
Mercredi, les activités régulières ont été suspendues à la Chambre des Communes afin de mettre l’emphase sur un événement jugé important pour la Nation canadienne. En effet, c’est hier que le gouvernement Harper a formulé ses excuses à l’égard du peuple autochtone, concernant les abus commis dans les pensionnats pour Amérindiens.
Dans un long discours prononcé par le premier ministre du Canada, celui-ci a rappelé les injustices qu’ont subies les enfants amérindiens depuis 1870. Ces pensionnats, rappelons-le, avaient pour but avoué l’assimilation d’une nation qui dérangeait à l’époque, parce que trop différente de celle du civilisateur. Ainsi, les enfants que l’on arrachait à leur famille devaient se défaire de leurs habitudes de vie, de leurs croyances et de leurs traditions afin de se fondre à la culture euro-canadienne.
Pendant longtemps, les gouvernements qui se sont succédé aux Communes ont pratiqué le déni. Pourtant, les chefs des Premières Nations ont, à maintes reprises, tenté de rappeler les abus physiques, émotionnels et parfois même sexuels, commis sur des enfants sans défense. Toutefois, avant 1998, aucune excuse sérieuse n’a été formulée. Dix ans plus tard, le gouvernement fédéral y met le paquet, histoire de ne plus avoir à y revenir.
Trop peu, trop tard ? Peut-être. En fait, bien que le chef des Premières Nations, Phillippe Fontaine, ait accepté les excuses au nom de son peuple, celui-ci sait très bien qu’il reste beaucoup à faire pour redorer les relations avec ceux qui ont envahi leurs terres ancestrales, il y a près de 400 ans.
Trop peu, trop tard ? Effectivement. Ça coûte cher de s’excuser ! En fait, le gouvernement offrira bientôt 10 000 $ aux anciens pensionnaires pour la première année passée dans ces institutions religieuses et radicales, et 3 000 $ de plus pour les années suivantes. On pourrait presque croire qu’on a attendu le plus longtemps possible pour avoir à débourser le moins d’argent possible. Cette histoire nous rappelle étrangement celle des orphelins de Duplessis...
D’accord pour les excuses, mais après, on fait quoi ? Après avoir placé les Amérindiens dans des réserves sous le régime français, puis avoir continué le travail sous les ordres de l’Angleterre et finalement du Canada, que peut-on faire pour améliorer le sort d’un peuple qui, à mesure que passe les décennies, semble se décimer de plus en plus. Il est aberrant de constater que certaines réserves n’ont pas accès à l’électricité, à l’eau courante, que l’alcoolisme affecte la grande majorité de ses habitants et que l’éducation offerte est plus qu’insuffisante.
Les excuses, c’est bien beau, mais à quoi servent-elles si on continue de pratiquer la discrimination et le déni ? Il faut à tout prix que le gouvernement se penche sérieusement sur ce problème qui perdure depuis beaucoup trop longtemps. Après tout, la meilleure façon d’éviter d’avoir à s’excuser, c’est d’agir respectueusement dès maintenant et enfin laisser la chance au peuple autochtone d’entrevoir l’espoir d’un regain de fierté pour leurs nations.
/BOUCLE_video>D’accord avec toi Catherine, les excuses, c’est pas tout. On se retrouve avec une politique de la part de l’Église et du gouvernement de type génocidaire et plus de 50 000 enfants y ont trouvé la mort. Les taux de mortalité officiels du gouvernement dans les résidence était de 50%. Ces 50 000 enfants sont disparus, on ne sait même pas où ils ont été enterrés. On n’efface pas cela avec de l’argent, mais avec l’institution d’un tribunal pour crime contre l’humanité et en envoyant les responsables en prison.
Je vous recommende fortement le documentaire de Kevin Annett, celui qui est derrière le fait que toute cette histoire fut exposée publiquement ces dernières années. Je suis en train de planifier une émission avec lui ou sa femme sur mon émission L’Autre Monde CHOQ FM très bientôt pour discuter de tout cela.
A minister discovers institutionalized child abuse

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