Je pense qu’il est, dans certains cas, inutile de chasser un dictateur.
Le fait que les populations africaines cherchent à renverser leurs dirigeants à la moindre occasion peut être analysé en deux points :
Le premier est que la plupart des pays sont sous dictature. Je suis donc d’accords avec la plupart des analyses qui soutiennent une opposition virulente aux dictatures africaines avec leurs argumentations, en général, alignées sur celles de la communauté internationale, communauté internationale qui n’oblige point, l’école irakienne nous l’a déjà enseigné.
Cependant, ces dictatures sont voulus par certains pays occidentaux car elles permettent de rendre nos présidents indésirables à nos yeux, et de maintenir la pression sur eux pour piller les abondantes ressources africaines que sont les minerais et les hommes qualifiés que nos économies ont mis tant d’années à former et qui constituent une main d’œuvre moins chère pour les pays riches car ces pays n’ont rien investi dans leur formation.
Ce que les africains doivent faire pour corriger le système, c’est d’adopter la démarche contraire, c’est-à-dire ne pas chercher systématiquement à destituer les dictateurs mais les corriger pour qu’ils adoptent de bons comportements, peut-être même aller jusqu’à garantir une non poursuite après avoir quitté le pouvoir. Qu’adviendra-il si on disait à un dictateur qu’il ne sera pas poursuivi s’il quitte le pouvoir ? Je suis convaincu que l’on fini par se lassé par plusieurs années de pouvoir comme on fini par se lassé d’une femme ou d’un homme. La démarche que je propose n’est pas synonyme de faiblesse, vérifiez vous-même que l’ancien président Ivoirien, feu Félix Houphouët-Boigny, était un dictateur, mais la Cote d’Ivoire avait bu l’eau dans le Saint Graal sous son régime. Combien d’ivoiriens souhaitent encore que leur idole soit aujourd’hui en vie ?
Le syndrome Taylor est une mauvaise chose pour l’Afrique car il ne permet pas à certains dictateurs qui, fatigués par l’exercice du pouvoir, ne peuvent oser quitter ou instaurer une vraie démocratie qui conduirait à la perte de ce pouvoir temporel, à l’idée des futures poursuites devant des tribunaux internationaux. Une étude doit être faite pour situer les responsabilités avant de juger les dictateurs, car il est certain que les responsabilités sont partagées entre les peuples africains et leurs dictateurs d’une part, et l’occident d’autre part. Je n’encourage pas les dictatures en Afrique, mais si les peuples tchadiens sortaient dans la rue pour soutenir Idriss Deby Itno, quel intérêt aura-t-il à rester longtemps au pouvoir ou à ne pas développer le pays ? La chasse au Dictateur renforce la Dictature dans le mauvais sens.
Démocratie versus optimum optimorum
Je pense que cette chasse aux dictateurs instaurée par l’occident ne sert que ses propres intérêts. Il est inutile de remplacer une dictature par une autre. Il est toujours inutile de renverser une dictature…sauf sous certaines conditions (ex. Le Mali nous l’a suffisamment enseigné). La France et la communauté internationale viennent de le comprendre, par leur soutien officiel au régime d’Idriss Deby Itno qui vient de mettre les rebelles soudanais en déroute dans la belle N’Djamena. Idriss Deby Itno est, par ailleurs, l’artisan du multipartisme actuel au Tchad, ce qui mérite d’être apprécié. Les efforts fait par Itno doivent être appréciés à leur juste valeur, celle que le Tchad est une jeune démocratie, une démocratie en progrès vers un idéal de long terme voulu par les tchadiens et tchadiennes. Toutes les démocraties dans le monde sont d’ailleurs des optimums de second rang au sens du concept de démocratie lui-même. Il n’existe point d’optimum optimorum en démocratie, ni dans tous les domaines en dehors de la théorie de la démocratie. Une théorie qu’il reste à préciser, tant les droits des individus font ombre à leurs devoirs qui sont aussi importants pour l’instauration d’une vraie démocratie. Évitons tous de tomber dans l’idyllisme démocratique… La théorie du Club reste valable pour tous les processus démocratiques, en Afrique comme en Occident. C’est parce que les occidentaux vivent relativement bien que personne ne se plaint, mais qu’ils comparent leur niveau de vie à celui de ceux qui dirigent les firmes multinationales, qui s’offrent des plaisirs dorés inaccessibles aux prolétariats des entreprises que ce soit en Afrique ou en Occident. Selon certaines théories de la Conspiration, la démocratie aurait été vidée de son contenu...
Idriss Deby Itno n’est pas un petit soldat de rang
En effet, SE Idriss Deby Itno est un Grand militaire, il savait que quitter N’Djamena était synonyme de perdre le pouvoir au Tchad, alors ce militaire tchadien d’expérience, stratège fin, se terra au palais rose et attendit le bon moment pour mettre les imposteurs, les malhonnêtes, les traitres des peuples africains en déroute vers leur complice arabo-soudanais. Le pouvoir au Tchad ne viendra plus du Soudan, SE Idriss Deby Itno en a décidé ainsi. Qu’Omar El Béchir n’admette ou non, les Dieux africains en ont décidé ainsi. Nos Dieux sont favorables à SE Idriss Deby Itno, Général de l’armée nationale tchadienne (ANT), Président de la République du Tchad.
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