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    Inquiétude au Royaume : Jean Tremblay en politique provinciale ?

    le 11 août 2006 | 904 visites | 3.09 / 5 | 4 commentaire(s)
    Inquiétude au Royaume : Jean Tremblay en politique provinciale ?
    photo : mdmarkus66 (Flickr)

    Les rumeurs envoyant Jean Tremblay en politique provinciale et fédérale vont bon train. Pendant ce temps, l’inquiétude s’est emparée de tout Saguenay au complet. S’il fallait que le maire - qui a été élu avec 72% des appuis lors de la dernière élection - quitte Saguenay pour joindre les rangs d’un parti politique du Québec ou du Canada, ça ferait couler de l’encre. Beaucoup d’encre même.

    La situation est difficile à analyser. Point de vue provincial, regardons le portrait. Qu’on se le dise, Jean Tremblay n’est pas un séparatiste. Il ne supplantera donc ni Jacques Côté, ni Stéphane Bédard et ne pourrait trouver niche que dans Jonquière. Or, la situation des péquistes n’est pas rose et Jean Tremblay ne gagnerait rien, actuellement, à joindre les rangs souverainistes alors que ces derniers croupissent depuis 2003 dans l’opposition. Rien ne démontre actuellement qu’ils formeront le prochain gouvernement quand Jean Charest déclenchera des élections à l’automne ou au printemps prochain.

    Du côté des Libéraux provinciaux, c’est plus clair. Mais encore là, la conjoncture politique est difficile à insérer Jean Tremblay au compte du parti Libéral. Premièrement, parce que Françoise Gauthier est déjà ministre au cabinet Charest et que son collègue de Roberval, Karl Blackburn est adjoint dans un sous-ministère et est la voix politique importante du Lac-St-Jean. Est-ce que Jean Charest est prêt à ouvrir la grande porte à un autre politicien du Saguenay Lac-St-Jean dans son cabinet ? Au provincial, pas de cachette que Jean Tremblay réclamera un gros ministère pour quitter le poste de maire de la ville qu’il chérit tant. Il songe probablement à répéter le rôle clé que jouait Marc-André Bédard dans le cabinet Lévesque sous les mandats des péquistes. Toute cette influence a joué en faveur du Saguenay Lac-St-Jean. Parfois à Chicoutimi au détriment de Jonquière, c’est vrai. Mais reste quand même que c’est tout le Saguenay Lac-St-Jean qui gagnait à obtenir ces gains qui parfois étaient arrachés à la Côte-Nord, à la région de Québec, à la Mauricie et au Bas-St-Laurent.

    Dans le contexte de la politique fédérale, c’est plus nébuleux. On ne sait trop combien de temps encore durera le règne conservateur. Avec le conflit au Liban, rien n’est plus sur. Considérant que les Conservateurs remporteraient la prochaine élection, Jean Tremblay pourrait fort bien être ministrable. La question est de savoir si Jean-Pierre Blackburn, déjà ministre au cabinet Harper, conserverait son poste de ministre. Est-ce que le mandat est possible, deux ministres du Saguenay Lac-St-Jean dans un gouvernement conservateur canadien ? C’est à voir. Reste une chose, c’est que Jean Tremblay ne gagne pas non plus à affaiblir des acquis déjà cruciaux pour une région comme le Saguenay-Lac-St-Jean.

    Toutefois, il y a l’aspect plus ambigu du retour des libéraux au pouvoir. Vous imaginez le coup ? Jean Tremblay quitte Saguenay, se présente pour les Conservateurs dans Chicoutimi-Le-Fjord, et se retrouve dans l’opposition, avec les Libéraux en avant-scène ?

    Devant toutes ces rumeurs, Jean Tremblay ne dit ni oui, ni non. Lui aussi sait ce que ces impondérables signifient pour la continuité de sa carrière de politicien. Autant comme maire que comme futur député ou ministre dans un des deux paliers de gouvernement.

    Pendant ce temps, on pense aux noms pouvant remplacer le vide qui serait créé par le départ de Jean Tremblay à Saguenay. Marina Larouche ? Serge Simard ? André Harvey ? On dit même entre les branches que Ginette Sirois, la directrice générale du Cégep de Chicoutimi, ne refuserait pas une occasion comme celle de diriger la sixième plus grande ville du Québec.

    Maintenant, attendons de voir ce que feront Charest et Harper dans les prochains mois et on pourra mieux juger du futur de Jean Tremblay, mais aussi d’une page d’histoire politique du Saguenay-Lac-St-Jean.

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    Mots-clés : saguenay et Politique

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    Je crois que l’inquiétude principale est de voir les pouvoirs de Jean Tremblay s’étendrent. Son style de gestion, qui s’apparente énormément avec celui de Harper à Ottawa, le rapproche des Conservateurs qui sont en grandes recherches de candidats de qualité au Québec pour concocter un cabinet de stature un peu plus noble que celui qui oeuvre en ce moment. Et aussi dramatique que cela puisse paraître, monsieur Tremblay est beaucoup plus capable que monsieur Blackburn. Toutefois, sa grande rigidité représente un point négatif à redouter et à ne pas négliger.

    N’empêche que la qualité de nos politiciens se détériore de jour en jour et d’année en année. Et c’est bien triste.

    11 août 2006 | répondre | permalien

    Salut Jean-Philippe,

    Honnêtement, je ne crois pas que ce soit inquiétant de savoir que Jean Tremblay ait des pouvoirs étendus. Tous sont déjà bien au courant du style de gestion qu’il privilégie. Ses pouvoirs sont déjà étendus et sa façon de gérer la ville a tué beaucoup le leadership entourant ce qui se passe en dehors de l’hôtel de ville.

    Toutefois, je ne suis pas d’accord avec vous quand vous dites que la qualité de nos politiciens se détériore si c’est pour viser Jean Tremblay.

    Malgré ce que bien des gens disent, l’intéret de ses citoyens passe avant tout.

    ML.

    11 août 2006 | répondre | permalien

    Évidemment, la qualité des politiciens se détériore un peu partout au pays. Jean Tremblay n’est pas le plus solide fleuron qui soit issue de la région.

    L’intérêt de ses citoyens est un point important dans la gestion d’une ville et ce point l’honore. Toutefois, cette sphère n’est pas la seule qui doit être prise en compte dans la gestion d’un des plus grands centres urbains de la province. Le développement, non pas seulement économique mais aussi social, fait grandement défaut dans la vision du maire Tremblay. Et malheureusement, la façon de faire qu’il donne en exemple dans certains dossiers n’est peut-e^tre pas la meilleure image à donner à ses concitoyens.

    Le salissage de réputations, par exemple, est très ennuyant de la part d’un homme de cette stature.

    L’étroitesse d’esprit n’est malheureusement plus une vertue dans ce monde post-duplessiste. Car qu’on le veuille ou non, nous nous devons de penser à la collaboration et la collégialité entre les différentes sphères publiques et sociales dans une ville commme celle de Saguenay.

    Que les taxes ne grimpent pas et que les citoyens soient heureux que le maire remplissent leurs désirs est une chose, la gestion d’un centre urbain de la sorte en est une autre.

    Ses qualités n’effaceront jamais ses défauts. Et ça vaut pour tous les autres politiciens du genre qui usent d’intimidation et de mauvaise foi à des fins politiques.

    N’oublions jamais ce type de comportement car c’est ce genre d’action qui mène à une perte de liberté et de justice par une désinformation néfaste.

    14 août 2006 | répondre | permalien

    Évidemment, la qualité des politiciens se détériore un peu partout au pays. Jean Tremblay n’est pas le plus solide fleuron qui soit issue de la région.

    L’intérêt de ses citoyens est un point important dans la gestion d’une ville et ce point l’honore. Toutefois, cette sphère n’est pas la seule qui doit être prise en compte dans la gestion d’un des plus grands centres urbains de la province. Le développement, non pas seulement économique mais aussi social, fait grandement défaut dans la vision du maire Tremblay. Et malheureusement, la façon de faire qu’il donne en exemple dans certains dossiers n’est peut-e^tre pas la meilleure image à donner à ses concitoyens.

    Le salissage de réputations, par exemple, est très ennuyant de la part d’un homme de cette stature.

    L’étroitesse d’esprit n’est malheureusement plus une vertue dans ce monde post-duplessiste. Car qu’on le veuille ou non, nous nous devons de penser à la collaboration et la collégialité entre les différentes sphères publiques et sociales dans une ville commme celle de Saguenay.

    Que les taxes ne grimpent pas et que les citoyens soient heureux que le maire remplissent leurs désirs est une chose, la gestion d’un centre urbain de la sorte en est une autre.

    Ses qualités n’effaceront jamais ses défauts. Et ça vaut pour tous les autres politiciens du genre qui usent d’intimidation et de mauvaise foi à des fins politiques.

    N’oublions jamais ce type de comportement car c’est ce genre d’action qui mène à une perte de liberté et de justice par une désinformation néfaste.

    14 août 2006 | répondre | permalien

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