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    • Guillaume Lamy
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    Éviter les interdits de penser

    le 3 septembre 2007 | 175 visites | 3.23 / 5 | 2 commentaire(s)

    Qu’est-ce qu’un dogme. Comment les reconnaître et s’en libérer en quelques points.

    Les dogmes ont un effet bien particulier. Ils emprisonnent. Ils contraignent la réflexion en lui fixant des interdits. Fondamentalement, toute limite cherche à contrôler. Ainsi, les dogmes existent essentiellement pour limiter la liberté réflexive dans le but de contrôler l’action.

    Comment reconnaît-on un dogme ?

    Tout dogme comporte des faiblesses idéologiques et des contradictions. On reconnait une personne dogmatique par son refus évident d’aborder ces deux sujets.

    D’ordinaire, tout un sous-système idéologique vient pallier les faiblesses du dogme. À cet effet, l’exemple de la foi est particulièrement significatif.

    La foi est gigantesque. Elle permet à celui qui en fait preuve de surmonter les pires impasses intellectuelles, telles que l’origine de l’existence ou l’angoisse de la mort.

    Fondamentalement, tout système de croyances – dont la foi – cherche à maintenir en place l’ignorance permettant au dogme d’exister. Conséquemment, le dogmatisme s’oppose à la démarche scientifique puisque celle-ci fait précisément de l’ignorance son objet d’étude par excellence. Selon une perspective scientifique, l’ignorance doit être surmontée ; alors que pour le dogmatique, les limites de l’ignorance ne sauraient être interrogées puisque le dogme véhicule en lui-même des « vérités » dites immuables, sacrées et incontestables.

    Les conséquences du dogmatisme

    Le dogme est dangereux. Évidemment parce qu’il est un instrument de domination ; mais aussi parce qu’en lui-même il signe l’interdiction du dialogue. À ce que je sache, le dialogue étant la seule alternative à l’affrontement, rompre systématiquement le dialogue sur certains sujets mène donc inévitablement au conflit.

    Le dogme est foncièrement conflictuel, limite l’activité réflexive et domine. Lutter contre les interdits de pensée est donc la solution à beaucoup de conflits humains.

    Publie.ca!
    Mots-clés : Société et Pauvreté

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  • 2 COMMENTAIRE(S) | Répondre à cet article

    Très bonne remise en situation du dogme !

    Mais je suis en train de me demander s’il n’y a pas un nouveau dogme qui apparait : l’interdiction de critiquer les minorités. Dans mon dernier texte, que je ne publierai pas ici, je discute du manque de civisme de certains membres des minorités, en n’omettant pas bien sûr le manque de civisme général, puisqu’il n’a pas les mêmes sources.

    Beaucoup de gens pensent donc que je suis xénophobe parce que j’ose parler de ce sujet...

    3 septembre 2007 | répondre | permalien
    • François Perrier

    De F. Perrier - Parlant de dogme et d’interdits - pourquoi ce texte ne peut pas/pas être publié sous ma signature dans Cent Papiers - plutôt qu’en addenda à un texte autre - alors qu’il sera prestement fait disparaître ? Sachez cacher ce texte qui embarrasse. Ô censure idéologique quand tu nous tiens !

    Le 1 septembre, 2007. Copie corrigée le 01 et 02, recorrigée le 04 et le 05 - Alouette !

    NOUI à la diversité culturelle, mais c’est non à l’exception culturelle qu’est le multiculturalisme canadiAn !

    Ce texte s’est approprié (puis leur a fait dire tout et son contraire) d’idées contenues dans (a) "La diversité culturelle nuit-elle à la société ?", du journaliste Antoine Robitaille le 16 août et (b) "Ouverture ?" du journaliste Christian Rioux, le 31 août 2007, tous deux chroniqueurs au journal Le Devoir.

    Ce qui agace les Québécois chez nos prêcheurs d’ouverture aux autres, c’est qu’ils ne dissimulent pas leur volonté maléfique de s’en prendre aux prétendues fautes de nos ancêtres canadiEns. Le mot "ouverture" en latin, signifie trou, espace béant, et n’a donc rien à voir avec l’acceptation des altérités au Québec. En autant qu’elle soit réalisée selon NOS termes et valeurs québéco/canadiEnnes françaises !

    Fermés aux autres, NOUS !? Les premiers colons et nos coureurs des bois dont les jésuites se méfiaient tant, étaient-ils fautifs dans leurs ouvertures aux Amérindiens, alors qu’ils forniquaient avec eux et s’ensauvageaient ? Veut-on parler de ces anciens CanadiEns, qui accueillirent à bras ouverts les Irlandais cathos fuyant la famine induite par l’anglo chez eux. Des Irlandais québécois aujourd’hui traîtres au "nous", Lawrence Cannon en témoigne ! S’agit-il de notre "fermeture" à la nation métisse du Manitoba que nous avions embrassé, avant que les Mitchifs nous répudient !? Ou de l’ouverture-exil désespéré de ce 1 à 2 millions de Québécois, forcés par la British American Land Co., d’aller vivoter aux Etats-Unis jusqu’à ce que l’assimilation s’ensuive ? Soit dit en passant, le sociologue canadiAn John F. Conway estime que nous serions aujourd’hui 15 millions de français en Amérique du nord, n’eut été du racisme inné des Britishs, des Amerloques et des CanadiAns. NON, les Québécois de souche française n’ont pas de leçons de multiculturalisme ou de ’multi-ethnicisme’ à recevoir de quiconque !

    Dire qu’à une autre époque, le lord anglais Durham voulait faire accéder les Canadiens français à la "civilisation" en leur inculquant la langue anglaise par la force. BELLE OUVERTURE, indeed !

    Pour les disciples du ’CHEAP LABOUR MONDIAL’, l’immigrant est devenu la nouvelle classe ouvrière rédemptrice de la déshumanité des PRÉPONDÉRANTS. Ce qui explique les réactions hypocrites de vierges offensées tel Mario Dumont, John Charest et la Marois - tous des droites conservatrices de leur propre butin - tous trois en faveur de la mondialisation de la pauvreté ! Partout dans le monde des nantis, mais surtout aux USA, au Canada-anglais et dans le monde anglo-saxon, l’immigration à outrance est une obligation infernale, sous peine de voir poindre une récession économique mondiale. Les bas salaires alimentent la richesse des prépondérants. Alors que la majorité chez les cuistres des autres classes sociales, entre ouvriers, classe moyenne et classes intermédiaires, tempèrent sottement leur désapprobation de cette escroquerie globale, espérant eux aussi accéder un jour aux richesses promises par la mondialisation des économies nationales. Plus cuistre que ça …

    Il y a quelques années, les Allemands, au passé nazi récent, ont combattu bec et ongles l’enracinement de l’immigration chez eux, puis se sont donné pour la contrer, une loi empreinte de racisme. Le taux d’immigration se mesure au compte-gouttes en Allemagne, puis au rythme de réunifications familiales et l’asile politique (clin d’oeil à contrecœur aux instances étrangères et internationales telle l’ONU), et ce taux demeure donc des plus bas. Il y a aujourd’hui un consensus dans une société allemande excédée par les étrangers, pour qu’il en soit ainsi. On ose à peine imaginer comment réagiraient les Allemands, s’ils étaient dans la même situation que "nous" au Québec.

    En France, les propos outranciers de Sarkozy envers la racaille chez les jeunes, et le harcèlement de jeunes beurs et noirs par des policiers racistes, ont soulevé une indignation tout au plus mitigée dans la population française. Pour leur part les socialistes français INTERNATIONALISTES (donc prompts à soumettre leur propre État national aux diktats d’une entité supranationale), gauchistes pourtant réputés sympathiques aux immigrants, disent maintenant vouloir limiter l’immigration au seul regroupement familial et à l’accueil des réfugiés politiques. Puis, ces Français sont tellement vendus à la supériorité présumée de la langue anglaise et à l’internationalisme, qu’ils se laisseront "manger la laine sur le dos".

    Ainsi, certains états-majors politiques et économiques des pays industrialisés du G-7 (ou 8 ou 9 ou 30 qu’ils soient), tout opportunistes, racistes et xénophobes qu’ils soient, prennent maintenant peur devant le désastre social et écologique qui s’annonce, et souhaitent limiter l’immigration. Même sous peine d’encourir les foudres des divers patronats nationaux mécontents. Même pour eux, trop - c’est TROP !

    Remarquez que chaque NATION a parfaitement le droit de déterminer le nombre d’immigrants qu’elle veut recevoir sur son sol NATIONAL, sans devoir subir l’opprobre de donneurs de leçons multiethniques. Pour ma part je suis en faveur d’une immigration limitée et programmée dans ses moindres détails, et pour peu qu’elle profitera autant aux pays receveurs d’émigrants, qu’aux pays les plus pauvres de la planète. Et qu’elle soulagera les plus déshérités de ces pays pauvres. Et non pas sournoisement, comme cela se fait présentement, pour inclure PARMI CES ÉMIGRANTS, les élites opportunistes, individualistes, apatrides et (sic) cosmopolites, de ses pauvres pays du Tiers-monde !

    Quant à moi, j’ai changé mes croyances (même en ce qui a trait à la diversité culturelle), suite à la lecture de l’article du journaliste ’ethniciste’ (= antinationaliste) du Devoir-de-tous-les-accommodements Antoine Robitaille, texte intitulé "La diversité nuit-elle à la société ?" J’ai changé de OUI à NOUI, ma conviction sur la désidérabilité de la diversité culturelle dans un pays donné (d’où mon titre, ci haut). Et je suis OUTRÉ par les conclusions MESQUINES que tire le sociologue américain Robert Putnam (et Robitaille !), dans l’article de référence, intitulé "E Pluribus Unum : Diversity and Community in the Twenty-First Century". À SAVOIR, selon Putnam-Robitaille, qu’il est tout à fait correct pour l’Occident de PILLER les pays du Tiers-monde de leurs élites instruites et nantis, de les PRIVER de leurs meilleurs éléments humains, afin d’avantager outrageusement nos pays occidentaux déjà prospères ! Pays occidentaux que Putnam-Robitaille baptisent impudiquement, "pays diversifiés" culturellement (sic !).

    Ce qui a rendu le sociologue Robert Putnam célèbre, c’est sa déclaration à savoir que TROP de diversité culturelle dans un État national donné, cause de sérieux problèmes d’ANOMIE, c’est à dire un état de désorganisation et de déstructuration de ladite nation (ici, la nation québécoise) - dû à la disparition partielle ou totale, des normes et des valeurs communes des membres de cette nation - québécoise et française. Putnam a alors été -

    1° ovationné, (par des nationalistes ethnoculturels comme moi), 2° acclamé, pour toutes les mauvaises raisons, par des racistes américains tels Pat Buchanan et Samuel Huntington, et, 3° décrié par - (a) des universitaires américains des diverses gauches, qui estiment que Putnam a trahi "son camp", et,

    (b) dénoncé par des antinationalistes québécois et fédéralistes civiques notoires - pluralistes à outrance, telle Micheline Labelle de la chaire ’ethniciste’ du CANADA - le CRIEC (le Centre de recherche sur l’immigration, l’ETHNICITÉ, et la citoyenneté. (’Ethnicité’ est un néologisme jamais entré au dictionnaire et que je défini alors comme signifiant "antinationalisme raciste"). Labelle, et son comparse le philosophe Daniel Weinstock (membre-conseil de la malfamée Commission Taylor-Bouchard) - sont tous deux de l’Université fédéraliste de Montréal. Tout comme Laval U., est ’fédéraste’.

    Plus loin dans l’article, Putnam renchérit avec son concept de "CAPITAL SOCIAL" (lequel affirme Robitaille "frappa les esprits, pénétra le vocabulaire", et rendit Putnam la coqueluche sociale qu’il est aujourd’hui). Putnam fait remonter son concept de capital social jusqu’à Tocqueville au XIXe siècle, lequel "avait présenté comme un élément essentiel de la démocratie américaine, les ASSOCIATIONS VOLONTAIRES". Qui ne sont rien d’autre que nos CORVÉES de la Nouvelle-France, et plus tard celles du Canada français d’antan, revues, copiées et reprises.

    Selon lui, il arrive que de trop nombreux "CONTACTS" entre les membres d’une nation établie sur un territoire depuis des centaines d’années, ET, les trop nombreux groupes ethniques qui envahissent ce territoire national de la nation SOUCHE, résultent en des "CONFLITS". Il arrive alors, de façon tout à fait prévisible, que les membres de la NATION d’ACCUEIL se replient sur eux mêmes, et tous, les altérités comprises, se réfugient dans des GHETTOS. Trop de promiscuité culturelle devient TROP !

    Selon Putnam, "les gens qui vivent dans des lieux (TROP) diversifiés (par une immigration sauvage ayant pour but d’inonder le territoire du Québec de CHEAP LABOUR), ces gens "se réfugient alors dans leur carapace." L’individu (par exemple le Québécois de souche, de langue et de culture françaises), pour reprendre une autre formule de Tocqueville, "se réfugie alors dans la solitude de son coeur".

    Robitaille fait alors dire à Putnam pour clouer le cercueil du multiculturalisme canadiAn, que les Québécois "font alors MOINS confiance à leur voisins étrangers, ils se reconnaissent MOINS dans leurs divers gouvernements qui les enterrent sous cette immigration massive, puis désabusé devant la non réceptivité de leurs élus, les Québécois vont MOINS voter - font MOINS de bénévolat, puisqu’ils n’appartiennent plus à une communauté où ils sont à l’aise ! Ils font MOINS de dons pour les mêmes raisons citées, et participent MOINS à des projets communautaires. Dixit Putnam, le fameux "capital social" étant devenu ASOCIAL - plusieurs se referment sur eux-mêmes et s’affaissent devant leur appareil TV. Et moi d’ajouter, exit la socialité, qui est l’instinct et la volonté de socialiser des Québécois.


    J’arrive ENFIN là où je voulais arriver, avec mon NOUI en appui à une certaine diversité culturelle. Pour dire qu’Ottawa, Canada, la ville anglo-saxonne où je suis né et habite, était avant l’arrivée des étrangers, d’un ennui total. On y mangeait généralement de façon exécrable. Ottawa était ville provinciale en ce qu’il n’existait que les deux clans, entre anglos et francos. Il est à peine exagéré de citer l’expression consacrée, que le Mail de la rue Sparks au coeur de la ville, était si déserté dès la brunante, qu’on y roulait les trottoirs, vu le peu d’usage qu’on en faisait durant la soirée.

    Depuis, avec l’arrivée des divers groupes ethniques ("groupes" à ne pas confondre avec les minorités officielles canadiAns (entre la française, l’anglaise et les tribus amérindiennes) - des groupes ethniques épars sans droit à l’appellation de minorité avant plusieurs centaines d’années) - DONC, avec l’apport de ces groupes ethniques, Ottawa bourdonne d’activités (oui, tous les clichés y passent), la vie culturelle éclate dans toute sa diversité cosmopolite, la dichotomie anglo-franco s’est amenuisée, les affaires y sont plus prospères, et il n’est pas rare de manger superbement dans nos restaurants ethniques.

    On peut aussi, sans être qualifié de raciste, ne pas vouloir vivre dans un Québec où chaque communauté culturelle cultive sa propre identité, aux frais de la majorité/minorité française ! D’ailleurs, tel que démontré par l’auteur canadiAn Neil Bissoondath venu de la Barbade, s’établir au Québec, ce multiculturalisme ’ethniciste’ (lire raciste) canadiAn, est une farce idéologique qui s’est développée dans le monde anglo-saxon international. Un monde wasp où la pression de l’intégration à la langue anglaise est si puissante, que la sacralisation des identités culturelles des immigrants n’y change rien. Tout se termine en anglais, de toute façon ! Il est à parier que les archiprêtres canadiAns du multiculturalisme ’ethniciste’ ne seraient pas du tout aussi militants en sa faveur, s’ils n’étaient que 7 millions à parler anglais dans un océan de 300 millions de francophones !

    Les Québécois ont donc toutes les raisons au monde de honnir l’immigration à outrance sur leur sol national, en ce que depuis la création du multiculturalisme canadiAn par Elliott P. Trudeau, on sait que ce multiculturalisme a pour but explicite de les enterrer sous une masse d’immigrants, de nous ensevelir sous la diversité ! De génocide tout court, à un ethnocide soft à notre endroit. Et nos élites québécoises mesquinement individualistes, cupides, avides et égoïstes, sont là qui ’watchent’, béatement.

    Mince consolation - c’est cette même immigration massive encouragée par le Canada-anglais, qui a fait d’eux, un extrême minorité au Canada, en moins de deux GÉNÉRATIONS. Et non pas en 2 siècles comme vous dites, M. Rioux. Rappelons-nous dans les années 1940 et ’50, du "No DOGS, NO JEWS and NO FRENCH-CANADIANS ALLOWED", même dans certaines régions du Québec ! L’immigration a fait de ces wasps une infime minorité, dans l’Amérique du nord britannique qu’ils avaient fondé ! Déjà à Vancouver les menus sont souvent en mandarin ou en cantonnais SEULEMENT ! "Shot by a ball of their own shit", comme disent si bien les Américains !

    N’est-ce pas cette même immigration massive, qui fait de Montréal une métropole où le joual-franglais est en déséquilibre instable total !? Ne parlons même pas du français, langue universelle ! Désabusés les Québécois de souche française attendent toujours la preuve, au-delà des beaux discours, autant du PLQ au pouvoir - que de l’ADQ-patronat ou du PQ-péculat —, que dans un futur rapproché, la loi 101 ASSIMILE véritablement à la communauté française du Québec, 100 % de ces nouveaux arrivants.

    Ce n’est pas être "fermé" à quoi que ce soit, que de le dire. Qu’on se le dise donc au Québec français ! François Perrier.

    5 septembre 2007 | répondre | permalien

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