
À l’UQAM, il y a actuellement 5 associations étudiantes facultaires (AESS, AFFELC, AFÉA, AFESH, AFESPED) qui ont adopté un mandat de grève jusqu’au 16 novembre (l’AFÉA et l’AFESH sont en grève générale illimitée depuis la semaine dernière). On peut lire sur le site web UQAM EN GRÈVE que les étudiantEs ont décidé de faire la grève « afin de lutter pour l’abolition de toutes les mesures rétrogrades du plan de redressement et pour la résorption de la crise financière de notre Université par un réinvestissement public du gouvernement. Et au-delà des murs, l’horizon de combat demeure la sauvegarde de l’accessibilité et de la qualité de tout le réseau d’éducation post-secondaire au Québec toujours de plus en plus en déroute… »
Mais ce qui interpelle particulièrement dans cette grève est l’idée d’organiser, à l’intérieur même des murs de l’UQAM, une université populaire ; l’UPAM (l’Université Populaire à Montréal). Parce qu’après tout, si les technocrates de l’UQAM ne sont plus capable de gérer l’établissement, laissons-là aux étudiantEs. Donc, du 12 au 16 novembre que vous soyez étudiants ou pas, il vous sera possible de venir assister et participer à différents séminaires, cours ou ateliers qui aborderont des thèmes autour de la lutte sociale.
/BOUCLE_video>Voici un communiqué que vient d’envoyer l’ASSÉ relatif à la grève de l’UQAM :
Communiqué de presse Pour diffusion immédiate
La grève étudiante à l’UQÀM subit la répression policière
Montréal, le 12 novembre 2007 – Les étudiants et étudiantes en grève de
l’UQÀM ont subi la répression policière aujourd’hui après avoir manifesté leur mécontentement à Claude Corbo, recteur potentiel de l’Université. Alors que cinq des sept associations facultaires de l’UQÀM sont en grève du 12 au 16 novembre pour protester contre le plan de redressement imposé à l’institution et la hausse des frais de scolarité, la mobilisation étudiante s’accentue malgré la répression policière accrue contre les manifestants et manifestantes.
La journée avait pourtant bien commencé, avec une manifestation pacifique rassemblant plus de 400 personnes le matin et l’inauguration de l’Université populaire à Montréal (UPAM). Un piquetage s’est spontanément formé devant la salle de cours de Monsieur Corbo en début d’après-midi. Plusieurs dizaines de policiers sont alors intervenus pour disperser les manifestants et manifestantes. Une bousculade a eu lieu, et les policiers ont dû se replier hors de l’université où l’escouade antiémeute est alors intervenue pour disperser la foule. On dénombre trois arrestations pour l’instant, alors que de nombreuses personnes ont été victimes de la brutalité policière.
La semaine dernière, les associations facultaires étudiantes des sciences humaines, des arts, des lettres, langues et communications, science politique et droit et des sciences (représentant près de 20 000 étudiants et étudiantes) ont déclenché une grève d’une semaine contre le plan de redressement imposé à l’UQÀM. Cette grève, reconductible dans certains cas, visait entre autres à libérer les membres de leur temps d’étude pour se consacrer à la mobilisation et à la réappropriation de nos établissements d’enseignement.
L’Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (ASSÉ), qui compte plus de 6 000 membres à l’UQÀM, dénonce activement la répression policière que subissent les étudiants et étudiantes uqamiennes. « Voilà dans quelle démocratie on vit : ceux et celles qui souhaitent défendre leurs idéaux doivent le faire au prix d’une brutalité policière croissante. La mobilisation étudiante est juste et renferme un projet social qui ne peut être réprimé dans la violence. » s’insurge Hubert Gendron-Blais, Secrétaire aux communications de l’ASSÉ et étudiant en grève de l’UQÀM.
Seule association étudiante nationale comprenant des membres de tous les cycles d’enseignement supérieur confondus, l’ASSÉ regroupe actuellement plus de 40 000 membres dans les cégeps et les universités du Québec. Elle milite depuis sa création pour la gratuité scolaire à tous les niveaux.
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Renseignements : Hubert Gendron-Blais, Secrétaire aux communications, (514) 835-2444 Bureau de l’ASSÉ : (514) 390-0110. Site Internet : www.asse-solidarite.qc.ca
C’est absolument dégueulasse.
Pendant que tous les médias se PÂMENT sur le luxe de l’Airbus 380 pendant dix à quinze minutes...
Mais non, des étudiants qui se font tabasser et arrêter au nom du DROIT à la manifestation, la répression policière et tout, ça, c’est moche, on ne veut pas le voir...
Il semble que la répression policière continue. Après les abus de lundi à l’UQAM (voir le communiqué ci-haut), voilà que la police débarque au Cégep du Vieux-Montréal pour empêcher un bed-in organisé par les étudiantEs pour dénoncer la hausse des frais de scolarité. Pour l’instant, j’ai seulement trouvé sur le web ce communiqué de presse rédigé par l’administration du Cégep du Vieux-Montréal qui me semble sur la défensive et essaie de se justifier d’avoir utilisé les grands moyens afin de réprimer ce bed-in :
[communiqué trouvé sur le réseau http://www.newswire.ca]
Intervention policière au cégep du Vieux Montréal pour empêcher une occupation
MONTREAL, le 14 nov. /CNW Telbec/ - Près de 150 étudiants du cégep du Vieux Montréal et d’autres établissements d’enseignement ont tenté de forcer une occupation du cégep hier soir après la fin des cours. Les étudiants, qui étaient déterminés à passer la nuit au cégep en prévision de la grève d’aujourd’hui, ont utilisé du mobilier et des machines distributrices pour constituer des barricades à l’intérieur et à l’extérieur de l’établissement et obstruer les voies d’accès.
Le Collège avait informé l’AGECVM dès le 25 octobre dernier, qu’il n’autorisait pas la tenue de bed ins dans les nuits précédant les journées de grève annoncées. Au cours des derniers jours, il a réitéré sa position à plusieurs reprises, soulignant qu’il constatait que les conditions requises pour la tenue d’une activité étudiante avec coucher, notamment en ce qui a trait à la sécurité, n’étaient pas respectées.
Le cégep a dû demander l’aide du Service de police de la Ville de Montréal afin d’assurer la sécurité des personnes présentes. La direction du Cégep déplore ces incidents.
Renseignements : Direction des communications et des affaires corporatives, Cégep du Vieux Montréal, (514) 982-3437, poste 2700
Pour en savoir plus aussi sur les évènements du Cégep du Vieux-Montréal il y a un article et une vidéo sur le site de Radio-Canada :
Grabuge au cégep du Vieux-Montréal
Mais je veux souligner que la vidéo ne donne pas la parole aux étudiants, nous avons que la version de la journaliste et de la police de Montréal...
Je vous invite à lire ce communiqué de l’ASSÉ qui résume clairement la répression que vit le mouvement étudiant actuellement !
Communiqué de presse Pour diffusion immédiate
Rassemblement contre la répression envers les étudiants et étudiantes en grève
Montréal, le 14 novembre 2007 – Suite à la répression policière à l’UQÀM et au Cégep du Vieux-Montréal cette semaine, l’Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (ASSÉ) tient un rassemblement pour dénoncer la répression politique d’envergure que subissent les étudiants et étudiantes en grève. Au-delà des menaces d’application de la loi 43 et de la brutalité policière, l’ASSÉ est déterminée à poursuivre la lutte et s’organise pour une manifestation nationale demain.
Depuis lundi, trois interventions sauvages de l’escouade antiémeute, causant une centaine d’arrestations et plusieurs blessé-e-s, auront tenté de mater la contestation étudiante par la force. « Cette répression démesurée n’est pas digne d’une société démocratique : la brutalité policière n’a pas sa place pour faire taire ceux et celles qui osent réclamer des changements sociaux » s’insurge Hubert Gendron-Blais, porte-parole de l’ASSÉ. Mentionnons que l’utilisation massive de poivre de cayenne, ainsi que des pistolets teaser, aura servi à « rétablir l’ordre ».
De plus, plusieurs associations étudiantes collégiales sont aux prises avec des menaces de la part des administrations d’appliquer les sanctions prévues par la loi 43 concernant les travailleurs et travailleuses du secteur public. L’ASSÉ revendique l’abolition de cette
loi anti-syndicale depuis février 2007. Les membres de l’association étudiante nationale ne se laisseront pas intimider et feront respecter leurs mandats de grève pour participer à la manifestation de demain. La Centrale des syndicats du Québec (CSQ), la Fédération nationale des enseignants et enseignantes du Québec (FNEEQ-CSN) ainsi que la Fédération autonome du collégial (FAC) ont déjà manifesté leur appui au mouvement étudiant à ce sujet.
Il est à noter que l’administration de l’UQÀM a balayé du revers de la main la tenue d’une nuit de la création ce soir, alors que les associations étudiantes facultaires uqamiennes s’étaient présentées aux négociations avec une proposition conciliatrice. Le rassemblement de ce soir contre la répression politique que subit le mouvement étudiant combatif aura donc lieu au parc Émilie-Gamelin à 22h30.
« « Un point de presse auquel sont convié-e-s les représentants et représentantes des médias aura lieu à compter de 23h, près du coin des rues Berri et Ste-Catherine. » »
Finalement, l’ASSÉ persiste et signe en tenant une manifestation nationale pour une éducation gratuite de qualité demain à 13h30. « On ne se laissera pas faire : cette manifestation sera l’occasion de faire valoir nos revendications qui concernent l’ensemble de la société », explique Guillaume Fortin, porte-parole de l’ASSÉ. Le départ de la manifestation se fera à partir du Square Dorchester, à 13h30. Plus de 58 000 étudiants et étudiantes seront en grève pour l’occasion.
Seule association étudiante nationale comprenant des membres de tous les cycles d’enseignement supérieur confondus, l’ASSÉ regroupe actuellement plus de 40 000 membres dans les cégeps et les universités du Québec. Elle milite depuis sa création pour la gratuité scolaire à tous les niveaux.
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Renseignements : Hubert Gendron-Blais, Secrétaire aux communications (514) 835-2444 Porte-parole nationaux : Guillaume Fortin et Hubert Gendron-Blais Porte-parole locaux : Étienne Guérette (Sciences humaines UQÀM) et Simon Robert (Vieux-Montréal) Bureau de l’ASSÉ : (514) 390-0110. Site Internet : www.asse-solidarite.qc.ca

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