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    Femme désespérée échangerait vie de souffrance contre peine de mort

    le 20 mars 2008 | 419 visites | 2.83 / 5 | 4 commentaire(s)
    Femme désespérée échangerait vie de souffrance contre peine de mort
    photo : (Mihai Romanciuc) (Flickr)

    Malheureusement cette requête de Chantal Sébire n’a pas trouvé preneur. Faute d’un cadre législatif l’autorisant en France, nul ne peut accéder à la dernière volonté de cette ancienne institutrice de 52 ans, mère de trois enfants et atteinte d’une tumeur faciale incurable ; pas même le Président.

    Elle devra donc s’exiler, probablement en Suisse, pour mourir dignement.

    La semaine dernière, la garde des sceaux, Rachida Dati, estimait que « les médecins n’étaient pas là pour administrer des substances létales ». Que Madame DATI laisse les médecins juger de leur vocation et se contente de dire la Loi, car en l’occurrence c’est bien la justice qui a rejeté cette demande d’Euthanasie « active » et le problème n’est pas médical mais d’ordre légal.

    Cette remarque de notre Ministre de la Justice m’inspire une réflexion sur la peine de mort. Seuls certains états d’Amérique du Nord pratiquent l’injection létale pour l’exécution de criminels condamnés à mort. Mais, là comme ailleurs, la justice semble plus clémente avec les criminels qu’avec les victimes, même d’une maladie horriblement douloureuse. En effet, contrairement à ces criminels condamnés à la peine capitale, ces victimes ne peuvent espérer obtenir une grâce présidentielle. Il n’existe pas de remise de peine pour les citoyens condamnés à vie aux affres de la souffrance.

    Ils peuvent toujours implorer notre Président, celui-ci ne peut les aider à abréger leur vie. La loi de 2005 ne le permet pas. Elle n’autorise que le soulagement du patient par des traitements antidouleur, qui peuvent avoir pour effet secondaire d’abréger la vie, mais en aucun cas elle n’autorise à donner directement la mort.

    Ces dernières années, les cas se succèdent et, tout en ne se ressemblant pas, ils nous posent la même question : Qu’attendent donc nos édiles pour légiférer sur l’euthanasie afin de remédier à cette injustice ?

    Après l’abolition de la peine de mort en 1981, une loi sur l’abolition de la "souffrance de vie" serait charitable.

    MAJ : Depuis l’écriture de cet article, madame Sébire s’est éteinte chez elle, en France.

    Publie.ca!
    Mots-clés : france et Société

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  • 4 COMMENTAIRE(S) | Répondre à cet article

    La charité ne peut pas être exclue de ce débat de société, dont chaque cas, est personnel quant vient le temps de ....s’y pencher !

    Car "se pencher" sur ce dossier dont il est question dans cet article, et sur tous les autres dossiers passés ou futurs à venir ; une personne humaine n’est pas le "dossier" à traiter selon la loi, c’est la loi.

    Quelques morceaux de charités humaines, à ajouter à ces procédures délicates, comme à tous les dossiers traités dans le système de santé et de justice.

    La justice administrative est aussi à désalourdir pour les citoyens !

    Cet article écrit par T.REX, ne passera pas inaperçu. Ne serais-ce que la touche personnalisée de cette grande femme de France, Madame Sébire qui s’est éteinte chez-elle, et qui ne peut faire autrement que de changer notre système de santé et de justice.

    Quant ceux et celles qui modifient les lois en ces situations à évaluer de cas par cas, selon moi ; auront vécus des souffrances atroces sans y voir aucun soulagement ; alors là seulement, les lois seront empruntes de charités humaines et chrétiennes.

    Sinon, j’ajouterais : "Y faut tu être un chien pour avoir droit de vivre, de survivre et de mourir dans la dignité humaine de base, cr.... ?

    Amicalement de Patricia Turcotte

    13 avril 2008 | répondre | permalien

    La charité ne peut pas être exclue de ce débat de société, dont chaque cas, est personnel quant vient le temps de ....s’y pencher !

    Car "se pencher" sur ce dossier dont il est question dans cet article, et sur tous les autres dossiers passés ou futurs à venir ; une personne humaine n’est pas le "dossier" à traiter selon la loi, c’est la loi.

    Quelques morceaux de charités humaines, à ajouter à ces procédures délicates, comme à tous les dossiers traités dans le système de santé et de justice.

    La justice administrative est aussi à désalourdir pour les citoyens !

    Cet article écrit par T.REX, ne passera pas inaperçu. Ne serais-ce que la touche personnalisée de cette grande femme de France, Madame Sébire qui s’est éteinte chez-elle, et qui ne peut faire autrement que de changer notre système de santé et de justice.

    Quant ceux et celles qui modifient les lois en ces situations à évaluer de cas par cas, selon moi ; auront vécus des souffrances atroces sans y voir aucun soulagement ; alors là seulement, les lois seront empruntes de charités humaines et chrétiennes.

    Sinon, j’ajouterais : "Y faut tu être un chien pour avoir droit de vivre, de survivre et de mourir dans la dignité humaine de base, cr.... ?

    Amicalement de Patricia Turcotte

    13 avril 2008 | répondre | permalien

    Toutes mes excuses si mon commentaire a été cloné ; c’est une erreur humaine de ma part, étant très novice sur ce genre de site média libre et sur l’ordinateur via l’Internet.

    Patricia Turcotte

    13 avril 2008 | répondre | permalien

    Merci Patricia pour ton commentaire de soutien.

    Cet article a été publié tardivement par le site, car il était encore en attente de validation par les modérateurs ou le comité de rédaction lorsque Mme Chantal SEBIRE s’est "suicidée" !

    De ce fait, je pensais qu’il ne serait jamais publié...erreur et j’en remercie les "cent-papiers". Ta comparaison avec les vétérinaires est cruelle mais si vraie :"On achève bien les chevaux ! D’ailleurs Chantal S. a utilisé un médicament vétérinaire pour partir.

    Si tu fais une petite recherche sur les articles publiés sur Chantal sur Agoravox et cent-papiers (entre-autres) tu seras étonnées de constater le horreurs qu’ont pu écrire les blogueurs pour discréditer l’action en faveur de l’Euthanasie de cette femme au courage exemplaire . C’est proche du révisionnisme, ils lui nient le droit de demander cette assistance à la fin de vie et ils nient même la réalité de sa douleur !!!!

    Si ce combat t’intéresse va soutenir l’association "ADMD" en signant comme moi la pétition en ligne pour ligéférer sur l’Euthanasie :

    http://www.admd.net.petition.htm

    Au plaisir de te rencontrer sur le Net.

    14 avril 2008 | répondre | permalien

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