• Cursoux Gérald

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    • Auvergnat d'origine, savoyard d'adoption. Plusieurs métiers exercés en France, Algérie, Gabon, Québec... Grand lecteur de la presse papier payante. Occasionnellement rédacteur sur CentPapiers. Totale aversion pour l'anonymat sur le net.

    L’anticapitalisme n’existe pas !

    19 octobre 2008 | 5 commentaire(s) | 71 affichage(s)

    Dans le Robert, on lit pour Capital : « Toute richesse qui ne sert pas à la consommation immédiate mais qui est destinée à la production d’un revenu ou de nouveaux biens ». On ne peut qu’acquiescer, en regrettant toutefois qu’il ne soit pas fait mention du « retour sur investissement ». Toujours dans le Robert, Capitalisme devient : « Régime économique (…) dans lequel les capitaux sources de revenu n’appartiennent pas, en règle générale, à ceux qui les mettent en œuvre ». On glisse de l’économique vers le social ; et Capitaliste, c’est, on s’en doute : « un riche, un opulent capitaliste ». La lutte des classes se précise : on oublie qu’il s’agit d’un système qui produit des richesses.

    Or le capitalisme, c’est comme la respiration, on ne peut s’en passer. Il faut reconnaître ce fait productif indispensable : « mobiliser des richesses pour avoir un retour sur investissement ». Comment faire autrement pour ne pas mourir ou vivre sans liberté individuelle dans un régime totalitaire qui décide de tout ?
    L’anticapitalisme, c’est tenter de vivre sans respirer. Il y a ensuite des questions subsidiaires comme : A qui appartient le Capital ? et bien d’autres sur la répartition des richesses produites, l’utilisation des ressources naturelles, les pollutions. Etc. Mais ces questions ne remettent pas en cause ce système qui mobilise des richesses pour en produire de plus grandes.

    Pourquoi ne pas introduire dans ces définitions une nouvelle notion, celle de « juste retour sur investissement » ? Ce serait une évolution favorable, n’est-ce pas messieurs les banquiers ?

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  • 5 commentaires

    • Étienne Blais

    Les Iroquois pratiquaient l’économie du prestige qui consiste à donner tout ce que l’on acquiert.

    • Cursoux Gérald

    J’ai connu le Chef Huron Max Gros-Louis - alias One-Onti - qui faisait du bon business en vendant de “l’artisanat indien authentique” dans la Réserve indienne du Village Huron, PQ.
    Koey Koey Ataro dans le monde capitaliste.
    Bien à vous. Gérald Cursoux

    • Philippe Renève

    Vous confondez capital - dont on ne peut se passer en effet - et capitalisme, qui est une forme d’organisation économico-sociale où la détention du capital est tout simplement privée et non collective.

    Quant à votre notion de “juste retour sur investissement”, la question est de savoir pour qui il est ou doit être juste : le propriétaire du capital, la société, l’environnement, l’urbanisme, le respect des salariés et des clients, la pérennité de l’entreprise ?

    • Cursoux Gérald

    Je comprends le mot capitalisme comme l’emploi du capital suivant la définition du Robert (que je rappelle). J’aurais pu écrire l’anticapital au lieu d’anticapitalisme pour éviter la confusion que vous soulevez.
    La notion de “juste retour sur investissement” doit se comprendre en terme d’analyse systémique - c’est à dire globale pour inclure tous les acteurs. Quant au capitaliste lui-même (terme qui désigne le possesseur du capital) il n’est qu’un acteur parmi d’autres et l’addition du mot “juste” indique qu’il ne doit pas bénéficier de retours indus, excessifs, non justifiés et non justifiables.
    Voilà quelques précisions à ajouter à un modeste papier écrit trop rapidement.

    • Cursoux Gérald

    L’anticapitalisme, ça n’existe pas ! Capital : « Toute richesse qui ne sert pas à la consommation immédiate mais qui est destinée à la production d’un revenu ou de nouveaux biens ». Rien n’est dit sur qui le possède. On peut penser que ce sont les citoyens… ou l’Etat. Cela ne change rien. Le capitalisme, c’est comme la respiration, on ne peut s’en passer. Il faut reconnaître ce fait productif indispensable : « mobiliser des richesses pour avoir un retour sur investissement ». Comment faire autrement ? L’anticapitalisme, c’est tenter de vivre sans respirer.

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