• Kant interprété par untel Jean-Michel Muglioni … et moi

    29 juin 2007 | 3 commentaire(s) | 55 affichage(s)

    Kant interprété par untel Jean-Michel Muglioni … et moi. “Qu’est-ce que les Lumières ?” (Hatier, 1999).

    Sapere aude ! Oser savoir ! Accéder aux Lumières consiste pour l’homme à sortir de la “minorité” où il se trouve, pour entrer dans sa “MAJORITÉ”. Être “MINEUR” - ’pour ne pas dire ’MINABLE’ - c’est refuser de se servir de son propre entendement, sans la direction d’un autre. La cause de cet état de minorité est le MANQUE DE COURAGE à se servir de son entendement … La LÂCHETÉ est la cause qui fait qu’un aussi grand nombre d’hommes préfèrent RESTER MINABLES, plutôt que de s’affranchir de toute direction étrangère. Lâcheté aidant, il est si aisé d’être minable. Ce qui fait alors que d’autres se prétendent nos tuteurs. ET ils sont nombreux à vouloir “guider” les autres dans leurs choix. Aussi nombreux que ceux qui tiennent pour - I N T O L É R A B L E - ce pas vers leur “MAJORITÉ”. ET qui se convainquent du “DANGER” qui les menace si ils essaient de PENSER SEULS !
    Avis à nos ÉLITES et POLITICARDS québéco/canadiAn-françaises, entre COLLABOS et VENDUS, subjugués par leur MÉDIOCRITÉ CUISTRE.

    … Oui mais penser QUOI et COMMENT PENSER !? De dire Muglioni que j’abrège en interprétant, soulignant et ponctuant (1%) - “Nous nous imaginons généralement que (1) NOS PENSÉES sont nécessairement les nôtres, et (2) que NOS CROYANCES nous appartiennent en propre. … Chacun tient à ce qu’il appelle (3) SES OPINIONS PERSONNELLES. CHACUN SE CROIT !. Comprendre, suppose donc que nous prenions conscience que NOUS NE PENSONS PAS/PAS PAR NOUS-MÊMES, et que nous n’y parviendront que par un long apprentissage ; et comprendre cela suppose QUE NOUS OSIONS D’ABORD ’REMETTRE’ en question nos propres croyances et même NOTRE FAÇON D’ÊTRE vis-à-vis de nos croyances, c’est-à-dire notre attitude intérieure à l’égard de nous-mêmes.

    Mais comment admettrons-nous que la plupart de nos PENSÉES - celles-là mêmes que nous disons personnelles —, ne sont pas vraiment nos pensées !? Qu’elles sont en nous des PRÉJUGÉS, c’est-à-dire des CROYANCES dont nous ne sommes pas les maîtres, et qui proviennent de notre histoire OU de notre tempérament ! Qu’elles viennent de causes extérieures ET NON de notre propre jugement ! Nous leur avons donné notre assentiment, nous y avons acquiescé, nous leur avons dit OUI - c’est cela CROIRE ! MAIS nous avons dit OUI, de telle sorte qu’elles SONT EN NOUS, sans pourtant avoir été réellement PENSÉES par NOUS !

    Voilà une idée fort difficile à comprendre ; et la comprendre c’est ouvrir la porte à la philosophie … La difficulté vient ici de ce que les hommes que nous sommes, TIENNENT à leurs pensées et ADHÈRENT naturellement à leurs croyances. Chacun a son avis sur beaucoup de questions, et AIME FAIRE VALOIR SON OPINION PERSONNELLE. … OR, sommes-nous prêts à admettre que nos pensées - nos croyances, nos opinions personnelles - sont, ou peuvent n’être QUE VÊTEMENT EMPRUNTÉ ?

    CAR, prendre pour nôtres des pensées que nous n’avons pas réellement pensées, C’EST NOUS TROMPER sur nous-mêmes ! Nous REFUSONS d’imaginer que nos pensées pourraient n’être que des croyances étrangères, car ELLES NOUS COLLENT (OUAIS !) À LA PEAU, et nous croyons qu’elles nous appartiennent en propre. … Il nous est difficile de séparer de nous-mêmes, ce que nous croyons être une part de nous-mêmes. “Pourtant si nous ’affirmons’ que nous sommes sincères, quand nous prétendons avoir des opinions personnelles, QU’EST-CE qu’une opinion personnelle ?

    Ce sont des pensées auxquelles nous tenons ; ce sont des CROYANCES qui constituent NOTRE PENSÉE ou même NOTRE ÊTRE : MAIS que nous croyions tout ce que nous croyons, que nous en soyons persuadés, cela signifie-t-il que nous sommes vraiment CAPABLES d’en RENDRE RAISON et de DIRE SUR QUOI se fonde notre CONFIANCE ? Que chacun s’interroge réellement lui-même, et se demande si ses opinions personnelles et TOUT CE QU’IL CROIT SAVOIR, viennent de ce qu’il a réellement examiné les questions sur lesquelles il se prononce.

    Auquel cas, ces pensées sont vraiment les siennes, elles sont réellement personnelles ; SINON, s’il croit SANS avoir vraiment examiné L’OBJET DE SES CROYANCES, il faut admettre qu’elles ont pris place en lui, sans qu’il les ait soumises à son jugement ; elles peuvent être celles de sa FAMILLE, de ses MAÎTRES, de ses LECTURES, de son JOURNAL ou de ses émissions de TÉLÉVISION ; il peut les avoir adoptées PAR OPPOSITION à sa famille, OU à tel ou tel MILIEU SOCIAL, … contre lesquels il se révolte ; elles peuvent encore provenir simplement DE SON TEMPÉRAMENT ou de ses INTÉRÊTS DU MOMENTS !

    Qui ne s’est pas aperçu un jour, qu’en réalité il avait cru dans une situation donnée, CE QUI L’ARRANGEAIT ! Ce que croyaient CEUX QU’IL AIMAIT ! Ce qui était DANS L’AIR DU TEMPS !? Il est assez aisé de répondre à cette question, une fois qu’on a bien voulu se la poser. C’EST S’INTÉRROGER VRAIMENT, QUI EST DIFFICILE !

    … LES HOMMES QUE NOUS SOMMES ONT RÉPONSE À TOUT ! (AH ! HA !). Nous exigeons être consultés sur tout — mais n’oublions-nous pas généralement, QUE POUR SAVOIR IL FAUT APPRENDRE - ET QU’AVOIR DES OPINIONS N’EST PAS/PAS SAVOIR ! La plupart de nos pensées sont des pensées toutes faites … pensées qui sont en nous et que nous croyons nôtres, alors que nous ne les avons PAS/PAS réellement formées par un LIBRE et COMPLET examen de LEUR VÉRITÉ. Rien n’est plus proche d’un PONCIF - d’un lieu commun sans originalité - que la chère idée personnelle ; rien n’est moins LIBRE. Nos croyances les plus fortes sont généralement des CLICHÉS, (OUF !) ou tout simplement, l’écho de notre époque. Nous prenons pour nôtre, ce qui n’est que DU PRÊT-À-PENSER. (OUF !) Au lieu d’être juges de ce que nous pensons, nous COLLONS à nos opinions” …

    FJP - Fin de citation de J-M Muglioni citant Emmanuel Kant. PENSATE brava gente, PENSATE !, comme dit mon philosophe préféré, toujours bien vivant, l’italien Luciano de Crescenzo, dans “Les grands philosophes de la Grèce antique” (Livre de poche, biblio essais N° 4306, $15.50), dont la lecture m’a été suggéré par le chroniqueur au Devoir-de-tous-les-combats Louis Cornellier, auteur d’un “Plaidoyer pour l’idéologie tabarnacos” et apologiste du JOUAL comme patois national au Québec + la primauté de la littérature québécoise sur l’universelle ! À la décharge de Cornellier j’ai acheté plusieurs livres suggérés dans ses chroniques, m’en sentant que plus informé.

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  • 3 commentaires

    • Anonyme

    Je ne sais pourquoi mais je saisis très mal le propos de monsieur Perrier. Critique littéraire, critique d’un livre, exposé philosophique avec un ton d’ironie. Tout cela, peut-être. Monsieur Perrier a omis de nous présenter l’auteur dont il est question dans son article : Jean-Michel Muglioni. Et l’objectif qu’il vise en citant abondamment monsieur Muglioni et son livre sur Kant.

    Quod nullum est nullum producit effectum.

    Pierre R.

    • Pierre R.

    Le lecteur sera à même de juger de la rigueur de l’article proposé et de la rigueur de la réponse à un commentaire qui se voulait non pharisien mais de clarification. Vous auriez pu tout aussi bien exposer votre point de vue sans recourir aux citations hors contexte du philosophe Kant. Permettez-moi de vous citer : OR, sommes-nous prêts à admettre que nos pensées - nos croyances, nos opinions personnelles - sont, ou peuvent n’être QUE VÊTEMENT EMPRUNTÉ ?

    Pour ce qui est de vos indications sur le latin, sachez que la citation est un axiome de jurisprudence.

    Pierre R.

    • Raoul Duguay

    Article nul. Aucun intéret. Kant-on mele politics et philoosophie.

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