La couverture du Journal de Québec au lendemain du dramatique incendie au Manège militaire de Québec fait abondamment jaser dans la vieille Capitale depuis quelques jours. Au matin du samedi 5 avril 2008, la première page du quotidien de Quebecor affichait les résultats d’un sondage sur le palmarès des villes où il fait bon vivre... Quelqu’un quelque part dort au gaz !
Lundi soir, le vice-président du comité exécutif à la Ville de Québec en a parlé au Conseil municipal. Le journaliste en lock-out Michel Hébert en a glissé un mot sur son blogue. Richard Therrien du Soleil a préféré traiter de l’ineptie des réseaux de télévision RDI et TQS dans sa chronique, histoire de ne pas frapper sur un concurrent déjà par terre, mais le MédiaMatin Québec ne décolère pas depuis le début de la semaine avec des articles dont les titres disent tout :
C’est la « pointe de l’asperge » dirait un commentateur sportif bien connu. La une du Journal de Québec samedi matin témoignait d’un grand manque de respect pour la population de Québec tout en démontrant hors de tout doute que la préoccupation d’une couverture locale n’existe plus dans les locaux des cadres du Journal à Vanier. Le conflit vient de franchir une autre étape...
Sur mon blogue, je me suis prononcé à quelques reprises sur l’originalité du principal moyen de pression des employés en lock-out. Quelle belle idée de publier un journal gratuit axé sur les nouvelles de Québec et distribué en mains propres (1, 2). Voyant que le conflit franchissait son dixième mois, je me suis demandé si « Les employés en lock-out étaient à l’origine de leur propre malheur ? ». Maintenant, au sortir de cet épisode où la seule évidence est qu’on est prêt des deux côtés à laisser descendre dans les plus bas fonds le Journal qui était #1 dans le marché de Québec en terme de tirage, la population ne sait plus quoi penser.
Il semble que les chances soient bonnes que le Manège soit reconstruit. Il serait grand temps également que cesse le petit manège qui se joue au détriment de la diversité (donc de la qualité) de l’information en provenance de Québec. Y a-t-il des pompiers capables d’éteindre le feu qui n’en finit plus de cramer les relations patron/syndicats au Journal de Québec ?
Le palmarès de notre bonheur à vivre à Québec ne tient pas qu’à l’existence de deux grands quotidiens dans la Capitale, mais il s’en trouve grandement affecté quand on a la preuve que ce qui se passe à Montréal doit prendre toute l’importance au moment où il y a le feu en la demeure chez nous, à Québec !
/BOUCLE_video>Complément d’information... La comparaison de la une du Soleil avec celle du Journal de Québec est frappante ; voir cette photo des deux journaux prise par Léopold Rousseau du MMQ.
Autre complément d’information... au Voir, chez Steve Proulx qui suit de près le conflit au Journal de Québec : « Un journal sans journalistes ».

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