
Quand on se demande : "Qui mène le monde ?" , fort est-il d’admettre que l’on ouvre une boite de pandore à multiples pans de compréhension dont on ne peut que sortir écorché tellement dure est la réalité des réponses qui s’imposent.
Une des notions la plus difficile à admettre, parce qu’elle va à l’encontre même de l’évolution de la pensée humaine, est le fait que nos maîtres considèrent qu’il est autrement plus facile de gouverner une bande d’analphabètes incultes que des citoyens bien informés parce qu’il devient alors un jeu d’enfant de les transformer en simples consommateurs.
Big Média l’a compris depuis que Edward Bernays leur a expliqué les ficelles de l’auto-aliénation. Depuis, propagande, information et divertissement ne font plus qu’un.
En véhiculant un narratif hors duquel la compréhension de notre monde devient une entreprise échevelée prise aux risques et périls d’une grandissante ostracisation, on nivèle par le bas en ratissant de plus en plus large. Le rouleau compresseur est si efficace que la sphère (bulle) médiatique est devenue pour la majorité la "réalité" face à laquelle tout est jaugé.
L’outil le plus efficace demeure la peur et l’on s’en sert allégrement quand la détermination sociale devient impérative.
La lutte des classes fait rage !
La notion souffre de son passé marxiste alors que la définition de Mussolini du fascisme semble tout à fait à propos.
"Le Fascisme devrait plutôt être appelé Corporatisme, puisqu’il s’agit en fait de l’intégration des pouvoirs de l’état et des pouvoirs du marché." - Benito Mussolini
Les chiffres sont dévastateurs aux USA.
Le 5% des plus riches possède 83% des actions en bourse. De plus, 53% de ces actions sont dans les mains de seulement 1% de la population. Est-ce encore une démocratie ou une ploutocratie ? Le salaire moyen de l’américain a fondu de 4% durant l’administration Bush et celui des plus défavorisés de 20% (c’est un cinquième de la population).
Au même moment, celui des CEO du Fortune 500 a gonflé de 51% durant les 4 premières années pour une augmentation moyenne annuelle de $8.1 millions.
Au cours des années 1970, la différence de rémunération entre un PDG d’une firme américaine et son plus modeste salarié était de 60 à 1 (écart déjà plus que remarquable). Aujourd’hui, cet écart est de 350 à 1 !
"This is an impressive crowd : the Haves and the Have-Mores" - Presidential candidate G.W. Bush / Waldorf Astoria, at a $800 / plate dinner in Octobre 2000
Quand Reagan a pris le pouvoir en 1980, un pour cent de la population possédait 33% de la richesse. En 2006 c’est devenu plus de la moitié. Cent cinquante millions d’américains possèdent moins de 3% des avoirs privés.
"Politics is the entertainment branch of industry." -Frank Zappa
Ce triste état des choses n’est pas dû à la paresse de travailleurs (comme au Québec :) non, non, l’Oncle Sam pousse ses ouailles comme pas un. C’est une amélioration de 15% de la productivité que les travailleurs américains ont fournie entre 2000 et 2004. Plus on travaille, moins on en a ! Le 1% de joyeux nantis ramasse la donne avant quelle n’aboutisse dans la poche des travailleurs. C’est le même patern qu’en Chine et en Inde.
Les 200 personnes les plus riches de la planète possèdent ensemble une fortune égale à celle que possèdent deux milliards 500 millions de personnes, soit 41 % de la population du globe.
Au Canada, les paradis fiscaux termine l’abus avec un panache peu commun.
Les canadiens ne s’y trompent pas. En fait, 76% des canadiens sont convaincus que l’écart entre les riches et les pauvres se creuse. C’est ce que confirme le sondage du Environics Research pour le compte du Canadian Centre for Policy Alternatives (CCPA).
Site : http://erg.environics.net/media_room/default.asp ?aID=620
La notion la plus affolante demeure que la moitié des canadiens considèrent qu’ils sont à 2 chèques de paie de la pauvreté.
Le rapport du Growing Gap Project confirme la donne.
Site : http://www.growinggap.ca/
Rapport : http://erg.environics.net/imagelibrary/Growing_Gap_Growing_Concerns.pdf
"Il est aussi dans l’intérêt d’un tyran de garder son peuple pauvre, pour qu’il soit si occupé à ses tâches quotidiennes qu’il n’aie pas le temps pour la rébellion." - Aristote
"La dictature, c’est ’ferme ta gueule’ ; la démocratie, c’est cause toujours’" - Jean-Louis Barrault
BONNE ANNÉE QUAND MÊME ;)
“A democratic civilization will save itself only if it makes the language of the image into a stimulus for critical reflection — not an invitation for hypnosis.” - Umberto Eco
"Today Americans would be outraged if U.N. troops entered Los Angeles to restore order ; tomorrow they will be grateful. This is especially true if they were told there was an outside threat from beyond, whether real or promulgated, that threatened our very existence. It is then that all peoples of the world will plead with world leaders to deliver them from this evil. The one thing every man fears is the unknown. When presented with this scenario, individual rights will be willingly relinquished for the guarantee of their well being granted to them by their world government." - Henry Kissinger speaking at Evian, France, May 21, 1992 Bilderburgers meeting. Unbeknownst to Kissinger, his speech was taped by a Swiss delegate to the meeting.
Qui se rassemble…
Je vous rappelle que Kissenger est une ordure 5 étoiles tel que largement démontré dans le dévastateur bouquin de l’irascible Christopher Hitchens : The Trial of Henry Kissinger
http://www.versobooks.com/books/ghij/h-titles/hitchens_kissinger.shtml http://www.counterpunch.org/hitchhenry.html http://www.thirdworldtraveler.com/Kissinger/CaseAgainst1_Hitchens.html
Meanwhile…
"We are watching a poorly staged rendition of Wag the Dog , interpreted for the morbidly stupid and performed by the criminally insane." - Jules Carlysle
For indeed…
Politics is the entertainment branch of industry. - Frank Zappa
Classez sous : Hey, c’est pas moi qui le dit ;)
Report Says That the Rich Are Getting Richer Faster, Much Faster By DAVID CAY JOHNSTON Published : December 15, 2007
The increase in incomes of the top 1 percent of Americans from 2003 to 2005 exceeded the total income of the poorest 20 percent of Americans, data in a new report by the Congressional Budget Office shows. http://topics.nytimes.com/top/reference/timestopics/organizations/c/congressional_budget_office/index.html ?inline=nyt-org
The poorest fifth of households had total income of $383.4 billion in 2005, while just the increase in income for the top 1 percent came to $524.8 billion, a figure 37 percent higher.
The total income of the top 1.1 million households was $1.8 trillion, or 18.1 percent of the total income of all Americans, up from 14.3 percent of all income in 2003. The total 2005 income of the three million individual Americans at the top was roughly equal to that of the bottom 166 million Americans, analysis of the report showed.
The report is the latest to document the growing concentration of income at the top, a trend that President Bush said last January had been under way for more than 25 years. http://www.cbo.gov/ftpdocs/88xx/doc8885/12-11-HistoricalTaxRates.pdf
DITO ;)
En 2004, il fallait gagner 89 000$ pour faire partie des 5% des déclarants au fisc aux revenus les plus élevés. C’est à peine 9000$ de plus que 22 ans plus tôt.
Avec un revenu de 181 000$, on pouvait se targuer que 99% des Canadiens avaient un revenu inférieur au sien, selon une recherche menée par Brian Murphy, Paul Roberts et Michael Wolfson de Statistique Canada. Il fallait 39 000$ de moins en 1982 pour plastronner de la sorte.
En fait, entre 1992 et 2004, les revenus médians des individus et des familles ont peu bougé tandis qu’il est devenu de plus en plus difficile d’appartenir à la fraction de 0,01% qui gagne le plus. Ce seuil d’entrée est passé de 1,36 million à 2,83 millions. L’élite canadienne des revenus élevés fait toutefois pitié lorsqu’elle se compare à ses vis-à-vis américains. Aux États-Unis, le seuil de revenus des 10% les plus riches, exprimé en parité de pouvoir d’achat, s’élevait à 118 000$ canadiens.
Seulement 2,4% des revenus des Canadiens franchissent cette barre sélecte. Le seuil américain des 5% s’élève à 185 000$.
Bref, plus on appartient aux échelons élevés des revenus et plus l’écart s’accroît entre les très riches Canadiens et Américains.
Mince consolation, mais en est-ce une ? notent les auteurs, « près des deux tiers des Canadiens à plus faible revenu gagnaient autant ou davantage que leurs homologues américains ».
L’étude permet d’établir un bris provincial de la répartition des revenus élevés. En 2004, les Québécois représentaient 24,6% des déclarants de revenus au fisc canadien. Ils formaient seulement 17,6% du groupe gagnant 89 000$ et plus, et 10,1% seulement du club des multimillionnaires, loin derrière les Ontariens (50,4%), les Albertains (23,3%) et les Britano-Colombiens (11,5%).
Les auteurs se sont aussi penchés sur un autre aspect de la richesse, soit la valeur du patrimoine des individus ou des familles. Ils constatent que la valeur nette moyenne des quatre cinquièmes de la population qui gagnent le moins équivaut à cinq fois le revenu moyen. La proportion est la même pour la fraction qui gagne le plus.
Pour les moins riches, la valeur nette se résume à la maison et la voiture alors que la part des placements financiers augmente en parallèle avec le revenu.
Une centaine d’individus parmi les plus riches, n’ont pas payé d’impôts en raisons de déductions et de dons au Canada.
LES PATRONS GAGNENT 218 FOIS PLUS QUE LE TRAVAILLEUR MOYEN
Alors que le salaire d’un travailleur canadien s’élève en moyenne à 38 998 $ par année, celui des 100 présidents-directeurs généraux les mieux payés au Canada, leur est 218 fois supérieur. C’est ce qui ressort d’une étude des salaires de l’année 2006, publiée par le Centre canadien de politiques alternatives. La moyenne des gains des patrons des entreprises cotées en bourse s’élevait il y a deux ans à 8 528 304 $. Un bond de 146 % en huit ans. Celui du travailleur moyen ne se serait apprécié que de 18 pour cent au cours de la même période. Les 100 patrons les mieux payés gagnent donc en neuf heures et trente-trois minutes, l’équivalent du salaire annuel d’un travailleur moyen. Selon le CCPA, cette étude met en lumière l’importance du fossé qui existe entre les riches et le reste de la population. Ce ratio n’était que de 104 fois en 1998.

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