La Chine n’est plus le royaume de la bicyclette. Depuis quelques années, les cyclistes se font dépasser à vitesse grand V par les automobilistes, qui occupent de plus en plus de place sur les routes du pays. Cette révolution des moteurs fait craindre le pire pour l’avenir de la planète.
Dans le numéro de décembre de la revue Urbanité — la revue de l’Ordre des urbanistes du Québec — Gabrielle Laflamme énumère quelques signes avant-coureurs de cette apocalypse annoncée.
En 2004, il y avait 27 millions de véhicules à moteur en Chine. Si la tendance se maintient, dans 15 ans, ce nombre sera de 130 millions.
À Beijing, les trajets faits à vélo ont diminué de 60% depuis dix ans.
On estime à 1000 le nombre de voitures qui s’ajoutent tous les jours dans les rues de la mégapole.
En 2008, l’État chinois aura achevé la construction du plus grand système autoroutier au monde.
Cinq des 10 villes les plus polluées de la planète se trouve en Chine.
Fait intéressant, malgré la progression fulgurante de l’automobile dans ce pays, la distance moyenne parcourue à vélo par un Chinois est de 3 kilomètres par jour, contre 80 mètres pour un Nord-Américain.
À force de faire tourner les moteurs, personne ne se surprendra de voir le climat perdre les pédales.
Journaliste / Yan Turgeon www.yanturgeon.com
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