
Le Tournoi des Étoiles, au Medley du 12 au 20 octobre
La légendaire Ligue Nationale d’Improvisation entame sa trentième saison. Pour célébrer trois décennies de comédiens rivalisant d’imagination sur la patinoire, la LNI lance une opération historique et néanmoins fulgurante : Le Tournoi des Étoiles, avec comme sous-titre Le choc des générations.
C’est devenu une habitude de marquer le passage de chaque décennie comme autant de victoires sur une époque de jeu standardisé et d’absence de risque. L’impro, c’est du costaud, et les comédiens les plus téméraires y mouillent leur chandail. Comme on ne change pas une formule gagnante, le principe est grosso modo conforme à la philosophie de la LNI. Toute cette semaine, une série de rondes éliminatoires, mettant en présence plusieurs générations d’improvisateurs vedettes, s’affronteront lors de matches « un contre un » qui propulseront le vainqueur au niveau suivant.
L’esprit d’équipe disparaît donc momentanément au profit de la performance individuelle, mais les joueurs se distingueront quand même par leur couleur – bleu pour les anciens, rouge pour la relève. Sous l’emballage polymusical d’Éric Desranleau (Mes Aïeux), le spectacle est présenté par Jan-Marc Lavergne, ce dernier dédiant la soirée à l’habituel Pierre Martineau, gravement malade. Sur la glace, on peut bien sûr compter sur la présence d’un Yvan Ponton toujours prompt à siffler une rudesse ou un non-respect du thème imposé. Quant aux 16 gladiateurs, tous multiplement étoilés, ils n’ont en commun que le talent, l’audace et l’ambition de devenir la prochaine Étoile des Étoiles. Leurs noms ? Frédéric Barbusci, Vincent Bolduc, Réal Bossé, Simon Boudreault, Sophie Cadieux, Sophie Caron, Édith Cochrane, Martin Drainville, Marcel Leboeuf, Sylvie Legault, Gaston Lepage, François-Étienne Paré, André Robitaille, Pierrette Robitaille, Luc Senay et Sonia Vachon.
Vendredi dernier, les quatres premiers matches prenaient donc place dans un Medley aux allures d’aréna. Ils opposaient successivement Réal Bossé à Sonia Vachon ; André Robitaille à Frédéric Barbusci ; Vincent Bolduc à Pierrette Robitaille ; et Martin Drainville à Édith Cochrane. Je ne révélerai pas ici l’issue des affrontements, mais il est clair que la jeune génération ne se laisse pas facilement impressionner par ses aînés ! Tous les niveaux de jeu y sont passés, du mime au vaudeville en passant par des solos chantés et de grands pans de pure poésie. Pas de claques lancés sur la glace ni de huées (sauf pour l’arbitre !) : l’envie de voir les champions au meilleur de leur art était palpable. Parce que l’impro, c’est un échange avant d’être une compétition.
Les huits autres gladiateurs du verbe s’affrontaient le lendemain, et on peut prédire sans risque des rencontres de haut calibre lors des demi-finales et du couronnement de l’Étoile des Étoiles…
Fait intéressant : l’impro retrouve le chemin des écrans cathodiques, puisque Télé-Québec diffusera les matches individuellement, à des dates qui restent à préciser. À suivre, en direct ou en différé.
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