21 juin 2006 |
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Le problème des narcotrafiquants en Colombie inquiète la société internationale depuis environ quarante ans. Bien entendu, la première force mondiale en terme d’interventionnisme, les Etats-Unis, a tenté à plusieurs reprises et de diverses façons, d’apporter l’aide nécessaire au gouvernement colombien pour lutter efficacement contre les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), mais en vain. En fait, les résultats des campagnes américaines, en partenariat avec la Colombie, sont plutôt gênantes. D’autant plus qu’en 1991, Lewis Tambs, diplomate américain en Colombie, se fait arrêter avec trois kilos de cocaïne et près de cinq millions de dollars. Lorsque l’on connaît ces faits et que, de surcroît, on sait que les Etats-Unis est le pays qui remporte la pôle position pour ce qui est de la consommation de drogue, on n’a pas tellement de mal à comprendre pourquoi les tentatives de démantèlement du FARC ont échouées. En fait, le vrai problème dans cette lutte contre les narcotrafiquants, c’est qu’elle n’en est pas réellement une aux yeux des dirigeants colombiens. La corruption fait en sorte que le trafique de la drogue, et tout ce que ça implique sur le plan social, est très payant pour ceux qui dirigent le pays. Alors pourquoi lutter ?
Bien sûr, certains voient cette situation d’un autre œil. C’est d’ailleurs le cas d’Ingrid Betancourt qui s’est donnée, il y a quelques années, le dessein d’assainir la Colombie, voire briser le système de la corruption et de la violence qui paralyse son pays depuis plusieurs décennies. Certains la traiteront d’idéaliste ou d’utopique, d’autres simplement de courageuse. Voici donc l’histoire d’une femme très courageuse qui, de sa naissance, à son arrivée en politique, jusqu’à son enlèvement, a su inspirer le peuple colombien en soif de réelle justice et de démocratie.
Née le 25 décembre 1961, à Bogota, en Colombie, Ingrid Betancourt a déjà la politique dans le sang. En effet, son père est un ancien ministre de l’éducation et sa mère était anciennement sénatrice. Comme son père obtient un poste comme ambassadeur de l’UNESCO en France, c’est dans ce pays qu’Ingrid passe la majeure partie de sa jeunesse. Fidèle aux convictions familiales, elle entreprend des études supérieures à l’Institut d’études politiques de Paris. Par la suite, Ingrid Betancourt revient en Colombie, où elle travaille d’arrache pied pour l’élection de sa mère à titre de sénatrice. Cependant, elle se tanne d’agir seulement en second plan et décide qu’elle doit désormais prendre les choses en main.
C’est ainsi qu’en 1994, Ingrid est élue député. En 1996, elle publiera un livre choc, Si sabia (si nous savions), une enquête sur le financement de la campagne électorale du président Samper par le cartel de Cali. Puis, aux élections en 1998, elle est élue sénatrice et elle crée, par le fait même, son propre parti politique, le Parti Oxygeno Verde par l’entremise duquel elle dénonce le trafic de drogue et la corruption de la classe politique. Par la suite, elle s’engagera dans l’élection afin d’être élue présidente du pays en 1996.
Toutefois, ce qui arrive habituellement, aux Colombiens qui en savent trop ou que l’on considèrent comme étant nuisibles, arriva. C’est ainsi qu’elle sera kidnappée avec son amie et directrice de campagne Clara Rojas, le 23 février 2002. Toutes deux se rendaient dans une zone, la ville de Florencia, où les discussions entre le gouvernement et les narcotrafiquants avait été rompues depuis peu de temps. Ingrid tenait absolument à s’y rendre puisqu’elle avait donner sa parole aux habitants de cette ville « neutre ». Elle ne passa jamais les barrières de la ville, et elle est ainsi détenue depuis plus de quatre ans.
Les deux femmes font aujourd’hui partie des quelques trois milles otages détenues par les groupes de guérillas armés de Colombie. Cependant, contrairement à ce que l’on pourrait croire, la plupart des prisonniers n’ont rien à voir avec la lutte politique qui est menée contre les narcotrafiquants. Ils sont plutôt utilisé en tant que monnaie d’échange. En effet, les FARC souhaitent effectuer un échange de prisonniers humanitaires. Bien que l’on retrouve bon nombre de citoyens normaux, les policiers, militaires et politiciens sont les plus convoités puisque leur valeur d’échange est plus grande, contre les guerillos qui seraient détenus dans les prisons colombiennes. Puis, apparemment, les prisonniers des Forces armées révolutionnaires de Colombie seraient bien traités et partageraient vraisemblablement la vie quotidienne des FARC.
Désormais, nous devons nous demander pourquoi Ingrid Betancourt, qui reçoit énormément de support de la part de la population mondiale, est toujours détenue après quatre ans de captivité. N’est-ce pas le mandat du gouvernement en place de libérer ses prisonniers ? Ou est-ce le FARC lui-même qui n’est pas enclin à négocier ? Selon ce que l’on peut lire un peu partout et d’après les déclarations de la famille de l’otage, il n’y aurait pas de réelle volonté de libérer Ingrid du côté de l’administration colombienne en place. Son ex-mari va jusqu’à dire que le gouvernement de la Colombie a tout fait pour ruiner les tentatives de libération d’Ingrid Betancourt. Il dénonce également le fait que la principale tactique du gouvernement quant à la libération de prisonniers des FARC est de s’y prendre par la force. Or, cette méthode fait beaucoup de victimes et n’inspire rien de très rassurant pour la famille. De plus, il semble que plusieurs actions ont été entreprises par les rebelles pour un éventuel échange humanitaire. Seulement, à chaque fois qu’un représentant des FARC approche le gouvernement colombien, on s’arrange pour qu’il soit enlevé ou arrêter et ce, de concert avec les Américains, qui tirent sur les ficelles quand il en a envie.
Il est donc clair, selon les observateurs, qu’une libération d’Ingrid Betancourt n’est pas à prévoir dans les prochains jours. En fait, c’est surtout parce que ce n’est en rien dans l’avantage des dirigeants colombiens et américains. D’abord, il semble que la publication d’un livre sur la corruption au sein de la classe politique dirigeante a fait en sorte que cette femme s’est mis bien de gens d’influence à dos. Puis, rappelons que les Etats-Unis sont les premiers consommateurs de cocaïne au monde. Leurs intérêts économiques sont donc plus fort que l’opinion publique. Certains auraient même émis l’hypothèse que cet enlèvement aurait été en partie orchestré par certains dirigeants qui trouvaient qu’Ingrid Betancourt commençait à être dangereuse pour leurs intérêts personnels. On rapporte même que la candidate à la présidence avait demandé au président qu’on lui fournisse une avion ou qu’on l’escorte pour qu’elle se rende à Florencia, où elle a été kidnappée, mais elle essuya bien entendu un refus catégorique. En définitive, plusieurs théories circulent à propos des réels motifs de l’enlèvement d’Ingrid Betancourt, il y a plus de quatre ans, mais sa famille continuent encore d’espérer une libération prochaine. Pendant ce temps, la communauté internationale devrait remettre de poser de réelles questions sur la volonté des États de lutter contre les narcotrafiquants, que l’on parle des Etats-Unis ou de la Colombie.
Pétition pour la libération d’Ingrid Bétancourt
Merci à tous ceux qui essaient d’éclaircir pour les moins informés les affaires comme celles d’Ingrid Bétancourt. Après lecture du texte ci dessus je suis bien attristé de constater que toute l’actualité concernant les exactions commises dans le monde le sont toujours pour le même mobile, à savoir l’enrichissement personnel au détriment de la liberté et du respect des droits de l’homme ! Comment peut on jouir de ses richesses acquises sur le dos de personnes torturés, violés tués ou retenues en otage sans vomir à chaque repas dans son assiette ! Enfin restons calme dur dur ! bon j’espère que ma modeste pensée pour tous ceux qui souffrent, en l’occurence sur cette affaire, Ingrid Bétancourt, les siens et ses proches servira de contribution dans l’aide de sa libération. Mes amitiés à tous les citoyens du monde qui agissent pour plus de solidarité et dans un peu plus de fraternité Pierre
6:45, le Dimanche 16 décembre 2007Vous devez être connecté pour publier un commentaire.




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