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    • David Cayer
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    L’urgence de développer une expertise en matière de capital de risque

    le 21 mai 2006 | 300 visites | 3.10 / 5 | 1 commentaire(s)

    La version originale de cet article a été publiée à cet endroit.

    L'urgence de développer une expertise en matière de capital de risque
    photo : Jane M Sawyer

    Le Québec peut aujourd’hui compter sur des milliers de petites et moyennes entreprises pour dynamiser l’économie de la province. Ces entreprises, généralement composées de moins de 500 employés pour la moyenne entreprise et de moins de 50 employés pour la petite sont, malgré leur petite taille, indispensables pour assurer la croissance économique. Selon un article du journal Le Devoir du 15 octobre 2005, les PME représenteraient « plus de 98 % des entreprises québécoises et 44 % de l’emploi total de la province généré par des entreprises. »

    Même si pour le moment cette proportion semble immense, il se pourrait que les choses changent dans un proche avenir. Le départ les « baby boomers » à la retraite devrait en effet réduire considérablement le nombre de PME en activité. L’absence de plans de relève sera sans doute le principal responsable de cette extinction. De plus, un grand nombre de PME du secteur manufacturier devrait disparaître, suivant inévitablement le déplacement de ces industries vers les pays plus compétitifs où la main d’œuvre est beaucoup moins dispendieuse.

    Le Québec peut selon moi espérer conserver cet avantage en développant une plus grande expertise en matière de capital de risque. Je m’explique. En se tournant vers l’économie du savoir (ce qui est d’ailleurs une très bonne chose), les entrepreneurs québécois font maintenant face à de plus grandes difficultés de financement. Dans les secteurs technologiques et biotechnologiques, les projets sont aujourd’hui beaucoup plus risqués qu’autrefois. Le capital de risque est donc souvent, pour ces entrepreneurs, la dernière option de financement.

    Le problème au Québec ne semble pas être au niveau de la disponibilité de ce financement, mais bien au niveau de l’expertise dans le domaine. On aurait en effet au Québec beaucoup de difficultés à distinguer les bons projets des mauvais. Cette difficulté viendrait principalement du fait que ces secteurs de pointe sont nouveaux et très mal connus au Québec. En comparaison, les États-Unis réussissent très bien, car l’investissement est souvent fait par d’anciens entrepreneurs ayant réussi dans ces secteurs. Ces investisseurs arrivent ainsi plus facilement à repérer les projets ayant du potentiel.

    Le Québec pourrait seulement attendre la prochaine génération d’entrepreneurs et compter sur les connaissances des anciens comme aux États-Unis. Il serait cependant plus prudent de prendre de l’avance et de développer immédiatement une plus grande expertise dans le domaine.

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    Mots-clés : québec

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  • 1 COMMENTAIRE(S) | Répondre à cet article

    Il y a peut-être aussi un peu du fait que les dinosaures du financement ne pigent pas toujours la pertinence des projets parce qu’ils sont déconnectés de la réalité que vivent les nouvelles générations...

    Ça évolue très vite et je ne suis pas certain que tous ont la capacité de déchiffrer les nouvelles tendances, et en conséquence, de juger correctement les projets.

    22 mai 2006 | répondre | permalien

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