
Les biocarburants : une alternative écologique au tout-pétrole
Les premiers biocarburants datent de plus d’un siècle : le prototype du fameux moteur automobile que Rudolf Diesel a présenté à l’exposition universelle de 1900 à Paris, tournait déjà à l’huile végétale. Depuis, l’histoire des biocarburants a vu la mise au point de carburants et de moteurs toujours plus performants. Tout au long du 20ème siècle, le pétrole bon marché n’a pas permis de développer cette filière alternative, mais avec un baril au dessus de 117 dollars, cette filière devient très attrayante. La production à grande échelle de ces biocarburants, notamment au Brésil, permet pour la première fois d’envisager le remplacement des carburants fossiles . Aux impératifs économiques s’est ajoutée la préoccupation écologique. Il est en effet établi que les moteurs à essence, contribuent au réchauffement de la planète. Produits à partir de canne à sucre, de colza, de tournesol ou de maïs, les biocarburants produisent beaucoup moins de gaz à effet de serre lors de leur combustion. Les études de l’ADEME encouragent d’ailleurs l’utilisation en France de ces carburants comparativement plus propres que le pétrole. D’autres études mettent cependant en cause les avantages écologiques des biocarburants et soutiennent même qu’à terme la production et l’utilisation des biocarburants créera plus de gaz à effet de serre.
Les opposants aux biocarburants ont trouvé leur porte parole
Jean Ziegler, devenu Rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation, a pris la tête de la fronde contre ces carburants destinés à concurrencer le pétrole. Il les accuse de concurrencer dangereusement les productions agricoles à destination des pays pauvres.
Jean Ziegler a donc demandé à l’ONU un moratoire de 5 ans sur la production de biocarburants. Selon lui, le développement des biocarburants aura des répercussions dramatiques sur la faim dans le monde. Pour expliquer son raisonnement, il cite l’exemple suivant : 232 kg de maïs sont nécessaires pour produire 50 litres de bioéthanol, une quantité qui permettrait à un enfant vivant dans un pays pauvre de survivre pendant un an.
Du coté des pays producteurs, les biocarburants représentent l’espoir Le Brésil, à la pointe dans la production d’éthanol, voit ces nouvelles alternatives aux produits pétroliers comme une occasion de devenir leader sur ce nouveau secteur de l’énergie . L’éthanol brésilien est produit à partir de canne à sucre. En 2007, le Brésil a immatriculé 2 millions de véhicules flex-fuel pouvant fonctionner à l’essence ou à l’éthanol. Une filière qui a rapporté 4,25 milliards de dollars dans l’économie brésilienne, ce qui aurait permis la création de 1,8 millions d’emploi.
De nombreux pays pauvres se montrent intéressés à leur tour par les biocarburants. L’Indonésie , le Bénin et d’autres pays africains voient dans cette filière une opportunité pour devenir exportateurs de carburant et améliorer ainsi leur situation économique.
Les responsables brésiliens défendent les biocarburants
Les responsables brésiliens réagissent vivement à la demande de moratoire déposée par le Rapporteur spécial de l’ONU et réfutent les différents arguments avancés par Jean Ziegler. Selon M. Lula , Président du Brésil, la faim dans le monde n’est pas liée à la production de biocarburants mais à la hausse des prix de l’alimention, elle-même due à une demande accrue des pays émergeants.
Les responsables de l’association de l’industrie de la canne à sucre du Brésil précisent à cet égard que les champs de canne à sucre utilisés pour la production d’éthanol ne représentent que 1% des terres arables brésiliennes. Ils ajoutent que l’extension de cette culture n’a pas empêché le Brésil d’être un producteur majeur dans le secteur de l’alimentation. Le brésil est en effet devenu l’un des plus grands exportateurs de bœuf, de poulet, de soja et de jus d’orange.
Les critiques du moratoire ne voient pas de lien entre les biocarburants et la faim dans le monde. Ils considèrent que les récentes émeutes de la faim , notamment au Nigéria, en Egypte ou à Haïti, sont dues à de graves inégalités sociales et à une mauvaise répartition des richesses.
/BOUCLE_video>Sikorsky :
les biocarburants produisent beaucoup moins de gaz à effet de serre lors de leur combustion.
Ceci est faux. Il a été démontré qu’ils polluent jusqu’à 70% plus en calculant tout le processus pour les transformer, processus qui demande énormément de carburant conventionnel en plus d’être plus durs sur les gaskets et les hoses d’autos.
Vous avez aussi oublié de mentionner la partie la plus importante du commentaire de Jean Ziegler, Rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation. Il a condamné la conversion de la nourriture en carburant comme étant "un crime contre l’humanité" et "une recette pour un désastre".
Légère différence.
Les critiques du moratoire ne voient pas de lien entre les biocarburants et la faim dans le monde.
Bien sûr que la principale raison de convertir la nourriture en carburant "vert" a été poussé par le culte du réchauffement climatique à cause du CO2. Ils sont grandement responsables de cette catastrophe humanitaire et feront tout pour le nier. On sait avec les carottes glacières aux pôles que les taux de CO2 augmentent environ 800 ans après un réchauffement climatique, et non AVANT. Et pour ceux qui pensent qu’on est responsables des changements climatiques, pourquoi est-ce que toutes les autres planètes du système solaire suivent les mêmes changements, en même temps ????

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