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Quand un chroniqueur social verse dans la chronique littéraire.
Dans l’édition de février du magazine L’actualité, Jean-François Lisée nous parle du plaisir que les jeunes ont eu à découvrir la série Harry Potter écrite par J.K. Rowlings. J’ai bien aimé lire les 2 premières colonnes de son texte. Jean-François Lisée nous décrit l’influence que J.K. Rowlings a eu sur nos jeunes, entre autre, leur retour à des habitudes de lecture. Compte tenu que Jean-François Lisée a une chronique intitulé “Société”, cela était pertinent au thème de se chronique.
Cependant, j’aurais bien aimé ne jamais lire la dernière colonne du texte de Jean-François Lisée. Il nous parle de sa grande déception que J.K. Rowlings a fait une “grave” erreur technique dans son 3e tome. Pour Jean-François Lisée, il est techniquement impossible qu’Harry Potter, aux prises avec les “détraqueurs” puissent, grâce à un retour dans le temps, venir se sauver lui-même.
Je suis surpris M. Lisée d’une telle prise de position sur la création littéraire dans une chronique “Société”. Une chronique ou je suis habitué de vous voir débattre de sujets sociaux tels que la prostitution. Je me demandais si vous vouliez remplacer Mme Martine Desjardins avec sa chronique “livres” ! Pour reprendre vos termes, je pourrais m’écrier et dire “Jean-François. Jean-François. Jean-François. N’y a-t-il pas personne chez votre éditeur ou un lecteur pour vous dire que l’impossible est possible dans une série fantastique ou encore que vous n’êtes pas dans une chronique littéraire ?”
Si vous nous faites, M. Lisée, un grand sermon pour nous dire que vous êtes choqué parce que dans le tome 3 il était impossible à Harry Potter de pouvoir remonter le temps pour se sauver soi-même, cela veut-il dire que vous considérer possible tout le restant de l’histoire d’Harry Potter. Après tout, tout le monde vole sur un balai et ça ne contrevient à aucune loi de la physique ou encore, nous avons tous un petit dragon de cacher dans notre jardin !
Au cas ou vous ne l’auriez pas remarqué, la série Harry Potter de J.K. Rowlings est une série “fantastique”. Quand on lit l’histoire, c’est pour rêver et s’évader. Un peu comme l’on fait les 325 millions de lecteurs de la série. On ne se formalise pas à savoir si c’est possible ou non. Rien n’est possible dans cette histoire, sauf le rêve et le plaisir de la lecture.
Si cet événement dans le 3e tome vous a choqué, pourquoi avoir attendu la sortie du 7e tome avant de nous en faire part ? Si cet événement était si dérangeant pour les lecteurs de contes fantastiques, pour je n’ai jamais entendu parlé un des 325 millions de lecteurs s’en offusquer ?
Je n’ai pas lu la série Harry Potter écrite par J.K. Rowlings. Cependant j’ai regardé les films. Le bout qui m’avait le plus touché, était justement cette quête d’un enfant à la recherche de son père. C’était peut-être impossible ce retour dans le temps, mais il y avait une belle émotion à vivre dans cet instant magique.
Mais la magie ne fait pas partie d’une chronique “Société”.
Lettre ouverte à Jean-François Lisée sur l’égalité des vices
J. K. Rowlings, Harry Potter et un doctorat honoris causa
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