8 mars 2007 |
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Avant tout il est important de souligner que pendant toute la période soviétique, la Russie a été la seule République socialiste et soviétique a avoir acceuillis un grand nombre d’étudiants africains et étrangers en général parmi les 15 autres. Tout comme il est aussi necéssaire de situer le contexte dans lequel ces étudiants africains allaient poursuivre leurs formations en Union Soviétique juste après les années d’indépendance africaine, voir même avant.
En effet, les études à l’étranger, marquent à vie le système de valeurs des étudiants et leurs compréhension d’autres cultures qui, d’une manière ou d’une autre jouent de façon explicite le rôle de médiateur culturel de leur pays dont ils doivent parfois expliquer, voire justifier les choix et les politiques de développement.
C’est en effet dès le XIXe siècle que les premiers étudiants étrangers, et notamment ceux des pays africains en voie de développement commencèrent à fréquenter les bancs des principaux établissements d’enseignement supérieur de l’ex-Union Soviétique plus particulièrement ceux de l’Université Patrice Lumumba de Moscou. Le flux de ces jeunes Africains s’intensifia vers les années 1950-1960, après la période post-coloniale des pays du continent.
L’institution académique qui porte le nom d’une personnalité très célèbre du mouvement de libération de l’ex-Zaïre, et qui malheureusement est aujourd’hui dans un état de délabrement avancé a été fondée en 1960 par les Organisations Sociales Soviétiques dans le seul souci de contribuer à la formation de jeunes cadres des pays en voie de développement.
Aujourd’hui encore, la plupart de ces établissements accueillent toujours les d’étudiants et stagiaires étrangers même si leur nombre a progressivement baissé depuis la disparition de l’Union soviétique en 1991. L’enseignement se fait en deux options : bacheliers et master of science. Les étudiants peuvent aussi obtenir le diplôme d’interprète et de traducteur après avoir passé un examen de la langue russe.
Jusqu’à la date du 8 décembre 1991, lorsque les présidents des trois républiques slaves à savoir Boris Eltsine, le russe, Léonid Kravtchouk, l’Ukrainien et Stanislav Chouchkiévitch, le Biélorusse, constatèrent officiellement la disparition de l’Union soviétique et créèrent la Communauté des Etats Indépendants (CEI), les difficultés d’adaptations vécu au quotidien par les étudiants africains dans un pays où les relations personnelles entre les populations locales avec les étrangers étaient suspectes et surveillés à la loupe par les services spéciaux du KGB, n’étaient pas trop bien connus du grand public même si, il faut le reconnaître les autorités de Moscou avaient consacré le plus de ressources indispensables et d’énergies à la construction de leur image dans les opinions publiques des pays étrangers
Au départ, l’Union soviétique avant d’être un pays concret, était avant tout un mythe à l’image des Etats Unies d’Amériques, porteur de rêves, d’espoirs et d’ambitions pour un monde et des lendemains meilleurs. L’honnêteté intellectuel m’oblige à reconnaître que, c’est d’autant plus vrai car, le pays disposait de nombreux avantages notamment sur les domaines tels que l’éducation, la santé, la science, la culture, le transport et bien d’autres. Vue sur cet angle, bon nombres des chefs d’Etat africains étaient résolument convaincus de l’imminence de ce monde imaginaire, mais il n’empêche pas moins que les dirigeants du kremlin savaient parfaitement que l’accueil et la formation de stagiaires africains était un instrument primordial de son influence sur le continent.
Le programme des bourses d’études et de recherches qui, était en pleine expansion pendant la période soviétique prouve à suffisance que si Moscou aidait de moins en moins certains pays africains tels l’Angola, l’Ethiopie et le Mozambique – les trois principaux partenaires de Moscou où les autorités avaient réalisé un investissement stratégique majeur – une base de référence à sa réputation sur toute l’Afrique.
Offertes directement par l’Etat soviétique ou par l’entremise de ses différents relais associatifs, notamment les associations d’amitiés, les comités de solidarité, les organisations de masse, les syndicats et les principales universités du pays, ces bourses contribuaient largement à irriguer au mieux les différents canaux de la présence de L’URSS en Afrique.
Même si les relations entre l’ex-Urss et le continent africain reposaient généralement sur un faible rapport historique, les facteurs politiques ont eu des effets déterminants. Lorsque par exemple, les quelques pays du continent qui entretenaient des relations privilégiées avec Moscou, tel le Congo Brazzaville et l’Ethiopie, avaient changé d’obédience Politique, le nombre d’étudiants Congolais en France et Ethiopiens aux Etats Unies avait considérablement baissé alors que, dans le même temps leur nombre en ex-Urss et dans les pays socialistes de l’Europe Centrale s’était accru sensiblement.
Même lorsqu’ils s’avéraient être partiellement financés par les pays bénéficiaires, les programmes de formation des jeunes africains en ex-Urss offraient avant tout l’avantage d’être moins onéreux que ceux proposés par les pays occidentaux. Dans la plupart des cas, cet aspect du problème paraissait souvent beaucoup plus déterminant que l’attirance pour le « paradis socialiste ».
LA FRACTURE
La situation ayant considérablement changer après l’éclatement de l’Union soviétique, les étudiants africains comme d’ailleurs leurs collègues d’autres nationalités vivent dans les conditions très difficiles avec notamment l’insécurité grandissante et généralisé. La disparition de ce pays et la création de la Communauté des Etats Indépendants (CEI) – y compris les difficultés socio-économiques de l’ensemble des pays de la CEI ont conduit les gouvernements de ces nouveaux Etats à dénoncer unilatéralement et à remettre en cause les accords passé non seulement entre l’ex-Urss et les Etats africains, mais aussi avec tous les pays étrangers principalement l’accord de coopération culturelle, en vertu duquel les étudiants africains arrivaient en Union soviétique.
Les Etats de la CEI n’entendaient plus assumer les engagements internationaux pris par Moscou, d’autant plus que financièrement, ils n’étaient plus à mesure d’assumer la charge générée par la formation des cadres étrangers. Parmi les quinze Républiques de l’ex-Urss, seule la Fédération de Russie s’était engagée dans un premier temps en décembre 1991 et janvier 1992 à assumer la politique extérieure de la défunte Union soviétique dans de nombreux domaines, parmi lesquels la formation des étudiants étrangers.
En réalité, cette décision prise dans l’euphorie des évènements répondait avant tout à des questions de propagandes politique et de prestige international dont les responsables russes attendaient aide et compréhension, devait toutefois être limité aux seuls étudiants arrivés dans son territoire avant 1991.
Après la Russie, la Belarus, l’Ukraine et d’autres pays de la CEI, avaient également pris des mesures analogues. Les accords de coopération ayant cessé d’exister avec la fin de l’Union soviétique, la quasi-totalité de ces pays avaient proposé de négocier directement avec les Etats africains un nouveau cadre de relations tenant compte des réalités nouvelles.
Entre temps, les établissements d’enseignement supérieur dans l’ensemble des Etats de la CEI, obligeaient déjà les étudiants étrangers à payer les frais de scolarité en devises étrangères convertibles de préférence en dollar américain : des frais variant selon les établissements et les pays. Cette nouvelle donne avait dévoilé au grand jour l’incapacité de certains pays africains d’assumer financièrement la charge de la formation de leurs étudiants. La conséquence est que, ces derniers étaient désormais abandonnés à eux même et croupissaient dans une misère insoutenable.
Depuis lors, la situation des étudiants africains dans cette partie du monde anciennement soviétique inquiète plus d’un observateur et, pourtant il y a des pays du continent potentiellement riche qui devraient faire mieux pour améliorer les conditions de vie de leurs compatriotes en Russie.
Pour la plupart de ces pays, à l’exemple du Gabon, Libreville et Moscou étaient liés comme la plupart des états du continent par plusieurs accords de coopérations culturelles signées avant 1991. Tous ces accords, avaient été pourtant acceptés par la Russie qui s’était déclarée après la décomposition de l’Empire soviétique héritière des engagements internationaux pris par celui-ci.
Tous ces accords n’ont pas fait l’objet d’une dénonciation dans les formes surtout que lors d’une mission de la délégation Gabonaise à Moscou en mars 1992, Monsieur Kolokov alors vice-ministre des Affaires Etrangères de la Russie indépendante, avait déclaré que lesdits accords restaient valables. Cette position des autorités Russes avait été confirmée plus tard par les responsables du Ministère des Affaires Economiques Extérieures de la Fédération de Russie.
Toutefois, au mois de juin 1992 des modifications significatives furent apportées par Moscou qui justifiant ce revirement de la situation avançait les difficultés d’ordre économiques et financières que, traversaient le pays, d’où la décision pour les autorités du Kremlin de n’est plus assumer la charge de la formation des étudiants étrangers à compter de l’année académique 1993-1994, ces derniers devant désormais s’acquitter des frais de leur formation.
Dans le fond, cette position russe consistait à une révision des tarifs appliqués aux étudiants étrangers poursuivant encore leurs études dans les pays de la Communauté des Etats Indépendants. L’ancienne situation instituée par l’ex - Urss et qui consistait à assumer entièrement la charge de la formation des étudiants étrangers était tout simplement remplacée par une réglementation obligeant les étudiants ou les États dont ils sont originaires à régler les frais de scolarité en devise convertible.
Après plusieurs années d’inertie, Moscou s’est resolument engagé à booster les relations avec ses partenaires africains dans tous les secteurs. Dans le domaine de la formation des cadres africains, par exemple, la Russie à octroyé aux pays du continent pour l’année académique 2006-2007 environ 750 bourses d’études. La Fédération de Russie participe également à l’initiative de financement accéléré du programme « Enseignement pour tous », elle promet à cet effet de verser 7, 2 millions de dollars entre 2006 et 2008.
Aussi, pour l’année 2006-2007 plus de 4, 5 mille jeunes africains poursuivent leurs formations dans les établissements supérieurs russes.
Bjr, cher Mr
Je viens de parcourrir votre article avec interêt, et j’avoue que je suis d’accord avec vous quand vous dite, je cite : “L’honnêteté intellectuel m’oblige à reconnaître que, c’est d’autant plus vrai car, le pays disposait de nombreux avantages notamment sur les domaines tels que l’éducation, la santé, la science, la culture, le transport et bien d’autres”
Bonne continuation.
3:11, le Jeudi 8 mars 2007C’est bien d’octroyer des bourses d’études, mais encore faudrait il assuré la sécurité de ces étudiants.
Regardez, pas plus tard que cette semaine, deux étudiants marocains ont été passé à tabac dans une ville russe de Nijni Vovgorad.
4:02, le Mardi 13 mars 2007Comment faire pour bénéficier d’une bourse de coopération du gouvernement russe ?
2:40, le Mercredi 14 mars 2007BONJOUR Mr,
je viens de lire votre article, qui que j’ai trouvé interessente.
dite s’il vous plait, les etudes des étudiants Africains en URSS était supporté par qui ? SI par le gouvernement Africain dite moi comment ? Pparce que l’union soviétique ne pouvait pas aceuillir ce grand nombres d’étudianta Africain sans qu’il y ai un échange ?
9:54, le Dimanche 18 mars 2007Chere Aurelie,
Bonjour et merci pour votre visite et de votre lecture.
En effet, à l’époque de l’Union soviétique la grande majorité des étudiants africains bénéficiait d’une bourse de coopération en vertue des accords signés entre Moscou et les pays africains, notamment des pays qui à cette époque là avaient une orientation socialiste ou communiste : c’est le cas des pays comme, l’Ethiopie, l’Angola, le Congo Brazaville, le Mauzambique, la Libye et bien d’autres encore. Ces bourses étaient soit octroyés directement par le gouvernement soviétique, soit par par l’entremise de ses différents relais associatifs, notamment les associations d’amitiés entre les peuples, les comités de solidarité, les organisations de masse, les syndicats et les principales universités du pays.
La realité est que c’est justement les ressortissants des ces pays à obédiances communiste qui étaient plus representatifs dans le pays.
Toutefois, les étudiants des pays qui ne faisaient pas partie de cette liste, étaient aussi present dans le pays, mais à un nombre non moins important (des pays dit de l’économie de marché).
D’une manière générale, Moscou supportait la presque totalité des frais d’études de tous les étudiants étrangers sur son sol mais les gouvernements de certains pays accordaient un complement de bourse à leurs étudiants : c’est le cas des pays comme le Gabon, la Libye, le Congo Brazzaville, le Cameroun etc.
Alors pourquoi acceuillir tant d’étudiants sans aucune compensation financière de la part des pays bénéficiaires ?
La réponse est simple : avec l’octroie annuelle de toutes ces bourses, Moscou s’efforçait à contribuer largement à irriguer au mieux les différents canaux de sa présence en Afrique, c’était en quelque sorte un instrument primordial de son influence sur le continent car dans le même temps, certains spcialistes soviétiques contribuaient au développement des infastructures académique sur le continent (L’Angola, le Nigéria, le Mali, l’Ethiopie…)
10:43, le Lundi 19 mars 2007Bjr !
Merci de l’intérêt que vous portiez à cette page. La perestroïka c’est du passé tout ça, c’était sous Gorbatchev dans les années 1985-1988. Pendant cette période, ces accords existaient bien évidemment mais commençaient tout de même à prendre de l’eau. Après ce coup de ballet, dont les retombés se sont fait ressentir sur le continent avec les changements que tout le monde a vécu Moscou à redéfini les nouvelles bases de coopération avec ses partenaires africains dans tous les domaines – y compris dans le domaine de la formation des jeunes cadres africains.
Et tous sont convenus après une bonne période de pourparlers qu’il fallait cette nouvelle plate forme signée par la plupart des pays du continent, notamment votre pays. Toutefois, même si les étudiants congolais poursuivent encore leurs études en Russie il est important de souligner que les conditions ont largement changé. Aujourd’hui, par exemples la formation s’effectue à partir de contrat signé soit par l’état dont appartient l’étudiant, soit par l’étudiant lui-même par le canal de ce que les russes appelle le RACUS – une structure chargée de recruter les nouveaux étudiants sur le continent et voir ailleurs. Même si, elle est beaucoup critiquée ces dernières années cette structure existe d’ailleurs dans votre pays.
Aujourd’hui, avec l’évolution de la société russe les étudiants étrangers et particulièrement africains traversent une période assez difficile – une situation relative à la haine raciale et la xénophobie en Russie.
Mais car cela ne tienne, certains africains après leur formation se sont adaptés et ont pu intégrés les grandes sociétés étrangères basées en Russie, et occupent actuellement des fonctions importantes. Ils sont dans toutes les sphères d’activités économiques y compris dans l’enseignement puisque beaucoup d’entre eux sont des professeurs de grandes universités russes et des pays de l’ex-URSS.
4:42, le Lundi 11 juin 2007Merci pour votre article. je suis journaliste à la télévision du Burkina. je voudrais faire un dossier sur les anciens etuiants burkinabè en ex union soviétique. Des chiffres sur leur nombre et les differentes spécialités seront un avantage. merci
3:34, le Mercredi 29 août 2007Bjr ! Je suis un jeune camerounais qui fut en russie avec le concours de RACUS ou j’ai etudie la langue et passé mes examens d’admission à l’université mais malheureusement je ne pu pour
3:07, le Lundi 31 décembre 2007Bjr ! Je suis un jeune camerounais qui fut en russie avec le concours de RACUS ou j’ai etudie la langue et passé mes examens d’admission à l’université mais malheureusement je ne pu poursuivre faute de moyens financiers. Je sollicite vos conseils et aide pour l’obtention d’une bourse d’etude en energetique dans une université de Moscou.j’ai eu 13 au bacc en froid et clim et “otli4no” a la faculté preparatoire.bien vouloir me repondre à plodada@yahoo.fr
3:20, le Lundi 31 décembre 2007Vous devez être connecté pour publier un commentaire.




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