28 octobre 2008 |
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La crise financière : Réconcilier le virtuel et le réel, 1ère partie
L’économie mondiale est confrontée à une crise historique. La plupart des provisions économiques ne sont pas bons. Sur fond de crise sociale à l’échelle planétaire, les institutions financières internationales tablent sur un ralentissement de la croissance. Le BIT craint un chômage mondial record d’ici fin 2009. Quels sont les fondements de cette crise ? Les plans adoptés ; Paulson aux U.S.A, Merkel en Allemagne, ou Sarkozy en France sont-ils des solutions durables ? Cette crise semble être une faillite même de la gouvernance financière mondiale, elle-même qui a laissé faire les marchés financiers mondiaux. Au-delà de ce chaos financier, assistons-nous à la fin d’un modèle économique ?
Nous pouvons définir la crise comme tout stress anormalement aigue sur un marché, un grave déséquilibre. La crise financière est donc ce stress anormalement aigue sur le marché financier tel que nous l’observons actuellement. Traditionnellement, le marché naît de la rencontre de l’offre et de la demande. D’un point de vue moins sérieux, on peut dire que l’offre adjoint la demande pour donner le marché et vice-versa. L’offre, la demande et le marché sont donc les trois sommets d’un triangle de possibilités. L’absence du marché signifie que l’un des deux premiers piliers est absent, soit l’offre soit la demande. Toutefois, il est important de situer l’offre par rapport à la production et la demande par rapport la consommation pour mieux éclairer ce sujet.
Philosophiquement, il est souvent admis que le fini procède de l’infini et le visible de l’invisible. En parallèle, il est possible d’expliquer que l’offre procède de la production et la demande de la consommation. Autrement dit, c’est parce que nous consommons que nous demandons sur le marché, et c’est parce que nous produisons que nous pouvons offrir. Plus précisément, l’offre est dans la production et la demande dans la consommation, comme le discret est dans le continu. Comme le continu, vous constaterez vous-même que la production n’est pas intensive mais extensive car limitée par la rareté des ressources. C’est cette même notion d’insatisfaction qui limite la consommation, ce qui l’a rend également extensive. À contrario, l’offre et la demande sont intensives, à l’image du discret, n’ayant aucune limite théorique si ce n’est l’activité économique elle-même. On peut dire aisément que la demande et l’offre sont sous impulsion du fini donc du visible tandis la production et la consommation sont sous impulsion de l’infini, donc de l’invisible. Dans une économie harmonieuse, le degré d’intensité de l’offre et le degré d’extensité de la production ne sont pas distant. Il en est de même de celui de la demande et de la consommation. Bref, un équilibre entre intensif et extensif, fini et infini, matériel et immatériel, visible et invisible. Il ne s’agit pas d’un équilibre quantitatif entre production et offre, consommation et demande, mais de leur caractère extensif et intensif. De même, l’extensité de l’offre et de la demande ne doivent pas être distants.
Après cette mise au point, il reste à préciser la relation d’Ordre qui existe entre l’offre et la demande. À la lumière du raisonnement ci-dessus, ces deux résidus de la nature aléatoire du comportement humain relèvent du monde matériel qui nous entoure (Ex. argent, marché, places boursières, actions, etc.), avant tout nous parlons économie. Plus haut, nous avons affirmé que ces deux résidus procédaient, respectivement, de la production pour l’offre et de la consommation pour la demande, et que ces deux derniers relevaient de l’infini. Pour simplifier, la production et la consommation sont simplement des perpétuels potentiels tandis que la demande et l’offre sont des réalisations discrètes de ce potentiel. Analysons la relation d’Ordre.
L’existence de cet Ordre nous a été clairement enseignée par la crise économique de 1929. En effet, cette crise, a généralement, été placée sous le signe de la surproduction. Contrairement à l’injonction de l’économiste Say et de ses amis classiques, loi de Say, stipulant que toute offre crée sa propre demande, pour être plus indulgent, on ne dépense que ce qu’on a gagné, Keynes et ses partisans soutiennent que c’est la demande qui crée l’offre, autrement dit, nous dépensons plus ou moins que ce que nous gagnons. Je n’irai pas loin en comparent ces deux théories et leurs renouveaux ; Néolibéral et NEC pour les classiques, Néo-keynésiens, Postkeynésiens et NEK pour les keynésiens. Résumons que chez les keynésiens, le déséquilibre est la règle et l’équilibre l’exception d’où la nécessité de réguler tandis que chez les classiques l’équilibre est la règle et le déséquilibre l’exception d’où le laisser-faire.
L’expérience est qu’aujourd’hui ces deux visions, libérale et régalienne, sont combinées dans les politiques économiques. Nous observons également que la consommation est considérée comme intensive dans la mesure où la plupart de nos contemporains la considère comme seulement limitée par l’activité économique. Elle relèverait ainsi du fini contrairement et en opposition à notre injection.
Cette théorie est la base même de la surconsommation actuelle. Avant d’achever ce paragraphe, nous pouvons définir la crise comme étant un déséquilibre aigue entre l’extensité et l’intensité, le coté fini et infini, le visible et l’invisible voire même le spirituel et le matériel donc le virtuel et le réel. Il y’a deux natures d’une même entité qu’il faut réconcilier et cette entité, c’est l’activité économique. Avant économie mixte, garantie des prêts, et moralisation du capital, il y’a réconcilier l’intensité et l’extensité de l’activité économique, réconcilier la partie virtuelle (monétaire et financier) de l’économie et sa partie réelle (économie réelle), réconcilier le fini et l’infini, le visible et l’invisible.
Les similitudes avec ma propre analyse, qui est une vulgarisation des même concepts, ne vous échapperont certainement pas…
http://nouvellesociete.org/H.html
Pierre JC Allard
11:20, le Samedi 8 novembre 2008Vous devez être connecté pour publier un commentaire.




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