• I Am Legend - Un film de zombis pas tout à fait comme les autres

    18 décembre 2007 | 0 commentaire(s) | 29 affichage(s)

    New York, 2012. Alors que des scientifiques pensaient avoir découvert un remède (sous la forme d’un virus) pour enrayer le cancer, voilà que le virus en question a réduit l’ensemble de la population à un état semblable à un croisement entre un vampire et un zombi. Robert Neville (Will Smith), un brillant scientifique, est immunisé au virus et tente, depuis trois ans, de vivre dans cet enfer quotidien. Le jour, il essaie de trouver un remède à ce virus en expérimentant sur les malades. La nuit, il se réfugie dans sa maison blindée et espère que les infectés ne le dénichent pas.

    La première chose qui nous frappe avec I Am Legend, c’est la lumière si paisible qui marque l’absence des infectés. Pendant le jour, Robert vaque à ses occupations. Il peut se promener dans les rues de New York sans être inquiété. D’ailleurs, je m’en voudrais de ne pas souligner la qualité des prises de vue de la ville de New York. Imaginez la ville entièrement déserte, sauf pour de la végétation et des animaux sauvages. La vision est aussi apocalyptique que saisissante. Réussir à filmer ces scènes relève soit du brio, soit de la capacité à vider des lieux presque toujours fourmillants de gens de toutes sortes. Ou peut-être d’un mélange des deux.

    Je disais donc que Robert, pendant le jour, peut consacrer son temps à des activités autres que de massacrer des zombis (ou des vampires, des infectés, ou le nom qui vous plaira…). En fait, on profite de la présence du soleil pour montrer toute la technique derrière la survie dans un monde où l’on est peut-être le seul survivant. On entre littéralement dans le quotidien du personnage et cela reste, à mon sens, une certaine innovation par rapport aux films de zombis habituels. Le personnage de Robert n’est pas un tueur de zombis sans pitié, mais bien un scientifique attachant. L’excellent travail de Will Smith vient ajouter une dimension touchante — et très drôle — dans la mesure où il incarne admirablement un homme réduit depuis des années à parler à son chien et à lui-même.

    Par contre, tout cela se gâte lorsque le soleil tombe et que la nuit reprend ses droits. On retombe vite dans les caractéristiques du genre : des sursauts, des infectés pétillants de vie qui font couler le sang là où ils peuvent — et qui, pour des infectés déshumanisés, sont diablement intelligents… —, des pertes au niveau des « gentils », etc. La finale, dégoulinante de morale chrétienne à la sauce hollywoodienne, vous fera gentiment sourire, ou lever les yeux au ciel en guise de découragement. Bref, malgré une entrée en scène tout à fait prometteuse, la finale sabote le spectacle.

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