voyons, c’était une blague ! » lui a-t-elle lancé, sous les rires méprisants de ses amies. Cette « double vie » de Ryan a consterné John Halligan. « J’étais un peu aveugle », estime-t-il, avec du recul. « Comme bien d’autres parents, je pensais que Ryan allait sur l’internet essentiellement pour s’amuser ».

    Plus de 80 % des Canadiens sont d’accord ou entièrement d’accord pour dire que l’intimidation est l’un des plus graves problèmes auxquels se heurtent les élèves d’aujourd’hui. Près de la moitié (47 %) des parents canadiens avouent que leurs enfants ont été victimes d’intimidation et 16 % que les incidents de cette nature sont fréquents. Les Canadiens croient généralement que trop peu est fait pour prévenir l’intimidation et y mettre fin dans les écoles, et ils enjoignent tous aux intervenants concernés d’en faire davantage (Enquête sur les attitudes des Canadiens à l’égard de l’apprentissage (EACA), 2007).

    Nicolas Aguila en a parlé sur le site Tom’s Guide  : « Hatebook est un réseau social somme toute assez classique, avec toutefois ces petits détails qui ne trompent pas. Il est donc possible de se créer un « album de haine », dans lequel on va pouvoir mettre des photos des choses que l’on déteste. En bons haineux, les membres vont pouvoir remplir une fiche baptisée « pourquoi suis-je meilleur que vous ? ». Cette parodie ne manque d’ailleurs pas d’en rappeler une autre, découverte durant l’été et baptisée Arsebook. Cette fois, Hatebook va plus loin en créant un véritable réseau, quand Arsebook se contente d’une simple page d’accueil détournée. Mais une fois encore, l’intérêt de ce site ne réside pas dans les rencontres qu’il permet ou son caractère social, mais plutôt dans un détournement amusant de Facebook ».

    Amusant ? Au terme de votre inscription, vous recevez, semble-t-il, le message suivant : « Hello Sucker methodshop ! Welcome to Hatebook ! Your registration to the Evil Empire was successful. Feel free to pimp your hate profile ».

    Mots-clés : france , canada , Société et Technologie

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  • 9 COMMENTAIRE(S) | Répondre à cet article

    Cette chronique de Monsieur Pierre R. intitulée : la cyberintimidation : "Å ta place, je me suiciderais "porte aux sérieuses réflexions !

    Ce phénomène existe depuis très longtemps, et peut-être bien, depuis que le monde est monde. Des nouveaux mots savants ont été trouvés pour arriver à mieux se faire comprendre ; et c’est très bien comme ça.

    Que c’est triste l’histoire de ce jeune ! Combien d’autres jeunes vivent aussi pleins de situations de désespoir, avant d’en parler quelques mots seulement, aux parents. Il y a aussi les personnes de confiance autour d’eux, qui voient souvent l’expression du désespoir, dans les yeux des jeunes qui font partie de l’entourage immédiat. Un travailleur social voit et entend bien des choses ; on ne peut intervenir souvent, pour raisons de confidentialité ! Et son médecin de famille ou spécialistes qui soignent les jeunes voient aussi bien des choses curieuses qui seraient à discuter avec eux, avec leurs parents etc. Et le prêtre de la paroisse, voit aussi bien des situations de désespoir, chez les jeunes qui habite en région. Etc....... !

    Tous les intervenants dans ces désolantes situations injustes à caractère d’intérêt public, social, gouvernemental auraient souvent l’occasion, de tenir la main du jeune impliqué dans le cercle de la violence.

    Encore une fois, il est fort à parier, que les personnes au pouvoir, n’ont pas les moyens financiers pour venir en aide aux jeunes et à leurs accompagnateurs, qui pourraient leurs tenir la main, jusqu’aux bout de leur dénonciations et de leurs démarches juridiques ou administratives.

    Combien de sommes d’argents seront possiblement moins investies dans les Casinos, pour le jeu, afin que nos jeunes habitant les régions des Casinos, mais aussi, les jeunes tourismes du Québec, puissent ne pas sombrer dans le jeu pathologique. Votre article en éveillera bien des grands de ce monde !

    Malheureusement pour nos jeunes, les chemins du suicides leurs sont souvent proposés pour s’en débarrasser. Pourtant, des personnes connaissantes de ce que peut vivre une personne décédée par le suicide, pourraient enseigner ces choses inconnues de la population. Prévenons le suicide chez les jeunes comme chez les aînés, est un dossier prioritaire pour tous les Gouvernements et l’état.

    Tout ne peut s’accomplir en une seule journée ! Ce texte m’a rejoint droit au cœur ; et ma contribution personnelle sera ce commentaire, pour aujourd’hui.

    Tant de personnes s’ajouteront pour mettre la main à la pâte sur ce sujet de société, qui concernent nos jeunes, mais nos aînés aussi. Cette belle jeunesse d’aujourd’hui sera dans un proche avenir : nos aidants naturels, nos médecins, nos avocats, nos policiers, nos infirmiers ainsi que les parents de demain qui sont notre belle jeunesse d’aujourd’hui !

    Mettre un terme à la roue de la violence sur ce sujet, et cela, commence dès aujourd’hui, tous ensemble si on veut voir la lumière au bout du tunnel.

    Bien des personnes de l’entourage immédiat, voient un jeune se faire tabasser ; sans oser dénoncer l’affaire. Bah....les autres s’en occuperont, cela ne me regarde pas, se disent-ils hélas, trop souvent !

    Merci de votre texte riche et qui en feront réfléchir plusieurs, c’est certain ! Ensuite, viendront pas seulement les brochures publicitaires sur le sujet ; mais l’aide humanitaire et financière, pour aider nos enfants, nos jeunes qui demandent de l’aide sous toutes les formes possibles et impossibles.

    DEMANDE DE L’AIDE !

    Patricia Turcotte

    14 avril 2008 | répondre | permalien

    Patricia

    Votre contribution est particulièrement importante en raison de la sincérité de votre commentaire. Même avec la meilleure volonté du monde, nous ne pourrons jamais soustraire nos enfants du contact quotidien avec la violence ou avec des formes sournoises de la violence. Que ce soit en milieu scolaire, collégial, universitaire ou en milieu de travail, l’intimidation est dévastatrice et elle doit être condamnée fermement. Elle doit être l’objet de toutes les vigilances et il est important de soutenir les personnes qui en sont victimes.

    À mon tour de vous remercier pour ce commentaire.

    Pierre R. Chantelois

    14 avril 2008 | répondre | permalien

    Merci Pierre, pour ce bel article sur cet important sujet. Je constate que vous tenez vos promesses...

    Je ne peux voir dans ces messages haineux et cet engouement collectif à détruire les autres, autre chose qu’une terreur et une souffrance des deux côtés de cette misère.

    Cette personne qui dit à son « ami » de s’ôter la vie est souffrant, c’est certain. Sa victime le dérange profondément. Pourquoi ? Comment peut-on dire à une personne : tue-toi ! Faut être malade soi-même !

    Ce que votre article me fait voir, c’est l’importance de développer une capacité de partager avec nos enfants. Moi papa, il se passe ça à l’école. Maman, oui, j’ai été intimidé par tel personne, tel autre. « Ce sont des imbéciles. Je suis capable de dealer avec ça. » L’enfant qui parle de ce qu’il vit ne se suicide pas, à mon avis, à moins qu’il soit chimiquement déséquilibré.

    Ma question, ici, qui peut se poser aussi pour des cas de harcèlement chez les adultes, c’est : peut-on se suicider sans être malade et dépressif ? Le harcèlement peut-il être à ce point violent que le suicide devienne la seule option logique pensable pour sortir de cette situation !

    Je suis d’avis que oui. Des gens peuvent se suicider parce qu’ils ne voient pas d’autre solution, parce que le monde extérieur leur démontre qu’aucune issue ne vaut la peine... surtout avec le rejet qu’amène un « mobbing » organisé.

    15 avril 2008 | répondre | permalien

    Merci beaucoup Pierre, aussi, pour le lien : http://www.psy-desir.com

    15 avril 2008 | répondre | permalien

    Charles

    Vous posez une question grave à laquelle je ne saurais répondre. Le suicide. « Peut-on se suicider sans être malade et dépressif ? ». Un point sur lequel par contre je cherche à me convaincre de son importance : le dialogue. Oui il est important que les parents dialoguent avec leurs enfants et qu’ils soient conscients des drames intérieurs que peuvent dissimuler ou cacher leurs enfants. Merci de votre commentaire.

    Pierre R. Chantelois

    15 avril 2008 | répondre | permalien
    • l’Enfoiré

    Bonjour Pierre,

    Quel plaisir j’ai eu en lisant ton article. Sous le couvert de peudos, quelle violence déploie ses ailes sur le net. Pour rester dans la note et pour contrer ce vent de dureté, tu te sens obligé de prendre un bouclier et répondre au coup par coup. Alors, quand on n’en sort pas, on pousse l’autre à disparaître. Il gène dans le tableau. On m’a dit encore aujourd’hui que ma plume trempait de plus en plus dans le vitriol. Et pourtant... il me semble garder une certaine courtoisie. Mais il est vrai qu’il faut de plus en plus être fort pour résiter à cet assaut. Dialoguer est devenu une joute. Tout le monde ne s’en sort pas sans égratignure. Ma théorie est que la vérité se trouve au milieu du chemin dans le partage d’information. Qu’en penses-tu ?

    16 avril 2008 | répondre | permalien

    L’enfoiré

    On m’a dit encore aujourd’hui que ma plume trempait de plus en plus dans le vitriol.

    x-x-x-x-x-x-x

    Très franchement, mon ami, je suis surpris par cette information. Si se battre pour des idées signifie tremper sa plume dans le vitriol, dans quel état je devrais être ?

    J’ai toujours plaisir à vous lire sur votre blogue, Réflexion du miroir, l’un des mieux documentés en Belgique.

    Rien de mieux pour se faire une opinion que de constater par soi-même, ce que j’invite le lecteur à faire.

    Merci pour les bons mots.

    Pierre R. Chantelois

    16 avril 2008 | répondre | permalien
    • l’Enfoiré

    Bonjour Pierre,

    Merci, pour cette appréciation. Cela réconforte quand le vent est contraire. Très souvent, il faut se remettre en question. Se demander pourquoi se mouiller quand il est bien plus aisé et moins troublant de ne rien faire. Et, puis, il y a des gens comme toi, comme Franko Dragone, hier, à la télé qui était interviewé et qui à la question de savoir qu’est-ce qu’il dirait aux jeunes répondait : "surtout de rester contestaire et d’aller au fond de ses envies". D’autres disent : "S’éloigner sur Internet, des blogs... c’est une perte de temps inimaginable et rend aigri, n’est qu’illusion, n’est que jouer au petit gourou. Rien ne vaut la conversation...". Alors, est-ce "Rendormez-vous mes frères". Comme dit le journaliste, Paul Hermant que je prends souvent en référence "Allez belle journée et puis aussi bonne chance".

    17 avril 2008 | répondre | permalien
    • l’Enfoiré

    Pierre,

    Je suppose que tu iras lire les réponses à ton intervention sur Le Panda . Nous en avons une nouvelle preuve.

    17 avril 2008 | répondre | permalien

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